‹ Le jardin des plantesChapitre 65 sur 143 · I AMII-LU DES LAMELLICORNES · texte numérisé non relu

I AMII-LU DES LAMELLICORNES

d e en manière de chaperon, le menton est grand et recouvre la languette, on

confond avec elle ; les mandibules sont souvent membraneuses : caractères

|-». B " °' ,ser ve dans aucune autre famille des Coléoptères. Souvent le mâle

ei e de la femelle, soit par des élévations bizarres qui ornent sa tête ou son

Se 'et, soit par la grandeur de ses mandibules. Il n'y a pas d'animaux car-

''siers dans celle famille : les uns se nourrissent de feuilles et du nectar des

»> les autres vivent de fumier, d ecorces pourries et de matières excré-

'elles ; les Larves ont le corps demi-cylindrique, courbé en dessous, blan-

"'. divise en douze anneaux, et pourvu de six pieds écailleux ; elles vivent

a 'erre, se nourrissent de fumier, de racines, etc., et se construisent avec

' ebris des matières qu'elles rongent une sorte de coque. Quelques-unes ne

changent en nympbes qu'au bout de Irois a quatre ans. et l'ont de grands

ava »esdans nos jardins.

L'inné partageait celle famille en deux grands genres : les Scarabées, dont les

«unes ont leurs lames feuilletées, ou en éventail, ou emboîtées les unes dans

autres, el les Luc/nus, dont la massue a ses laines disposées comme les dénis

Un Peigne. Mais le grand genre Scarabée a dû être divisé en plusieurs sec-

°" s > qui oui ,'.(è elles-mêmes subdivisées en un grand nombre de genres; nous

0,18 indiquerons seulement les genres inslilues par Latreille. Us sont compris

. n » cinq sections, établies d'après les mœurs de l'animal; ce sont: l u les Bon-

u '*ou Coprophage* ; 2° les Sabliers ou Arénicoles ; 5" les Mange-bois ou Xylo-

11 '' s > 4 les Ronge-feuilles ou Phyllophages; 5" les Mielliers ou Mélitophages.

e» Bousiers ou Copropliages ont les antennes de huit à neuf articles, dont

s trois derniers forment la massue; le labre et les mandibules sont mcinbra-

X et cachés; le lobe terminal de leurs mâchoires est également membraneux.

, ' e,le conformation ne leur permet de se nourrir que de matières molles, el

, a Rigueur de leur tube digestif, qui égale dix à douze l'ois celle de leur corps,

" (|f I"e «pie leur régime doit être peu substantiel.— Plusieurs espèces de celte

uou . nommées Atittchus, ont une industrie maternelle fort remarquable ;

eles placent chacun de leurs oeufs dans une boule de fiente, semblable à unis

^'"nde pilule, et les font rouler avec leurs pieds de derrière jusqu'à ce qu'elles

'eut trouvé des irons propres à les recevoir. Les Ateiicbus se réunissent ordi-

"■"'■enient deux par <\vu\ pour opérer ce transport, et c'est en marchant are.

e U 0lls et en saisissant la boule avec leurs put tes de devant qu'ils la tirent après

to ' v - Us soin si ardents au travail, qu'ils l'uni de fortes culbutes; il leur faut

( . "''"'i' hien ,|,. s | j s ,.,, s | )OM |,. s | r | eur donner la parfaite rondeur qu'elles

88e °t par acquérir; ils les roulent souvent jusqu'à une grande dislance, el Se ^posent que quand ils ont trouvé un local propre à servir de fosse; ils

«evelissent leur I le dans la terre a une assez grande profondeur. Ces» dans

8 terrains sues on sablonneux que les Ateuchus exécutent principalement cette

, a "<»u.vre. Lorsqu'ils renconlrenl i bstaclc dans leur chemin et pour eux

fe '""''"Ire laupinée pbI m ague), ou lorsqu'ils ont laissé dégringoler

v . "' '"'"le dans un trou trop profond, ils\ sherener main-forte, puis re-

le "»ent eu nombre pour retirer du précipice le berceau de leur postérité. Et ,.,' ' l,i, ' | i qu'ici il ne s'agil pas. comme pour les Nccrophores, d'un inlérêl """iuiii: le service que les auxiliaires mil rendu à leurs semblables élail tout

354 INSECTES COLÉOPTÈKES.

nnii'Tn' "!'■ l0 r qUe ,eU1 ' il,tervemi0 » a «, i^ s'en retourne,,! a leuï tamie, , ou ib eta,ent eux-mêmes occupés à faire des boulettes semblables.

Scarabées pilulaires roulai», leur bottle.

Tel est J'Atiochos pilola.be [Seambam pUularius, ,1e Linnélqui « ■& *nesd e ong sur quatre de brg* I. « noir ;sa tête «^7^*, chaperon .forme en losange; son corselet esl large, finement grenu, et offre** ^ uec «'e«n ^os po.nt enfoncé; les ély très sont aussi légèrement graveleuse*. etont.less nés peu apparentes; le rentre elles élytreasontpluseourtsquelalêt* e corselet pris ensemble, qui font plus ,le la moitié de la longueur de 1» sme; 1rs pattes de derrière sont plus longues que les autres. ()„ remarque uue «"■neraw ■' 'a partie latérale extérieure des étuis; cette écbancrure est w«" ' '." I ';"' """ . ;,v; ""'" oue torme le ventre, qui semi '•,,-, „„ repli ou une cou,

/ , '',"""• <: ''' '"" m; ' 1 esl c mun ' 8Urtoat ,l; " ls le midi de la France; il

habite les bouses el les f iers. -I/Ateuchus de 8cmwi(&ot^

aaueiien, de Linné ; nommé vnlgairemenl Boutier-Araignée, a quatre ligo*

I'" l0ng , Sur ' " ,IX '" ,l " 1 " ta*. H esl remarquable par la for, ««I*

triangulaire de son abdomen, et par la longueur de ses pâlies intermédiaires et postérieures. Celles-,-, surtool sont fort longues, el ont leurs misses armées ' une epme vers chaque extrémité. Le corps esl noir, le chaperon est à deux oents; le corselel et 1rs élytressonl finement chagrinés; les élytres ont, le frites stries. — Cei [nsecte se trouve aux environs de Paris, el dans toute I" ^" n ' H se plnii dans les excréments. - Les mêmes habitudes se l'ont renia»'; ■>' chez I-Ateuchus flagellé {Alenchim jlagellalm, de Fabricius)* >\"' ™.™" en ,ln Pilaire qu'en ce que le dessus de son corps est (oui raboteux- H habite auss, les environs de Paris, et eurt< midi de la France.

'Aleuctras sacré.

Ij Ateuch us sacré (Scarabœus sucer, de Linné) est noir ; le chaperon

Ses bords découpés en six dents; le vertex de la tète a deux tubercules;

c °rselet est lisse; les jambes antérieures ont quatre dents an côté externe,

ne l'ointe au bout, et de très-petites dents au côté interne; les élytres n'ont

1 e de faibles apparences de stries. — Cet Insecte habile le midi de l'Europe,

18 on le trouve aussi dans toute l'Afrique, et notamment en Egypte, dont les

' C| ens habitants l'employaienl comme une sorte d'amulette, et comme un signe

r Oglypbique, aussi bien que comme un objet de culte religieux. On rnifer-

ait quelquefois ces Scarabées dans les cercueils des morts, et plus souvenl

^ ore on plaçait auprès ilu cadavre l'effigie de l'Insecte, gravée sur des pierres

(es métaux précieux, tels que l'or, la cornaline et l'onyx, 'fous les monu-

eil| sde l'Egypte représentent le Scarabée sacre, sculpté OU peint dans diverses

Citions, et souvent avec îles dimensions gigantesques. Quelle était la raison

e ^e culte singulier.? Les Egyptiens vo\ aient-ils dans col Insecte l'emblème de

''ovidenec qui veille à la conservation des espèces

^ lht »de entre in

esses végétales de leur pays, sortant du limon du Nil? L'adoraient-ils comme le

ssager du printemps, annonçant, par son apparition, le réveil de la nature?

^ «le que soit la vraisemblance de ces diverses conjectures, le Scarabée sacre

au pas la seule espèce en possession de ces honneurs fondés sur la super-

'/ 0n - °" a récemment découvert dans le Bennaar Un autre Ateucbus qui pa-

a,t avoir fixé l'attention des Égyptiens avant le Searabée sa, n-, c'est celui

e '-'treille a nomme VAleuehus îles JÊqyptknt : il est vert, avec nue teinte uorç

pèces? Etablissaient-ils une sinnal naissant du sein de la matière corrompue, et les ri-

e ; son vertex n'offre qu'une faible éminence. allongée, lisseel très-luisante;

■ corselet, à l'exception du milieu du dos, est entièrement pwietué, et même

aa grmé latéralement, avec les bords dentelés ; les intervalles des stries des

n y,l ' es sont en outre finement chagrinés, el offrent des points enfoncés* assez

n,1ll "vux et assez larges.

Tm INSKCTKS ÇOLÉOPTftUKS,

Les Boimers proprement, dits ne diffèrent des Ateuchns que par leurs qua«j jambes postérieures fortement dilatées et tronquées à leur extrémité; ils n'ont n, ecusson n, vule à sa place; leur corps diffère en dessus selon les sexes. -

I F„ro°ne S '| R m^T J 5 ?^"* *»»*> (le Linné ) s « ^^ dans toute I Europe, , est long de huit l.gnes, noir, très-luisant; le chaperon est échancrê en avant; ,1 porte une corne élev.ée, longue et pointue dans le mâle courte et

!m,7 e s e o"7 ' a ''T^ q " e r ° n 3 l0nRten, ' 1S re « aFdée com ™ '"'" ^Pèce distincte, sous le nom de Scambœ.n mxvgimtm, d'Olivier; le corselet es tronque en devan avec une corne ,1e chaque côte; les élytres sont profondément sillonnées. Cet. Insecte habite les immondices.

Mima

; .« » s Samahœ^ ,„„„„, de , j||im . , ^^ );l

U, a es proéminences cornues de la tète ei du corselet; celui-ci est an*"' , , offre deu* «ornes presque effacées; les élytres sont striées etd'uU

!.. «m. nue Ce riche lus,, st ée l'Anime méridionale.

Les Onthopimge* » «t pas decussoD; leur corps es. court- leur corselet

fit! Z rd IOOS ; f0rte T t eC,,i ""-'" "" " "»'■ « ^"arrondie; la tête est cornue dans les mâles. Tel , s , IOnthophagb v kuqci W

gBimi , .lésiner ou bronze, pointillé, avec |, s élytres grises et parsemées d*

pointe noirâtre*; le bord antériew de la tête es, „ p,„ e,!,,,, ■ le dessus «

2^»«rr b « élevée,^ trente; &££Z£L**

"" <( ""l-";- ; - ferma de lame, el terminée ei, une pointe pi-1*

»-e la nuque de la femelle porte deux ligne, élevées el l ransversales; * - le. est mun, d'un tubercule à sa partie antérieure. Ce. Insecte habite W nouses de Vaches.

Les V,o,/, ( , o n t ,ous les pieds insérés à égale distance les uns des «rt** ^ que ,lans les genres précédente les .leux pattes intermédiaires sont [**

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