‹ Le jardin de BéréniceChapitre 25 sur 27 · SUR LE CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

SUR LE CHAPITRE PREMIER

Si déplaisant qu'il soit d'alourdir d'un commentaire cette fantaisie d'idéologue, je ne puis supporter qu'on méconnaisse ici ma pensée, et je tiens à soulig^ner que je fais intervenir MM. Renan et Ghincholle comme deux exemplaires, universellement connus, de façons fort diverses de regarder et d'apprécier la vie. Ils me sont des facilités pour abréger et mouvementer les discussions abstraites. Faut-il redire que j'use de M. Renan selon la méthode que Platon employa avec Socrate? Mais ce maître n'est pas mort, m'objectent quelques-uns. Il nous a mis du moins en possession de son héritage intellectuel : de tout mon effort je le fais fructifier.

Un nom plus affiché encore est mêlé à cet ouvrage, et chacun comprendra que je ne puis l'écrire qu'avec un profond sentiment. Mais c'est à chacune de ces pages que je voudrais étendre le bénéfice de cette note ; on ne manquera pas de me chicaner avec des inter-

■pfétations littérales ou fra^jmcntaires. Tout est vrai là-dedans, rien n'y est exact. Voilà les imag^inations que je me faisais, tandis que les circonstances me pliaient à ceci et à cela. Goethe, écrivant ses relations avec son époque, les intitule : Réalité et Poésie.

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