‹ Le Jardin botanique de la faculté de médecine de Lyon et la méthode naturelleChapitre 4 sur 4 · PROCÉDÉS MATÉRIELS DE CLASSEMENT · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS MATÉRIELS DE CLASSEMENT

Les trois dimensions, — Développement en surface. — Application au jardin botanique. — Difficultés et imperfections. ~ La science et les étudiants. — Avantages de la disposition proposée. — Utile dulci.

Nous avons vu qu'en raison de la multiplicité des rapports qui relient entre eux les groupes végétaux de tous les degrés, il est matériellement impossible de représenter sous une forme sensible l'ensemble de tous ces rapports qui constituerait la classification naturelle idéale pour laquelle d'ailleurs tant d'éléments nous font encore défaut. L'impossibilité ainsi constatée de réaliser cette œuvre idéale doit-elle avoir pour conclusion l'aveu d'une impuissance absolue, et l'abandon désespéré de toute tentative dans cette direction ? Non certes ! Si nous ne pouvons atteindre à la perfection, nous devons du moins chercher à nous en rapprocher le plus possible.

Il ne nous est pas interdit de supposer que la perfection pourrait être atteinte, si l'esprit humain avait à sa disposition cette quatrième dimension de l'espace dont les mathématiciens admettent la possibilité idéale et dont ils étudient les propriétés théoriques. Si donc nous utilisions au moins pour nos tentatives de classification les trois dimensions de l'espace, nous serions aussi près que possible de la vérité ; c'est le cas du réseau de Robert Brown, sorte d'arbre généalogique à rameaux anastomosés. Nous nous en éloignerions davantage en cherchant à développer la classification sur une surface plane. Une autre conception, intermédiaire aux deux précédentes, inférieure à la première, mais supérieure à la seconde, est celle de Payer, qui, supposant le tableau du règne végétal développé à la surface du globe terrestre, en comparait ingénieusement les grandes

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dirisîoQS aux coDtinenta et aux cinq parties du monde. (1) Cette conception géographique, si artificielle qu'elle soit en réalité, est assez remarquable pour mériter d'être prise en considération et pour pouvoir rendre des services dans la pratique. On peut d'ailleurs se guider sur elle pour tenter la représentation sur un plan, de l'ensemble du monde végétal, sous l'aspect d'un planisphère. Qu'on suive ou non cette idée, la classification obtenue, ne pourra plus mettre en évidence un aussi grand nombre de rapports de parenté entre les groupes végétaux, que celle qui se développait dans l'espace ; mais elle pourra encore ménager entre eux un certain nombre de points de contact. Avec la série linéaire enfin, la plupart des liens seront rompus et chaque groupe, espèce, genre, famille ou classe, ne pourra plus sa rattacher qu'à deux autres entre lesquels il se trouvera

(1) J.-B. Patbr. FaraillsB naturelle» des plantes; 1" partie, Cryptogamie, Paris, 1849; — 2* édition Botanique cryptognmique, Paris, 1868 (Préface).

Je crois intéresisnt de citer les principaux passages de cette curienaa comparaison :

« On a Imaginé bien des systèmes pour classer les plantes. Le meillenr, à mon avis, consiste à les distribuer snr une sphère, en réunissant sur une même terre ferme celtes qui ont entre elles le plus d'affinité, et en séparant par des mers celles entre lesquelles il n'y a point d'iotormédi aires qui conduisent des unes aux autres. On a de cette façon une sorte de mappemonde végétale, analogue & la mappemonde terrestre, et sur laquelle on distingue an premier abord deux grands continents et un groupe d'iles, sorte d'Océanie végétale.

I L'un de ces continents, qu'on peut comparer à l'ancien continent du globe terrestre, est occupé par les plantes les plus élevées du règne végétal, celles dont l' organisation est ta plus compliquée, telles que les Renoncules, les Œillets, c'est le continent des Dîcotylédonées. Il est partagé par M. de Jussieu en trois parties, auxquelles il a donné le nom de Potypétales Monopé taies. Apétales.

n Chacune de ces parties qui sont, en quelque sorte, l'Europe, l'Asie, l'Afrique, de notre mappemonde végétale, se divise i. son tour en royaumes ou étïtsqne l'on appelle Classes; ces royaumes en provinces, que l'on appelle à tort Familles; ces provinces en départements, que l'ou appelle Tribus; enfin les départements en communes, que l'on appelle Genres.

a Cette comparaison du globe végétal, s'il m'est permis de m'exprimer ainsi, avec le globe terrestre, peut se continuer jusque dans les moindres détails et faciliter l'intelligence des questions les plus graves de la classiâcation des plantes

n L'autre continent, le continent des Monocotylêdonêes, qu'on pourrait appeler Amérique végétale, renferme des plantes dont l'organisation est très différente et beaucoup moins compliquée ; on y remarque des divisions analogues à celles que Je viens d'indiquer dans le continent des Dicolylédonées, et il est inutile d'y revenir.

I Enfin, rOcéanie végétale, que lea botanistes désignent sous le nom de Cryptogamie, est un Kroupe d'îles occupées par les plantes les plus simples, telles que les Algues, les Champignons, les Lichens, les Mousses, etc. »

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Nous avons donc en somme trois procédés à notre disposition pour tenter de figurer la classification naturelle ; le réseau dans l'espace, le réseau plan et la série linéaire. Le premier est le plus parfait, mais difficilement réalisable ; le deuxième, moins scientifique, plus éloigné de la nature, est en revanche, aisément applicable ; le troisième est d'une simplicité extrême, mais aussi absolument artificiel et tout-à-fait contraire à la réalité ; malgré cela nous sommes contraints de l'employer dans la plupart des cas : la succession des pages d'un livre ou des leçons d'un cours ne peut se faire qu'en série linéaire, d'où une infériorité inévitable de ces deux modes d'exposition, au point de vue qui nous occupe. Aussi devons-nous chercher à remédier à cette infériorité autant qu'il est en nous, en employant, lorsque l'occasion s'en présente, le développement en surface, qui nous offre l'avantage de deux dimensions au lieu d'une, et nous permet de faire ressortir beaucoup mieux les affinités des groupes végétaux.

Quelle meilleure occasion pourrait-on rencontrer de mettre en pratique cette règle de conduite, que la plantation d'un jardin botanique ? Quel meilleur tableau synoptique pourrait-on imaginer, que celui qui nous présente, au lieu d'une aride no menclature, les êtres vivants à leurs places respectives, au lieu d'une terminologie abstraite les caractères eux-mêmes frappant directement les sens ? On devrait donc profiter avec enthousiasme dé cette circonstance, lorsqu'elle se présente, pour s'efforcer de dresser sur le terrain une classification, moins artificielle que celle, quelle qu'elle soit, qu'un livre est obligé de suivre, et qui ne peut être qu'une série linéaire.

Tel est le principe que j'aurais voulu voir mettre en pratique dans la plantation de notre Jardin botanique de la Faculté de médecine de Lyon ; j'ai essayé moi-même de l'appliquer dans l'esquisse que jai l'honneur de présenter à la Société. La première règle à suivre en pareil cas est bien simple : chaque famille végétale doit constituer un tout bien distinct, un massif ou une plate-bande, ou un groupe de plates-bandes ; toutefois, les familles peu considérables, ou représentées dans le jardin par un trop petit nombre d'échantillons peuvent être jointes, dans un même massif à celles qui s'en rapprochent le plus, et alors le massif, au lieu de figurer une famille, représentera une cohorte ou une alliance, ou une classe, quel que soit le nom

que l'on donne au groupe d'ordre immédiatement supérieur à la

famille.

Ces massifs, de forme quelconque, limités par des allées plus larges que les sentiers qui peuvent serpenter dans leur intérieur, sont forcément en rapport de voisinage, par toute leur périphérie avec plusieurs autres massifs qui devront contenir les familles les plus voisines de celle qu'elles entourent. C'est là le côté difficile de la question.

Je ne prétends pas indiquer ici un système idéal de classification pour un jardin botanique quelconque ; car il y a des conditions matérielles qui varient pour chaque cas, et qui peuvent avoir une influence considérable sur la disposition à adopter, telles que les dimensions, la forme et la situation du terrain ; il y a encore à tenir compte du climat, qui permet ou ne permet pas de cultiver en pleine terre telles ou telles espèces, et qui fera qu'une famille pourra être plus abondamment représentée dans une localité que dans une autre ; il y a enfin à considérer les besoins spéciaux auxquels le jardin à créer doit répondre, ce qui est le cas du nôtre, réservé aux plantes médicinales, et ne devant contenir en dehors d'elles que des types de familles ou de genres, dont les espèces utiles ne pourraient vivre sous le climat de Lyon.

Je me borne donc exclusivement à l'exposé sommaire des difficultés que j'ai rencontrées dans les conditions spéciales où je me trouvais placé pour l'élaboration de mon projet, et qui sont la cause de ses trop nombreuses imperfections.

Le terrain très convenable quant aux dimensions, l'était déjà moins quant à sa forme, surtout à cause de la grande sail« lie de l'amphithéâtre ; mais ce qu'il présentait de particulièrement défavorable, c'était sa situation. Entouré de tous côtés par les bâtiments de la Faculté, il était soumis par ce fait à de nombreuses servitudes de passage : il fallait y réserver sur le pourtour de larges voies pour la circulation éventuelle des voitures, et au besoin de la pompe à vapeur, en cas d'incendie, un rondpoint autour du bassin central, une grande allée transversale pour les communications continuelles entre les deux pavillons latéraux, une grande allée longitudinale médiane en face de l'entrée de la serre projetée, enfin de grandes allées obliques allant des angles Nord et Ouest à l'entrée des pavillons â et C, directions constamment suivies par les étudiants se rendant à ces deux pavillons.

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Donnant tout d'abord satisfaction à ces nécessités de situation, totalement étrangères à la botanique, je n'étais plus libre de développer à l'aise, sur un terrain ainsi découpé, les familles végétales rapprochées d'après leurs affinités réciproques. Toutes ces grandes allées indispensables me gênaient énormément pour la mise en place et m'obligeaient à rompre certains rapports naturels que j'eusse voulu pouvoir mettre en évidence.

La deuxième difficulté provenait de l'étendue relative des familles qui n'était nullement en rapport avec le nombre de points de contact qu'elles devaient présenter. L'espace qui devait être consacré à chacune d'elles était déterminé par le nombre de ses représentants nécessaire ou suffisant d'une part pour nos besoins spéciaux, et limité, de l'autre, par les conditions climatériques. Pour ces deux motifs, par exemple, les Légumineuses, dont les affinités sont assez restreintes, devaient occuper une large place, tandis que les Saxifragacées n'en pouvaient avoir qu'une très petite, malgré leurs relations si nombreuses et si diverses. Ce fait entraînait pour la première de ces familles des contacts anormaux, pour la seconde des rapprochements trop peu nombreux.

La troisième difficulté tenait à l'entrecroisement des rapports naturels entre les divers groupes. L'indication de certains de ces rapports, barrait pour ainsi dire le passage à certains autres. Ces deux difficultés sont la conséquence fatale du développement en surface comparé au développement dans l'espace.

Il résulte de toutes ces causes que mon projet contenait de nombreux défauts, que je suis le premier à reconnaître : si j'avais eu plus de temps devant moi pour l'élaborer, j'eusse assurément réussi à en supprimer quelques-uns, en combinant un remaniement général des massifs et des allées, ou en introduisant seulement quelques modifications de détail^ et tout d'abord en lui donnant un peu plus d'élégance, quant h la forme des massifs et aux courbes des allées qui sont empreintes d'une rigidité désagréable à l'œil, conséquence du calcul trop minutieux peut-être de toutes leurs dimensions.

Malgré tout, je crois que tel qu'il est, ce plan, si rapidement dressé, est supérieur à tout autre plan basé sur la série linéaire.

« Mais, viendra-t-on m'objecter, quel rapport peuvent bien < avoir avec les besoins spéciaux de la Faculté de médecine et

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de pharmacie, toutes ces considérations de science pure? Quel besoin vos étudiants ont-ils d'aborder ces hautes questions de taxinomie, d'affinité, d'évolution, tout-à-fait étrangères à l'exercice de la profession qu'ils doivent embrasser? Qu'ils sachent reconnaître les plantes médicinales, cela est bien suffisant, et encore on peut considérer que cela ne leur est pas bien nécessaire ; les pharmaciens n'ont besoin que de savoir reconnaître lea drogues qu'ils emploient, les médecins que d'en connaître les noms et les doses aux quelles ils doivent prescrire telle ou telle forme pharmaceutique, poudre, extrait, teinture, ou alcaloïde. >

Je connais ces objections, je m'y heurte à chaque instant; lais elles ne sauraient m'arrêter, me décourager, ni modifier n rien mes convictions bien établies k cet égard. J'aurais bien des choses à leur répondre, mais ce n'est guère ici le lieu d'engager une semblable discussion. Je me contenterai donc d'indiquer en quelques mots les considérations les plus graves gui déterminent ma manière de voir, et l'esprit qui selon moi doit diriger l'enseignemeut de la Botanique dans une Faculté comme celle à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir.

Nous ne sommes pas seulement une école professionnelle, nous sommes un établissement d'enseignement supérieur. Nous ne devons pas nous borner à donner à nos élèves les connaissances pratiques strictement indispensables pour l'exercice matériel d'un métier ou d'un commerce qui leur permette de gagner de l'argent. Nous avons à former des jeunes gens qui, une fois sortis de nos mains et diplômés par nous, seront considérés comme faisant partie de l'élite intellectuelle de la nation. Le médecin et le pharmacien, partout où ils se trouvent, sont et doivent rester des représentants de la science. S'ils ne sont pas à la hauteur de cette mission, s'ils sont incapables de tenir ce rôle, ils jettent le discrédit sur la science elle-même, ils la déconsidèrent, l'avilissent et la déshonorent aux yeux du public, qui n'est que trop disposé i la railler. N'eat-il pas honteux qu'ils puissent être convaincus d'ignorance en botanique par un herboriste, une sage-femme, un juge d'instruction, un commissaire de police, ou même par le premier paysan venu ? C'est pourtant ce qui n'arrive que trop souvent, dans des circonstances absolument profeâsiounelles. Que penseront de ces médecins et de ces pharmaciens, dépourvus de toute idée générale,

de toute vue élevée, et même de toute notion élémentaire en ces matières, les esprits cultivés appartenant par exemple au monde littéraire, et qui ne dédaignent pas de se tenir au courant des grands problèmes philosophiques dont se préoccupent les naturalistes et les biologistes ?

Nous devons à nos élèves, par respect de leur dignité et de la nôtre, un enseignement plus noble que celui qui en ferait de simples charlatans ou de vulgaires épiciers. Nous devons les initier à la science, leur inculquer les principes qui la dominent et les méthodes auxquelles elle doit se soumettre. Nous pouvons en faire ainsi, je ne dis pas des savants, mais des hommes de science, capables d'occuper dignement dans la société, la situation due à la carrière dans laquelle ils vont entrer.

Et si nous envisageons à un point de vue plus terre à terre les études de ces jeunes gens, si nous nous préoccupons seulement des notions professionnelles qu'ils doivent acquérir, ne sera-t-il pas plus facile pour eux de les comprendre et de les retenir, si elles leur sont présentées dans un esprit scientifique, rattachées entre elles par un lien méthodique et par des vues d'ensemble ? Cela ne vaut-il pas mieux que de les obliger à recourir à d'abrutissants exercices de mémoire» et à de ridicules procédés mnémotechniques ?

Revenons à notre jardin botanique, considéré à ce point de vue. Les familles végétales sont la grande terreur de nos étudiants, parce que ces groupes ne constituent pour eux que des entités abstraites, de la nature desquelles ils ne peuvent que difficilement se rendre compte. Je voulais en faire pour eux des objets concrets : chaque famille eût été dans le jardin un massif de plantes ; la forme, les dimensions, la situation de ce massif par rapport à ses voisins, et le groupement des espèces dans son intérieur, étaient autant de traits sensibles qui eussent rendu beaucoup plus aisée aux élèves l'étude des familles, la connaissance de leurs caractères et la compréhension de leurs rapports.

L'observation comparative, seule méthode naturelle, logique et efficace pour se livrer à cette étude, eût été singulièrement facilitée par une semblable disposition, dont l'irrégularité même eût été un avantage précieux, en même temps qu'un incontestable agrément.

J'ai suffisamment indiqué, au début de ce travail, les inconvénients présentés au point de vue esthétique par le plan adopté,

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n'est qu'une nouvelle application de la série linéaire déve- )ée en anneaux concentriques, pour n'avoir pas besoin d'y mir longuement. Il est certain que cette disposition géoméue manque absolument de grâce, et que ces plates-bandes, iilièrement décroissantes de la circonférence jusqu'au centre, offrent un aspect compassé totalement dépourvu de charme pour les yeux.

Aucun de nos habiles horticulteurs paysagistes ne me contredira, quand j'affirme qu'au point de vue de l'art et du goût, l'arrangement que je voulais faire accepter était, en principe, bien supérieur h l'autre. Des massifs irréguliers, de formes variées, de dimensions inégales, entre lesquelles serpentaient des allées sinueuses, aux contours d'apparence plus ou moins capricieuse, eussent été certainement plus agréables h voir que la cible & laquelle nous sommes condamnés.

Dea tonnelles, garnies de bancs, dispersées dans tout le jardin, partout où la classification appelait dea espèces grimpantes, devaient retenir les élèves au milieu même des familles matériellement représentées, dont la réalité objective leur fût devenue plus saisissable encore par l'habitude qu'ils eussent prise alors plus volontiers de vivre au milieu d'elles.

Il n'en sera pas ainsi ; je le déplore vivement. Le progrèa que je proposais a paru une innovation dangereuse; ce n'était pourtant pas une nouveauté, car je dois déclarer hautement qu'en exposant les principes qui me guidaient, je n'ai jamais eu la prétention d'en réclamer la paternité, ni d'être le premier k tenter de les mettre en pratique. L'idée ne m'appartient pas, le plan que je présentais n'est pas le premier de ce genre. Il existe déjbk plusieurs jardins botaniques disposés d'après les règles que j'ai indiquées, non seulement dana quelques villes de l'étranger, mais en France. Le jardin botanique de la Faculté de médecine de Paris, créé par M. le professeur Bâillon, en est un des meilleurs exemples; c'est là, je dois le dire, le modèle que je voulais suivre, et j'ai le douloureux regret de constater que sur ce point, malgré moi, la Faculté de Lyon sera fort inférieure à sa sœur aînée (1).

(1) An moment de publier le présent travail j'apprends que notre excellent coUègDB M. le t>' Ant. Magnin, profasHasF à la Faculté des science» da Besancon, va créer dans cette ville un Jardin botanique disposé d'après les

Erincipes exposés ci-dessus, et qae je regrette de ne pas voir appliquer i yon.

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On pourrait me demandef maintenant de donner une deai tion détaillée de l'arrangement que j'avais élaboré. Je n'en^^ pas bien la nécessité» parce que cela m'entraînerait à des j fiestions très développées pour faire connaître les raîsonji légitiment à mes yeux ou, dans certains cas, excusent la r— / tion attribuée à chaque massif» et que tout cela serait beaoj^ ; trop long pour un projet resté sur le papier. En outre, j connais que trop tous les défauts qu'il présente, et je puii^ que ce ne serait pas mon dernier mot. Dans ces conditions, timâ que la reproduction pure et simple de mon plan sufK titre de simple document, sans commentaires.

Il sera plus utile, je pense, de publier par la suite, ' toutes les explications désirables et un catalogue détail! plan réel du jardin, tel qu'il sera après son achèvement.

C'est ce que je me propose de faire quand le moment eit venu.

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Lyoo. AMociatioa typographique, rue de la Barre, 12. — F. lan, directear-

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