Romain, pape de décembre 384 au 26 novembre
contre ceux qui oseront enseigner, parler, prêcher ou écrire contre ladite constitution et soutenir ou insinuer la doctrine qui y est condamnée...* ». Rien de particulier dans le mandement du 20 avril 1719 par lequel Bourclienu annonce qu'il va procéder à une visite nouvelle^.
De Guignes ne semblait rien conserver du temps des Saint-Cyran, des Jansénius, des Pascal, ni môme de l'époque des Arnauld et des Nicole. Ce contemporain de Quesnel paraît avoir eu plutôt une dévotion galante, du type de celle du P. Bauny que Pascal et Boileau ont raillée : au surplus son influence semble avoir été insignifiante. Quels furent ses sentiments intimes lorsqu'il vit la bulle Unigenitus soulever contre elle presque tout le royaume au point que l'on put craindre un schisme, et, « pour quelques passages aujourd'hui oubliés » — c'est Voltaire qui parle — « du livre d'un prêtre octogénaire qui vivait d'aumônes à Amsterdam », plusieurs évoques se poser en refusants? Parmi eux ^ Soanen, sufl^ragant d'Embrun tout comme son collègue de Vence, se montra dans son petit évêché de Senez « Janséniste^ beaucoup plus entêté que le pape » Benoît XIII Orsini qui n'était guère favorable aux Jésuites. La personnalité de Soanen, qu'un historien compare à « une sorte d'Alceste héroïque au milieu d'un épiscopat courtisan » et qui passait selon l'expression de Voltaire, « pour un saint dans sa province », son jugement, sa condamnation, la manière dont il fut déposé, interdit des fonctions d eveque et même de prêtre, exilé au triste monastère "de la Chaise-Dieu par le concile provincial d'Embrun que présidait l'archevêque Pierre Guérin de