LE MIRAGE M M
TA e m'étais endormi, et ie rêvais qu'une caravane exté- IÀj nuée traversait un désert, où je la guidais. @® ®@ ®® ®@ @® ®@ ®@ @ Et qu'un fabuleux mirage surgissait devant nous, et que ce mirage était toi-même, avec les lacs de tes yeux et les vergers de ton corps. © ®@ ®@ ®®
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® Et que tu t'élançais vers moi, et que mes compagnons, désespérés, se couchaient pour mourir. ® ®@ ®@ ®@ ®@ ® Je viens de prononcer ton nom, afin de recommencer ce rêve... Hélas T on ne voit jamais deux fois le même mirage. ®®®®®®@®®®®®®®@®®®®
JSf LES MUSICIENS M
ssis dans un coin obscur du
((\ souk, j'écoutais les musiciens de Debila. © ®@ ®@ ®@ ®@ ®@ ® Autrefois, ma bien-aimée a parcouru ce pays. Autrefois, ma bienaimée a entendu chanter les flûtes et résonner les touboûls de Debila. ®® ® Maintenant, je l'ai dit, ma bienaimée est retournée à Dieu, et je la cherche dans la musique qu'elle préférait. @®@® ®® ®@ ®@ ©@ ®@ ®@ ®® ® Si j'interrogeais les musiciens de Debila, se souviendraient-ils d'avoir vu passer Messaouda dans les j ardins
de leur pays? Me diraient-ils que leur
musique n'est déchirante que parce
que Messaouda ne se promènera plus
dans les jardins de Debila ? © @® ®@
® Ils jouaient, les paupières closes,
la tête renversée, comme ployés
sous un baiser profond, douloureux,
| acharné... ®® ®® ®@ @® ®@ ®@ ®@ ®@
j ® Je ne leur demanderai pas s'ils ont
connu ma bien-aimée, car on ne de-
1 mande pas aux rossignols du mois de
; Rebi-el-Aouel s'ils chantent pour la
': nuit embaumée ou pour les étoiles
qui se sont éteintes. ©@ ®® @® @® ®®