M LA GÉNÉROSITÉ M
aïd avait épousé une veuve, nommée Hanifa, dont le cadA ractère était devenu détestable. A tout propos, elle parlait des mérites d'Osman, son premier mari.
@ Saïd, humilié, souffrait en silence. ® Une nuit qu'ils dormaient côte à côte sur une étroite terrasse sans parapet, Hanifa commença de rêver à haute voix. Elle prononçait le nom d'Osman. Elle soupirait, et le remerciait de ses caresses. ®@ @® ®@ ®@ ®@ ® Soudain, Saïd poussa violemment sa femme, qui alla s'abattre, avec des cris éperdus, dans une touffe de cactus. Cela fait, il se rendormit. @® ®@
izszAri \> -
i~i'i '.iirri
Ujm
@ A l'aube, Hanifa courut chez le cadi. ® — Vénéré cadi, déclara-t-elle, cette nuit, mon mari, le traître Saïd, a voulu me tuer. Je dormais sur notre petite terrasse, lorsqu'il m'a jetée dans le vide. J'exige qu'il soit emprisonné. ®®®®®®®@®®®®®®®®®@ @ Le vieillard fit appeler Saïd et lui demanda :®®®®®@®®®®®®®@®® © — Pourquoi as-tu précipité ta femme du haut de la terrasse? @® ®@ ®@ @ — Vénéré cadi, répondit Saïd, voici ce qui est arrivé : nous dormions sur cette terrasse, où deux personnes sont déjà mal à leur aise, et Hanifa rêvait de son premier mari. Elle lui parlait, il la caressait... Est-ce vrai, Hanifa?
@ — J'en conviens, murmura la plaignante. ®®®®®®®®®®®@®®@®@ @ — Le Bienheureux Osman était donc étendu entre nous. Tout à coup, je me suis aperçu qu'il n'occupait, par discrétion, qu'une place exiguë
sur notre natte, et j'ai poussé ma femme. Elle est tombée, je le regrette, mais Osman a pu dormir. ©@ ®@ ®@