Chap. de V., G
10. Honoré Geortroy, dont nous parlerons plus loin .i cause de l'amusante « congrégation de la Méduse » ou il s'était fourvoyé en 1700. — Voir Bull, de la Soc. arch, du midi, 19(X), u' 26, page 165.
2 avril 1712 : le jour où elle fut rendue, le 7 août 1714, le chanoine Elzéar de Sabran « protesta de la crosse qui a esté donnée sans le pouvoir faire » et que M»' de Grillon, semble-t-il, avait emportée à Vienne '. L'évèque avait fait remettre par le prieur de Thorenc, le 3 mars 1706, « son anniversaire, 100 livres, en 7 louis d'or de 13 liv. 15 sols et le reste en petites pièces » ^
Quel était son caractère ? un mémoire manuscrit, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque municipale d'Aix, dans le fonds Méjanes, et que j'ai étudié grâce à l'obligeance de M. le conservateur Aude^, nous laisse entendre qu'il n'avait pas, du moins aux yeux de certains, toute la douceur évangélique. Il s'agit d'un conflit que l'évèque de Vence eut avec Sextius de Villeneuve, « aussi conseigneur de Vence ». Les feuilles du mémoire sont pliées en deux. A droite est le texte de l'évèque; à gauche les réponses du marquis de Villeneuve- Vence. Les Villeneuve ont-ils le droit de peindre leurs armoiries sur les deux principaux piliers de la cathédrale, d'élever des bancs qui soient plus hauts que ceux des chanoines et de l'évèque, de les approcher de la Sainte Table « sur laquelle ils ont posé des prie-Dieu », et d'accaparer une partie du cimetière pour agrandir leur château ? L'évèque a-t-il le droit, riposte le marquis, de faire effacer les armoiries d'un bienfaiteur? Il tient du chapitre sa juridiction sur Vence, mais le chapitre ne la doit-il pas à Pierre Romée de Villeneuve ? Godeau les a fait effacer, sous prétexte de rcblanchir l'église, et après en avoir obtenu la permission de Claude de Villeneuve, baron de Vence ; puis ils se brouillèrent, et l'évoque ne voulut plus qu'elles fussent remises ; le marquis de Janson, gouverneur d'Antibes, les réconcilia sur l'onh-e du roi et