ITS
LES OISEAUX
les vagues, et si la fatigue les surprend, ils se reposent et donnent à la surface de l'eau. C'est de ces Oiseaux, bien plutôt que de l'Aigle, que le poëte Lamartine aurait pu dire :
Bercé par la tempête, il s'endort dans sa joie.
Ils se repaissent avec voracité de cadavres et d'animaux vivants ; leur force est extrême, et leur lâcheté est égale a leur force; de faibles Mouettes les font fuir. — L'Albatros nu Cap [Diontedw exuUtns, de Linné) est nommé Mouton du Cap par les navigateurs ; ce nom lui vient de sa grande (aille, de son plumage blanc, excepté sur les ailes, et de ce qu'il abonde surtout dans le voisinage des deux caps qui terminent au sud les deux grands continents du globe. Il fait une guerre acharnée aux Poissons volants; construit un nid de terre élevé, et y pond des œufs dont le goût est agréable. Sa voix est forte et ressemble au braire de l'Ane.
Les Mouettes se distinguent par un bec comprimé, allonge, pointu, dont la mandibule supérieure est arquée vers le boni. Leurs narines, placées vers le milieu de celle mandibule, sont étroites, longues et percées à jour. Ces Oiseaux habitent la pleine mer. fourmillent surtout sur nos côtes, el s'avancent quelquefois dans les terres, ce qui est un présage de mauvais temps : ils sont criards, voraces, lâches, nagent et volent parfaitement, et fondent avec rapidité sur leur proie, qui consisle en cadavres aussi bien qu'en Poissons vivants. Les Mouettes dont la taille surpasse celle des Canards sont désignées sous le nom de Goélands, et l'on appelle Mauves les espèces plus petites.— Le Goéland a m ani K\u Nom [Larusmarinus6lLarusnœvius,de Linné) est danssa jeunesse tacheté de blanc et de gris , puis il devient tout blanc avec le manteau noir ; le bec est jaune avec une tache rouge en dessous; les pieds sont rougeâtres. —Le Goei. \ m> a manteaugris Ijtnts glaucus, de Linné) n'en diffère que par sou manteau cendré clair. — La .M \\ \ i: a imfds .i idses (Larus fuscus, île Linné) est toute blanche, avec le manteau noir el les pieds jaunes.— La Mo uni i k a pieds bleus Larus eyanorkynchus , de Meyer est d'un beau blanc à manteau cendré clair; les premières rémiges sont noires avec des taches blanches a l'extrémité; le bec et les pieds sont de couleur plombée. Cet Oiseau vit principalement des coquilles que le Ilot emporte sur les grèves. La Moiieï TE
rieuse {Larus ridibundus , Larus hybemus, et Larus erytliropu-i, àe Linné) diffère de la précédente par sa queue noire au bout, et ses ailes marquées «le
noir et de brun dans le premier âge ; les pieds sont de couleur rouge. T es ces
espèces vivent avec les Pingouins et les Cuillemols dans les cavernes du littoral de l'Océan. C'est la que se fait entendre leur babil assourdissant, interrompu tout à coup par un silence général, puis repris avec une nouvelle énergie. Sur le gazon COUrl cl serré qui tapisse le sommet des falaises, les père» et les inères conduisent leurs petits el les rangent en liles nombreuses; toutes ces petites boules emphnnees. absolument semblables entre elles, aux yeux d' bserva-
icur étranger, ont cependant chacune leur physionomie particulière, et les parents ne s'\ trompent pas : ou voit de temps en temps un vieil Oiseau parcourir
cm
lllllllllllllllllllllllllll
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIM
9 10 11 12 13 14 15 16 17 li
p tucux
9 10 11 12 13 14 15 16 17 li