‹ Le jardin des plantesChapitre 138 sur 143 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

conquête : les entrailles de la terre n'ont point de secrets pour lui, et il sait étudier, dans les flancs déchirés des montagnes, l'histoire des révolutions qui ont tourmenté noire planète. Une seule chose inquiète son ambition : c'est l'embarras des richesses ; il -voudrait enlever et transporter dans son cabinet tous les trésors épars sous ses yeux, et il se voit condamné par son impuissance à choisir les objets les plus portatifs. Du reste, s'il est possesseur des campagnes qu'il exploite, il n'usurpe aucunement les droits de la propriété. Ce ne sont pas des diamants et de l'or qu'il demande au sol dont il a pris possession : un minéral bien cristallisé, une roche bien homogène, ont autant de prix à ses yeux que les métaux les plus rares, auxquels il n'accorde qu'une valeur scientifique égale à celle du Gypse, du Talc ou du Silex. Laissant au propriétaire légitime les tracasseries du fisc, les soucis de l'exploitation et les dépenses de l'agriculture, le naturaliste sait jouir du bien d'autrui sans appauvrir celui qui l'enrichit ; et lorsqu'il a découvert une plante rare dans quelque fente de rocher; lorsqu'il a observé, poursuivi, atteint un Insecte nouveau, ou détaché nettement de sa gangue un Sulfure ou un Silicate qui manquait à sa collection, il prend en pitié l'infortuné propriétaire qui ne voit dans ses forêts, dans ses prairies et dans ses champs que des cordes de bois, des bottes de foin et des boisseaux de froment.

Tels sont les plaisirs sapides, inoffensifs, intelligents de l'ami des Sciences naturelles ; et si nous avons réussi à vous en insnirer le ffotf&vôîfïNona vovage dans le Ja

s ; et si nous avons réussi à vous en inspirer le goitïfR^oÉ^Song voyaj Jardin des Plantes n'aura pas été infructueux. /-" " : <A

Eponge vulgaire.

TABLE ALPHABÉTIQUE

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