II. .1 VIIKIN l>l MOI.II.IU
Molière a-l-il besoin d'iiii Ici riilliiiement ?
DUKVNU
l'ai lu Platon.
nt.MO.NT, fi mi-voix, le puis vous aflirnier qu'il ment.
DEs(;enktte, saluant.
Monsieur, c'est Trissolin qui très bas vous salue.
DLllAND
Touchez là.
DLMONT, caustique.
De Platon, quelle œuvre as-tu donc lue ?
DUKAXD, escjuivant.
Nous voilà donc en route et maîtres du combat.
DLMONT
J'ai craint tantôt que ma mémoire succombât, Ce Molière à bien dire est un auteur maussade, Son œuvre m'apparait d'imposante façade, Mais entrebâillez l'huis, il n'est point de maison.
A votre sens n'a-t-il jamais un peu raison, Et sa femme savante ?
DLMONT
Aucune vraisemblance. *
1 a i.r. J viuiiiN mi; \ior,ii:iu'.
JiLiv, wavançaut.
.l'ai pourlant remarqué certaine resseml)laiice
Des hommes de ce temps et de ceux qu'il nous |>einl.
.l'ai mou brevet.
ntiiWD. majestueux.
Voyons, soubrette.
(A part.)
Il est hou teint, Et je me dois d'unir ma fille au jeune comte.
(A sa fille qui cause avec Darcy. montrant Darcy.) Ici, .leanne ! Est-il vrai que Monsieur vous en conte ?
JEANNE
Oui, papa.
C'est très mal, et de lui je suis las, !\lou gendre sera noble ou bien ne sera pas.
Oui, papa.
DURAND, montrant Darcy.
Vous direz la chose à ce jeune homme.
.lEANNE
Oui, papa.
JULIA, désignant Desgenette Si petit et rond comme une pomme, Certes, ce mari-là vous ira comme un gant.
.lEANNE
Il est bien laid.
Il; ,i\itiiiN m Moi.ii iti.
I>L 11 \Mi
Darcy n'est rien iiiTiin iniriyanl...
ikwm:, pleurant presque.
(Jue faire, Julia ?
Pardi, la belle alVaire I Il faut autant qu'on peut obéir à son père. Et ce n'est pas pour toi qu'on te donne un époux.
.ikvn.m:, reganlant Darcy.
C'est égal, il est mieux.
DVHCY
Ah ! messieurs, c'est à nous.
(Ils sortcut, moins Uuniont et Desgenette.)