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e matin de notre première rencontre, c'est la main droite de ma bien-aimée qui m'a en-
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voyé, dans un salut gracieux, son cœur et sa bouche. ® @® ®® @® @® ®® ® Le soir de notre première rencontre, c'est la main gauche de ma bienaimée qui a ouvert sa robe, afin que mes baisers se posent sur ses seins.
® Aussi, et pour tout ce que je leur dois encore, chanterai-je les mains de ma bien-aimée... ®® ®® £>® S>® ®® ©Douleur! ô douleur! pourquoi te réveilles-tu? Amis, pardonnez-moi de renoncer à écrire ce poème! J'avais oublié que ma bien-aimée est partie, et qu'il me serait impossible de me rappeler autre chose que ses mains sur ses yeux en larmes. ® ®® ®®®®@®®®®®®®®®@®®®®®®@
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eut-être, m'as-tu déjà remplacé. Peut-être, à cette heure, un autre enlace-t-il ton corps onduleux. Peut-être, si tu ne
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m'as pas aimé, t'enivres-tu maintenant de la joie d'aimer. ®@ ®@ @® ®@ @ Mais, j'ai eu ta jeunesse, je t'ai possédée quand tu étais un printemps, et tu ne peux me reprendre cette fortune. ®@®®®®®®®®®®®®®®®@® @ Dans la crainte de commettre un affreux péché, tu ne jureras pas qu'aucun homme n'a bu ton haleine.
Si ton amant te chérit, son cœur en sera ulcéré. © @® @® @® ®@ ®® @® ®® ® Ce serment que l'on demande toujours, tu me l'as fait. Alors, tu étais un jardin où nul n'avait pénétré... ®® ©Je voudrais que ton amant t'aime encore plus que je ne t'ai aimée, pour qu'il souffre davantage de cet irréparable. ©®®®®®©®®®©®®®@®@®
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oici l'heure où elle était arrivée. Voici l'heure où ma chambre devenait l'écrin de
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cette perle. ®®@®®®@®®@@®®®® ® Et, chaque fois, j'avais le même vertige. ©®®®®®®®®®®®@®®@®®® ® Maintenant, se dit-elle aussi que personne ne pourra lui donner ce que nous avons eu? Se dit-elle que tant de bonheur ne pouvait durer? ® ® La voir, seulement, ou l'entendre!
Passer aujourd'hui où elle a passé hier, et connaître ceux qui l'ont rencontrée T@®®®®®®®®®®®®®®®@ ® Voici l'heure. Elle ne consentait à se dévêtir que lorsque j'étais allé poser la lampe sur la faskï'a de la salle voisine. Alors, dans le grand rayon vermeil qui jaillissait de cette pièce, elle ressemblait à un sabre dans un fourreau d'or transparent. ®@ @® @® ® Je viens d'emporter la lampe. La lumière qu'elle aimait, la même lumière douce éclaire ma chambre. Je contemple les objets qu'elle a touchés, le tapis qu'elle a foulé. @ ®@ ®@ ®@ @®
@ Avant de me rejoindre, elle se décoiffait longuement. Si je l'appelais, elle se voilait de ses cheveux. Si je cherchais à l'entraîner, elle s'échappait en dansant. Si j'affectais de ne plus la regarder, elle gémissait de mon indifférence. ® ®@ ®@ @® ®@ ®@ ® Ces jeux, qui préludaient toujours à notre étreinte, les évoque-t-elle, quelquefois ?@®©®@®@®©®@®®® @ Une rose, dans une buire, embaume autant que sur le rosier. Notre amour est une rose cueillie, dont le parfum ne veut pas mourir. @® S® @® @® ®@ © Pour ne plus sentir son odeur, je l'ai cachée dans des coffrets : leurs parois n'étaient pas assez épaisses.
Je l'ai enfouie dans le sable : elle y avait pris racine et devenait un rosier démesuré. Je l'ai effeuillée avec rage : mes mains en sont à jamais parfumées T®®®®@®®®®®®®@®®
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