‹ Le jardin des caressesChapitre 39 sur 78 · J£ LE TRIOMPHE J&T · texte numérisé non relu

J£ LE TRIOMPHE J&T

a e voyais dans tes yeux l'épouvante des vierges... ®@ ®® ®@ © Enfin, j'ai baisé ton sourire.

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ans une contrée torrideetchaotique, dans la contrée mau- UtÉ dite de Safarah, nos guerriers connurent, pour la première fois, l'horreur de la défaite. @® ®@ ®@ @® © Durant la nuit, à la faveur d'une trahison, les idolâtres nous avaient attaqués avec furie. Les hyènes sont hardies dans les ténèbres. ®@ ®@ ®@ © Trois de nos émirs, Kheïr Eddin', Yahyâ Abad et Tadj Ebn El Amr, étaient tombés les premiers. Lorsque les lions combattent, les chefs de har-

des s'exposent d'abord. @® ®@ ®@ ®® @ Hichâm, le Réprouvé, trancha leurs têtes, et son peuple put les insulter, le lendemain. @ ®@ S® ®® ®® ®@ ®® ® Cependant, Dieu voulut cette chose :

comme la multitude l'exigeait, les têtes des émirs furent plantées, à longue distance, sur trois créneaux des murs de la cité. ®@ ®@ ®@ @® S® ®® ® La foule délira de joie. Les plus exaltés criaientle nom du Réprouvé...

Il parut enfin sur les remparts, et il répondit aux acclamations. © ®® ®@ @ Or, les prêtres de Tamah lui réclamèrent la tête de Kheïr Eddin', le héros de la dernière bataille. On l'avait placée à l'orient de la ville, et ils étaient réunis devant la Porte-du- Soir. @®®®®®@®®®®®®®®®®®® © Hichâm se précipita pour leur jeter cette tête, mais il demeura béant de stupeur : un aigle l'emportait dans l'azur I ®®®®@®®®®®®®@S® ®@

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■(£/V2J\ i-TREFOis, j'ai vu la mer. Elle mV montait jusqu'à l'horizon /yp N comme une pelouse fleurie

de tulipes blanches, qui étaient des voiles. Un grand vent avait effeuillé ces tulipes, et leurs pétales glissaient, rapides, gonflés comme tes seins. ®@ © Autrefois, j'ai vu la mer. Elle était fougueuse comme ton amour, et elle engloutissait les pêcheurs de rêves.

® Sur la mer de ton amour, je me suis embarqué autrefois, et si j'ai pu revenir au port, c'est parce que je ne t'ai pas aimée. ® ®® @® @® ®® ®@ ®@

LE SABLE JgT M

onge aux milliers d'années qu'il a fallu pour que la pluie, le vent, les fleuves et la mer fassent, d'un rocher, ce sable avec lequel tu joues T ®® ®@ ®@ ®® ®@ ®@ © Songe aux milliers d'êtres qu'il a

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fallu pour que tes lèvres soient chaudes sous mes baisers! @® ®@ ®® @®

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