L.KS OISKAL'X
Les Unes ont des aigrettes comme les Hiboux, et la conque petite comme les Chats-Huanls. Le Gh.vnd Duc [Slr'ix Hnbo île Linné) est le plus grand de tous les Oiseaux de nuit : il a environ deux pieds de longueur; sa livrée est lame avec une mèche et des pointillures latérales brunes sur chaque plume ; le brun domine en dessus, et le fauve en dessous ; les aigrettes sont presque toutes noires. Le Grand Duc est assez commun dans les grandes Forêts de l'est de l'Europe, et même en France; il se nourrit de Lièvres, Lapins, Taupes, Mulots, Souris, qu'il a fait lever par son cri effrayant, huïhou, houhou, boulion, poubou, qui retentit dans le silence de la nuit. [I attaque même, dit-on, quelquefois les jeunes Chevreuils; il mange aussi les .Reptiles et en nourrit ses petits. Son nid a trois pieds de diamètre, et se compose de bûchettes entrelacées de racines souples qu'ils garnissent de feuilles à l'intérieur. Le nombre des petils est de deux ou de trois; ils sont très-voraces. et leurs parents chassent alors avec activité pour satisfaire à leurs besoins ; ils si; battent avec les Buses pour leur arracher leur proie; ils sont moins nocturnes que les autres liapaces de leur famille, c'est-à-dire qu'ils sortent plus tôt le soir et rentrent plus tard le malin.
Le Duc de Virginie ou grand Hibou a cornes (Slrix virginimia, de Linné; habite l'Amérique septentrionale. H est presque delà taille du Grand Duc. Sou corps est en dessus d'un brun varié de lignes Unes rousses et grises; il esl gris cendré en dessous, à stries transverses brunes ; la gorge et les côtés de la poitrine sont d'un jaune orangé tacheté de noir. C'est dans les nuils sereines qu'on peut le voir voler, silencieux et rapide, à la recherche de sa proie. « Le marinier descendant le grand fleuve, dit Audiibon, remarque le nocturne chasseur qui passe au-dessus de sa barque, les ailes étendues, et franchit les collines, ou bien descend et s'élève dans l'air comme une ombre, ou bien disparaît dans les bois. Le bateau, qui suit le cours sinueux de la rivière, arrive bientôt dans une anse que borde un champ nouvellement défriché; la lune brille sur l'humble chaumière du colon ; dans le petit champ qui l'entoure, un arbre, que la hache a épargné, sert de jiichoir aux Oiseaux domestiques qui doivent bientôt peupler la basse-cour. Parmi eux se trouve une Dinde qui couve. Le Grand Hibou, dont les yeux perçants ont découvert sa proie, plane circulairement autour de l'arbre, et médite son attaque, Mais la Dinde est aussi vigilante que lui ; elle se dresse sur ses pieds, agite ses ailes, cl glousse si bruyamment, qu'elle réveille Ions ses voisins les Coqs et les Poules ; le caqueltemenl. devient général, et le colon se reveille a son tour. Il est bientôt sur pied, prépare son fusil, ouvre la porte, et regarde au dehors: il voii le maraudeur emplumé quis'est perchésurune branche morte, et d'un seul coup il rétablit la tranquillité dans son poulailler suspendu.» Le Hue de Virginie a le vol élevé, rapide et gracieux; il plane avec aisance cl en grand cercle par la simple inclinaison de ses ailes et de sa queue. De temps en temps il effleure silencieusement la terre avec vélocité, el saisi! sa proie à l'iniproviste; quelquefois il s'arrête subitement sur quelques palissades, secoue ses plumes, et pousse un cri horrible, taiilôl analogue aux hurlements d'un Chien qui a perdu son maître, tantôt formelle notes si rudes el si mêlées, qu'on les prendrait pour les dernières plaintes d'un assassine qui essaye en vain de crier ;iii secours. Quelquefois, quand on n'esl éloigne de lui que de cinquante pas. il dit son houhou de manière à faire croire qu'on entend un cri lointain a plus d'un
FAM1LLEUE «»APACE S NOCTURNES, uulka de distance. Fendant qu'il nrodnii . ,
son corps, surtout sa tête, et JSl™ .ï? , ^ tS d,8C01 ' dauts ' U bala "ce tervalle de chaque cri, il f ait ±1 Z lU ' eS ,es P lus grotesques. Dans lin-
'I aiguise lebout de ses mandihnll i S °" COmine par P as se-temps, ou l.iei, Los Gallinacés à demi adolles '™ mec l u ' un Sanglier aiguise ses défenses. Lapins, les Opossums sont s a „ât ,' Faisans > 1>0,,les - les Canards, les
sons morts que la mer jette sur l ° rdlnaire ' il mil "ge également les Poiset des fleuves, dans toutes les ,,£ "'T'- ° n le rencontre sur le bord des lacs f les saules bordant les marécagL „! T* ' ^ ^ Cliei ' P"™ 1 les ^«nuiers **■*««?«*,«,/« qu'agite la brise ' . l v™™ M SGS bras couverts ^ -Te, les huppes bksfe^ ,' ' «! £ fc = "" î^ l "- eSSé ' le ■*""»*> °« PCU r a p procher . maj gi 30 ' épaule. Lorsque le soleil brille;
huppe», et s'envole au loin La saTson 1- f ^ "^ ' a ' êle ' SOl,lève 8es ^Stes rid.cu.es et les Wio*^%^£r" la «" d * > W. Les compagne ne se peuvent décrire • ce son. If ," f| "' V ° Ul P laire à » ;i contorsions, des claquements de bec Z I "T^' t,es «emi-tours, des
f'-'es et la pantomime de sonloZZ^ & ' "^ "" ^^ ^ ,eUr «*>. 'Puis fixent sur une màî ™Z tZ'cZ "* ?* ^ C0DSlrui ™
« compose extérieurement de peUt bâtons .t ' ™ ^ lT ° W princi P al ! " •'e Plumes et d'herbes Hues. sK^^T'* "* ^ à ril "* rfa '»- ^'vec lamelle les soins de l'inclZ^ tu: tr01S1J,C,,S; ' 6 mâle !«*-* » «. restent dans le nid jusqu'à ce qT'i'l ? oi ' ^ ^ 3U nombre ^ trois «**• leurs parenls ave un ri p ailt i, ( "T? * P,UmC8 ; ils Sui ™"
Les Chevêches n'ont point ' i' "".e ' " ** ' a n ° Urrituie ' »
< l «noin. complet encore que da si s s f, ^ ^ * m ° il,S «"«* J» (Lûmes, et plusieurs, en effet ch ass entt \ n ° rganisalion ^ rapproche
'-"-us d'aigrettes : sa taille S Si dn C Tn ^^ de " uU "fus petite. Les ailes ne dénassent K ' D " C ' mais sa tê te est bien
'- ^atre IW«.i4rJ^J^ÏÏ^ é ™ 0,t,e de j a HP™ de la queue e ne 'ge, bigarré de taches noi e , i "îi ? ^ P 1 "™ 8 * eSt d ' U * hl ™ "°"- et presque entièrement c" ht ' S P araisse nt dans la vieillesse; le bec esi V"^-és jusqu'aux 011 S e Tla T/ f 1 "™ 8 décom P<>^ les pieds so, * e ' Eli rope, de l'Asie et de 1 1 ? * eSt C ° U, ' te - Le Harfang habile le no Suède I, chasse en p,^ ^ ' %*££* > J" ». le trouve gner^ en c ^ ^ l"u S des régions glaciales. 1 pon d 1?'' leS , r ° Che, - S esci »ï>és ou sur les vieu "ournt de Hérons, de Coqs de .^ ,• llT 1,lanCS ' "^ dfi «*
gale a peine celle d'un Merle ; elle a, co „ CuT^ ^ P6lHe • sa ,ai "e
uoigts emplumes. Dans le mâle, le dessr, TZ r S ' ' a queue "'"rie et les
uoiratres : le haut de la tête et du col porte lesT a T^™ ^ des lllia "ees
hc est .jaune, l'iris jaune brillant ■ la I eH , * blaDd,eS arro «<"e S ; | e
Ç^ ? ,,, s , e;le Issus est cll'u^ 1 ^:" ^^ ■ on la nom 'J
S S '"' ,a 'è'e ol sur les ( , des ail/s , , , "^ ,,lai ' d "- «''ron-
' '""" l;,,,|l( 'uoin.en(rer (1 .i|„ M ,,
♦i-S LES OISE AUX.
liée; le dessous est varié de blanc, ainsi que le duvet des pieds et des doigts. Celle espèce habite la Nerwége, la Russie, l'Allemagne et même la France ; on la rencontre dans les bois de sapins, elle niche dans les trous des arbres verts, pond deux œufs d'un blanc pur, et se nourrit de Phalènes, de Scarabées, quelquefois même de petits Oiseaux jeunes ou malades. — La Chevêche commune ou petite Chouette [Slrix pàuerina, de Gmelin) est plus petite encore que la précédente, mais son plumage est à peu près le même; les doigts n'ont, au lieu de plumes, que des poils clair-semés; la queue est plus courte et porte cinq barres pâles, plus larges que dans la Chevêche de Tenginalm. Outre son cri poupon, poupou, qu'elle pousse en volant, elle en produit un autre quand elle est posée. que l'on prendrait pour la voix d'un jeune homme appelant quelqu'un du nom de aimr, heme, edme. Et Bulï'011 raconte que dans son château de Monlbard il fut réveillé, un peu avant .le jour, par cet appel que faisait entendre une Chouette posée sur sa fenêtre; bientôt un de ses domestiques, occupant la chambre audessus de la sienne, ouvrit sa fenêtre, et dit à celui qu'il prenait pour un être humain : « Qui es-tu là-bas? Je ne m'appelle pas Edme, je m'appelle Pierre. » La Petite Chouette se tient rarement dans les bois, elle habile de préférence les vieux murs et les édifices en ruines; elle est à peine nocturne ; elle chasse les Passereaux, lors même que le crépuscule est déjà dissipé ; elle réussit surtout a s'emparer des Souris et des .Mulots, qu'elle déchire avec son bec et ses ongles, ne pouvant pas les avaler entiers. Elle plume très-proprement les petits Oiseau* qu'elle a pris, avant de les dépecer, ce en quoi elle diffère de la plupart des lîapaces Nocturnes, qui avalent, leur proie avec ses plumes ou ses poils.
Les Scops forment la dernière section du genre Slrix, et ne différent des Chevêches que par leurs aigrettes, analogues à celles des Ducs et des Hiboux .Nous en avons une espèce en France : c'est le Petit Duc (Siri.ï Scops, de Linné). Ce joli petit Oiseau est à peine gros connue un .Merle; son plumage est cendré, nuancé de fauve, agréablement varie de petites mèches longitudinales noires, étroites, et de lignes transversales sinueuses, grises; il présente un*'
suite de taches blanchâtres aux pennes scapulaires ; il y a six a huit pi ïs à
chaque aigrette. Le Petit Duc est un animal utile à l'homme, en ce qu'il fait une guerre active aux Mulots qui causent, comme nous vous l'avons dit, tant de dommages aux cultivateurs.
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ORDRE DES PASSEREAUX
ORDRE DES PASSEREAUX
Nous ne voulons pas commencer l'histoire n a i,.,. u ii i r. le second ordre de la classe des Oi lx s s ( ! de f SP + aSSereaux > f ™< François LevaiH.nl. quifutledevan d e 'ja ,, A ff"* 8 ""™ fartant de que méridionale ce que ce dernier a it '"a T ï ^ ^
naquirent dans le nouveau monde ; ton £ J^T ^ ^ **"
pompe des forêts primitives et la majesté de l' 0c T n CL" , Piemier fl )ectacle la P-prier, pour les décrire, les ^Ue^^Z^^ ^^ S >" qui les entourait; tous deux sacrifièrent le positif deTnr vie I T* '
ment de la mission qu'ils avaient reçue de Dieu Fi „ a acc ™PHsse-
lant l'incontestable avantage du talent dtïi e ïelï °" " ^ LeVail "
^Tf U r:rs r v :r é co r e le Z1 : i~œ
« f M ; X^oLZ^^ --ctenr
naturelle et ce 2 th I T l ïaSS10n ~»t les voyages et l'hi Stoil 4
séum formé nar lui il le i,,,„, g Seul dans le P elit mu-
qu'il avait i Ssdâns tsX es rcot^itr^ ^ lnS6CteS -rnais le gourmand avait avalé ^^ZT^Z"^^ fixaient smvle Hege, et ,1 mourut des suites de cet indigeste repas. & ' "*
matne a T ^ ^ î* x" S ' PaSSa 6n Eu, '° pe aVCC Sa famille ' P arco «rut l'Aile- -^visiter les collections de la capLe etJa a^crnC laÏen ' ~
tï: mS::,:^:^-;: ^û^l r xpéditi ° n daiX
|>ir en France. . L'intérieur de l'Afrique, d " ' me t r 8 ^ U ?P ^ '* " t6 " >a terre encore vierge, et l'enthousiasme me n « Z i^T '' *ï * * auquel cette entreprise était réservée. „ Il partit nonr H ï / ^vUeg* '1 s'embarqua sur l'un des vaisseaux de la c m , ° d *' et en * 78 °
porta en trois mois au cap de Borme-EspSfl 'ï ^ ta "■"■sous de tristes auspices. A Veine cl^arqurdarson 8 !^::?: 1101 ;^ possession de la contrée, il avait commence l'expSLTdu SiT ** attendre que ses effets et ses collections fussent mf à terre il , Sa " S
en Oiseaux et en Mammifères, lorsque la tlo 2 I 1 ^ riche
lant,q„ience moment chaasaii
chauds allèrent s échouer sur la ,-ôle, o| Levai m.
,;,; LES OISEAUX
le long du rivage, vit sauter en l'air celui qui portail tout sou avoir; il lui fallut fuir précipitamment devant les boulets de l'escadre anglaise, qui venaient labourer à ses pieds le sable de la grève. Son fusil de chasse, l'habit léger qu'il portait et une somme de dix ducats composaient désormais toute sa fortune- Mais il s'était fait des amis dans la colonie par ses manières franches et ouvertes, et sa détresse ne fut que momentanée. Le colon Slaber l'accueillit che z lui; le fiscal de la colonie, Boérs vint l'y chercher, le ramena au Cap, et bientôt Levaillant, comblé de bienfaits par cet homme généreux et les principaux colons, put commencer le grand voyage qu'il méditait. Le 18 octobre 1781. environ neuf mois après son arrivée, il partit du Cap pour l'intérieur de l'Afrique en se dirigeant vers l'est. « Ce fut alors, dit-il, qu'entièrement livré à moimême, je rentrai dans l'état primitif de l'homme, et respirai pour la premier 1 ' Ibis l'air pur et délicieux de la liberté. » Son cortège était considérable : de grands chariots, de nombreux attelages, des armes, une meute de chiens, u« e troupe de Hottentots pour le servir, des troupeaux destinés à nourrir tout son inonde, lui formaient un immense attirail. Levaillant, qui, malgré sa jeunesse, connaissait le cœur humain, avait établi dans sa petite armée une discipH" 6 sévère; chacun avait son poste et ses attributions spéciales, et tous voyaient dans Levaillant un monarque absolu : c'était, en effet, l'Alexandre de l'hisloii' 1 ' naturelle, marchant à la conquête du Règne animal, à travers les immenses solitudes de l'Afrique. Son costume pittoresque, son chapeau ombragé d'un P a " nache de plumes d'autruche, son fusil toujours sûr de ses coups, et qu'il 0» quittait jamais, le drapeau qu'il faisait planter devant sa lente comme signe <F commandement, sa fermeté prudente, son esprit ingénieux et fécond en i' s ' sources, le dévouement aveugle de ses Iloltcntots, tout était propre à impose' le respect aux peuplades qu'il trouvait sur son passage.
Dans cette première expédition, il longea la côte orientale de l'Afrique, n revint au Cap après seize mois d'absence. Au lieu de .s'y reposer, il s'occup 8 sans relâche des préparatifs d'une seconde expédition. Le 15 juin 1785, il*' remit en route avec une caravane plus nombreuse que la première : elle composaitde dix-neuf Hottentots, treize chiens, trois chevaux et cinquante-d bêtes à cornes. Tout son matériel était contenu dans trois grands chariots. I< i; ' vaillant avait entrepris, dans ce deuxième voyage, de traverser l'Afrique du s" 1 au nord; mais bientôt il rencontra des obstacles insurmontables: l'aridité l " sol et le manque d'eau tirent périr la moitié de ses bêles de charge; il se v) forcé d'abandonner une partie de ses équipages, sur la rive gauche de l'Orai>8 1 ' et, suivi seulement de quelques-uns de ses plus fidèles Hottentots, il alla exp 1 fer des contrées plus accessibles.
En s 'avançant dans ces pays inconnus, il prit successivement pour guides l ^ naturels de chaque horde, dont il gagnait l'estime et l'amitié par sa lïancni son audace, sa prudence, et surtout par des présents distribues à propos. Ce ainsi qu'il parvint de proche en proche jusque sur le territoire des Bosc nians, qui étaient la terreur des peuplades voisines, et dont il si; concilia I' 1 '' 1 l'affection. Il espéra réaliser par leur secours le projel gigantesque qu'il » v , conçu de traverser diamétralement l'Afrique ; mais il du! bientôt renonce ses espérances II pénétra avec piix jusque par delà le tropique du Capi'iro'
à trois URDRE ,)E S PASSEREAUX. „
•l'Orange, el se mnit en rou^'n o.,M T * S °" ""'^ BM luS b ° rds de la nv,, ' n ' privations et des dangers ,1» JL P ' ou '' arriva a P rès des fatigues, des
F»?'- » Partit dJcaptt Sï ^ abSeDCe "* dUré S ™ "<»»■ la il s occupa de la publication de l! A * "" S6S richeSses zoologiques ;
«•ollecùons. Le récit Ile ses ave tures off^T 75W * de '^g^ent de ses *"•«. dignes des héros d HoS e I ?' * mtérêt d " un "• *» g™«es
* ,rafes - hippopotame et le fflS« . ' P ° Ur g * ier les Élé P ha ° ts ' ><* terrompues par la visite J* J^ceros; l es paisibles veillées du bivouac in-
« «««P. et, quoique si ^t tS^T ^ ** **"* rÔfe a «^
t0 «s les ani maux delà caravlne L . : J U " e terreur ^tinctive parmi
^ 'es bordes ^^^^STZ W*^ - ^ * Lct ^ on»a,tre les bons Hottelts ; EùSÏL £ deU f, de m ™ 1* nous font 'anceset les périls du voyage ton ail '" ™ ' 10made - lfi * «mf-
f h'«ez avec l'infortuné naturalise k V1V6ment le lecteur - Vous sv ln ,v
"erre, attend avec une d „, i rm 'T "T" '* ^ e ' «'* étendu "h |0U lui annoncent succès^ " " ^ ^ *"»*«* dont ses Ho«e„! 'afra lc h, comme lui par ces larges ?, ? f eCUrseurs : vous vous sente. " Fiente avidement sa t ^^£^ Sm g ° Uttes de PWe, auxque ^s espérances, son allégresse ^ ' \ s parta S ez so " découragement *« les sables arides, H vo^paS?^ 8 ? ^^ J° U ™ ées Marche «g» des eaux , et que bientôt a Ples T f , * C ° m ' te * fi,le ' **&* ^™ments des Ilots de la Grande Ri vièr T ^^ les loi » ta i»s mugisse
;; -es, moutons, tout a !£?&£?%* ^ ^^ K.
langer avec délices. L'intérêt de cette 1^^' gal ° Pe,lt à 1>e ™ Ponr * ■M eu doute la véracité de Tau eur 1 ** " *' *» des «*ia on
-ou- inventé des noms L peuldel V ° yageUr Barrow a ^cusé Levailla 7? on »^Ctapbdl t nia£îïï£îf qW ûa « jamais existerais" J ^chtenstein, a reconnu SZ^lTT *"*» '*>"* ^ Ba - 'es =rs et les usages des Hottenïs '^ " '° m " c l ui concerne
homme qui sent sa valeur et oui s'Iv en est resse °ti; on v reconn , «H âgé de soixante et on ^ tuf ^ été méc — Si Noue, près de Sézanne. ' ^ UQe P etit e terre qu'il possédait! T
Outre la relation de ses deux voyais il a „„, ,- ,
" 3 '|in redifféroiii
os
LES OISEAUX
ses ouvrages; mais il ne faul donner à celle coopération qu'une importance grammaticale : toutes les idées et même les expressions appartiennent à Levaillant comme le prouvent ses correspondances particulières, où se retrouvent les mêmes pensées que dans ses livres, exprimées de la même manière. Au reste, si la forme en est souvent incorrecte et quelquefois un peu déclamatoire le fond est très-remarquable au point de vue de l'histoire naturelle ; on y admire l'observation sagace des mœurs des Oiseaux , la description exacte de leurs caractères extérieurs , une détermination judicieuse des espèces, et des artifices de chasse d'une merveilleuse subtilité : joignez à cela les belles planches du dessinateur Barraband, et vous verrez dans l'œuvre ornilhologïque de Levaillant un monument qui doit vivre autant que la science.
Nous vous avons déjà parlé des caractères négatifs qui distinguent les Passereaux; ils ne sont ni Rapaces, ni Nageurs, ni Écbassiers, ni Grimpeurs; d p vivent, pour la plupart, de grains, de fruits, d'Insectes. Les Granivores ont le bec gros et conique; les Insectivores l'ont allongé pour happer la proie vivante; il y en a même dont le bec est assez puissant pour attaquer les petits Oiseaux. Les jambes sont courtes ou peu longues; les doigts sont ordinairement faibles et au nombre de quatre, dont un en arrière et trois en avant; les deux extérieurs sont unis ensemble à leur base; les ongles sont grêles et peu courbes. Leur gésier est musculeux; plusieurs d'entre eux ont la glotte inférieure trèsdéveloppée : ce sont les Oiseaux chanteurs.
Les Passereaux forment un ordre très-naturel, en ce que tous les Oiseaux qi" le composent offrent une grande ressemblance de structure; mais si l'on peu' sans peine les séparer des ordres voisins, il n'est pas aussi facile d'établir entre eux des subdivisions bien tranchées, à cause des transitions insensibles ip" conduisent d'un genre à l'autre. Cuvier les a classés d'après la disposition des doigts et la forme du bec. Il les a divisés en cinq familles, et, dans la subdivision de celles-ci, il a su conserver, avec une admirable simplicité, les grands genr e de Linné, que les auteurs ont démembrés sans pitié; imposant à chaque section un nom nouveau, et détruisant ainsi le plus précieux avantage de la nomenclature linnéenne, qui est de réunir un grand nombre d'espèces sous un Boêi» e nom générique. Nous mettrons à profit cette économie de langage, si favoraW* à la mnémonique, que Linné a transmise à Cuvier, et que ce dernier regarda' comme une des plus heureuses inventions du réformateur de la science.
Famille des Passereaux Dentibosthes. — La première famille tlfl Passereaux est celle des Dentiroslres : ce mot signifie bec denté. Le bec, en efl e ' estéchancré aux deux côtés de la pointe, et cette échancrure, qui produit "" saillie analogue à une dent, donne au bec la faculté de déchirer une proie m<> ; La plupart des Dentirostres sont Insectivores, mais presque tons mangent au» les baies et autres fruits tendres. Le genre des Pies-Grièches a le bec rol)US ' conique ou comprimé, plus ou moins crochu an bout, ci' qui les rapproche Rapaces, auxquels les avaient associées plusieurs naturalistes. Les espèces' e genre sont très-cruelles; ellesse nourrissent de proie vivante, se saisissent des g Insectes, et attaquent les Reptiles, les Mammifères et les Oiseaux de petite tai
KAMII.LK bKS PASSEREAUX i»EN T IR OSTRK S:
Cic-Griëclie grise.
e»ml P ne '^ZZl 7Z, [^ ^^ ** LiMé ) esl '-P-e ,a plus
vertures de la queue sont ï 1 de la tête, la nuque, le dos et les cou-
bande autour del'œH o g ? CeiUh ' e ° lair; les !,iles ' '« queue, et une
f* '-miges seap„,ai,e ' e e X "r ^ e deS ré ^s praires, le bout e ^c et les pi eds 80nl n it î a f ! n" ^ *"* ****** late '' ales i '« J**. « ventre de la même couleur avec u„1 ' ^ T" ™ peU g" 8 ' les J™ ont lan-es. Cette Pi e -Grièche a p r^^?^ M ^"^ Ii ^ b ™« d «»qu elle est perchée sur le haut de \l ' ru"' q ° ^ ré l jète sa » sc <^e lorspas toujours a l'approche du chasseur fit r "? très - coura «^e> et ne fuit du Corbeau avec tant de vigueur, qu'eue 1 T ^ nkl COnlre les ^1"sectes qu'elle saisit en volant ; elle se non t^ d f nier M ^ Elle vit M* et même de jeunes Oiseaux, dont elle déch et 7™ V™™' de Mulot *avoir mange la cervelle. Elle niche dans les ml ra „ Z"\ T*"" ^ és e » 1 » fonc principal, et pond six œufs d'un ,Z !ons T ^ " rbreB voisi »* d « brun-clair. Elle n'émigre point ,0 " S8atre ' tache ^ -'e gris e ,
umne - habite aussi
LES OISEAUX
l'Europe. Sa taille est de six pouces; le dessus de la lète esl d'un cendré bleuâtre, ainsi que le haut du dos; nue bande noire, partanl du bec, entoure l'œil et couvre l'orifice des oreilles; la gorge et le ventre sont blanchâtres; le manteau et les couvertures des ailes sont d'un roux brun ; les rémiges sonl noires, bordées de fauve; les rectrices du milieu sont noires, et les latérales sont blanches à la base. Cette Pie-Grièche détruit des Oiseaux, des Lézards, des Grenouilles, et surtout des Insectes, qu'elle enfile aux épines des buissons; son nom d'Ecorcheur lui vient de la manière dont elle dépèce ses victimes, après les avoir accrochées. On dit que pour attirer les Oiseaux elle contrefait leur cri. et une partie de leur ramage, mais celte ruse ne réussit complètement que visà-vis des jeunes. L'Ecorcheur niche dans les buissons. Il nous arrive au printemps, et nous quille en automne.
l'ie-Oii'flie llsoal.
La Pie-Gbièche Fiscal (Latàus collaris, de "Latham) est une espèœl africaine. Elle a neuf pouces de longueur, comme noire Pie-Grièche grise; l« tète, le derrière du col et le manteau sont d'un brun noirâtre; les ailes sont noires, avec une tache blanchâtre sur le milieu des grandes pennes, qui sont bordées de blanc; la queue, plus longue et plus large que celle de la Pi«" Grièche grise, avec les deux rectrices du milieu noires. Celle espèce est coiU' muneau cap de Bonne-Espérance. Elle chasse avec une infatigable activité: dès qu'elle aperçoit une Sauterelle, une Manie, ou un petit Oiseau, elle fond dessus- I emporte, et va l'empaler sur un buisson épineux. Elle s'y prend toujours ' |l ' manière a faire passer l'épine a travers la tête de sa victime; s'il n'y a pas cl*é-
cm i
cm
ptae. | . F b âM "' LE " E&l ' ÀSSERE4 "»w™o S IR E s.
ses gibets, et décroche les mnrfo q , „ la faimse fait sentir, elle va visiter
doit son mm de FUca aZl ** ^ Préfére ' C ' CSt a cette ra P acité 9»'^ lances. Hâtons n^s de e " on"? ^ *"?" *™ l'Administration des «*> ce sont les colons ho IlaiTc" ^ 7 ** "^ "^ MtioML
es t ici question An re t y ■ , ' qm ° m baptisé la Pie -Grièche dont ,1 «Fine» superflue , , ■ 1 T ôest ™«™ de cet Oiseau le pousse à des
«re oJi se Te ^èc 1 t s , T u f 'IT ?" r "î ^"^ et B * en a "" ^
— ^ns ^;; e ( ^; d ':^ a f ' i ', de Shaw) estaussi nne -p-—
''entes, et son „ m eridionale. Son bec est moins fort que celui des précè-
de hante T^ ni eïïïïï "" ^ *?.**"■ EHe a "1*1»™» *« est gris- ,,n t , P supérieures sont d'un vert olive, le sommet de la tête
* i *s ::i::r? u bec ' descemi sur ies côtés d « «* « £££
'es parties in^/' SOn n ° m VU ' gaire de *"'« « <* La gorge et
Gnè'che 1 : t "I r r reS , S ° nt JaUD f ! le b6C et ,es P ieds «»« noirs. Cette Pie c "fier eu m ! v r'° U * ^t*^ E1Ie <* entendre un chant part.
dernières som^".° détachées, graves et sonores; les deux
d-«ne ie^ce J 10 ?" ? ?= qUelqUef ° iS ^"t-dernière note et haussé ««• Le ma e 1 m t0U : ^ CaS dle M diffèrc de la --ante que d'un en
« «-si" "meT S T ' aPPd qi " n ' aPPartient qU ' à 1U1 •• *«iS; de bien rénél , P ° nd 8W U " t0n moins elevé : «>«*. «« Il suffi
^ TZ P ■ ° liPletS 'T' f3ire appr0Cher les «es-Gr èches d e "« n'en ont a, ° rS '* tlFer de l ,rès ' d u reste, quoique peu farouches
"»eg"e re le le 7 " mœUrS San ^«°e leur genre Elles HvTem
^eedairC r ^"t T" °T " " ^ "*■* ^ Par coubIp, p, nt t0Ut a mort - 0n a remarqué qu'elles vivent
'- ! 1*1, :r nt raremenL L6Ur n ' d GSt Placé dans *- fi"is o s to-
r ue fa »iïC ^ usuTZ : T ndan : Ia preraière année - et fo ™- t „„ e
har 8«euse que mont eut 1 s P „,T T ^ ** qni C °" traSte avec ^urneur
Le s Pmalotes sont 1 ï ies - Grieche s « l'égard des autres Oiseaux bec est courfe pe " 1 "r^ P ; eS - Grièches ' à 1-ene courte, dont le
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