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Le nom de Cardéul (Cardinal) a été donné à cet oiseau à cause de la huppe rouge et brillante dont sa tête est parée. Une autre espèce analogue , dont le plumage est exactement pareil, s’en distingue par l’absence de cet ornement.
Le Paroare est un oiseau de la plaine , commun surtout dans le sud du Brésil. On ne le rencontre jamais dans les grandes forêts; il préfère les buissons, les halliers épais, et s’écarte rarement du lieu où il s’est choisi une retraite. Il se nourrit des graines des eupatoires et de quelques graminées ; et comme la maturité des fruits de ces diverses plantes n’arrive que successivement, il n’est point, comme les oiseaux baccivores , obligé de voyager de province en province.
«CILLA CUCULLATA. C U V.
Les bords de certaines grandes rivières du Brésil se garnissent spontanément de taillis d’un arbre précieux pour la teinture, le roucouyer. L’arille rouge qui enveloppe les graines de ce joli végétal, fournit à bien des peuplades sauvages un fard qu’elles emploient pour leur parure. Cet arille est du goût du Paroare, qui succède ainsi aux Oiseaux-Mouches qu’attirent, pendant la floraison, les élégantes girandoles de roses blanches du roucouyer.
Le chant du Paroare , sans être brillant , est assez agréable; mais c’est moins l’agrément de sa voix que celui de son plumage qui inspire aux indigènes le désir de s’en rendre possesseurs, et le fait condamner à traverser les mers pour venir, captif, mourir entre les mains d’un Européen.
MOUCHE R O L I. E R U It I N.
Parmi les oiseaux condamnés par la nature à ne saisir leur proie qu’à force de patience, aucun ne semble plus à plaindre que les Gobe- Mouches. Perchés au bout d’une branche morte, observant avec soin ce qui se passe autour
d’cüx, exprimant par leurs chants la souffrance et l’ennui, ils sont voués à une immobilité constante. Parfois la capture d’un moucheron qui passe les dédommage d’un long jeune; mais souvent l'insecte leur échappe, et, faisant cia-
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leur chant. Le Jacamacii ne se trouve que dans certains districts du Brésil; on n’a eu occasion de l’observer qu’aux environs de la ville de Jacahaby (province de San Paulo). Ce bel oiseau, paré de vives couleurs, possède un avantage rare parmi les Passereaux du nouveau monde, une voix mélodieuse. Les Jacamacii se répandent dans les goyaviers de la plaine , et disputent aux autres oiseaux et à l’homme même la pulpe rosée et aromatique de leurs fruits,