ORDRE DUS ACANTHOPTÉRYGIENS
- ia tute de cet ordre, qui a pour caractère des nageoires dorsales soutenues
1 'es rayons épineux, nous trouverons les Perches, dont le corps estoblong,
. P rim é, long de seize à dix-huit pouces et couvert d'écaillés dures; les oper-
es ont leurs bords dentelés et épineux; la langue est lisse. Telle est la Peuche
^ ' « cm E ( p erca fluviatilis, de Linné), dont la robe est verdâtre avec de larges
^ "tes verticales noirâtres; les nageoires ventrales et l'anale sont rouges.—
erche est l'un de nos plus beaux et de nos meilleurs Poissons d'eau douce;
cl' p eaux salées et même saumâtres; se nourrit de Vers, d'Insectes,
l s de Poissons, frai, c'est-à-dire, l'ait sa ponte au mois d'avril, et entrelace
uts dans les roseaux en longs cordons réunis par une matière visqueuse. —
a 'i'K ont des opercules écailleux terminés en deux épines et la langue bé-
p / u aspérités. Le 15 a us commun { Perca labrax, de Linné) est un grand
s " e mer, dont la chair est très-savoureuse, et qui abonde sur nos cotes,
. l dans la Méditerranée; l'animal adulte est de couleur argentée; dans sa "Desse, il
Les Vi
lest tacheté de brun.
et 1 o-
Perc 1 " JCS ° Ut ' a ^ te com l"'imée, ,t! museau court, les yeux rapprochés Mnné\ e armeJ,mloi ' ui 8' uill °"- — L " v ' v "î commune [Trachinut Uraco, de t raits j Cst Une espèce marine d'un gris roussàtre avec des taches noirâtres, des deux!' 6US e ' tl<S teintes J aunes ; lcs mines portent des stries obliques; la Pèce •' Lme aageo ^ re dorsale a trente rayons. Les pécheurs recherchent cette es- (] e s< ; cl<! ' a sapidité de sa chair, mais ils la redoutent à cause des aiguillons
'"Un miere dorsale qui leur l'ont souventdes piqûres profondes. Elle est com-
Bn,„ " côtes de L'Océan et se tient enfoncée dans le sable. — La Vive
1 o E u o r ( T i ■ la de • ■ acftmMS vipera, de Cuvier) est [dus pâle, ses flancs sont lisses, et
PltlSr H Ienie(l0rSale P ° rte vill 8'*- ( l» f| H'e niyons. Elle habile la Manche et est leuienf U ee '' uc ' u ^ lve commune, parce qu'elle est petite et se cache plus faci-
ln àcho' • CS SC distinguent par les deux longs barbillons suspendus sons leur l(! cori nreri eure ; leurs deux nageoires dorsales sont très-écartées ; la tête et ( ' e nteh D ^ ai "' s d'écaillés grandes et peu adhérentes; l'opercule est sans Ioaset 'T' leUr " 0r " ''"P'i'aii'e de Rougets- Barbets l'ait allusion à leurs barbil- "— Le M J C ° U ' '' (! ''''" ""'1 1S : ces animaux n'ont point de vessie natatoire. P r ofll e LLE bar bd [MuUus barbatus, de Linné) est d'un beau rouge vif; son 'eiïient 1 11 ' C8(|U<! vei> tical; il habite surtout la Méditerranée et se montre ra- 'ïianrlc i ailS ' a Manche: la délicatesse de sa chair le fait estimer par les gour- .... . s de nos
avidité
jours, uiiiis les Romains de l'empire le recherchaient avec une
pas d a , | '' S| >uveni jusqu'à la démence. Comme ce Poisson ne multipliait littéral eurs v ' v ' ( "'s. et qu'il n'atteint pas de grandes dimensions, ils le payaient au poids de l'or, quand il dépassail la taille ordinaire ; Horace, dans
LES l'OIS SON S.
sa seconde satire, fait mention d'an farte qui pesait trois livres, et Martial en cite un qui pesait quatre livres; Suétone et Sénèque nous ont laissé le tableau des festins somptueux dont le Mulle était le mets principal : tout ce que le luxe le plus effréné peut enfanter de caprices bizarres fut mis en œuvre par ces Romains avilis. I our s assurer de la fraîcheur de l'animal, ils le faisaient venir dans de petits ruisseaux qui coulaient jusque sous leurs tables, et ils les faisaient mourir en les plaçant a sec dans des vases de cristal de roche, qu'ils se passaien t de main en main : le spectacle des couleurs variées qui se succédaient sur la peau du Poisson mourant eta.t le commencement de leurs délices. Les affranchis chargés de le faire cuire recevaient des appointements énormes. Les riches ne reculaient devant aucune dépense pour se procurer les individus dont le poids surpassa il celui des Mulles ordinaires. L'empereur Tibère reçut un jour dit Sénèque. un Mulle pesant quatre livres et demie, et il le mita l'encan entre Apicius et Octavius, gourmands célèbres : Octavius l'obtint au prix de 5,000 sesterces qui, dans ce temps-la, valaient à peu près 1,000 francs de notre monnaie Asinius Celer en paya un 8,000 sesterces, et, sous Tibère, trois Mulles d'une grande taille furent payés 50,000 sesterces, c'est-à-dire environ 6,000 francs.
Les Trigles ont les joues cuirassées par les os sous-orbitaires qui, au lieu d'encadrer seulement les yeux, s'étendent sur la l'ace, et vont s'articuler en arriére avec le premier os de l'opercule. Plusieurs espèces font entendre, quand on les prend, des sons qui leur ont valu leur nom vulgaire de grondins ': tel est leTniGLE kouget {Trigla cueulus, de Linné), Poisson commun sur nos marchés, et dont la chair est estimée; il est d'une belle couleur rouge, son museaU est oblique; sa peau forme, le long de chaque côté du corps, de nombreux repli» verticaux, dont chacun couvre une lame cartilagineuse.
Les Daelytoptères ont les joues cuirassées comme les Trigles, mais ils en différent par leurs larges nageoires pectorales, qui leur servent d'ailes pour s'élancer hors de l'eau, afin d'échapper, pendant quelques instants, à leurs ennemis : de là leur nom de Poissons volants. Hirondelles de mer, etc.'
l'nisson vujant,
OltMUi \)KS ACÀNTIIOPTKKYfilKiNS.
•2(il
esl uissons se voient dans la Méditerranée, et surtout dans les mers tropicales.
géant par légions nombreuses, que poursuivent avec acharnement les Dorades,
Bonites, et autres Poissons voraces ; pour échapper à ce danger ils s'élévenl
s les airs; mais au sein de ce nouvel élément ils rencontrent d'autres ennemis
moins dangereux : ce sont les Oiseaux de haute mer, les Frégates surtout.
es attendent pour les saisir au vol pendant leur court voyage aérien : tel est
oisson volant de la Méditerranée {Trigla volitans, de Linné), dont la
e est, d'un pied ; il esthrun en dessus, rougeâtre en dessous, et ses nageoires,
couleur noire, sont diversement tachetées de bien.
s bpinoches, qui appartiennent aussi au groupe des Poissons à joues cui-
es > ont la première nageoire dorsale remplacée par trois épines libres,
■ ,,r s nageoires ventrales se réduisent aussi à une seule épine. La Grande
Noche {Casleroslras aciileains, de Linné] a tout le flanc garni jusqu'au
. de la queue de plaques écnilleuses. C'est une espèce qui pullule quelque-
S1 Prodigieusement dans les eaux douces du nord de l'Europe, qu'on l'em-
Ç comme engrais, après en avoir extrait l'huile.
& Plu oc he tt e {Gastwosieus pungitins, de Linné) est le plus petit et le
,. s com, nun de nos Poissons d'eau douce; sa taille est de dix-huit à vingt lignes :
a > sur h; (| os neuf ( '.|)iii(.s fort courtes, et les côtes de sa queue ont des
es carénées. On ne pêche guère ce Poisson exprés ; on l'emploie plutôt
, e appât pour prendre des A blés et des Eperlans; la saveur amère de sa
' ( hie à l'abondance de la bile, le l'ait rejeter des cuisines.
s Dorades sont des Aeanthoptérygieiis, dont le palais est dénué de dents ;
di e • supérieure est garnie de plusieurs rangées de dents molaires, arrou-
La n ] 1u ' l ' e P av ^ '< '" 'levant porte quelques dents coniques et émoussées.
lair ,lADE v ui<<;aiuk (Spams auratus de Linné) a quatre rangées de mo-
gne e " ftu,( ' lcmi l en bas; ce beau Poisson abonde sur les cèles de la Breta-
^ u e la Méditerranée; sa chair esl estimée : les anciens le nommaient
l'an? M* ' Sl,, "' ( 'il doré), à cause d'une bande en croissant qui va d'un o»il à
Poisson est un de ceux qui inspirèrent aux Romains l'idée de construire . assi,1 s artificiels, pc S011S ' Des batimen'ts
<!t »e faisaient d'autn
'aiso S1DS ''"''''''''s- pour que leur sensualité pût être satisfaite dans toutes les d'Ion" bâtiments légers étaient expédiés pour les côtes de Sicile et
^aitdefi
que H en rapporter du Poisson ; Rome iudes, de Tarenle, de Messine, des espèces délicates et recher-
' e nts Vf,;'!-' < ' 1 "' ' ,!S '""'''"s- «l"i avaient inventé des bateaux à réservoir, excel- Iais Cresson,"
6nts Voilier '""""" Mai Sce * a PP°rtaient dans celle capitale du monde les Poissons vivants.
c °Qtrai ources gastronomiques ne suffisaient pas aux Romains : les vents
lues- » *' tempêtes s'opposaient quelquefois à la navigation de ces bar-
tn er j' Ce . ; ' lors que [es plus riches citoyens flrenl élever sur les bords de la
uiont S 8 ues assez fortes pour résister aux vagues; d'autres tirent ouvrir des
"Jonta
8'ies, on y cret •■«s ue
"laleiir |os eut à sa disposition dans toutes les saisons, sans que les etes Pussent s
'"'deux sortes de viviers : les un> étaient alimentés par l'eau douce, les
so ns " J '"''Sii d'immenses viviers, dans lesquels on déposait les Pois-
' 8 côtes de Syrie, d'Égvpte des îles de Rhodes et de Crète, pour que h amateur les.
^ PUssenl s
m LES POISSONS.
^ÏÏÏIirï 6 îleSpr 7 ierS - 'I" 1 Paient les plus anciens, Cnr.nl appelés
b 1s „ ' t^ ?" le * PatricienS dédai « nèr ««t "'en posséder d en,
nos eta'n , P 7""" . qQe deS P ° isS01,S C0 ™' W. qu'il s'en voit dans
t e Pluf ,,t T S1 " S T reCeVaient reaU (lG la mer étaient les Pta- estimés
fi e" , „ r Pe,d r X - L ' L , UCUl,US ' Q - Horlensius ' Personnages consulaires,
I C 1 PU " SCanda,e,lse P ai ' les "- énormes q „ & ils employèrent
chl i n t V CCS g T" haSSinS ' qUi entraînai ^ ««»» ^ travaux que
ne n le o, ™ P °r ° ^ LW " ta ' Mnféna fUt le P remi ^ ^ ^»» a
Lucul us Levât T ? m ï ? gC " re : Q fUt bientôt im * té et -«Ué par
^ N s tu ' e T i ,hn at , e ' 8préS avoir ,ait P ercer "" c ra °4ne prés le flapies pour ntrodu.re 1 eau de la mer dans ses bassins, m parut dit Vairon e «*r e „ „ e » « iV^„ we «ta» ÏOn em}lire mr leg Pmss(Ms J V J a d ° cavernes ou, pendant l'été, ils trouvaient une fraîcheur délicieuse, , iée à
leurs besoins; et amsi que, dans cette saison, on avait recours ,
gro^ formées par la nature dans les montagnes du pays 2£ %£f%£
ZenZTp aC ° H T deS f deUrSdH S ° leil ' »^^ullus ménagea L même aveu aux Poissons de ses domaines. Suivant Pline, il dépensa plus d'or dans
ses ^T UX ^ " r" aVait el " pl0y,i ' Créer Sa 8U P erbe mai80n ^ campagne, et ■e» parcs et scsjardins, dessinés etornés à la manièredes Asiatiques
Apres ce goût effréné, dont les viviers ou bassins maritimes furent l'objet, la
grande pass.on des hommes riches était de posséder des Poissons apprivoisés.
8raTsd.Rl ane S " S 1 "" , ' eS * AttiCUS ' 0b8me ' avec Mignation que les leZ ST m ; ,a ; entlOUtle »'- 1 '- 1 '--"o"'eleurg.o 1I e a posséder dans X ci ne t.. l P T" ^ P " 1 ' sc "«taw toucher sans prendre la lu te, et Mme parle de Poissons qui étaient dans ceux de l'empereur Traian et q«on mil accoutumes a se rendre à la voix de celui qui les Z ''
sonslsTlTT'™ 1CS riChCS tl0llVaie,lt r ' ;u " is ' ™ - 1 temps/les Pois- .m? r, m f î ^^ ^ rAsiC Ct tle l ' An ' i, ' Ue ' exigeaient un entretien lu. . u.n.,.i les fournies : ,1s étaient divises en grands c artiments, pour q«e
, 1 Z" l *i " e i" '' a P ° int * q "'°" •"'' '" s P êcher P lus aiséme nt; de
sorte que, ans les occasions solennelles, il était facile d'en réunir d'immenses
n s d espèce différente. L'histoire nous apprend que le frère de l'empe- OU.on fit servn- a ce dernier un souper ou il avait réuni deux mille plats ne i oissons pares.
Jal^i! '" MnUe t- ,l,,s r " ; " s enrichis ùe ^ m * ***»». -^ m
e eu qu , coula,! souvent aussi cher. Sous Héliogabale, extrava-
nu— .'' H ï", ' degré> ,| "" '" , , ""'"' 1 " 111 ' «tant dégoûté des Mulles, un L" -;" " S 1 fUSS "" t devenus a88e * '— ■ ordonnf, dit Lampride,
, ' ;"' **«??* ''" S ,,;ill,l,l "" s ''" '" Poi890n . d'où l'on peut juger* laquauutequ',] fallut en reunir pour satisfaire un goût aussi in-
Les i,-,-/,,-,* el les Chmiodom font partie d'un group , les nag( -es dorsa-
! : ! ';"•; T, " S d "&" 9* b» encroûtenl e, h. rendent difficiles à dis-
,,:.,' mas8e dB ''"n'*. Le GeoETODoa * bec ( Chœtodon rostralus, de
-Ôiê s-, ,- f ; ,n " s " ; ;; 1 ,on 8 "' «««es ses , ta so„, e„ ,i„ velours, plutôt qu'en
' ' •' l " l, «' ecaïUeuse es! peinte des plus belles couleurs; .nais ce qu'il V a de
Plus
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