‹ Le jardin des caressesChapitre 24 sur 78 · M M LE BAIN M · texte numérisé non relu

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es sourcils remontés, la bouche ouverte, tu regardais fuir, dans le courant du fleuve, ta robe qui t'avait échappé. © ®@ ®@ @® ® Je passais sur la berge, et je t'ai crié : « Salut, fille de BakiliT Que le bonheur soit avec toi T » ® ®® ®@ ®@

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® Tu m'as répondu : « Comment serais-je heureuse? Vois ma robe dans le courant... »®®@®®®®®®®@®®® © Le poète sait user des circonstan ces, et je t'ai dit : « Fille de Bakili, ta jeunesse est semblable à ta robe dans le courant : elle s'éloigne de toi, chaque jour, et tu ne peux la retenir. Ne demeure pas à la regarder s'en aller.

Viens sous ces ombrages... Je te ferai une robe de caresses. » ®@ ®® @® ®@

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o^^l le l'heure de la prière cinf$A quième.ô mon frère, te trouve h2~l i} lavé de toutes tes fautes de la journée T A l'heure de la prière cinquième, que la paix de Dieu descende sur ton âme, comme le silence sur la campagne, et que ton âme en soit submergée I©®®®®®®®®©®®®@®@® @ Debout et tourné vers la Kaaba, avant les quatre prosternations, que

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ta méditation soit pareille aux flammes des feux de campement que le vent ne tourmente plus T Que ta méditation monte du brasier que tu auras allumé dans ton âme!®®®®®® ® Le nomade qui prie dans le désert, l'homme qui prie dans sa demeure ou dans la mosquée, tous tes frères, ô mon frère, à l'heure du moghreb, remercient le Seigneur d'avoir voulu que leur âme ait l'incandescence de l'occident du ciel. ®® ®® ®® ®@ ®® ®@ ® Pour faire la prière cinquième, j'ai choisi une place d'où j'aperçois des collines qui ont la courbe des dunes de Tadjer-Saâd. ®® ®® ®® ®@ ®® ®® ® Dans notre patrie, lorsque s'éteint la lumière du jour, les dunes ont des reflets plus dorés, les cyprès s'érigent plus noirs, et les voix des moûeddins s'effilent plus nettes. ®® @® ®® ®® ®® ® Avant le moghreb, j'offre au Seigneur ma nostalgie, je dis au Seigneur

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