‹ Le jardin des plantesChapitre 45 sur 143 · SE · texte numérisé non relu

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enveloppes avant la ponte : de là le nom de Vipères, contraction de vivipares. - Leu tête, élargie en arrière, a une expression de férocité, qui frappe ont d'abord les yeux les moins exercés. Nous vous citerons les quatre inresnr inci-

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J; Y t A * E ( Cr " tal " s dw,ss "°> c,e Li «né) a -ne teinte d'un gris jaunâtre avec vingt-cinq ou vingt-six bandes dorsales, noires, irrégulières et transversale^

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utneiht aisément les rivières et « ln-o ; i„ „ comme une vessie- il psi »i„ . • , nage ' e " gonflant son cor PS

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cimes est cl un cendre brunâtre.

né!î! f >0 rf' jB °^'"' fl a " eint une longueur de cinq à six pieds; sa morsure fait ,' Un Lhien en lm quart de minute. Les Chevaux et les Bœufs n'y survivent u une minute environ. L homme, atteint par lui, meurt aussi presque immédiatement; mais le Crotale ne mord les gros animaux que pour sa défense et orsqu il est provoqué par eux. On a proposé un grand nombre de recettes pour 1 avenir les effets terribles de sa morsure: comprimer les veines au-dessus du Point pique et appliquer une ventouse sur la plaie, esl un moyen qui peut a en tir [absorption du poison; mais l'application du fer rouge ou des causques énergiques délivre plus promptement le malade du danger qui le enaçe. Il y a dans l'Amérique méridionale une plante connue des naturels «s le nom de Guaco, et à laquelle ils attribuent des vertus héroïques : noneulement les feuilles appliquées sur la blessure arrêtent les effets du poison; mais il suffit, disent les Indiens, de s'inoculer ou de boire le suc de celte plante Pour devenir invulnérable : les Crotales respectent celui qui a prisées mesures e précaution. — Les auteurs Vergas et Mutis ont appuyé celte opinion de leurs observations, et M. de Humboldt a fait quelques expériences qui l'autorisent à Penser que le Guaco peut donner à la peau une odeur qui répugne au Serpent et l'empêche de mordre.

Les Crotales possèdent-ils le pouvoir de fasciner leur proie? peuvent-ils la

LES ItEPTTLEfi.

contraindre par la puissance du regard à venir se précipiter dans leur gueule, ou même l'engourdir parleur haleine? Levaillant accorde celte merveilleuse faculté à plusieurs Serpents venimeux de la zone lorride. Un grand nombre de naturalistes ont affirmé comme lui qu'un Oiseau dont les yeux ont rencontré le regard fixe du Serpent, se tenant immobile au pied d'un arbre, est agité de mouvements convulsifs qui le font descendre de branche en branche, et tomber jusqu'à terre près de l'ennemi qui le convoitait; mais dans l'opinion de Cuvieï, la prétendue fascination causée par le Crotale n'est que le résultat de l'effroi qu'inspire son aspect aux animaux dont il fait sa proie, et si un animal, surpris par un Crotale, ne peut réussira lui échapper, c'est qu'il reste comme pétrifié de terreur, ou qu'il se livre à des mouvements désordonnés, qui, au lieu de le sauver, le font tomber plus vite au pouvoir du Reptile. Audubon refuse an Crotale toute puissance faseinatrico ; mais, eu dépouillant son histoire de ces traditions fabuleuses, il les remplace par des réalités non moins surprenantes, dont il a été témoin. Il est bien vrai que le Crotale épie les Oiseaux sur les arbres, et notamment le Merle polyglotte, dont nous avons parlé ; mais ce n'est pas pour leur faire lâchasse, c'est pour profiler de leur absence, qui lui permettra de sucer leurs œufs ou de dévorer leurs petits. Toutefois il lui est difficile de monter jusqu'au nid sans être aperçu : la mère veille, et le père n'est pas loin : elle agile ses ailes, et pousse des cris aigus, afin d'imposer au Reptile, dont la gueule béante s'avance vers son nid, tandis que le mâle s'élance sur lui, '« harcèle sans relâche, et cherche à lui arracher les yeux en les pinçant de se» mandibules. Bientôt les Moqueur* du voisinage arrivent en foule au secours de leurs frères, et tous se réunissent contre l'ennemi commun; leurs innombrables coups de bec mettent en fuite le ravisseur, et le tuent même quelquefois avant qu'il ait pu faire retraite. •

Le Crotale se nourrit surtout de petits Mammifères; il se tient contourné eu spirale près de l'abreuvoir où ils ont coutume de venir se désaltérer, et attend patiemment sa proie : dès qu'elle est a sa portée, il s'élance sur elle avec la rapidité d'un trait. Audubon a été témoin de la capture d'un Écureuil gris par un Crotale, et ce fait ne permet guère de croire au pouvoir fascinateur des Serpents à sonnettes. 11 vit l'Ecureuil sortir précipitamment d'un épais buisson. cl ne tarda pas à s'apercevoir qu'il fuyait devant un Crotale : loin d'être fascine par le Serpent, ou de se laisser paralyser par la terreur, l'Écureuil courait lestement, et prenait de l'avance sur son ennemi, qui le poursuivait moins vite, mais avec persévérance. Bientôt l'Écureuil grimpa sur un arbre, le Reptile l'î suivit; l'Ecureuil sautait de branche en branche, le Reptile accrochait sa queU e au rameau qu'il voulait quitter, et en balança ni son corps avec vigueur, atteignait celui qui portait l'Écureuil; l'agile quadrupède, voyant sou infatigable ennemi gagner du terrain sur lui, sauta enfin sur h; sol en étendant la queue et les pattes pour diminuer la pesanteur de sa chute, mais le Serpent y arriva bientôt en

|i»m i uiiin i,i |M->,unrm ue sa e.uuie, mais le serpent, y arriva menu'-

descendant le long du tronc, el atteignit la victime avant qu'elle eût eu le temps de gagner un antre arbre. Il la saisit par la nuque, et l'enveloppa coraplétenie» Je ses replis, du milieu desquels l'Écureuil, quoique invisible, fit entem

longtemps des dis lamentables; puis le Crotale se déroula, examin

el I avala en commençant par la queue.

1,. cadavre

ORDItl DES OPHIDIENS.

Crotale Boîquira.

Le Crotale Boîquira est réellement amphibie, et poursuit sa proie dans l'eau sa vue est excellente; il distingue les Oiseaux de proie planant au plus haut des airs comme un point noir, et il se met promptement à l'abri de leurs attaques. On a prétendu que le Cochon dévorait impunément les Serpents à sonnettes : il n en est rien ; ils inspirent à ce Quadrupède, comme à tous les autres, frayeur et répugnance; sa chair est rependant estimée, et les premiers Espagnols qui s'établirent en Amérique la mangeaient avec plaisir. — Le Boîquira peut jeûner tr ois ans, et c'est alors que sa morsure est redoutable. Du reste, ceBeptile ne se borne pas à mordre; il lance, comme un bélier, plus des deux tiers de sa masse, e t ce choc peut renverser un homme. Il est même dangereux de l'approcher lorsqu'il est renfermé dans une cage; s'il est irrité, il imprime à son corps des secousses violentes et jette son venin au travers des barreaux, à plusieurs pieds de distance. Ce venin, quoique desséché, conserve ses qualités meurtrières pendant des siècles : Audubon en cite un exemple effrayant.

Un fermier de Pensylvanie fut mordu à la jambe à travers sa botte, sans avoir v u ni entendu le Serpent à sonnettes; il crut avoir été piqué par une épine, et rentra chez lui : après quelques heures, les convulsions et les vomissements se déclarèrent, et la mort les suivit de près. — Un an plus tard, le fils du défunt chausse la botte de son père, la garde jusqu'au soir, et, en l'étant, il croit se sentir égratigner la jambe ; il s'endort sans inquiétude, mais bientôt il est réveillé par des douleurs atroces, auxquelles succèdent des défaillances, de la roideur et enfin la mort. — Quelque temps après, sa veuve met, en vente les effets de son mari : l'nn des frères, ne voulant pas que les bottes qui avaient servi à son père

232 LES REPTILES

et à son aîné fussent vendues à des étrangers, les acheta : au bout de deux ans, il essaya la chaussure fatale, et, en l'ôtant, il sentit une légère douleur; la veuve, qui était présente, se souvint alors des circonstances qui avaient précédé la mort de son mari, mais il élait trop lard : l'homme mourut après quelques heures. -Cette aventure, ayant fait du bruit, éveilla la curiosité d'un médecin du pays : il disséqua la botte, et y trouva le crochet d'un Crotale, dont la pointe était peu saillante à l'intérieur et se dirigeait de haut en bas; de sorte que celui qui l'avait mise n'en était blessé qu'en se déchaussant. Le médecin détacha le crochet meurtrier, et en piqua le museau d'un Chien, qui ne tarda pas à expirer. Ces terribles Reptiles se réunissent souvent en grand nombre, au milieu des clairières, et s'entrelacent tous ensemble de manière à former un hideux faisceau dont toutes les branches agitent leur crécelle : malheur à celui qui les approcherait sans précaulion : l'un d'eux se détacherait du groupe, et poursuivrait avec fureur le curieux qui est venu les observer de trop près. — Les Crotales s'engourdissent pendant l'hiver, dans les contrées de l'Amérique septentrionale où le froid est rigoureux : au moment où ce sommeil les prend, leur digestion se suspend en même temps que les autres fonctions de la vie, et les aliments se conservent dans leur estomac; au printemps, le travail digestif recommence. Audubon chassant avec son fils dans le Canada, l'enfant en rencontra un, engourdi sur la neige; le père le mil dans sa carnassière; mais bientôt, avant allumé du feu dans une prairie pour faire cuire son repas, il entendit vibrer h' sonnette du Serpent ressuscité par la chaleur : il jeta bien loin sa carnassière.

et quelques minutes après, l'animal éloigné du feu cet ba dans sa léthargie.

- Vous n'aurez pas de peine a croire que les latitudes sons lesquelles vit en Amérique le Crotale, étant les mêmes que celles de l'Europe tempérée, l'autorité a dû prendre des mesures préventives pour que ce Reptile ne put «''ire importé dans nos climals : il est. défend» aux bateleurs et aux co .rieurs de ménageries ambulantes de conserver dvs Crotales; il suffirait en effel d'une femelle pleine échappée de sa cage, pou,- peupler nos campagnes dit Serpents à sonnettes, qui s'y naturaliseraient rapidement.

Pour terminer l'histoire du Crotale par quelques détails moins sombres, parlons de l'influence qu'exerce sur lui la musique : uousverrona toutà l'heure que, dans

les Indes, on fait danser au son de (a flûte la Vipèreà lunettes', le Crotale m >e

moins de docilité, mais il n'est pas insensible à la musique, coi e le pnmvc Je

(ail suivant, rapporte par un illustre voyageur. « Au mois de juillet 171)1, dit M. de Chateaubriand, nous voyagions dans le haut Canada avec quelques familles sauvages de la nation des OnnoutagueS. Un jour que nous is étions

arrêtes dans une plaine, au bord de la rivière Génésie, un serpent à sonnettes entra dans notre camp. Il v avait parmi nous un Canadien qui jouait de l;l

flûte; il voulut ts amuser, el B'avança contre le Serpent, avec son arme d'une

nouvelle espère. A l'approche de son ennemi, le superbe Reptile se forme tout ■i coup en spirale, aplatit sa tête, enfle ses joues, contracte ses lèvres, décourre

ses dents envenimées el sa gueule rougie; sa langue Coure] s'agite rapide

nt au dehors : ses yeux brillenl comme des charbons ardents, son corps

gonflé de rage s'élève el s'abaisse comme un sonfflel ; sa peau dilatée est hérissée dérailles, el sa , ne, en pr< saut un bruit sinistre, oseille avec tant d«

rapidité, qu'elle ressemble à une légère vapeur. Alors le Canadien commence à jouer sur sa flûte : le Serpent Tait un mouvement de surprise, et retire la tête en arrière ; il ferme peu à peu sa gueule enflammée. A mesure que l'effet magique le frappe, ses yeux perdent leur âpreté; les vibrations de sa queue se ralentissent, et le bruit qu'elle fait entendre s'affaiblit et meurt par degrés, les orbes du Serpent charmé s'élargissent, et viennent tour à tour se poser sur la terre en cercles concentriques; les écailles de la peau s'abaissent et reprennent leur éclat, et l'animal, tournant légèrement la tête, demeure immobile, dans l'attitude de l'attention et du plaisir. Alors le Canadien marche quelques pas, en tirant de sa Unie des sons lenls et monotones; le Reptile, baissant son col, entr'ouvre avec sa lête les herbes fines, et se met à ramper sur les traces du musicien qui entraîne, s'arrêtant lorsqu'il s'arrête, et commençant à le suivre aussitôt qu'il commence à s'éloigner. Il fut ainsi conduit hors de notre camp au milieu d'une foule de spectateurs, tant sauvages qu'européens, qui en croyaient à peine leurs yeux. A ce prodige de la mélodie, il n'y eut qu'une voix dans l'assemblée pour qu on laissât le merveilleux Serpent s'échapper-. »

Le genre des Triçjonocéplmles ne diffère de celui des Crotales que par l'absence de l'appareil bruyant qui annonce de loin la marche de ces derniers On observe aussi sur les Trigonocéphales les fossettes placées derrière les narines que nous vous avons signalées dans les Crotales; ils habitent aussi le nouveau continent, et ne sont pas moins dangereux que les Serpents à sonnettes. —Le Trigonocéphale jaune ou Vipère feu -de-lance {Trigonocephalus lanceolntus, d'Oppel) est le plus dangereux Reptile de nos colonies des Antilles Il atteint six à sept pieds de longueur; sa couleur est jaunâtre ou grisâtre plus ou moins variée de brunâtre; les écailles situées sous la queue sont douilles, et la tête est garnie d'écaillés pareilles à celles du dos. — Ce Serpent est d'une effrayante fécondité : chaque femelle porte soixante petits, el, au moment de leur naissance, ces petits sont tout formés, prêts à mordre, et Ion^s de huit à dix pouces. Par une singularité inexplicable, la patrie du Trigonocéphale est très-circonscnte : on ne la trouve qu'à la Martinique, à Sainte-Lucie et à Becouia; mais il abonde dans ces trois localités, et l'on ne moissonne pas un champ de cannes à sucre, sans trouver soixante ou quatre-vingts Trigonocéphales. Ces redoulables Reptiles peuplent les marais, les cultures, les forêts le bord des rivières et le sommet des montagnes, depuis le niveau de la mer jusqu'à la région des nuages; on les voit ramper dans la vase, d'où s'élèvent les palétuviers, lutter contre le courant des torrents qui les entraînent à la mer, et se balancer aux branches des arbres, dans les forêts, à plus de cent, pieds au-dessus du sol. Ils se nourrissent de Rats et de Lézards, qu'ils trouvent en abondance sous les feuilles des cannes à sucre. Ils grimpent aux arbres avec une étonnante agilité, pour aller dévorer les œufs d'Oiseaux, ou les petits lorsqu'ils sont encore au nid. Ils ne craignent pas les lieux habités, vont visiter les poulaillers et les volières, et pénètrent souvent dans les cases des nèo-res surtout quand elles sont environnées de buissons et de hautes herbes. Ils se jettent comme une flèche sur les grands animaux, et même sur l'homme- dès que celui-ci a été mordu par le Trigonocéphale, la partie blessée devient froide et livide, les convulsions, les nausées se succèdent sans interruption, une som- >'• • 50

LES REPTILES

nolence invincible s'empare du malade, qui s'endort bientôt pour ne plus se réveiller.

< ipere <'<>niitiinif

Les Vipères n'ont pas de fossettes derrière les narines. — La Vipère commune {Coluber berus, de Linné) a la tête couverte de petites écailles granulées? sa longueur ne dépasse guère deux pieds; sa queue est courte et se rétrécit brusquement; elle est brune avec une double rangée île taches transversales s«r le dos, et une rangée de taches noires sur chaque liane; tantôt les lâches du dos se réunissent et forment des bandes transversales, tantôt elles ne forment dans leur ensemble qu'une bande longitudinale ployée en zigzag : c'est cette variété que Linné nommait I Asei«: Coluber aspis), et qui se rencontre si communément dans la forêt de Fontainebleau. — Elle habite les cantons boisés el accidentés; elle se nourri I de Souris, de Taupes, de jeunes Oiseaux, de Rep;

tlles, et même d'Insectes el de Vers. A chaque portée, elle met has douze » vingt-cinq petits, qui ne sont adultes qu'à l'âge de six a sept ans. La morsure de la Viper,. ,.-., mortelle pour tons les animaux ; elle l'est rarement P 01 "'

l'homme, mais elle fait souvent périr les entants : nous en avons vu plus d'un exemple; les gens de la campagne qui font le foin dans les prairies bordant les bois montueux en sont fréquemment mordus aux jambes, et même à la poitrine. Nous avons eu plus d'une fois en Bretagne l'occasion d'observer ce genre d'empoisonnement: le malade arrivait presque toujours à pied, après une longue marche sous le soleil, pâle, couvertd'une sueur froide, la physionomie altérée par la terreur autant que par la souffrance, et tenant attaché entre deux bâtons le Serpent «luil avait mordu. Quand la plaie étaità lajambeouà la cuisse, nous y appliquions après lavoir incisée, une lame de fer rougie à blanc; si la blessure occupait 'es mains, la poitrine ou le visage, nous y posions des compresses imbibées d un liniment composé avec parties égales d'huile d'olive et d'alcali volatil. Nous faisions coucher chaudement le malade en lui donnant à boire de temps en temps une tasse d'infusion chaude, dans laquelle nous versions, au moment de l'administrer, quelques gouttes d'alcali volatil. Bientôt des sueurs abondantes se déclaraient, et l'homme mordu s'en retournait parfaitement guéri au bout de vingt-quatre heures. Nous n'avons pas cru devoir vous épargner cette petite leçon de médecine pratique, qui est à la portée de tout le monde, et vous mettra peut-être à même de soulager de pauvres gens éloignés de la ville et des secours de l'art.

LaViPÈitE a museau cornu {Coluber ammodyies, de Linné) est umespèce de la Dalmatie et delà Hongrie, qui se distingue de la Vipère commune par une petite corne molle et écailleuse qu'elle porte sur le bout du museau. -Le Céraste (Coluber Cérastes, de Linné) porte sur chaque sourcil une petite corne pointue; il est grisâtre, et se tient caché dans les sables brûlants de 1 Egypte et de la Libye. -Enfin la "Viper e m in ute ( Vipera Brachyura, de Uvier), ainsi nommée à cause de la rapidité de son poison, se distingue des espèces précédentes en ce qu'elle n'a sur la tète que des écailles imbriquées et carénées comme celles du dos.

Les Naja sont de véritables Vipères à tête garnie de plaques, et dont les côtes supérieures peuvent se redresser et se tirer en avant, de manière à dilater cette Partie du tronc en un disque élargi. — La Vipèrk a lunettes ( Coluber na ja, de Linné), nommée aux Indes Cobra Capello, porte sur la partie dilatable de son col un trait noir en forme de lunette ; sa longueur est de quatre pieds; elle est très-venimeuse, mais on prétend que la racine à'Ophiorrlrize Mongos est Un remède héroïque contre sa morsure. C'est ce Serpent que les jongleurs indiens dressent à exécuter, au son de la flûte, une sorte de mouvement cadencé. Us leur arrachent d'abord leurs crochets à venin, et pour vendre au peuple 'eur spécifique contre la morsure de ces Reptiles, ils se font mordre par le Serpent qu'ils ont apprivoisé, mais celte expérience peut leur devenir funeste, lorsqu'ils ont laissé pousser les germes destinés à remplacer les crochets. Une des branches de leur industrie consiste à attirer au dehors, par les sons de leur instrument, les Serpents entrés dans les maisons; ils ont même quelquefois l'adresse de cacher un de leurs Serpents derrière les meubles ou dans les lentes des murailles ; puis ils le font sortir de sa retraite, en jouant de la flûte : et les habitants, persuadés qu'on les a délivrés d'un hôte dangereux, rétribuent, libéralement le jongleur qui les a trompés.

LES REPTILES

Serpeul à lntic!(e.s

LAshcb. CtÉoPATRi (Co/afcr ffaje, de Linné) est une espèce égyp tienne dont la longueur est do deux pieds; son col s'élargit moins que celui du Naja; il est verdâtre, bardé de brunâtre; sa queue occupe près .1,. tiers de sa longueur totale. Les bateleurs du pays se servent, aussi de ce Serpent pour amuser le publ.c : ils lui pressent la nuque avec le doigt, et le tout tomber

dans une espèce de catalepsie qui le rend roide et. immobile ,, , s'il était

change en bâton. Son venin est très-subtil; et. Galien rapporte qu'à Alexandrie on se servait de la morsure de ce Serpent pour abréger le supplice des criminels condamnes à mort, On les faisait piquer a la poitrine: leur vue s'obscurcissa.ta l'instant même; leurs Forces diminuaient progressivement, et bientôt "in sommeil léthargique et paisible venait, sans douleur, mettre lin a leur vie. t est incontestablement cette espèce que Cléopâtre se lit apporter dans une corbeille de Bgues, après la bataille d'Àctium, pour éviter la boute de servir au 'omp l(;( | (, rt;lv ,,. Lor8q y on pr0TOque | ||;||( . j, 9e fle . tend son co|> pren d

" ; """" 1 " wbcale, puis s'élance d'un seul bond sur son e mi. L»

anciens Egyptiens, le voyant se redresser quand ils approchaient de lui, s étaient imaginé qu'il gardait les champs où il faisait sa demeure; ils l'adoraient ( '*>nune l'emblème de la divinité protectrice du monde, et ils le sculptaient sur le portail de tous leurs temples, des deux côtés d'un globe.

As|»ir de ClPopàlre.

" y a d'autres Serpents venimeux qui n'ont pas de crochets isolés et mobies - Leurs mâcboires, analogues à celles des Couleuvres, sont garnies en haut e quatre rangées de dents, mais l'une des dernières dents maxillaires est plus grosse que les autres, et creusée d'un simple sillon ; c'est à cette dent que vient aboutir le canal excréteur de la glande à venin : tels sont les Dipsas, dont le cor ps est comprimé, bien moins large que la tête, et où les écailles de la rangée ( l u i règne sur l'épine du dos sont plus grandes que les autres. Le Dipsas 'Nni EN d e c uv j er (Coller buceplialus, de Sbavv) appartient à ce groupe: il est a °ir, annelé de blanc. Le nom de dipsas, qui signifie soif, lui a été donné parce ( I ue 'es anciens croyaient que sa morsure causait une soif mortelle. — Les Hydres ont la partie postérieure du corps et la queue très-comprimées et trèse'evées, ce qui en fait des animaux aquatiques. — L'espèce la plus connue est I'Hïdre bicolore ( Anguis platurus , de Linné), qui est noire en dessus, jaune en dessous. Quoique fort venimeuse, les habitants d'Otaïti la mangent avec plaisir. — Le Cheksydke octab-limpé ( Acrochorrfw fasciatus, de Shavv) a la têle et tout le corps également couverts de petites écailles : c'est un Serpent très-venimeux, qui habite le fond des rivières, dans •'île de Java.

LES REPTILES

ORDRE DES BATRACIENS

Les Batracien ou Grenouilles ont élé places à la fin de la classe des Reptiles, parce qu ils établissent un passage qui nous conduit aux Poissons. Les Haraciens, en effet, sont de véritables Poissons dans le jeune âge : ils sont aqu* tiques et respirent par des branchies (nous vous avons expliqué ce mode de respiration en traitant de la physiologie générale des animaux). Les branchies des jeunes Batraciens sont placées sur les côtés de leur col : tantôt elles ont la forme de panaches extérieurs qui flottent dans l'eau, tantôt elles consistent en filaments recouverts par la peau. A mesure que les poumons se développent avec 1 âge, les branchies se flétrissent et disparaissent ; alors le Poisson devient Reptile. Mais dans quelques Batraciens, les branchies persistent, conjointement avec les poumons, et l'animal réunit les circulations du Reptile et du Poisson. Nous vous avons dit, en commençant l'histoire des Reptiles que Ie0«' cerveau est peu développé, el n'offre pas de circonvolutions; c'est chez les Batraciens qu'on peut étudier le plus facilement celte disposition analomique. Le cœur des Batraciens se compose, comme chez la plupart des autres Reptiles, de deux oreillettes et d'un seul ventricule- Lorsque l'animal respire par des branchies seulement, le sang' chasse du ventricule, se distribue aux branchies, el de là il se rend dans une artère dorsale, dont les branches se ramifient dans les organes. Mais quand les poumons se développe" 1 celle disposition change, et les branchies perdent peu à peu (l,! leur importance; il s'établit, entre les vaisseaux qui y vont et ceux qui en reviennent, une communication directe, qui dispense le sang de se rendre aux branchies. L'artère qui naît du ventricule devient alors une véritable aorte, dont certaines branches se rendent aux poumons nouvellement dével tés, et établissent ainsi la circulation pulmonaire; les vaisseaux qui allaient aux branchies s'effacent insensiblement, el alors la circulation s'opère comme celle des autres Reptiles: le sang veine"* Ml versé dans le ventricule par l'une des oreiUettes, el s'y mêle avec le sang artériel arrivant des poumons; | e mélange pénètre dans l'aorte et la majeur Partie va nourrir les organes, tandis que le reste, en petite quantité, se re'" 1 aux poumons.

On a divise l'ordre des Batraciens en quatre familles : ce sont lesBatracie"" anoures, qui, à l'étal parlait, n'onl pas de queue, perdenl leurs branchies «»

*'"" 1 m,s de f l"-"''<' mures; 2» les Batraciens modèle», qi 'rdenl I'' 1 "'

branchies, mais conservent leur queue; 5° les Céeilies, qui perdent le" 1 " 8 wrancbjesel n'onl jamais de membres : on lesno/nmail autrefois Serpent* u» s > '" les Batraciens Itranchifères, qui conservenl leurs branchies el ressemble» 1 ■ des urodèles restés à l'étal de Têtard.

Cerveau de Grenouille.

ORD'KE DES BATRACIENS. 039

amille des Batraciens ANO0itEs. — Les Batraciens anoures, qui

compr ennent principalement les Grenouilles et les Crapauds , ont le corps

a Pu, la tête plate, la gueule très-ferulue; les pieds antérieurs courts et ter-

mes par quatre doigts; les pieds de derrière plus longs et à cinq doigts; leur

que ette est dépourvu de côtes; une plaque cartilagineuse à fleur de tête

lent lieu de tympan, et fait reconnaître l'oreille par

^enors : l'absence de côtes Ibrce l'animal à respirer

^ avalant l'air, comme les Tortues; l'expiration, au

on traire, s'exécute par les muscles du bas- ventre :

en résulte qu'une Grenouille qui aurait le ventre

v ert (et ces expériences se font souvent) pourrait

spirer, ma!S l'expiration serait impossible; tandis

en lui tenant la bouche ouverte pendant quelque

emps, on empêcherait l'inspiration de se faire, et

animal périrait asphyxié.

s Gr enouilles ont les pieds de derrière très-longs,

"torts et plus ou moins palmés, ce qui leur

e la faculté de nager et de sauter; leur peau est

, > et les mâles ont de chaque côté du col, sous l'oreille, une membrane

Ce qui se g nf) e ( y air q uan d ils coassent. — Les Grenouilles se tiennent

e bord des mares, et se nourrissent de proie vivante, telle que les larves

nsectes aquatiques, de petits Mollusques, des Vers et des Mouches. En hiver,

ne mangent pas, et s'enfoncent dans la vase.— C'est sur les espèces de ce

(|u on peut observer le plus complètement les singulières métamor-

subies par les Batraciens aux diverses époques de leur vie.

Squelette de Grenouille,

vu par le dos.

Têtards do Grenouilles.

-2iO

LES REPTILES

Les jeunes Grenouilles portent le nom de Têtards. Le Têtard, lorsqu'il vient d'éclore, ressemble à un petit Poisson ; sa tête est grosse, son ventre est rende, et son corps, privé de membres, se termine par une queue comprimée, qui bientôt s'allonge considérablement; sa boucbe n'est encore qu'un petit trou, cl se? branchies consistent en un petit tubercule situé de chaque côté en arriére de I' 1 tête.— Plus tard, ces organes deviennent plus saillants, se divisent en lanières. puis se ramifient ; et la boucbe, qui d'abord n'était qu'un petit trou presque invisible, s'élargit, s'entoure de lèvres recouvertes d'une sorte de bec qui sert n saisir les végétaux aquatiques dont l'animal fait sa nourriture. — Après quelques jours, les branchies ramifiées qui flottaient de chaque côté du col disparaissent , et il reste à leur place de petites houppes, fixées le long de quatre arcs situés sous la gorge, et recouvertes par la peau ; l'eau qui doit baigner ces branchies internes arrive par la bouche, et sort par des fentes extérieures. -" Quelque temps après, la paire de pattes postérieures se montre et s'accroît, le* antérieures percent la peau plus tard ; c'est alors que le bec corné tombe, fl que la queue commence à diminuer; les poumons se développent, les braiielii'' s se flétrissent et enfin la queue disparaît complètement : l'animal prend s*' 1 forme définitive, et son régime, d'abord herbivore, devient exclusivement Carnivore ; en même temps le tube digestif se raccourcit.

La Grenouille vEiiTE (Raitu esculenta, de Linné) est l'espèce la pl° s commune dans nos climats : elle est d'un beau vert tacheté de noir; le n0? porte trois raies jaunes, le ventre est jaunâtre pointillé de brun ; les bras. '* s jambes, les cuisses et les tarses sont traversés par trois bandes noires; la tetfi est triangulaire, le nez est peu pointu, les yeux saillants; l'iris est d'un bea" jaune doré; le corps est allongé, marqué d'un pli saillant longitudinal ; la P efl " est parsemée de petits tubercules sur le dos et sur les flancs; elle est seule' ment grenue sous le ventre et les cuisses. On la trouve dans les eaux stagnante de l'Europe et de l'Asie ; elle ne s'écarte pas des rivages. C'est elle qui, P° se sur quelque plante aquatique, ou se tenant immobile à fleur d'eau, l'ail entend^ en été un coassement nocturne si importun. Elle répand ses œufs en paq"C dans les mares. Sa chair fournit un aliment agréable et sain : ce sont ' c ' caisses que l'on prépare, et dont on fait une énorme consommation en A' ( magne. On la pèche avec une ligne amorcée d'un morceau d'écarlate, que '° l'ait mouvoir dans l'eau pour l'attirer.

La Grenouille housse ou la Muette [Rnna temporaria, de Linné) rousse, ou brune, ou verdâlre en dessus avec une bande noire triangul'' 1 "'' partant de l'œil et passant sur l'oreille. Le ventre est blanc, tacheté de I' 1 ' 11 "' le dos est légèrement bossu. Cette espèce habite les lieux boises et montage" ' g et recherche pendant l'été les près et les jardins. En hiver, elle se retire oV les fontaines cl, les étangs. La Grenouille verte, au contraire, s'enfonce

dan 9 le

la vase. C'est la Grenouille roussi' qu'on mange le plus communément <l" n rentre de la France. ..

La Grenouille mugissante {Rana pipienx, de Linné) est une espec l'Amérique septentrionale, que les habitants appellent Bult-Frog, c'est-a- ^ Grenouille-Taureau. Son dos est d'un vert sombre, marbré de noira tr parcouru dans sa partie moyenne par une ligne longitudinale jaune ; h' vr ..

ORDRE DES BATRACIENS

'"•miâtre* ,S uchâtre > Parsemé de taches noirâtres; le tympan est très-large, c °mpier les" '' "" CC ' Cle cuivi ' eux; sa taiI1 ' 3 est considérable; elle a, sans

* u iissemenf H t C1Uatl ' C P ° UCeS l1e large Sur lluil (le lo " g; sa voix imitc le fait u n b ruit l r;lllleau - Pendant les soirées d'été et par un temps sec, elle

aussi eu r ^ Sentend d'une ''eue de distance; sa voracité est extrême; Viande de encontl ' e " l " on un petit nombre dans chaque mare : elle est trèsles la r „ es f*^ 9, Ganards et d'Oiseaux, qu'elle guette avec patience, tapie sous et 'es dévor dU nénuphar ' et f l u ' elle saisit P al " les P a «es pour les noyer

aI °i's seule 6I CllSU ! te ' Q ueIt l uefoi s elle va chasser loin de sa retraite, et c'est Car elle fa-iT" 1 qUil CSt facile de la P rendre : encore faut-il user d'adresse

Lesjfo- , Sa,Us de six a huit P ieds d - e hauteur. qni est élT" eS " 6 dlffèrenUles Grenouilles que par l'extrémité de leurs doigts, ma «x lieu '°' e 6t f ° rme une P elote visqueuse, au moyen de laquelle ces ani- ^ilesetso^ 1 ?* ** ^^ 6l g, ' im P ei " sur les corps' les plus polis. Elles soûl le s Insect ? GS ' ° l pendaul 1 ete eIles vivent sur les arbres, où elles poursuivent la gorge T' Pendant 'hiver, elles se tiennent au fond de l'eau; le mâle a sous Gr Ai Sse 0e P ocne f l"i se gonfle quand il crie. — La Rainette vehte ou est entiè- T na t arborea > l, e Linné) est la seule espèce européenne; son dos nel ée ou f" 1611 * dun beau vert gris ' avec une ligne jaune étroite, un peu créoles fl estonnee > partant des yeux, se prolongeant de chaque côté du corps côtés desn"^)' f0nnant un an S le sinueux sur les reins et se terminant sur les bordée de Postérieurs ; de la lèvre supérieure naît une autre ligne jaune,

pieds anté"' "*' C ° mine les deux Précédentes et se prolongeant sur les côtés des Pâle .' les d le,1 t ' S; ' e dessous du C01 'P S et des cuisses est grenu et d'une teinte Vant > demi ' i S ° nt légè, ' emenl ''ougeâtres en dessus, divisés aux pieds de delignes . sans" 1 " 3 aUX P ' edS de derrière - La taille est ll 'un pouce à dix-huit

de Linné) est 001 " 1 ^ 6 ' '^ Pat ' eS ' ~ La Ra,ivette a tapiuek [Rana linctoria, d ' u n brun S "'^ eSpece de ^Amérique méridionale, dont la teinte générale est Sachent ^"T Uniforme ; elle sert a lapher les Perroquets : les gens du pays écorchée CS ' mes vertes de ces Oiseaux encore jeunes, et frottent la peau couleur ■ 6 Sang de ' a Rainette : les plumes qui renaissent sont d'une belle

^riouge ou jaune.

Les f. " j«uuc.

derrière y. s ont le C0, 'P S gonflé, couvert de verrues, avec un gros bourrelet ^ e urs naH—' 61 '!"' laisae suinter par ses pores une humeur laiteuse et fétide.

ûerrièr, e Urs pan '"' """' ov ' ouiiiroi jiui se» pures une n inietir laueuse ei leuae.

Sau tent-ii s S 1, ° stei ' leill '" s sont plus courtes que celles des Grenouilles ; aussi Pris a l'impr ' ^ r . ampent " i ? s P' ulut 1 u 'i ls ne marchent. Lorsqu'ils sont sur- C0Uv i'e d'une°| V ' Ste ' ' ls ne fllienL P as . niais ils enflent leur corps qui alors se Veni meuse 1Umei "' lj 'anche, et ils lancent au loin leur urine qui, sans être bordent pôu ' OC , casionner sur Ia peau une légère irritation. Quelquefois ils dents > etlei"- 1 SC defendl ' e ' m ais leur bouche est complètement dépourvue de

ppiv, Ur niorsure est c» s .,., 1 rv„ n„„.:i„„ „., i.„„* „...i:„:

re ment dar ° rsure est sans aucun danger. Ces Reptiles se cachent ordinai- P'uie d'été II S leuxsoill nres et humides, dont ils sortent le soir, ou après une Sont nioin S ° nt . le même régime que les Gren&uilles, mais leurs habitudes déposer leu - ' ^ ues; ce "'est qu'au printemps qu'ils vont dans les mares C ' Ue Pourqu ' °i ^ CUI res Pi'ation exige très-peu d'air; c'est ce qui expli-

s peuvent vivre des mois et même des années entières, incrus-

ol

LES KEPTILES.

tés dans des murailles épaisses, dans des in. nés d'arbre, ou même dans des blocs de plâtre. Les ouvriers des carrières rencontrent souvent des pierres qui, brisées sous le marteau, leur offrent un Crapaud vivant renfermé de (ouïes parts comme dans un moule, ce qui permettrait de penser que la pierre s'est durcie autour du Crapaud, et que l'incrustation du Reptile date d'une époque très-reculée; mais il est bien plus vraisemblable que l'asile du Crapaud communique au dehors par quelque trou qui se sera bouché accidentellement ou qui aura échappé à l'observation. D'ailleurs le plâtre est poreux, et laisse pénétrer un peu d'air, qui suffit au Crapaud : c'est ce que démontrent les expériences faites, en 1817, par M. Edwards : ce savant naturaliste a placé sous l'eau le plâtre qui renfermait des Crapauds, et ils ont bientôt péri. Quant à leur séjour séculaire dans le cœur du bois des arbres, dont les couebes se seraient successivement formées autour d'eux, on manque à cet égard de documents authentiques, mais des différents faits que nous venons de citer on peut au moins conclure que les Crapauds consomment très-peu d'air, et peuvent supporler une abstinence presque indéfinie.

Crapaud coimiiuu.

ORDRE DKS BATRACIENS. 2'»5

Le CiiAp.iun commun [Rana bufo, de Linné) a deux à cinq pouces de

, n &ueur; ses pieds postérieurs sont demi-palmés ; il est gris roussàtre, ou gris

. a ' quelquefois olivâtre; le dos est couvert de nombreuses verrues arrondies,

o» ant | e volume d'une lentille; les verrues qui garnissent le ventre sont

^ coup plus petites et plus serrées; la têle est courte, presque arrondie,

Petite en comparaison du corps. Les yeux sont petits et peu saillants, l'iris

& isatre, les glandes situées derrière l'oreille sont réni formes, c'est-à-dire

est gi-

«l'ÏOIHl

, les comme un haricot. Les pieds sont courts, trapus, et les doigts atres à leur extrémité. Cet animal a un cri qui ressemble à l'aboie-

H) prit î*

rp . n Chien. Ses œufs, très-petits et en nombre considérable, sont

• ls P ar l| ne gelée transparente en deux cordons, longs de vingt à trente

. ' *** Têtard est noirâtre. — Le Crapaud des i on es {Rana-bwfo ceda-

> de Linuèl habite les régions tempérées de l'Europe, et surtout les mou-

° ■ » n est pas rare aux environs de Paris. Ses pieds n'offrent aucune

le 'i"" 16 ' " eSt ' iv " ,rc ' P orle <les verrues comme le Crapaud commun, mais

,jj ° urr «lets situés derrière l'oreille sont plus pel ils. Une ligne jaune longitu-

. e l'ègne sur le milieu du dos, et une roueeâtre dentelée sur le liane. Cet animal •nui

vit à terre, ne saute pas du foui, mais court assez vite : il grimpe aux s Pour se cacher dans leurs fentes, et pond dans l'eau deux cordons d'œuf's;

jj aie crie comme celui de la Rainette, et a de même une poche sous la gorge. (6 J* • une odeur insupportable de poudre à canon. — Le Crapaud brun I . '°f m cus, de Laurenti) habite le midi de l'Europe. Il est brun clair, mare brun foncé ou de noirâtre ; les verrues du dos sont peu nombreuses, et

le

v entr<

Pal ' lG esl, '' sse: ' es pieds postérieurs ont les doigts allongés et complètement Le r^' ** te est S rosse » ' a bouche très-l'endue, et le bord des lèvres noir.— et a l laiu ' brun saule assez bien ; il se fient dans le voisinage des eaux douces ' gnantes ; il répand une forte odeur d'ail, lorsqu'on l'inquiète; le mâle

««. . com me la Grenouille verte, et la femelle a un petit grognement. Ses œufs sortent ri

son t« C0 '' 1)S en un seu ' cor(1 ° 11 très-épais : on mange en quelques pays le tard

Pr

comme un Poisson. — Le Crapaud accoucheur (Bufo obde Laurenti) est une petite espèce qui vit à terre dans toute la

qui p 6 *'■' AlexaiK,1 ' e Brongniarl, professeur au Jardin du Roi, est le premier en , ait décrit et figuré. Sa taille est d'un pouce et demi au plus; il est gris lj| ai es ^ Us ' blanchâtre en dessous, porte des points noirâtres sur le dos, et à g e if reS sur les cotos i 'es pieds sont sans palmures. Le mâle aide la femelle

eiwi' e,aiTaSSei (le Ses œu,s ' 1 ui S0llt assez gros et au nomljl ' e lle soixantc lil s ,,° n : ]1 se le s attache en paquet sur les deux cuisses, au moyen de quelques soins Une ma . lière gbitineuse, et les porte partout avec lui, prenant tous les ineml) UeCeSSaileS P ° ur leur consel ' vation - Bientôt on distingue, à travers les Je i eu }1 ! anes des œufs, les yeux du Têtard qu'ils renferment : lorsque le moment l, épos ' . 6C f 0sion est arrivé, le Crapaud cherche quelque eau dormante, et les y mi av l ' Se fendent aussitôt, le Têtard en sort et se met à nager. Ce singulier

No d Cst c °mmun dans les lieux pierreux des environs de Paris. Uoniè US ne quitterons pas Le genre des Crapauds, sans vous parler d'un phé- !eir,,! ne i ll01,l , il a été bien des lois question dans les journaux, qui a été long- 1-ev oqué en douté, et qui maintenant est avère par des témoignages

•em

ps

2ii

LES REPTILES

unf fonfli! T |,; ; rJ T ,ICS 1J ": ;S d ° C "*"*' " »»•»■« souvent, «'«prés ' t> e pluie, succédant a une longue sécheresse, Jes rues d'une ville ou

"" g ne:;;;; cou ; mes d ; Crapau,,s: cet ■"*■■* »•• ••- ^-ir

In mid ?r " 1 VeCU i : ,USI, ' Urs Se,nai,les da » s ■« h™ desséchée, et

-i ™ r 1 1 :; ' rf an r eDt de ieurs ,ei,aites °° - ««»«» -»»->

2 1 t ' a l r e t °; i ' beS I llU f eL Mais » ''•** ici ^«ne véritable pluie •la. PS si ]l " t t0m ' ,eS dC 1 ' atmos P hère «r la tête, sur les habits,

on le sa r s , S/ 3883 " 18 * T™ l6S " e " rS °''" a " t le °"»PC. *• <lan.es; cation nia sille a T^"^ "* ^^ U "* """T" <î u ' une «P«- ™ e " conn . ? m : rmMahlC M Cdle f ' ui "*«««• ces pluies n e° le" e e t I e,U ™ lent ' °" à BDe «*»*■ aé ™nne, par laquelle une

masse de sable a ete transportée au loin, et, avec elle, des myriades de jeunes Crapauds, récemment éclos, qui s ' y trouvaient rassemblés.^ Preste vou n.aurezpas de peme à le croire, ce phénomène est regardé par vuJaiïe com me un s.gne de la colère céleste, de même que les ,,/»£, éJuL^lZ

t simplement par le pollen abondant des arbres verts, et les „/, «T v qm s composent d'eau, tenant en suspension de l'argile rouge f rrugi eu

plétmSïl: T aP,ati ' ,a lêtC ,a, " ge ' trian8 " lai, ' C: " S ^q-ntTom-

Ï " f , ? H 80111 ,TèS - pelitS ' leUrS l Jattes P**""» cour-

a .2„ Cf ,' V "f G deVaiU feDdUS enqualn! P elites l ,oi » tes - ^espèce

humi e .e a" "' ''T' <le Li,11 ' e ' flui vil da " s les Parties laudes

Lr ' 1 U ' n,1,, V" endl0nal0 ' a Caycnne eta Surinam. On la ren-

Te :^:;: ;r ts , obscurs d r maisons : s °" tios •* *™ «« **

o t s S ï î T P r' S gr °- S - Le I,ipa eSt Célèbre P ar *« manière

fem lie ÏÏ f 1, Î *" , -^ ^ P ' aCe ,es œufs s '»' "• dos de la

S,, ! ' fV' 01 f leî î U ' °" " Peau ' irritée t-' «contact ae ces œufs, se gonfle et forme des cellules, véritables nids accidentels dans

acnevent leurs métamorphoses, et ne ouittent le dn« ,1,. i......

„,,,•„ , , ' ' " c <]i"m-iH ie «os ne leur nere nu après

EUffiïZe? ,leve,op,,e ,eurs pattes - c ' est alors ■—£ «-

ÊuriUe'nnLT 8 f ATI,ACIENS «0»*".. - Les Batraciens de cette

oun tvmpa! 1 ? °'T "■ ° S ' C '" iu ~ 11 ««Cbée sous les chairs, sans au- 5ÏÏT1J1S i t m&Ch Z e \ 6t ' e Pal8iS 8 ° nt «™* de petites dents; la ï;Ï FC T' leil '' S(; '™ ,l * s ' le squelette offre des rmli- Us c n rve aTia , ^ d,S ""* ,,d " S ^^,|,s . !„„„,,,, ,',,,,,„„ rétat aduJte us conseivent la (injjue oueue nu ,i.,,-, i,. « •• „

i .■ , ,, ° 'l u, -«'e qui, clic/ les Anoures, disparaît avec l'âffe: a

t , E , a " " 0, " b ;' e d ° ,r,,,S ' s "" 1 fixées de chaque côté du col et flot. ten au dehors Les nu,nhn, apparaisses successivement, mais ce sont les pattesde devant nu, se développent les premier,,. ( ,„ .,, divise en deux genres, m- 7" SaUlWamtrei -/««">/««, et les Salamandres terreHre*. - Les Saamandres terrestres ont, à l'état parlait, la queue ronde et ne se tiennent dans •eau que ^pendant leur vie ,1e Têtard, e, pour mettre bas. Nous disons mettre fie poudre, car, chez ces animaux, les œufs éclosenl avant la ponte.

Salamandre.

ORDRE DES BATRACIENS. HAii

des • maiulres vivent dans les lieux humides el ombragés, cachées sous Pierres ou dans des trous souterrains.

desix à h„f A K D " K C0MMCNE [Lneerla Saliimandra, de Linné) est longue etse termi ' J ° Uces; ' a î«eue égale la moitié de la longueur totale du corps Sui nte u ne i- e " P 0IQte obtuse; les lianes sont parsemés de verrues, desquelles ,r) aux fyji I K ' Ueur laiteuse, amère et fétide, dont le contact peut tuer les ani- ^rrière v a <l ,la lre doigts aux pieds de devant, et cinq aux pieds de

' a nimal' e L^ Cl) urts, séparés et sans ongles. La couleur générale de

Se mée, ua Un "°"' sombre, plus livide en dessous, et irrégulièrement par- '' v a sur h 8 8C8 P art ' es ' ^ e grandes taches jaunes, inégales et arrondies : et ( iui Pc( . l '" |,)e bras une de ers lâches qui se prolonge sur les côtés du dos,

qui se p:

de pores, comme les «landes situées derrière l'oreille des

(V,™ est ciblée

ar<| eur du i * ala , mandre 8 écar ( I U elle oo i ' c <!st seulement par un temps pluvieux ou pendant la nuit

d'AtJ e has ar<le à

le peu de son trou, et craint durant l'été par un temps pluvieux ou pendant la nuit sortir. Sa démarche est lenle; elle n'est pas susceptible colère ou par la crainte; elle ne brave ni ne redoute le ers > dë"i Ue IC<1 " ' ( '"° 8avan ce sans le connaître. Elle vit de Mouches, de e fuit n.,n acons > (| e Scarabées et de petits Mollusques : elle paraît sourde el

être

émue

llefu, tnuli en

petits Mollusques : elle par

a illeu rs ~ " J " 1 ! Ul1 ' a P r ® 8e nce de l'homme ni des animaux plus forts qu'elle, qui

na ' t sous l u ' a craindre, malgré l'innocuité de sa morsure. On la con-

c ° m me un S . noms viilgaires de Sourd et de Mouron. Le peuple la regarde

imal éminemment malfaisant. Cette réputation sinistre remonte

LES REPTILES-

;iux siècles les plus rêculés : Pline disait qu'en infectant de son venin presque tous les végétaux d'une vaste contrée, elle pouvait donner la mort à des nations entières. Mais la plus bizarre des croyances populaires dont la Salamandre est encore l'objet, c'est celle qui lui attribue la propriété d'être incombustible, et même d'éteindre le feu. Cette faculté a fourni aux poètes mille allégories plus ou moins ingénieuses, et il y a, vous le savez, une compagnie d'assurances contre l'incendie, qui s'intitule la Salamandre. On a fait à ce sujet de nombreuses expériences, et toutes ont démenti cette tradition fabuleuse. U est bien vrai qu'une Salamandre placée sur le feu fait suinter de son corps une liqueur blanchâtre, qui d'abord résisle à l'action de la flamme, mais après quelques minutes, l'animal n'est plus qu'un morceau de charbon. Néanmoins, pendant bien des siècles encore, la Salamandre, le Caméléon, le Pélican, etc., seront regardés comme des emblèmes, dont on tirera des comparaisons et des devises.

mù

Triton iiiiiiiiMi'

Les Salamandres aquatiques ou Triions, sont les Urodèles les plus cotatnuo > leur queue esl aplatie verticalement, et ils passent presque toute leur vie «» l'eau.

OU I) fi K DES BATRACIENS.

Triton marbré.

Le T

arnj at - RlT °M marbré ( Lacer la Salaniamlra lacuslris, de Latreille) est peu glUièr k'' 8 ' 16aU est c,,;, g r ' n « c > verl P ale cn dessus, à grandes taches irré- '•oiicr e eS es; le dessous est brun, pointillé de blanc; le dos porte une ligne

La kii! i ,' (lans ,e m âle, forme presaue une crête marquée de lâches noires.

, lai| le de ,

a Frari

passe l'Kvfî f ans la lorêt llc Fontainebleau; elle répand une odeur fétide, et

celte espèce est de huit à neuf pouces, on la trouve dans le midi de

'"KanUr^ 1 ' (1a " S les trous d ' arbres pourris.

I)run et di°'!! m - ip - ejî ' (1 '' 1)!HI(,i ") il lc dos brun; le dessus de la tête vermiculé de

sur

Le Triton palmipède (Sa-

ie

son dos;

noirâtre; le ventre est sans taches; le mâle porte trois petites crêtes ; les doigts sont dilatés et palmés. Cette espèce est longue de quatre c»êté (TV 8 ' °" la lroilve à Meudon et dans les bois humides. — Le Triton Peau cha V ' t °? Crutalui >' de Laurenti ) est long de sept à huit pouces ; il a la a vec(l es p'! 1ee ' ,,ru ne en dessus, à taches rondes noirâtres; fauve en dessous, port e o n - S sembl ables: ies côtés sont pointillés de blanc, La queue du mâle (la 'is u,, 6 CTête découpée en dentelures aiguës. Ce Reptile est commun à Paris, eaux Gagnantes; il n'est ni venimeux ni méchant. — Le Triton

les

'2'rS

LES REPTILES

ponctué (Trilou punclatus, de Latreille) a trois ou quatre pouces de longueur ; sa peau est lisse, brun clair en dessus, pâle ou rouge en dessous, avec des taches noires et rondes partout ; la tête est rayée de noir. La queue du mâle a sa crête festonnée.

Lorsque nous avons commencé l'histoire des Reptiles, vous avez surtout remarqué le passage des généralités de Linné , où il est dit qu'Us réparent avec une vivace énergie les parias mutilées de leur corps. Ce fait physiologique est connu depuis des siècles. Pline savait que beaucoup de Reptiles peuvent opérer la régénération des parties de leur corps accidentellement retranchées ou perdues. Il cite les Lézards et les Orvets, qui reproduisent leur queue; il parle même de la faculté que possèdent les Lézards de régénérer leurs membres. Rlumenbach a crevé les yeux d'un Lézard vert avec une pointe de fer, puis il a placé l'aniinal aveugle dans un vase déposé au milieu de la terre humide; et quelque temps après, l'animal possédait une seconde paire d'yeux. Bonnet a coupé les bras et les cuisses à des Triions ou Salamandres aquatiques, et ces membres se sont renouvelés quatre fois de suite. Mais, de toutes les expériences sur cette étonnante particularité de la physiologie des Reptiles, la plus curieuse est celle que nous a fait connaître M. Duméril, professeur au Jardin du Roi, qui termine en ce moment, avec M. Bibron, son aide natnraliste, un grand ouvrage sur les Reptiles, résumant de la manière la plus complète l'état actuel de la science erpétologique. (Ici habile observateur a emporté avec des ciseaux les trois quarts de la tète d'un Triton marbré; l'animal, ainsi mutilé, a été placé au fond d'un large bocal de cristal, contenant de l'eau fraîche, à la hauteur d'un demi-pouce; c'est là qu'il a continué de vivre et d'agir lentement; privé des quatre sens principaux, il était réduit au sens du toucher, « et cependant, dit M. Duméril, il avait la conscience de son existence : il marchait lentement et avec précaution; de temps à autre, et à de grands intervalles, il portait 1" mognon de son col vers la surface de l'eau, et, dans les premiers jours, on I e voyait faire des efforts pour respirer. Nous avons vu, pendant au moins trois mois, se faire un travail de reproduction et de cicatrisation, tel qu'il n'est reste aucune ouverture, ni pour les poumons, ni pour les aliments. Par malheur, cet animal a péri au bout des trois premiers mois d'observations suivies, peut-être par le défaut de soin d'une personne à laquelle nous l'avions recommandé pendant une absence, mais on a conservé le sujet dans les collections du Muséum ! et, quand nous en parlons dans nos cours, nous le faisons voir à nu, pour qu'on puisse constater la singularité du fait d'un animal qui a vécu sans tête, et surtout pour démontrer la possibilité et même la nécessité, chez les BatracieuSj d'une respiration par la peau. »

Famille ues Batraciens bu ancii ifekes. —On peut regarder ces animaux comme des Urodèles qui ont conservé leurs branchies : on les avait pi'* s d'abord pour les jeunes de quelque grande espèce de Salamandre, mais l'examen analomique a démontré qu'ils étaient des animaux parfaits, pourvus à la fois de

branchies et de poumons. — On trouve dans le lac de Mexico une espèce

de

cette famille, nommée A x (ii. or [. [Sirena piscifvrmis, de Shaw), qui a quati'8 doigts devant, cinq derrière, et trois longues branchies en forme de houpp eS > sa taille est de boit à dix pouces : elle est grise, tachetée de noir.

ORDRE DES BATRACIENS

liïO

Squelette ilu Proléc.

e i rotée (Sirena anguina, de Schneider

n'a que trois doigts devant et

ses vl? niere; Sa |,euu estlisse et blanchâtre; son museau allongé et déprimé, d'un i

Yeux excessivement, petits et cachés sous la peau ; sa longueur est de plus dans 1 ' 6tSa gl ' osseur é S ale cel,c (1 " doigt. On ne le trouve qu'en Carniole, . e » eaux souterraines des cavernes par lesquelles certains lacs commu- " ( l lle "t ensemble.

Squelette île la Céeilie.

on r "' l; I)Es ' iAT,,A(:lE NS apodes.— Les Cécilies ou Serpents nus, qui fait * Uent cette famille, manquent complètement de membres, ce qui les avait staté n ^ Gr Pai " ^ uvier l u '- m ême dans l'ordre des Ophidiens : mais on a concol, / 1Ue ' t,ans 'e jeune âge, ces animaux ont îles branchies sur les côtés du

'onnéeT ° 0rpS CS ' pre8 - ( P ie , 'y |ill(| n'<pie; I • peau est lisse, visqueuse et sil-

s °us 1 ansversalem ent de rides en anneau. Les yeux, l'oit petits, sont cachés uliss 11GaU; Je 1; ' le noln ^ e ^cilie, qui signifie aveugle. — Ces Reptiles éla- Soi n | n ; Passage entre les Ophidiens et les Batraciens; ils habitent les lieux V ers 6S Cl humides dans L'Amérique méridionale ; leur nourriture consiste en l a p'. P et "' s Insectes et substances végétales. Nous ne citerons qu'une espèce, Ce v j lLlE <; 1'Utineuse [Cœcilia glulinosa, de Linné), que l'on trouve à a 'Su- a tr °' s cent c ' tK l ,,anl ° l ,ns ( l lu sc rejoignent en dessous à angle

liane " C0 "' em ' est noirâtre, avec une bande jaunâtre le long de chaque

des an: ' S '" <;sen,a,1 l l'histoire des Reptiles, nous avons a dessein omis celle

au x

finaux fossiles

fevoluti

;s appartenant à cette classe. Quand nous remonterons

qu e p] ' 10ns qui ont tourmenté le globe, bien des milliers d'années avant

Un o.. y Parût, vous saurez qu'il existait à la surface de notre planète

Uii'e ■> n0H1 bre de Sauriens aux proportions gigantesques et à la strue-

P°rta' Les uns avaient de larges nageoires au lieu de pâlies, les autres

d'une % ' avec les nageoires d'un Poisson et la queued'un Lézard, le col allongé Son r : ' )0 "''' d'autres étaient pourvus d'ailes analogues a celles (le nos Chauvessi u 0u ',,J''' Va '' des Iguanes herbivores longs de plus de soixante pieds, et le bashabité C even ^ aujourd'hui en amphithéâtre les liais ombrages de Meudon était l <n un énorme Crocodile. Lu observant les formes bizarres de ces Sau- "• 52

LES REPTILES

riens fossiles, on est tenté de croire que la Nature a prélude par des ébauches capricieuses a la formation des Vertébrés supérieurs qui leur ont succédé Les Reptiles mêmes vivant aujourd'hui, quoique plus nettement séparés des Poissons, forment une race qui appartient à un autre âge, et ne peut se conformer entièrement aux conditions du nôtre. A une époque où l'atmosphère brûlante du globe n'avait point encore subi les vicissitudes des saisons, ces Reptiles pouvaient se passer d'une cause interne de chaleur vitale, et leur respiration n'avait pour but que de changer le sang veineux en sang-artériel. Mais, dans la suite des siècles, à mesure que le globe se refroidit, et que s'établirent les zones tornde, tempérée et glaciale, les Reptiles, créés pour un climat toujours chaud, se trouvèrent dépourvus des moyens de résister au froid : ils s'engourdirent pendant l'hiver, et leur existence fut réduite de moitié.

Dans les régions équatoriales seulement, ils conservèrent quelques restes de leur ancienne puissance : c'est là que leur fécondité, leurs dimensions, leurs armes offensives et défensives, ont excité la terreur ou l'admiration des hommes, et porté ceux-ci à leur rendre les honneurs divins. Sans parler des Crocodiles, qu'adoraient les Egyptiens, nous remarquerons que les Serpents surtout étaient et sont encore l'objet du culte des peuplades qui vivent sous la zone torride. Chez les Mexicains, le Boa Conslricior avait ses temples, ses prêtres et ses victimes. Il y a en Afrique de grandes Couleuvres dont lés nègres de Ju.da font leurs fétiches. Dans la Mythologie des anciens, le Serpent joue un rôle très-varié : sa marche tortueuse le faisait regarder comme l'emblème de la Prudence; ses sifflements et sa morsure venimeuse l'avaient fait ranger parmi les attributs de l'Envie, de la Discorde et des Furies ; les Égyptiens le représentaient se mordant la queue, pour exprimer l'Éternité • les Perses voyaient en lui l'emblème du Soleil, qui semble, par la combinaison de son mouvement diurne et son mouvement annuel, s'avancer d'un tropique à l'autre en formant des courbes spirales.

Aujourd'hui, que l'observation exacte des faits a mis en oubli ces traditions symboliques ou superstitieuses, les Serpents nous inspirent plus de dégoût que d'effroi : un corps sans membres qui se meut en rampant a quelque chose de repoussant, et nous inspire une répugnance sur laquelle la raison perd ses droits. Mais, à part ce dégoût qui nous éloigne de tous les Reptiles, et surtout des Serpents, leur étude, prise au point de vue religieux, n'est pas moins attachante que celle des autres classes d'animaux, car elle nous montre le Créateur veillant à la conservation des espèces qu'il semblait avoir disgraciées : il a modifie leur atmosphère primitive, mais pour compenser cet inconvénient, il leur adonne un sommeil d'hiver, qui les dispense de tout besoin, etdont elles sortent chaque printemps, pour renaître à une nouvelle vie, lorsque le soleil vient leur rendre provisoirement la tente température qui régnait sans vicissitude au jour de leur création

LES POISSONS

ant'rtT 6 " 6 *"" 0118 1)0UI ' un instant < madame, de voir en vous un personnage ediluvien, né même avant le sixième jour de la grande semaine, qui vit pa-

31 re le genre humain sur la terre, et assistant au sublime spectacle de la Créa- 'on. * t - •

vous

Notez bien, pour rassurer votre modestie, que nous ne faisons pas de

ls Inde ces Esprits angéliques, intermédiaires entre l'homme et la Divinité :

vo »s accordons seulement la connaissance des causes finales, c'est-à-dire

252 LES POISSONS

des conditions d'existence que tout être doit réunir, non-seulement dans s;. conformation individuelle, mais encore dans ses rapports avec ce qui l'entoure; connaissance que révèle l'étude religieuse des merveilles de la nature et que

~; v ° nS rChé * V0 " S (, ° nner da " S " 0S entretie,ls sur la Physiologie «les animaux supérieurs.

luitrirr d ° DC q " e lG S T ème Aute " r " e l0lltes cl,oses vous ail appelée à ommencement du cinquième JOUR, quand il n'y avait encore d'or-

d lr 'n ■ i q " e eg " e Végéta1 ' e * ,, "' il vous ait *«• en vo " s « ant du doigt 1 Océan, les mers intérieures, les lacs, les fleuves, les ruisseaux les marais, qu, occupent plus des deux tiers de la surface du globe : JeveU qZ eaux soient hatntees par une race féconde, utile à l'homme que je dois créer demain : ces, a toi, qui connais ma pensée, que je confie cette partie de mon œuvre oyons comment, avec vos idées acquises, vous auriez procédé à l'exécution de la volonté divine.

D'abord, considérant que les animaux dont il s'agit doivent occuper toute l'étendue des eaux, pour que l'homme puisse partout les avoir sous sa main vous leur auriez donne les moyens de se transporter rapidement à des distances considérables : ,1s eussent donc reçu de vous un squelette solide placé à l'inténeur, donnant extérieurement a.tacl.c aux organes du mouvement; et l'axe creux de ce squelette aurait servi d'enveloppe protectrice au cerveau et à la moelle epm.ere de l'animal. - Vous auriez donc créé une classe de I erlebres.

Mais ces Vertébrés, destinés a traverser dans toutes les directions le liquide résistant qu on leur assigne pour élément, avaienl besoin de muscles vigoureux, et ces muscles devaient surtout se réunir vers la région postérieure du corps, destmee a pousser en avant les parties qui J 8itu P ée evafl4 elle : vous auriez donc donne à la queue une puissance prédominante. Quant aux membres charges de seconder l'action motrice de la queue ils auraient ete courts et minces pour se mouvoir plus rapidement; ils auraient été extensibles comme les doigts des Oiseaux palmipèdes, pour Caire l'office d avirons: on outre, la peau de ces Vertébrés, étant exposée au frottement

continuel des eaux, vous l'auriez revêtue, non de poils le plumes mais

d une curasse tonnée par des écailles lisses et imhr Ses les unes sur les

autres.

Quel régime alimentaire leur auriez-vous imposé? Vous auriez prescrit à quelques-uns de se nourrir des végétaux qui croissent dans les eaux douces et salées; mais les végétaux aquatiques étant loin de suffire aux nombreuses familles que VOUSauriezà créer, les peli.es espèces auraient ordre de se nourrir «I- debns d an, maux terrestres, chasses par les vents et voitures par les neuves jiisqu a la mer: ,1 autres espèces, plus petites encore, trouveraient leur pâture

•ans l'eau même de l'Océan, dontcfaaquego •, en vertu de Notre , voir

discrétionnaire, sen .venue un monde phosphorescent, peuple par des myriades d'animalcules; enfin vous auriez autorisé les espèces donl les dimensions sont plus considérables à dévorer celles qui seraient trop faibles pour leur résister. ' '

••elle race étant condamnée,- jamais sortir de son élément natal, et ne

LES POISSONS

f,?! u"V 6S|)irer C|,,e P ar l'intermède de l'eau, vous auriez donné à celle-ci la

'«Cil In An i ■ »• • .■ .

ne quantité d'air, et même d'oxygène

u 'te de tenir en dissolution une certair mais un ,

'qujde qui, par son introduction, suffoquerait à l'instant f'animal, vous au-

rais un organe respiratoire analogue aux poumons ne pouvant r

ecevoir

pur

un |

cette et0Wné l' arbre respiratoire (comme on retourne un gant, permettez-moi térie C ° mparaison P resf l lle triviale), vous auriez ramené ses branches vers l'exvitéTl i C0 ' PS ' etleau clia, '8' ce "''oxygène, au lieu de s'introduire dans la camême 6 t Fe res l ,inUoire ' P our ligner la surface intérieure, baignerait celle vous SUr C ' Ui ' tle concave f i"' elle était, est devenue convexe : en un mot,

auriez donné à vos animaux des branchies au lieu de poumons. Ie s \o o rendre moins sensibles pour eux les variations de température, dans vou s ya8 - CS (|U ' ls exécntenl ,,u " J 01 "' a l'autre sous des latitudes différentes, Mettr Ur>e ^ <l0Ué leUr C01 ' )S de la faculté ( I u ' »t tous les corps inertes de se c|- aut , e " °'l u| libre de chaleur avec les milieux dans lesquels ils sont placés; en , • S termes, vous en auriez fait des animaux à sang froid, que n'auraient ssionner les vicissitudes de la température environnante, puisque te entre la chaleur du dedans et le froid du

PU

deho lD1Pre8Si0n resullc tlu contras

te n .' /l 11 '' s fussent des animaux à sang froid, vous ne vous seriez pas con-

c | e ■ e os ^ire respirer dans un liquide peu riche en oxygène, vous leur auriez

cœur lel 'anche le cœur gauche : c'est en effet au moyen dis l'impulsion de ce

'apid

'e le sang artériel, lancé dans les organes, développe, par son frottement

v ôtres' Un ° P anc ' e Partie de la chaleur vitale des animaux supérieurs.— Dans les

aux l/ lnS ' ' ,r ' v c s du cnuir gauche, le sang veineux envoyé par le cœur droit . * orancl

>«lsio n |

aux branrl '

'nés eut quitté celles-ci après avoir été artérialisé, et n'eût eu d'autre

céder i ' 10Mr nai ' vemr aux organes que celle du sang veineux, venant lui suc- 1 «ans les branchies.

des m ° les ' nnt donc froid chez ces animaux, une vitalité moins énergique, ' a con ' Gments mo '"s puissants que chez les autres Vertébrés en eussent élé leur o leilce nécessaire ; et vous auriez mis en rapport avec cette infériorité

s „. sensttif, dont la perfection eût été un luxe inutile : les organes des

ÙUdpp • ' 3GU îv, ''"Ppés, vous auriez proportionné le volume du cerveau aux

Vo,, s av' ^ S ( ' U e?a it en recevoir. — Leur lad, émoussé par les écailles dont 'evres Ulla sse leur corps, n'eût eu pour siège que la peau nue de leurs

( l'aDnro„:„. J 7" ' l0 ' U a eut P as été moins obtus : à quoi leur eût servi la faculté

'l'Précicr la

a 'a cou y 8 Saveur l ' '" ,1(î proie qu'ils ne pouvaient saisir qu'avec la bouche, et lle rven\ Auss i leur langue eût-elle été presque immobile, pauvre en filets r l LI iiiina -r- • S0UV(3 " t P'aquéiî de lames osseuses. — Leur odorat ne s'exerçant l'air [ es ,'." 0ln< '"' a travers l'eau, qui ne peut transmettre aussi bien que Passao e , a P eurs odorantes, vous amie/, négligé de placer les narines sur le Leur & , . " 'I ll( ' l'animal introduit dans son organe respiratoire. —

re su , t ; e ^' wi - s'exé

téeutant sans le concours de l'air élastique, il en fût

ci Paux n 6UX Une Pcivalion complète de la voix, qui est l'un des prin-

v ° M s n'a ^ ens communication entre les individus d'une même espèce; or,

ul Uets 6Z ' >aS '" ' s ' a P e ine d'organiser une ouïe bien subtile pour des êtres

ur appareil auditif, privé d'oreille externe, de tympan, de limaçon,

254 LES POISSONS

se fût réduite au vestibule et aux canaux demi-circulaires. — La lumière ne pénétrant que faiblement clans les profondeurs des mers, vous leur auriez donne de grands yeux, sans paupières, à pupille large et immobile, pour qu'ils pussent recevoir un plus grand nombre de rayons, dans le séjour obscur qu'ils habitent; mais ces rayons parvenante l'organe de la vue après avoir traverse un liquide dont la densité est presque égale à celle des parties transparentes de l'œil, n'eussent pas élé brisés assez fortement si vous n'aviez favorisé la vision par un cristallin spbérique, possédant une puissance énorme de réfraction.

De leur peu de sensibilité aurait résulté pour eux l'absence des plaisirs et de la souffrance : le besoin impérieux d'aliments, la faim, eût été presque la seule passion de leur vie; et comme cette voracité les eût rendus ennemis les uns des autres, leurs instincts, leur industrie, leurs manœuvres se fussent bornées à poursuivre une proie et à fuir un ennemi.

Quant à la reproduction de ces animaux, vivant ainsi aux dépens les uns des autres, vous auriez voulu, pour assurer la perpétuité des espèces, que la femelle fût aussi féconde que possible : elle eût donc été ovipare; mais les œufs pondus, ne pouvant être ni couvés ni surveillés par la mère, auraient été exposés à des dangers de toute espèce; alors vous auriez diminué pour eux les chances d'une destruction totale, en rendant leur nombre immense.

Enfin, vous souvenant des intentions du Créateur, vous auriez donné à ces animaux les formes les plus élégantes et les plus symétriques, les couleurs les plus brillantes et les plus variées, autant pour attirer sur eux les regards de l'homme, que pour les marquer d'un signalement visible qui aidât les espèces à se reconnaître dans les profondeurs ténébreuses de l'Océan. Quant à la richesse de leur parure, vous n'auriez guère songé à en faire un attrait mutuel entre des animaux qui ne connaissent ni les affections conjugales, ni le sentiment de la paternité, ni même celui de l'amour maternel ; qualités morales que vous avez eu tant d'occasions d'admirer chez les Mammifères, chez les Oiseaux, et même chez les Reptiles.

En exécutant ainsi le mandai que vous avait confié l'Être suprême, vous auriez créé des animaux vertébrés, ovipares, à sang froid, vivant dans l'eau <'' respirant par des branchies : vous auriez créé les Poissons.

Nous venons en effet de vous signaler les caractères principaux de la classe des Poissons, à l'aide d'une supposition propre à vous faire comprendre comment se coordonnent les lois qui ont présidé à l'organisation des Etres animes nous ajouterons quelques détails de structure à cet exposé général.

Quant à la destination providentielle des Poissons, vous la comprendrez mieux encore quand vous connaîtrez les ressources prodigieuses que leurs innombrables espèces fournissent à l'homme ; vous prendrez alors en pitié le pessimisme de quelques économistes chagrins, qui s'effrayent des progrés de la population, et s'évertuent à démontrer qu'un jour viendra, tôt ou lard, ou tous les points du globe étant cultivés et civilisés, l'espèce humaine sera eu proie aux privations de la misère, parce que le nombre des consommateurs dépassera les moyens de subsistance; vous rirez de leurs alarmes, en pensai 1 ' que I Océan renferme dans les nombreuses courbes de ses eaux de quoi suffire

LES POISSONS

à la

à consommation du monde entier, et que, grâce aux moyens de communiation que nous possédons, et qui vont se perfectionner en raison de nos be- 0l "s, les Poissons, péchés par milliards dans une baie de la Manche, pourront

re > en deux jours, transportes à cinq cents lieues du point de départ

auvres calculateurs de cabinet, qui emploient toute leur intelligence à grouper s chiffres désespérants, et comptent sans la Providence, au moment même elle révèle à l'homme des puissances motrices qui doivent changer la face du

o . teve "ons à nos Poissons. Leur forme extérieure varie beaucoup, mais, en

o neral, leur corps est tout d'une venue ; la tête n'est pas séparée du tronc par

rétrécissement analogue au col des animaux supérieurs, et leur queue vo-

"ueuse ne se distingue pas du reste du corps. Leur structure, considérée

son ensemble, est aussi évidemment disposée pour la natation que celle

Uiseaupourle vol. Mais l'Oiseau, devant se soutenir dans un milieu gazeux,

Ç" des ailes étendues pour repousser l'air, tandis que le Poisson, suspendu da «s un li C| ailes

CllOfi

■iquide presque aussi pesant que lui, n'avait pas besoin de grandes pour nager : la progression s'exécute par les mouvements de la queue, qui l u e alternativement l'eau à droite et à gauche.

Squelette île Carpe.

os d^ 1 J leinljles ' étant peu utiles, sont réduits à des proportions exiguës ; les cach^ S 6t des J aml)es S0llt extrêmement raccourcis ou même entièrement des ,, S S ° US la P e au, et les doigts des pieds et des mains sont représentés par que r y0 " S osseux ou cartilagineux, qu'unissent entre eux des membranes, et et d e 6C ^ UVre la l Jeau ; ces organes, qui rappellent les ailes des Chauves-Souris au br ' ag0US ' ont reçu le nom de nageoires; les nageoires qui correspondent tr 0nc aS dcs Mammifères et à l'aile des Oiseaux sont lixéesde chaque côté du le s m ' lmmec,ia tement derrière la tête, et portent le nom de nageoires pectorales; et p eu e v ? l ,os térieurs occupent ordinairement la face inférieure du corps, de [ a . e,H êt . re P'acés plus ou moins en avant ou en arrière, depuis le dessous Out re g0l8e Jusqu'à l'origine de la queue : on les nomme nageoires ventrales. porte pf S ? Uatre "ageoires, qui sont toutes disposées par paires, le Poisson eu I "sieurs autres, impaires, sur la ligne médiane du dos et du ventre, el

ZîiU

LES POISSONS

sous la queue; on appelle ces nageoires supérieures dorsales, les inférieures anales, et celles du bout de la queue, caudales

JwVZl 0i T'T r ,K,Uen , t t0Ut à fait de nagC0ires im P aires : les nageoires

c ;z;:?r e , s m 7 h 7- varient ^ b <~»p «» «°^-e, l*.

nV IV T ?' : ^ PlUS S ° UVent H y en a c ' uatie > ^elques-uns non

ont que deux ; d autres en manquent tout à fait

à l"!tr a f e ; P r f nSi M te ; U e " feUHletS ^P 6 ^* «es arceaux qui tiennent Pi céeTh file el ri r m ' COn * '* ^ d ' UD »""»» " oml - ^ lames

1 P sson , 1 ' .T 11 " " ^ VaiSSeaUX inn ° mbrabIes - L '-" •!'«-"

I /son i-, reïr P1 ' 6 G ' 6CeS ' ameS Par <leS 0Uvertures no ^ées o«L, qui sont platées de chaque cote, immédiatement derrière la tête ■ leur bord es mob, le et ressemble à un battant de volet. Le sang, après avoir% o„ e 1 a i!«

LL ri r s , 7» r se rend dans ™ tronc «**»■ ^ ««

Xar l^s. ^ dl8trib " e ' t0US kS ° W d * « '« au ceur

JlZT^Z! >0iSS0 T 6St ° rdm: "™^ «•«'«; -nais chez plusieurs de

le ne a. t ^ T™" * *** ^«W ! quelquefois même il

e , ï ""H membra " eUX - LeS ° S «'ont P^ de canal renfermant la

"es mJZ:T ^ " " reS ° Ut P8S C " ■**»■ — chez »- oiseaux

tilates'h'nîr' 8 S t ' Uni 7 e " 1 e " S , emble Par d6S SUrfaces co "™. S™ù<* de caron rencontre même quelques Poissons où elles se fixent à une série d'os impairs

SÏÏSTcZ S, TT Au " dessus ,les apoph * 8e8 ^— » -' «* ; --

e ,, , T r^*— •• lei "' h» est celle d'un poignard à

ce, h < ' ! T V 'T GSt <lirigée e " has ^ ils «^PPuient ordinaire- . " ta bout des apophyses épineuses, et leur extrémUé opposée porte •es rayons des nageoires impaires

ron^nirr "", 'V^ ' "" '" PoiMOn9 CSt «"-P"** ; nous n'essayei mTclii C ° mprendre daM "" ,S 8CS déta « s : «*" ™ -'"-

1 ,i LTres «n TTT eS ' m ° bi,e COmme •'inférieure; ledans .les

ZZ ' ,ï, Ti °, ;' ,,U0 CÔ,C " nC cloison - 1 '- 1 "- «««Pendue au

eheà 1 m £• •*■*• les orbites et les joues; en bas, elle donne atta-

, " ' "** ;<"' •"'«'"-" I- branchies, et que Ton , P ercule.

n "f '" S " ,l " V ; l01,1,e; U foornit d«« branches latérales, portant des

rayons aplatwet recourbes qui concourent avec les opercules à compléter les

'« ^. ■-.«.. vues branchiales, et portent le non, de r«^, branchiostéges :

■■ m '; ";" S S™?** il P art * l* "«goal quatre paires d'arceau*

E^tt'ftSÎ*-^ — -'-ï lé8 T

■ la 'tt» v «e<lu crâne es) petite relativement à la masse du

LES POISSONS. 237

'P s > et le cerveau ne la remplit pas à beaucoup pies: entre les pavois et le 'veau se trouve une masse spongieuse et grasse, très-volumineuse. Les lobes ' con iposcnt le cerveau sontplacés à la tile les uns des autres, et représentent e espèce de double chapelet : on y distingue un cervelet, des hémisphères nraux, des lobes optiques; et en arrière de toutes ces parties, des lobes

'"PPaiLenant à la moelle allongée.

. 'P'antité d'oxygène consommée par les Poissons dans l'acte de la respi-

11 est peu considérable. Cependant il en est plusieurs auxquels ne suffit

. ce 'le qui est dissoute dans l'eau ; ceux-là viennent de temps en temps res-

-' •' la surface : il y a même des espèces qui avalent l'air, et convertissent

. J§ on e en acide carbonique, en le faisant passer an travers de leur intestin.

' que les Poissons sont retirés de l'eau, ils ne tardent pas à s'asphyxier par e de l'affaissement des lames de leurs branchies, et surtout à cause de leur

I . klcca tion, double circonstance qui les rend impropres à fonctionner et à se

a 'sser traverser par le sang, pliant à l'appareil nutritif, il présente les mêmes viscères que chez les au- 8 Vertébrés; la bouche n'est entourée d'aucune glande salivairc, mais elle

." ' 8 ar nie de dents, qui occupent non-seulement les mâchoires, mais encore le ais > la langue et l'arrière-boucbe ; ces dents n'ont pas de racines : elles sonl

, es avec l'os qui les porte; elles tombent à certaines époques, et sont rem-

placées Uiilin

par de nouvelles dents.

pour compléter ces notions générales, nous vous citerons une parti -

' ' e fort remarquable dans l'organisation des Poissons, c'est l'existence

•tin Vessin pleine d'air, laquelle, en se comprimant ou en se dilatant par les

s . men 's des rotes, fait varier le volume et par conséquent la pesanteur

que du Poisson, qui peut ainsi, à volonté, rester en équilibre, descendre

ine 8 ' eal1 - *' ( ' Bac j nommé vessie natatoire, est placé dans l'abdo-

Par S ° US ' 8 co ' onnc vertébrale; il communique ordinairement avec l'estomac

n ca nalà travers lequel l'air contenu dans son intérieur peut s'échapper,

' , ce 8 a z n'y pénètre pas par celle voie : il est exhalé par les parois mêmes

u réservoir.

cel] ? naense c| assc des Poissons est, de toutes les classes du Règne animal,

l'aire 10 " 1 '* classili( 'ali"n offre le plus de difficultés. Nous allons d'abord vous

l ei . Co " Uilllr( ' les caractères des ordres qui la composent, et nous vous présen-

de co e,lsuile l'histoire des espèces les plus intéressantes appartenant à chacun ces ordres.

'les p ■ OISSOIIS so divisent naturellement en deux séries bien distinctes; celle est ca -n ° nS f '° nt ' e S( l 11e,ett e est osseux, et celle des Poissons dont le squelette si x or'l glnftux ' ou mem e presque membraneux. Les Poissons osseux forment

Le 6S '. c ' m se composent de tous les Poissons ordinaires. r, 0llll P ^ lnier 0l ' ( l'e des Poissons osseux est celui des Acawhopiéryçfinis, ainsi L 0Pg '\ H CfMls<! «'e «es nageoires dorsales, soutenues par des rayons épineux. moin I " y a 'l 11 '" 11 " nageoire dorsale. 1rs rayons épineux en soutiennent au est enf 3 m0itié antérieure; lorsqu'il existe deux nageoires dorsales, la première Parti" ' erement soutenue par des rayons épineux. A cette grande division ap- "entles trois quarts des Poissons connus, tels que les Perches, les Bars,

- HH LES l'OIS SONS.

les Malles, les Grondins, les P«w Fo/a»7s , les Spares, les Dwœies les

ifM&i», les tfoçnewa»*, les Thons, les ftparfoiu, les Coryphènes ou Dorade*,

les Baudroies, les Bonches-en- flûte, etc., etc.

Le deuxième ordre des Poissons osseux est celui des Malacoptérygiens abdominaux, qui ont tous les rayons de leurs nageoires mous et articulés,' et dont les nageoires ventrales sont situées sous l'abdomen, en arrière des nageoires pectorales : tels sont les Carpes, les Barbeaux, les Goujons, les Tanches, les Brèmes les Ablettes, les Loches, les Broches, les SiW, les Truites, les Sfl«mo« S , les fcperto,*, les Ombres, les Aray,, les Sardines, les ^/ m , les i** chois, etc., etc.

Le troisième ordre des Poissons osseux esteelui des Malacopléryqiens subbrarhums, qui ont, comme dans l'ordre précédent, tous les rayons des nageoires mous et articules, et dont les nageoires ventrales, attachées sous les pectorales, sont immédiatement suspendues aux os de l'épaule : tels sont les Mornes les Merlans, tes Merluches, les Soles, les Plies, les Turbots, les Barbues, les Bemoras, etc.

Le quatrième ordre des Poissons osseux est celui des Malacoptérygiens apodes, qui ont, comme dans les deux ordres précédents, tous les rayons '«les nageoires mous et articulés, et sont dépourvus de nageoires ventrales : ce sont les Anguilles, les Murènes, les Gymnotes, etc.

Le cinquième ordre des Poissons osseux est celui des Lophobranches, dont les branchies, au lieu d'avoir, comme d'ordinaire, la formelle dents de peigne, se divisent en petites houppes rondes, disposées par paires le long .les arc» branchiaux; ce sont : les Anguilles de mer, les Pégases, les Hippocampes, etc.

Lesixième ordre des Poissons osseux est celui dés Pleciocpinthes, chez lesquels la mâchoire supérieure, au lieu d'être mobile comme d'ordinaire, esl soudée ou engrenée au crâne : ce sont les Coffres, les Môles, les Diodons, ' etc.

La deuxième série des Poissons est celle des Cartilagineux, ainsi nommés parce que dans leur squelette il ne se forme pas de fibres osseuses et que I» matière calcaire ne s'y dépose que par grains isolés. Ces Poissons, nommés aussi Chondroplérygiens, se divisent en trois ordres:

Le premier ordre des Poissons cartilagineux esl celui des Slurionieits : ils ont. comme dans les ordres précédents, les branchies libres et ouvertes par une seule fente garnie d'un opercule : tels sont les Esturgeons, etc.

Le deuxième ordre des Poissons cartilagineux est celui des Sélaciens, don' les branchies, au lieu d'être libres par leur bord externe el suspendues dans une cavité commune, d'où l'eau s'échappe au dehors par une seule ouverture. sont au contraire adhérentes à la peau, de sorte que, pour la sortie de l'eaU qui les a baignées, il faut aillant d'ouvertures qu'il y a d'intervalles entre elles. Les Sélaciens ont les mâchoires mobiles: tels sonl les Squales, les Requins, les Roussettes, les Marteaux, les Scies, les Baies, les Torpilles, etc.

I.e Iroisieme ordre des Poissons cartilagineux est celui îles Cyelostomes, dont les branchies sont fixes comme celles des Sélaciens, et dont les mâchoires soudées ensemble formenl un anneau immobile : telles sonl les Lamproies et h' s '/'/ ''nies.

OltDRE DES ACANTHOPTERYCIKNS.

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