‹ Le jardin des caressesChapitre 28 sur 78 · CLAIR DE LUNE M · texte numérisé non relu

CLAIR DE LUNE M

ur un jardin fardé de lune, l'ombre noire d'un olivier s'arrondit. © @® ®@ ®@ @® @® @ Sur la joue pâle d'une jeune fille, un amant a posé sa bouche. ® ®@ @® ® L'ombre de l'olivier tourne sur le jardin. La bouche de l'amant parcourt le visage de la jeune fille. © @®

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uand le dalleur ajuste ses mosaïques, il regarde les ba- ^5-: -4 dauds d'un œil méfiant. © ®®

® Quand le jardinier transplante ses jacinthes, il chasse les enfants de son jardin. ®®@®®®@®@®®®®®©®®® ® Quand le tisserand prépare ses couleurs et son lin, il s'enferme dans sa

maison. ©@@®®®@®®S)®®®®®®® ® Mais, tu laisses voir tes yeux, tes dents et ta chevelure. Aucune jeune fille n'a pu t'en voler le secret. ®@ @®

Jff LES PLEUREUSES M

haque matin, en allant au cimetière, elles s'arrêtent devant les demeures où la Mort a pris récemment quelqu'un. ® @® ®® ©On leur donne des figues, des dattes et des œufs. Les plus pauvres leur donnent une branche de jasmin. ®@ ® Elles restent assises sur les tombes. Certaines allaitent leur enfant; d'autres tressent des corbeilles ; d'autres, encore, ne font que causer. © ®@ ®@ ® Tout à coup, la plus vieille jette un long cri. Alors, elles se couvrent la tête et poussent des hurlements affreux. A un nouveau signal, elles reprennent leurs occupations et leurs bavardages. @®@®®®®®®®®®®S)®

©Parmi ces pleureuses, Sahaddah est la plus jeune et la plus jolie.

Aussi, quelquefois, lui donne-t-on un agneau. Je l'épouserai. Elle doit être silencieuse. ®®@®®®®®@®@®®®® @ Et si je meurs le premier, ses lamentations ne coûteront rien à mon père. ©®@®@®®®®®®S)®®®®®®®

JfflLA GRENOUILLE ET L'ÉTÉ JS J£ M JS M

ne grenouille, un soir, dit à 'Été : ®® ®@ @® ®@ ®@ ®® ®®

@ — Seigneur, ne te hâte point de cédera l'Hiver ton royaume! N'astu fait naître les roses que pour les livrer à ses atteintes mortelles?®® @ — Pardonne-moi, lui répondit l'Été.

J'ignorais que tu appréciais la beauté des roses... ®®®®@®®®@®®®®®@ ® — A la vérité, reprit la grenouille, je ne m'intéresse guère aux fleurs, mais, quand tu seras parti, je n'annoncerai

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plus aux amoureux que la douce nuit est descendue... ®@®®®®®®®@®® ® — Tout à l'heure, remarqua l'Été, une chauve-souris est venue aussi me demander de prolonger mon séjour, seulement elle m'a avoué qu'en hiver les insectes nocturnes sont rares. @®

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