La province ecclésiastique d'Embrun
longue interruption des conciles elle ait été la première de ce royaume qui en ait été favorisée ». Il s'y est trouvé aussi seize évoques des provinces voisines. On a été mis « dans la triste nécessité de juger et de condamner M^vSoanen, à cause de son opiniâtreté à soutenir une instruction qui de son diocèse étoit passée dans toutes les provinces du royaume et qui contenoit les maximes dignes de qualifications les plus injurieuses. La chute de ce prélat n'a servi qu'à faire éclater davantage la ferme foy des évêques et leur amour pour la conservation du dépôt de la saine doctrine » \ Les prêtres du diocèse de Grasse siguèrent alors le « Formularium subscribendum ex praeceptis concilii Ebredunensis anno MDCCXVII promulgati in comitiis capituli Eccl. cath. et cleri dioecesis Grass. die XXX insequent. lanuarii » ^
Quant au reste du diocèse, M^"" d'Antelmy l'avait avisé, par un mandement écrit à Grasse et daté du 26 janvier 1728, de la publication des décrets du concile d'Embrun. Dans le mandement par lequel, arrivant du concile d'Embrun, il avisait ses diocésains qu'il venait de prendre possession de son siège épiscopal à la mi-octobre 1727, il parlait de « cette auguste assemblée où les erreurs de Jansénius, celles de ses disciples, de Quesnel et autres ont été solennellement condamnées avec tous les subterfuges par lesquels on s'était efforcé de les couvrir »^ Quelques semaines plus tard, dans le mandement du 26 janvier 1728 qui notifiait la publication des décrets du concile, l'éveque de Grasse vantait à ses diocésains l'unanimité des Pères, la charité qui avait régné parmi eux. « L'erreur qui gagne comme la gangrène s'était glissée au milieu de nous... Vous apprendrez l'obéissance que vous devez aux constitutions