Arch. dép. des A. Mat-., Ev. de Or., G
2. Ibid., G. 78": le cahier de leurs signatures est conservé.
émanées de la chaire de saint Pierre contre le Jansénisme et ses fauteurs. Le scandale avait pénétré jusqu'aux oints du Seigneur ».
On a vainement, disait-il encore, cherché à ramener Soanen, « le pasteur égaré » : les Pères du Concile ont dû « s'armer du glaive que Jésus-Christ leur a confiée). Enfin le 28 juillet nouveau mandement de M^' d'Antelmy^ Il s'agit de la publication de la lettre que les cardinaux, archevêques et évêques présents à Paris avaient écrite à Louis XV pour donner leur avis sur l'imprimé intitulé : Consultation de MM. les Avocats du Parlement de Paris au sujet du jugement rendu à Embrun contre M. VEvêque de Senez. Cet écrit paraît contraire à la doctrine catholique, à la discipline ecclésiastique et à la tranquillité du royaume. « La savante lettre » des prélats le condamne. « Saint Paul ordonnait à Tite de reprendre avec force les hommes désobéissants, ces vains discoureurs et ces séducteurs qui pervertissent les maisons entières... Vous avez été sans doute saisis d'horreur en apprenant les démarches et discours que l'on a imputés aux Pères du Concile d'Embrun, et à Nous en particulier... Le jugement, respectable par le caractère de ceux qui l'ont prononcé, a été confirmé par le Saint-Siège et muni de l'autorité royale ». M^^d'Antelmy condamne l'imprimé.
Lisons enfin un catalogue, rédigé sous son épiscopat, des anciens évêques de Vence^ Il y est dit que M^"" d'Antelmy assista au concile d'Embrun, s'y fit « admirer par sa science, sa piété, sa douceur, son courage » et fut commissaire de cette assemblée « après s'être instruit des troubles que la nouvelle doctrine du P. Quesnel, que M. l'évêque de Senez avait adoptée, causoit ».