M M L'ESCLAVE M M
ix fois, je l'ai quittée. Dix fois, je suis revenu. Maintenant, elle sait bien que je ne m'en irai plus. ©®®®©®©®©®@®©®®® ® Et pourtant, je ne l'aime pas. Si elle mourait demain, je serais heureux, délivré. ®®®©®©®©®®®®®®®®® ® Avez-vous connu cette torture de sangloter sur un corps de femme souillé d'autres caresses ? Avez-vous connu cette honte de ne pouvoir vous arracher d'une femme parce que son corps est merveilleux ? ®@ ®@ ®@ @® ® Aujourd'hui, je l'ai frappée. Comme elle me défiait encore, raidie, transfigurée, avec une lueur si belle dans
VA
les yeux, je me suis jeté sur sa bouche, comme on se tue, et jamais baiser n'a été plus délicieux. © ®@ ®® ®@ ®@ ®@ © Quand je la menace, elle s'étire paresseusement. Quand je menace ses amants, elle se met à chanter une chanson moqueuse. Quand je parle de me tuer, elle se contente de dire : « Qui soignera tes roses ? » @® @® S® © Et je vis avec ma honte, attendant que son corps incomparable se fane comme mes roses. ® ®@ @® ®@ @® ®@
j£ M ...ET PEUT-ÊTRE AVEC UN SOURIRE M
ependant, je vieillirai, aussi.
Un jour viendra où je n'oserai plus me dévêtir devant une femme, où je n'oserai plus me pencher avec une femme sur le miroir des vasques, ainsi que je le fais avec elle, chaque fois que nous sommes nus I©®®®@®®®@®®®®®®®®®®
IxZJ,
TTrrr
® Un jour viendra où les femmes ne resteront plus dans mes bras pour sentir les caresses de leurs muscles mouvants. Elles n'écraseront plus leurs seins contre ma poitrine, comme sur une cuirasse. Elles ne s'émerveilleront plus de ma taille étroite et de mes larges épaules. ®@ ®@ ®@ ®@ @ Un jour viendra où je n'arriverai plus au rendez-vous de meurtre, les poings aux hanches, me fiant à ma force et à ma bravoure. Un jour viendra où je n'irai plus aux rendez-vous de meurtre, pour des femmes. © ®® ® Un jour viendra où je me pencherai seul sur le miroir des vasques, et peut-être avec un sourire. ®@ @® @® ®®®®®®@®®®®@®@®®®@®®®®