‹ Le Japon artistiqueChapitre 10 sur 43 · L E J A PO N A R T I S T I Q U E · texte numérisé non relu

L E J A PO N A R T I S T I Q U E

ticité, et, après l'oscillation, reprend sa place; en outre, au moment des pluies abondantes, beau passe sous les sup ports sans mouiller le plancher et le préserve de 1 humidité. Une des plus anciennes constructions du Japon, le temple delà déesse Kouanon à Nara, qui contient le trésor du Mikado, est établie d'après ce système; ses supports ont une élévation non de quelques centimètres, mais de plus d'un mètre, comme des pilotis. Il date de plus de 1200 ans et n'a pas bougé. Par une conséquence de ce principe, les toitures, qui jouent un si grand rôle dans l’architecture japonaise, sont toujours lourdes, de grande dimension, exécutées avec un soin extrême, de telle sorte qu'elles assurent l'équilibre du monument non fixé par des assises et qui, par conséquent, pourrait être facilement renversé. Ce qu'il entre de quantité de bois dans la fabrication de la toiture et des plafonds de certains temples du Japon est inimaginable. On serait tenté de croire au gaspillage. Mais tout cela est merveilleusement calculé. Chaque poutre a son office, chaque mortaise sa fonction, chaque console son rôle. Il existe d'anciennes pagodes d'une élévation telle qu'on se demande comment elles ont pu se maintenir jusqu'ici malgré les tremblements de terre : cela tient à l'ingéniosité de la charpente. Il y en a où l'on remarque un pilier de bois central qui, dans 1 intérieur, s’élève jusqu'au sommet et semble soutenir le toit : c’est du moins la fonction que dans notre architecture un tel pilier serait appelé a i emplir. Au Japon, les rôles sont renversés, et ce pilier, loin de porter la toiture, est au contraire soutenu par elle ; il en est comme le prolongement.

•« Il ne repose pas sur le sol, comme on le croirait; il en

' •— séparé par un intervalle à peine sensible, et c est

pourtant lui qui est chargé de servir de centre de gravité aux efforts combinés des poutres du toit. De même pour les consoles de forme

si caractéristique qui constituent les entablements ou permettent ces encorbellements extraordinaires, d’une saillie considérable, qu'on remarque dans la plupart des temples japonais : elles sont formées de petites poutres, longues de 25 à 3o centimètres, aux extrémités recourbées, qu on assemble en les enchaînant les unes aux autres et en laissant entre elles des

vides réguliers. De loin on dirait les mailles d un lilet.

Evidemment ces consoles sont nées, elles aussi, du danger des tremblements de terre, et répondent au problème d’élasticité, de légèreté et de solidité dont il fallait trouver la solution. Rien n’est plus ingénieux et plus typique.

A la suite de ces causes naturelles et prépondérantes qui ont régi le principe même de l’architecture japonaise, viennent les influences religieuses. Mais ici il ne s’agit plus des conditions matérielles de la construction dépendantes du climat : il s’agit du style, des ornements, du décor, de ce qui caractérise une civilisation, indique le tour d’esprit particulier à un peuple, ses croyances primitives, en un mot de tout ce qui se rattache à son dé\ eloppement intellectuel et moral, aux vicissitudes de son histoire, à I action exercée sur lui par d’autres races. Il s’agit de déterminer dans quelle mesure il s'est écarté de ses origines et comment il a eu recours à des emprunts. Or, une pareille étude est entourée d’écueils. En ce qui concerne le Japon, bien que ce pays ait été, en ces dernières années, l'objet de très savants travaux, elle reste enveloppée d'obscurité. Ce qu’on peut dire, d une façon geneiale, c’est que l'architecture du Nippon est l’expression intime d une théogonie compliquée, grossie de mythes plus ou moins variés, qui ont fourni presque tous les éléments de son décor, et quelle correspond à deux cultes distincts, le shintoïsme, ou religion nationale, et le bouddhisme , importe de l'Inde vers le vne siècle de notre ère. Les temples et monuments shintoïstes présentent de notables différences avec ceux du bouddhisme; ils sont plus simples, d'une simplicité presque naïve, et peuvent se reconnaître notamment par le détail de construction très singulier que voici. On sait que ce

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qui caractérise l’architecture des peuples de l’extrême Orient, c’est qu’elle semble dérivée de la conception d’une tente aux coins relevés et au sommet aigu; mais tandis

qu’en Chine, par exemple, la forme originelle de cette tente proviendrait, d’une étoffe jetée sur un pivot central, qu’elle envelopperait circulairement, au Japon, au contraire, elle résulterait d’une étoffe jetée sur deux montants de bois reliés en forme de croix de Saint-André à leur extrémité supérieure. Or

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farchitecture shintoïste, pour conserver sans doute le souvenir de cette con¬

struction primitive, a laissé sur la toiture des temples deux poutres en croix qui ne sont nullement essentielles à la structure, mais sont là uniquement comme les témoins des. antiques usages.

VICTOR CHAMPIER

La fin au n° IV)

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NOS PLANCHES

livraison III

. alt "C a P^lnture est rePre'se,n«î dans nos précédentes livraisons par plusieurs exemples qui ont permis de comparer les premières manifestations del’école populaire avec les œuvres qui ont signalé son épanouissement final. Les pages contenues dans le présent numéro détermineront quelques phases intermédiaires, en nous révélant les productions de plusieurs

manies qui peuvent, chacun au point de vue de son style particulier, revendiquer le rôle de créateurs.

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Dans la PI a nche F B nous rencontrons le grand charmeur du xvme siècle . D’autres ont ti acé 1 ampleur des hardis contours ou ont doté leurs personnages d’une puissante envergure : Sou\onhi Harunobou a marqué ses œuvres au coin de la grâce et du sentiment poétique. Il est presque le seul parmi les artistes japonais qui ait traduit les amours candides de la jeunesse adolescente. Est-ce le désir déplacer ces scènes de tendresse virginale dans un cadre bien approprié qui lui a lait trouver une palette ignorée jusque-là? Toujours est-il que les gravures de Harunobou s’enveloppent d’une harmonie et d’une suavité de tons dont on chercherait vainement les équivalents parmi les œuvres d’aucune autre époque, voire même, ayons le courage de le dire, parmi les estampes d’aucun autre pays. On ne trouvera pas cette assertion trop hasardée lorsqu'un certain nombre de ces gracieux échantillons de l’art japonais — les moins connus de tous — auront été publiés.

Le sujet que nous donnons aujourd’hui représente une jeune hile qui vient de détacher deux fleurettes d’un arbuste placé à ses pieds. Elle les a soigneusement recueillies dans une feuille de blanc papier, et les destine à l’objet de ses tendres soupirs, tandis que sa main

s’apprête à tracer la poésie, ou simple lettre d’envoi qui complétera le doux message.

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La planche figurant des Femmes tirant à l’arc est la reproduction d’une gravure d’après une composition de Katsugava Shunsho , fondateur d’un atelier qui s’est illustré, à la suite du maître, par une nombreuse lignée de disciples dont chacun a adopté, suivant la coutume japonaise et comme signe de ralliement, le nom de Katsukava , joint à son nom personnel. La page que nous avons devant nous est tirée d’un ouvrage en trois volumes, portant un titre qui peut se traduire à peu près parles mots : « Miroir des beautés de la

maison verte » (i 776) \ Cet ouvrage a été exécuté avec la collaboration d’un autre artiste de mérite, appelé K.itao Shighemassa qui, poui la cii constance, s est assimile d une maniéré frappante le faire de son collègue Shunsho. La maison va te désigne ici un lieu de plaisir qui devait jouir d’une notoriété particulière auprès de la jeunesse dorée de l’époque, car chacune des ligures représentées est accompagnée de son nom propre. Les auteurs de l’ouvrage montrent, dans les nombreux feuillets qui le composent, un essaim de jeunes beautés se livrant à leurs passe-temps favoris, se délassant dans des jeux d’adresse, ou ornant leur esprit par l’étude de la peinture ou de la poésie. Nous ne nous appesantirons pas ici sur l’étrangeté de cette association d’une vie peu austère aux pratiques d’une culture intellectuelle presque raffinée : il faut simplement se rappeler qu’on se trouve transporté au milieu d’une civilisation lointaine et qui s’est développée d’après des lois sociales bien différentes des nôtres.

Au point de vue de l’exécution technique, l’œil est particulièrement attiré dans ces trois volumes par la note rose, d’un ton particulier, qui en constitue la caractéristique essentielle.

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La Planche AI nous ramène à Hokusai . C’est une page détachée de sa Mangoua.ee stupéfiant recueil en i5 volumes qui constitue non seulement le vade-mecum de la foule des artisans : ciseleurs, laqueurs, dessinateurs ou décorateurs, mais encore offre un vaste champ d’études à l’usage de toute personne désireuse de savoir jusqu’à quelle limite peuvent être poussées, dans le rendu des êtres et des choses, la vérité de l’attitude, l’expression de vie et de mouvement unies à la souplesse et à la vigueur du pinceau. Observez sur cette feuille qui représente à peine la 4/1 00e partie de l’ouvrage, toute la gent volatile qui y prend ses ébats. Comme chaque espèce se présente bien avec les allures de son caractère spécial, et comme tous paraissent se mouvoir librement tels que l’artiste les a pris dans leur milieu habituel!

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Planche CB. Etudes de fleurs tirées d’un volume gravé d’après les esquisses du Kitao Keisaï Massajroshi , qui vivait dans la seconde moitié du xvmc siècle. On peut considérer cet artiste comme le véritable précurseur de Hokusaï, notamment par un certain nombre d’ouvrages remplis de mille croquis amusants, tracés souvent d’un seul coup de pinceau et affectant un aspect des plus comiques. En outre, Massayoshi a laissé un volume de paysages que signeraient avec joie nos impressionnistes les plus militants; puis un ouvrage des plus remarquables sur les poissons, et enfin une série d’études de fleurs à laquelle est empruntée la page publiée aujourd’hui.

La droite de la composition est occupée par une branche de campanule ( Campanula grandi/l ora ), en japonais Kikio , variété à floraison automnale, à fleurs pâles, qui croît au Japon, en Chine, dans la Sibérie et la Daourie. L’autre groupe offre l’enchevêtrement d’une jolie synanthérée (qui pourrait bien être proche parente du liseron de Sibérie) avec la pimpante eulalie (Eulaliajaponica) aux fines ramilles. Cette graminée, peu répandue encore dans nos jardins, est d’une grande ressource pour le décorateur japonais toutes les fois qu’il lui importe de faire léger.

Tout cela n’est rien de plus qu’une simple indication, le résumé succinct des choses ; mais les allures et les organes essentiels de la plante sont rendus avec une vérité qui dénote une ‘ence prolonde prenant sa source dans une étude véritablement attendrie de la nature.

1 II est souvent difficile de trouver dans notre idiome une traduction qui rende le sens exact des titres d ouvrages où abondent habituellement les images fleuries et des sous-entendus à peine saisissables*

La Planche EH nous met en présence d’une conm'

il y a bien des années que le Camélia Japonica (le TsubahTen\ ^ P'US a‘1Clenne date’ car

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d e.udes anonymes, sedun par la soUd.té de sa facture non moins que par la disposition heureuse sous laquelle il est présente. ^ ™

Planche ED. Va e couver, en terre cutte. Ceci es, un ouvrage qui date d’une vingtaine d’annees a peine, ma, s ,1 trahn encore une main experte aux bons vieux procédés e, un sentiment de la composa. on qui s’est perdu depuis lors. L’habileté se manifeste dans l’exécution d’une céramique de ce, te .mportance sans le secours d’aucun moule. Tout y est l’œuvre des doigts qu, ont façonné comme dans une cire le décor en haut relief aussi bien que les parois mêmes du vase qu, lu, servent de fond, et sur lesquelles le potier n’a pas craint d'imprimer d’une façon b, en accentuée, la trace de ses pouces, sans doute pour accrocher quelques effets

de lumière dans le creux de ces facettes d’espèce particulière. Quant à la composition qui parait être née tout d’une pièce sans le moindre effort, elle a le grand mérite d’une parfaite

unité, principe dont il faut quelquefois déplorer l’absence dans les modèles imaginés par nos artistes occidentaux. Les pieds du vase eux-mêmes ainsi que le bouton du couvercle Ion, oublie! i eu , t oie ,i accessoires indispensables par la place que leur ornementation tient dans la conception générale de la pièce.

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Planche DJ. Est-ce seulement un objet né dun heureux caprice? Vise-t-il à une démonstration scientifique pour faire comprendre les lois du mécanisme auquel l’agile habitant des étangs doit sa remarquable souplesse? Ou bien encore l’œuvre a-t-elle été inspirée par le désir d’entrer en lutte avec une grande difficulté technique? Il doit y avoir eu de tout cela dans la pensée de l’artiste, car toutes ces tendances cadrent bien avec le tempérament japonais. C’est cependant l’attrait de la difficulté à surmonter qui a dû prédominer dans le cas présent; car, au lieu de choisir le bois ou toute autre matière façonnable, notre artiste s’attaque au fer, c’est-à-dire à la substance dont l’aspect et la contexture offrent le plus grand comraste avec la nature visqueuse et molle d’une grenouille. Et il s’ingénie à mettre en mouvement les différentes parties du corps au moyen d’articulations si savamment agencées, quelles fonctionnent le plus naturellement du monde.

Dans sa reproduction de l’objet, M. Henri Guérard, notre habile dessinateur, a choisi trois poses différentes; il aurait pu en représenter cent, toutes aussi curieuses les unes que les autres. Prenez l’animal par le bout de sa patte disloquée et jetez-le en l’air, il retombera infailliblement dans l'attitude inerte d’un pauvre petit cadavre; remettez-le debout, et il semblera prêt à vous échapper par quelque saut hardi. Les pustules du dos sont simulées au moyen de petits clous d’argent, tandis que les yeux très mobiles sont animés par une incrustation d’or dans le fer.

La pièce ne porte aucune signature, mais elle sort évidemment des mains de l’un des Miotshines , famille d’artistes célèbres, qui, pendant le cours de cinq ou six siècles, ont travaillé le fer d’une façon miraculeuse, fournissant de fastueuses armures tous les guerriers ou princes en renom, mais ne dédaignant pas à l’occasion d’amuser leur génie par la confection de quelque étonnant objet de fantaisie L

i. Le musée de South Kensington, à Londres, renferme une œuvre grandiose en fer forgé, exécutée au xvr siècle par Miotshine Mounéhavou . C’est en grandeur naturelle un aigle aux ailes déployées, et dont les plumes hérissées sont formées par autant de pièces séparées.

LE JAPON A R T I ST I Q l E.

Planches A F et CG. Deux dessins industriels dont l’un (AF) représente des poissons. Ce n’est certes pas une chose nouvelle que devoir des formes d’animaux utilisées comme éléments de décorationdans un papier colorié ou dans l’étoffe. Mais tandis qu’il avait toujours paru nécessaire de les soumettre à quelques transformations, de les styliser ou ornemaniser, au point que les Persans eux-mêmes, ces décorateurs par excellence, n’ont pu se soustraire à cette obligation, il était réservé au Japon de démontrer la possibilité de combiner des arabesques à l’aide de tous les objets qui frappent le regard sans rien changer a leur conformation naturelle. A voir ces poissons s’enlacer, se mouvoir et se courber avec une aisance incomparable, on ne se persuade, qu’à grand’peine, que toutes ces lignes aux ondulations absolument naturelles ont été tracées pour les besoins d une utilité pratique.

Dans le dessin GG, où c'est la fleur de clématite qui sert de thème, on rencontre l’application d'un principe de même nature. Reconnaissant que ics gerbes de cette plante fourniraient un motif d’ornement agréable, mais craignant d autie paît que leui élégance un peu grêle n’offrît pas à l’œil une masse suffisamment solide, on a simplement imaginé de hacher, pour ainsi dire, le décor et de lui donner la solidité voulue par un système de lignes transversales très serrées. Il résulte de ce procédé un effet de vibration extrêmement curieux, qui donne l’illusion d’un arbuste profilant sa fine silhouette derrière un store composé de lanières. Voilà donc un dessin déplantés qui, malgré sa légèreté presque diaphane, couvre suffisamment une surface sans le secours d’aucune transformation ni d’aucune adjonction susceptible de nuire au mérite de sa simplicité. Seules, deux doubles tiges de bambou, très effilées, brochant sur le tout, traversent en réserves blanches, au moyen d’une brusque trouée, la quiétude des lignes parallèles.

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Planche El. Reproduction d’une étoffe de robe en satin broché du xvjne siècle. En démontrant dans les précédents alinéas, que l’artiste japonais s’entend à composer des arrangements en utilisant, sans y apporter la moindre modification, tous les éléments qu’il rencontre sur sa route, nous sommes loin de prétendre qu’il proscrive de parti pris les interprétations que son esprit inventif lui suggère. Tout en puisant invariablement ses inspirations dans les créations de la nature, il lui arrive journellement de s’abandonner au plaisir de brouiller le> combinaisons naturelles et de les recomposer au gré de son caprice. Nul plus que lui n a usé de ce stratagème, et ne l’a poussé jusqu’à ses conséquences les plus extrêmes. Pourtant 1 idée génératrice subsiste toujours, mais elle devient parfois à ce point subtile, qu il faut 1 œil exerce d’un Japonais pour la saisir. — Tel n’est pas le cas avec 1 échantillon de soierie que nous avons sous les yeux, car les fleurs de cerisier écloses, aussi bien que les tendres boutons qui les accompagnent indiquentclairement que les méandres qui sillonnent le fond ne représentent autre chose que les branches de l’arbre, dont l’artiste a brisé les lignes afin d obtenirlecaractèresinueux qu’il s’était proposé de donner au dessin de son étoffe.

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