‹ Le jardin des caressesChapitre 9 sur 78 · LE MIRAGE M M · texte numérisé non relu

LE MIRAGE M M

TA e m'étais endormi, et ie rêvais qu'une caravane exté- IÀj nuée traversait un désert, où je la guidais. @® ®@ ®® ®@ @® ®@ ®@ @ Et qu'un fabuleux mirage surgissait devant nous, et que ce mirage était toi-même, avec les lacs de tes yeux et les vergers de ton corps. © ®@ ®@ ®®

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® Et que tu t'élançais vers moi, et que mes compagnons, désespérés, se couchaient pour mourir. ® ®@ ®@ ®@ ®@ ® Je viens de prononcer ton nom, afin de recommencer ce rêve... Hélas T on ne voit jamais deux fois le même mirage. ®®®®®®@®®®®®®®@®®®®

JSf LES MUSICIENS M

ssis dans un coin obscur du

((\ souk, j'écoutais les musiciens de Debila. © ®@ ®@ ®@ ®@ ®@ ® Autrefois, ma bien-aimée a parcouru ce pays. Autrefois, ma bienaimée a entendu chanter les flûtes et résonner les touboûls de Debila. ®® ® Maintenant, je l'ai dit, ma bienaimée est retournée à Dieu, et je la cherche dans la musique qu'elle préférait. @®@® ®® ®@ ®@ ©@ ®@ ®@ ®® ® Si j'interrogeais les musiciens de Debila, se souviendraient-ils d'avoir vu passer Messaouda dans les j ardins

de leur pays? Me diraient-ils que leur

musique n'est déchirante que parce

que Messaouda ne se promènera plus

dans les jardins de Debila ? © @® ®@

® Ils jouaient, les paupières closes,

la tête renversée, comme ployés

sous un baiser profond, douloureux,

| acharné... ®® ®® ®@ @® ®@ ®@ ®@ ®@

j ® Je ne leur demanderai pas s'ils ont

connu ma bien-aimée, car on ne de-

1 mande pas aux rossignols du mois de

; Rebi-el-Aouel s'ils chantent pour la

': nuit embaumée ou pour les étoiles

qui se sont éteintes. ©@ ®® @® @® ®®

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