‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 27 sur 190 · Il mourut le 'îi mai · texte numérisé non relu

Il mourut le 'îi mai

signature de l'archevêque de Sens, de l'évêque deChâlons et de seize autres de leurs collègues de l'épiscopat, la sienne, pour aflBrmer au roi et au successeur d'Alexandre VII, que « les quatre évêques » — le Pape avait, sur la demande de Louis XIV, désigné une commission de neuf prélats pour les juger, son successeur venait de la confirmer, et le procès allait s'ouvrir — étaient respectueux du Pape et du Roi \ On assura même que Godeau avait dit qu'il signerait « de son sang, s'il eu était besoin », la copie destinée au Pape ; qu'il chercha à la faire signer par les autres évêques de la province d'Embrun ; qu'il s'indigna qu'il fallût « en une telle occasion solliciter les gens de leur devoir et que si peu le voulussent faire »; que pour .la copie destinée au roi, il aurait voulu la présenter lui-même et l'appuyer « de tout son zèle. »

Le 4 juillet 1668, Louis XIV fit condamner la lettre des dix-neuf évêques par un arrêt du Conseil*. Par contre, grâce à l'habileté du nonce Bargellini, archevêque de Thèbes, — et aussi à ce que de Lionne tint les Jésuites, surtout le P. Annat, à l'écart des négociations, — « les quatre évêques » ne furent plus considérés à Rome comme des rebelles. Clément IX proclama la paix en septembre : son « accortise », selon le mot de Voltaire, fit cesser la guerre. M. l'abbé Cognet montre quelle joie Godeau en éprouva, comment il la traduisit dans des lettres à Madame de Longueville ^ au Nonce, à Madame de Sablé,àArnauld d'Andilly, et à quel point il crut « à la défaite des Jésuites et à l'humiliation de ceux dont il ne pouvait deviner, dans l'ivresse du moment, la victoire prochaine. » Sa lettre à Arnauld d'Andilly a un accent particulier : « Cantemus

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