‹ Le jardin des plantesChapitre 70 sur 143 · P VM · texte numérisé non relu

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prix des greniers ordinaires.

"ois *

"•'•"': des Xviophages. — Les Xylophages ( ce nom signifie Ronge-

" '""• Pas la tête allongée en trompe ; leurs antennes, courtes, sont plus a ° 8ses *ers leur extrémité, perfoliées des leur base, el c posées de moins de

p e J anicles - Ces Insectes vivent, pour la plupart, dans le bois, que leurs larves

0, ' (! 'il dans tous les sens. Nous n'étudierons dans cette famille ipie deux

s 'U'Cs ■ I

, ' • 'es bcoluies et les Bostriches.

Mio a

■°lyten ont des antennes de huit f ul anicles. terminées e le ui'as-

.'"' qui est précédée de cinq articles au moius; les palpes sont peins

"""lues, le corps convexe et arrondi en dessus, avec la tête g leuse,

, 0u Çaut dans le corselet. Les Scolytes sont le Beau des forêts; il est peu (, llu !"''' s lui ne 80 ieni attaqués par nue espèce particulière de ces Insectes; el sieur e8péc ' ''• "" ''" rencontre encore souvent sur le même arbre pl„.

"ail,," ; "" r '' S - No «8 allons vous décrire les plus pernicieuses, el VOUS laire con-

, '.'" S|| 'te les épouvantables ravages qu'elles pr ' mtaie.

liaiil

oduisenl dan

nos bois de

3(ii

LeScoLYTE DB8TB0CTEDR(Sco/^tts drsi rueior, de Fabricius) a unelign* et demie de long, sur un tiers de ligne de large ; il est glabre, noirâtre, avec les élytres brunes, tronquées et striées; l'abdomen est comme coupé en arrière; la tète est chargée de poils gris cendrés. Il se trouve dans tous les chantier», — Le Scolyte pygmée (Scolgius pygnmui , d'Olivier) est beaucoup pl |lS petit que le destructeur; il est d'un noir foncé luisant, avec les élytres brunes, entières, et l'abdomen coupe obliquement en arrière. -Le Scoi.yte imp'«'heob [Scolpw typograptoia, d'Olivier) a trois lignes de longueur; il <*' entièrement brun, luisant et velu; le dessous est presque noir- ses elytres sont striées, tronquées et dentées à l'extrémité; il abonde sous l'écorce d«s arbres verts.

Le Scolyte graveur.

Le Scolyte graveur (Scolylw chalcographus, d'Olivier) ressemble l»'''' 1 "^ coup à l'imprimeur pour la forme; mais il est beaucoup plus petit, et n'a f l'" le volume d'une grosse Puce; il pullule sous l'écorce des arbres.— Le Scot* 1

ronge-bois [ScoJyiu* tigniperda, d'Olivier) est d'un brui irâtre, velu, a* e

les élytres chargées de stries ponctuées et de quelques rides. Ses quatre jam 1 '^ postérieures sont dentelées. On le trouve sous l'écorce des arbres caries- *' Voici maintenant l'histoire des desastres causés par ces petits animaux <a les forêts de l'Allemagne, à la lin du siècle demie

«■■«ivio uv i nu, m, i^n, , ii 1,1 un un Bleuie ueiine.1 . , /;

« Oui croirait, dit le naturaliste allemand Wilbclm, que le Scolyte i»'P mon-, que nous appelons aussi Chancre du l>}>,, sait se rendre plus redoU

que les animaux de proie les plus altérés de sang' qui croirait qu'il est

- roug eS

jaii'' 1,s

de détruire de fond en comble les plus beaux bois de pins el de sapinS TOUS* Il ne s'attaque aux autres arbres conifères qu'à la dernière extrémité, j*

FAMILLE DES X Y LOI» Il AGE S. 303

* u * arbres a feuilles rondes. Depuis longtemps la larve de eel Insecte elail fes-mal famée en Allemagne sous le nom de Ver noir; la solide conformae ' on de cet animal le fait résister à des degrés de froid d'une rigidité qui enlevé des millions d'autres Insectes. C'est au mois de mai que les Scolytes l"' ont pris pendant l'hiver, dans l'intérieur des écorces, leur accroissement ° 0| nplet, se frayent, en rongeant, un passage au travers de l'écorce extérieure ( f ess echée. On les voit alors sur le soir, quelquefois seuls, mais dans les années gaules, réunis en essaims qui semblent autant de nuages, et fondent sur les

^° ncs des arbres. Lorsque le temps est froid, ils se tiennent dans les vallées;

8,8 lo rsqu'il devient chaud, l'essaim s'élève au-dessus des plus hauts sapins,

( va s'abattre, lorsque le vent favorise leur vol, jusqu'à quelques milles du

« natal. C'est à l'époque de ces émigrations que les Scolytes vont, par cou-

J <*. chercher dans les parties cariées des arbres fraîchement abattus ou ren-

les ' Ses - et » défaut de ceux-ci, sur des arbres entièrement sains et debout, entre

Plaques des écorces, une place où ils puissent se ronger un logement. Lors-

1 ei arbre est en pleine sève, la liqueur qui jaillit à la rencontre de cet En-

, te a étuis le suffoque, et c'est par cette raison qu'il a soin de choisir les

onT? ° Ù la s6ve esl «gée. 0n I )eul l'entendre ronger, et la poudre de bois

'"," f ait tomber le décèle. Une rainure en ligne droite est la première chose 4U on r tés de

dehors

•--- Win: tjue ces cierniei-

; est dans ces canaux latéraux que la mère pond ses soixante ou quatre- '•ngtsr

perçoit, au bout de quelques jours, en dedans de l'écorce; aux deux cô- ■ ce tte rainure, la femelle creuse des canaux latéraux, mais un peu eu ei p T S, , en sorte «l»e ces derniers n'entrent pas tout à fait dans le canal prinvi n l C 6St dans ces canaux latéraux que la mère pond ses soixante ou quatreco u 8tSœU ' s ' chaf I ue œuf séparément, dans une petite cavité arrondie, et le re su re avec <le la poudre de Lois. Ensuite les vieux, à moins que la mort ne les Prenne "ans le cours de leurs travaux, se percent une issue pour revenir au et lai

vail'r laissent <e soin du reste aux larves, qui commencent bientôt leur ira- Boni i Vas1aleu ''. e'est-a jire qu'au bout de quinze jours il sort des œufs, qui (|Up|| cle | a grosseur d'une graine de Pavot, des larves en forme de vers, sur les- J' es la loupe distingue des anneaux fort renflés, des pattes terminées en 8a n . e ' et «ne couleur jaunâtre. C'est alors que ces larves, chacune partant de lcn e, travaillent à construire des galeries qui vont en serpentant, et qui, " ail " «le ressemblance avec les lettres de l'alphabet, véritablement assez. a déchiffrer, ont fait acquérir à l'Insecte le nom de Typographe. .la- "ois ce» -

lue la 1 lent

liciles

™* galeries ne se croisent, mais elles acquièrenl plus de largeur à mesure ""Ç prend de l'accroissement. La manière dont ces pionniers travail-

arve

''uxoh rce vaul bien la l"' mr d'être considérée, et il n'échappera pas

d'Insp t ervat f ur « combien esl remarquable, dans une aussi nombreuse lam. Ile

: B8e «esàétui

,l e "» « étuis, cet amour de la paix, partout si rare, qui ne permet a aucun c * membres d'empiéter sur le terrain de l'autre, et les retient à travailler (;i U " f «r soi. La féconde mère reste jusqu'à sa sortie dans la galerie pr.nl ( ;^ le s larves occupent l'extrémité des galeries latérales serpentantes. Le ,1 Con, Pose constammen, une famille; mais il arrive quelquefois aussi .que C^s de ces Insectes s'approebenl de si près, qu'elles se détruisent h an ' autre - Au bout de quelques semaines, la larve se change en nymphe. ' ' "^ elle devient extrêmement sensible el délicate : une saison delà-

•"> ,li INSECTES COLÉOPTÈRES,

vorable en détruit alors des millions. C'est aussi de la saison que dépend le plu* on moins de temps que la nymphe met à passer de son état à celui d'Insecte parfait. Si l'époque du développement tombe dans la saison la plus chaude d« l'année, la larve aura parcouru toutes ses phases dans l'espace de lui ï I semaines; mais si la ponte des omis ne s'est effectuée qu'en automne, cela peut durer autantde mois. Devenu Insecte parlait, le Scolyte dévore tout ce qui <' sl encore resté entre le bois et la partie dure de l'écorce extérieure, et ne laisse queeequi n'est pas trop desséché ; finalement, il se perce une issue au jour Lorsqu'on examine un morceau d'écorce ainsi rongé, l'on n'aperçoit déjà pi" 9 les galeries serpentantes, mais des cavités. S'il existe une très-grande quanti»''' de trous à l'extérieur de l'arbre, c'est une preuve que les larves, déjà métamorphosées, dont souvent quatre-vingt mille habitent un seul arbre, l'ont abandonné; mais lorsqu'on ne voit pas, toute proportion gardée, beaucoup de trous.

c'est que les brigands ne font que d'y entrer pour co ncer à exercer leur"

ravages. On ne saurait imaginer, sans le plus grand étonnement, a quel |>o'"' cet être a la vie dure : qu'on abatte le bois dans l'écorce duquel il habile, <|"'"" le fasse flotter sur l'eau, qu'on le laisse sur la glace, dans la neige, on y ti'° H " vera toujours notre Insecte sain el dispos.

« Les arbres dans la tendre écorce intérieure desquels ces larves font le»"' 9 fouilles funestes, voient d'abord leurs feuilles en aiguilles se jaunir, et meurent. 11 commencer par le haut de la cime, il est peu de grandes forêts de l'Allemag"*

qui n'aient éprouvé cette épidémie; et l'on trouve dans les ancie s liturgie

noire Scolyte formellement mentionné sous sa dénomi nal ion vulgaire de Ver m 1 "'-

ni plus ni moinsque le Turc. Il existe déjà, sur des registres de l'a ie |,;(i,i '

des rapports circonstanciés du mal affreux qu'il causait; et alors déjà l'on s'éW' 1 avisé du seul remède entièrement sûr a lui opposer: c'était d'abattre dans le principe tout arbre qui se trouvait attaqué, d'en enlever l'écorce, et de peler l'iï& e radicalement. Au commencement du dix-huitième siècle, ce fléau se manif''* 1 ' 1

pendant plusieurs années consécutives, dans les forêts >U\ Hartz. Il reparut «J 1757, redoubla de fureur en I7u!>, et alla toujours croissanl jusqu'en -1 7Î7 '

Cette plaie parut vouloir cesser en I77S et 177'.); mais dans les années S" 1 ' vantes, après un été Ires-chaud et Ires-sec, elle ne lit que s'accroître davantageel même de la manière la plus effrayante. Il se trouva dans le CtaUSthal s 1 '" plus de trois cenl mille, et dans la conlrcc en général, plus d'i '"'"" "'.

troncs d'arbres absolument Bêchés sur pied. Les habitants du Hartz se virent pa là menaces d'une ruine entière, et l'exploitation de leurs mines d'une SUSp* 11 * sion totale. Le mal était parvenu a son comble en I7S5. On pouvait évaluer. »' Hartz seul, le nombre des arbres atteints de cette maladie a un million ci.''''""'

ict t°°"

de l (l

mort. A mesure que s'accroissait le mal. s'augmentait aussi l'imp<»« sil "''"'. |1|S

remédier. On vit e ire, à cette époque, nos Scolytes se rendre, pare 8

pareils à des essaims d'abeilles, en Souabe el en Pranconie. Enfin, depuis

' I7S1 jusqu'en 1789, grâce aux saisons froides ei I lides qui sur-vin '

'e terrible fléau diminua sensiblement. Avec l'année 1790, l'ancien en

ii.hi/. roui, ie nomme uesarl.res ail Isile celle maladie a m Mion e»»'

Ce qu'on avail a se pr ttre pour l'avenir se présentait sous un aspe» 1 ""'.

jours plus effrayant. Ces masses de sapins, naguère si superbes et d'un ver ^

foncé, n'offraient plus à la vue qu'un jaune sale, el portant l'empreinte

FAMILLK D.KS X YI,OIM»AUKS.

rt 9*rv* plus terrible que jamais, et l'on était, e.n 1796, en suspens sur le sort ^'«Prouverait le petit nombre de localités riches en sapins, qu. étaient rçste «s intactes. 11 paraît actuellement bien démontré que le Scolyfe, bien qu il Infère aux arbres en pleine sève ceux qui sont morts ou abattus, n en attaque fas moins aussi, à défaut d'autres, les arbres les plus sains. On peut avance, aiment que la confiance tranquillisante avec laquelle on s'est trop longtem ps persuadé que cet Insecte ne cherchait que les arbres malades, et qu .1 cesserait de lui-même ses ravages quand ceux-ci manqueraient, a coule au pays Rieurs centaines de milliers d'arbres. Un petit nombre de Scoly.es ne sau- ' ; " U "'s doute faire tomber un arbre sain dans le dessèchement; et dans les ^"éesou ce pernicieux Insecte est peu abondant, on peut voir son existence J* 1 œil indifférent; mais il est toujours prudent, nécessaire même U enlevé b,e,,t °t le bois nouvellement abattu par la hache ou renverse par le vent f eul ^pendant quelquefois servir à rassembler ceux qui sont errants ei "**«« premièrement sur ces bois-là, où on les tient alors «meta J** H serait encore très-important de ne jamais permettre aux ^ H «^ J^lirleursateliersdans la forêt; il faudrait aussi défendre ^-^™ 1 ' ll,n ' sur les Pipa mm., la ..Qtiirp créa uour s

Le

ta( 1Ues

1 mieux

les Pics, que la nature créa po

opposer aux progrès de celte plaie.

WpïtaWeTt d'abàure promplement'les arbres qui sont une Ibis al-

-■■■- ^«piiai, c est u anainc iii«M"i"- ■■■- . ,,,„, U11 i„ vpr

^s, et d'enterrer bien profondément les ecorces .p. on aura son d en te. U ""eux encore de livrer ces ecorces aux flammes. Il est constant que .ou bo s

lais ' ni

-"=m encore de livrer ces ecorces aux uaimu^. •■ • . ,

Ss « longtemps sur pied après son dessèchement n'est plus propre ... a ba... , m «me à être brûle. . T

"« est un autre Scolyle plus fécond, mais moins redoutable que le lypof 1^; c'est le Ghavegh [Scolylus chakographvs). De men.e que le preceenl - '« larve creuse, en rongeant, des galeries dans les couches de l ecorc erle Pénétrée de sucs; la seule galerie principale des parents ta »t «J ^e:i.s pou 88ettt ,/,,• travail au point de pénétrer un peu dan leJKU ^ ce nu, n'a puna.s ie„ ehez les précédents. Le Pbbcb-bo.s^Soo/^ f^«) 9 'î prend encore d'une autre manière dans son ««£ .Tand que ^cedents déposent leurs œufs sur les côtes de la l^-J^ta Ltrm y»** celui-ci dépose les s,ens en .... n.onceau, de .nan.e.e que les foncent leur travail en parlant d'un centre commun » J? friche* ( ,nt des antennes de dix articles, don. les tro.s de s lo

t point en s amincissant vers it

"ie.it

" massue perfoliée; les palpes ne vontpoL 7' ^Usontdela même grosseur partout ou dilatés à leur ex.rc m te U» : ),s «t Plus ou moins cylindrique, leur tête est arrondie, presqu lobuku e

K£ U :^-dansi: se,:,,s 1 prauxvenx;lecors ;:r: t--;-

ns * eu devant, eUorme unesorte de capuchon; ; les deux P'^ 8 ^

- ;-essont allonges. a,ns, le demie, - Le Bo««« « \^ en

LC /W "'"""'""- de L '""" U ' " Sl """•• T ;. --'dans près-

J 8; S( "> corselet est bossu avec des points élevés. On le

î^^en^^^

IS|, s à an',,.. .1.1 .illanlps et e corps ilal el auongt

" ''îticles enliers. des niaudibiiles sa.UanKs. i

île la le nom de Planjsonm, qai signifie eh grec corps pbil. Ces Insectes se lie»-

nent sons les ecorces des arbres et constituent h genre Cucvje, ,1 l'espèce

la plus connue est le Cugoje déprimé ( Cuchjw deprmus, deFabricius). EH* est de couleur ronge ; le corselet est sillonne, dentelé sur les bords; le dessous du corps et les pattes sont noirs. Cette espèce habite les forèls de l'Europe.

fAMiLLE des Lohgicornes. - Les Coléoptères tétramères qui composent cette «nulle ont les trois premiers articles des tarses garnis de brosses t»

Cessons ; le deuxième et le troisième ,, ur, le quatrième divisé en de»*

"Des. et ayant a son origine „., petit renflement simnla.it un article. Les antennes sont filiformes et trés-longues, suri , dans les mâles ; quelquefois elle*

u-epasse.il la longueur du corps-Ces animaux fout entendreun petit son aig». produit par le frottement de la base de leurabdômen contre la baaedu thorax: dsU le nom populaire de Violon, qui leur a ele donné. Les Longicornes passent ordinairement le jour dans le fronc des arbres, et ne volent que la nuit, particule ment le soir. Les femelles sont pourvues d'une espèce de tuyau corne ordinairement renfermé dans l'abdomen; elles l'allongent au moment de la ponte po* r introduire dans les trous et les fentes des arbres où elles déposent leurs obi*' Les larves sont privées de pieds ou n'en ont que de très-petits; elles sont molles, allongées, et vivent pour la plupart dans l'intérieur des arbres ou sous Je» ecorces; les mamelons qui garnissent leurs pattes servent a leur progressif "ans les galeries qu'elles se creusent au milieu du bois; d'autres rongent le* racines des plantes, et nuisent aussi beaucoup aux végétaux.

; rl "; l ": 11 '' famille comprend les Insectes les plus grands que l'on connaisse' '". a divisée en quatre tribus ou grands genres : les Prione* les CapricO^les Limites et les Leptures. '

Les Prione* ont les yeux échancrés ou en croiasant, et la tète enfoncée da«*

" Corselel jusqu aux yeux. Leur labre est Irrs-pelil ; les mandibules sont fort*; les antennes n ont pas leur base entourée par les yeux ; le corselet est oréB*

'"< dentelé sur ses .'êtes : tel est le Pbiohe corhovedh (Prionus corim**- " e , ;" mi ' ; 'I'" «tteinl quinze lignes de longueur; sa couleur est d'un bru" UOtratr». les antennes sont en dents ,1e se,e dans le mâle, el il y a trois dents »

""I'"' l ""' 1 latéral 'I" corselet. Il vit à l'état de larve dans les troncs pourri* des chênes el des bouleaux, au milieu du tan de leur écorce : de là le >"»" » torroyeur. Le mot Prione fait allusion à ses antennes dentées en scie; la l«'' vfl semonce en terre pour se métamorphoser.

Les Capricorne* ont la le ..foncée dans le corselet, et les yeux échu***

ces yens entourent par leur échancrure

comme les Prionea, el de plus, ces yeux entourenVp^leur'écha'ncrure la ^

-les antennes en „„„ ,,„ ,„,,,„. . |rs ;m|( , l|||( . s ^ „,.,,„„„.,.,„„,„ aufigi | ng«*

■ -—.il. ordinairement aussi i»-o

B souvent plus longues que le corps. ,.;„ „,,. ,|,. s ( , s| „,,,, (| „ ,,. ,,,,„,, il «*>'

P'acer le Capricor» e héros Cerantètjx héros, de Fabricius), qui a un i>o" c ' 7 ,l "" ' longueur sursis lignes de large. Il est noir, avec les élytres coule" 1

"«POIX a leur extrémité. Le corselet est raboteux et muni de chaque cèle d »"' •'l"»'": Iraniennes sont simples. -Cel Insorte est rmuniun dans les pays lrui|><'| r "

''' chauds de 1 Europe. Il habite surtout lesOrmesol les Chênes; sa larve y la'-

'«•troue profonds. L« i-h.p.nr des enl légistes pensent que celle larve étal

■°»t" «le» ancien,, ,,,,-ji,. S1 . nilini , sll( . ,„,„ ,. s ( , |||( , , l|s tr ès-de»'

FAMILLE l>KS LONGICORNBS. "'«'"

cal ■ ~ Le C k p B ic o iink s a v k t i e r ( Cerambux cerdo, de Linné ) est de moitié

? Petit que le Héros auquel, du reste, il ressemble beaucoup. Linné cou

plu

gérait, en effet, le Héros et le Savetier comme deux variétés appartenant à la me "ie espèce. Ses élytres sont rudes et d'une couleur uniforme. On le trouve '"ssi dans toute l'Europe.— Le Capricorne musqué [Cerambyx motehalus, e Linné) est long d'environ un pouce, entièrement vert ou bleu foncé, quelquefois un peu doré; il exhale une odeur de rose délicieuse : on le rencontre Sl "' lp saule au mois de juillet.

Le Capricorne Rosalte.

. Le <^P UlC0BNK ll0SA| , 1K [Cerambu* *tpi»>f. (|p ^inne ) est une espère * A Pes, que l'on .encontre quelquefois à Paris, dans les chant.er* Elle es. l Un Heu cendre avec une bande et quatre taches d'un brun noir de velours sur £ el ytw», Son corselet a deux petites épines .le chaque côté, les antennes son! r 0n ju«», d'un bleu cendré avec l'extrémité de chaque article tres-no.re et velue. J° el Insecte habite les troncs d'arbres sur les hautes montagnes de 1 Europe. ,. " \ a une charmante petite espèce qui plaît d'autant plus que, paraissant a c ' m tle l'hiver, elle est pour nous un des messagers du printemps : cesl le

li* PR,C0 «« * sangd.n (CeromM «»?«*««•. (i " Linné ) ; il eSt '° ng î "f? J ,e8 e t noir; so „ corselet et ses élylres sontd'un beau rouge sanguin velouté. «wT" Cet Inse <*e très-communément sur les fenêtres, et même dans 1 mte- Ur (, es maisons

INSECTES COLEOPTÈH ES.

Le Caprirorni 1 an\ croissanls iarés.

Le Capricorne aux croissants dorés ( Cattidium arcuiunni, de ''''' bricius), que vous rencontrerez fréquemment sur les arbres, dont il habite !«' troncs pourris, est mu' belle espèce qui varie beaucoup pour la grandeur; '' est long de cinq à huit lignes; le fond <le sa couleur est d'un brun noirâtre-

mat, et comme velouté. Ses pattes et ses antei s sont «l'une couleur l'; 1 " vl "

claire; ces dernières sont à peu près de la longueur du corps. Sur la iniirlK'' 1 '" supérieure, il y a une raie transversale d'un jaune citron, une autre p;"' 1 ''"''

sur la tête entre les antennes, et enfin la hase de la tête est entourée d'i "'"'

ou bande de même couleur. Le corselet, qui est rond et large, est de i" 11 '" 1 '' terminé en haut et en lias par une semblable ligne, qui ne se voit qu'en dess"* et non en dessous; et de plus au milieu du corselet, il y a encore une h" 1 ' 1 '' jaune Iransverse. mais souvent interrompue dans son milieu. L'écUSSOn ÇS jaune; sur chaque élytre, aux deux côtés de l'écusson, il y a une tacbe ou p°' n jaune; sur la suture, plus lias , pie l'écusson, se trouve une grande tache, i'""' 1 '';

jaune, <• mune aux deux élytres; ensuite, en descendant, on voit sur cba<J" e

elylre. (rois bandes transversales, en are ou en croissant, dont les |.oi s rr '

gardenl le bas de l'Insecte ; la première de ces bandes ne va pas tout ■' fat jusqu'à la suture; les deux autres y vont, el se joignenl aux correspondante de l'autre élytre; enfin l'élytre est terminée par une quatrième et dernière bai"

OU tache longue, qui. parlant de l'angle extérieur, re nie vers la s " '""]',

Toutes ces taelies ei raies soin formées par des petits poils d'un l» ,:l " J aU

dore : en dessous, l'animal est noir, avec quelques poils jaunes, el 'l" ;l raies transversales jaunes sur 1rs anneaux du venir.'. |S

Les Lame» ont, comme les Priones el les Capricornes, la tête enfoncée d« h corselet, el les yeux échancrés, mais elles se distinguent des deux genres pr cèdent* par leur tête verticale.— La L ami e aux veux de paoi* ■/-«'"""''

FAMILLE DES EUPODES. 369

culionoides, de Fabricius) est une jolie espèce de France; elle a six lignes de longueur, sa couleur est d'un brun cendré avec quatre taches oculaires noires sur les élytres, et quatre autres sur le corselet ; ce dernier est dépourvu d'épines. — La L amie charpentière ( Lanûa œdilis, de Fabricius ) a huit lignes de longueur, elle est gris-cendré ; le corselet est épineux avec quatre points jaunes ; les élytres sont arrondies à l'extrémité, nébuleuses, avec deux bandes plus obscures et un peu ondées ; les antennes sont très-longues ; on trouve cette espèce sur les poutres et dans les magasins de planches. Beaucoup d'autres Lamies ont reçu leurs noms spécifiques, soit de leur habitation, soit de leur couleur, soit de leur attitude : ainsi nous avons le Tisserand, le Cordonnier, le Tailleur, le Ramoneur , les Lamies funeste, triste, lugubre, etc.

LesLeptures diffèrent des trois genres précédents par la forme des yeux, qui sont arrondis, entiers ou à peine échancrés, et alors les antennes sont insérées en avant ou tout au plus à l'extrémité antérieure de cette faible échancrure. La tète est toujours penchée, le corselet est conique ou en trapèze, et rétréci en devant ; les élytres se rétrécissent graduellement.

La Leptare mordante.

La Lepture mordante (Leplura mordaoc, de Lalreille) a neuf lignes de long sur trois de large ; sa tête est prolongée en arrière, derrière les yeux, sans s'amincir brusquement; le corselet est épineux. Cet Insecte est gris, un peu hérissé ; les élytres sont nébuleuses, avec deux bandes brunâtres peu apparentes, et deux lignes élevées; les cuisses sont piquetées de noir. 11 est très-méchant, et mord avec acharnement le doigt de celui qui le tient. — La Lepture épkronnée (Leplura calcarata, de Fabricius ) a sept lignes et demie de longueur ; sa tête se rétrécit brusquement, immédiatement derrière les yeux; le corselet est sans épines. Cet Insecte est noir, à élytres jaunes, amincies, avec quatre bandes noires; la première formée de cinq points, la seconde interrompue. Les antennes sont annelées de jaune et de noir, et les jambes postérieures dentées. Il n'est pas rare aux environs de Paris.

Familie des Eupooes. — Chez les Coléoptères de cette famille, le corps il. AI

ôTO INSECTES COLÉOPTÈRES.

estoblong, avec la tête et le corselet plus étroits que l'abdomen, qui est grand- Tous les articles des tarses, à l'exception du quatrième, sont garnis en dessous de pelotes, et les cuisses de la troisième paire sont souvent très-renflées; de !<' le nom d'Eupodes, signifiant belles pâlies. Les antennes sont filiformes, ou von' en grossissant, et il existe toujours des ailes. Ils ont le corps allongé comme les Longicornes, mais les yeux n'entourent jamais la base des antennes. Ces Insecte» vivent sur les tiges et les (euilles de plusieurs arbustes et berbes terrestres o» aquatiques. Deux genres constituent la famille : les Sagrcs et les Crioccres.

Les Sagres ont des mandibules terminées en pointe aiguë, la languette est profondément éebancrée ou bilobée, leurs cuisses postérieures sont énormément renflées; tous sont exotiques et très-remarquables par leur couleur verrou dorée et cramoisie. — Le Sacre splendide (Saqm purpurea, deFabri' dus ) est une espèce de la Chine, dont le corps a huit ou dix lignes de longue'"'' il est d'un beau vert doré à reflets pourpres ; les cuisses postérieures sont munies en dessous de trois dents, dont l'intermédiaire est forte et aiguë.

Les Criocères se distinguent des Sagres par les mandibules tronquées à l' eX ' Ircmité, ou offrant deux ou trois dents, et par la languette, qui est entière <'" peu éebancrée. — Le Criocèredu Lis est une charmante espèce, longue de trois lignes, avec le corselet et les étuis d'un beau rouge ; le corselet est étranglé <'« chaque côté ; les étuis ont des points enfoncés, disposés en lignes longitudinal* 8 ' Cet Insecte se trouve dans toute l'Europe sur le Lis blanc. Quand on le P 1 ' 1 '" entre ses doigts, il produit un petit cri semblable à celui que font entendre ^ Capricornes; ce bruit est produit par le frottement du prolongement postn'ie" 1 ' de la tête ou du col contre les parois antérieures du corselet, dans lequel <" ! prolongement rentre, et d'où il sort à la volonté de l'animal. Les imœursdesa larve sont très-intéressantes ; rien n'est plus facile que de les étudier el de vérifier ^ observations de l'illustre Réaumur, que nous allons vous faire connaître. ln femelle dépose ses œufs à la race inférieure des feuilles ; elle en pond lui' 1 °" dix, qu'elle arrange près les uns des autres, el ils se collent sur la feuille a" moyen d'une liqueur visqueuse dont ils sont enduits. Dés que les larves» »' ■•doses, et qu'elles peuvent [;ui-e usage de leurs pattes (ce qui arrive quinze jo u ^ après la ponte . elles se mettent en marche les unes à côté des autres, et on la tète sur une même ligne; toutes mangent ensemble les premiers jours ; u parenchyme de la feuille leur suffit, mais au bout de quelque temps elles se séparent, s'ecarlenl les unes des autres, et alors elles enlam les feuilles, do"

elles mangent toute l'épaisseur. En mangeant, elles font de temps en tn"P s " n pas en arrière, parce qu'elles ne prennent point la portion de feuille <|"' P '' trouve devant elles, niais celle qui est sous leur corps.

Si l'Insecte parlait plail a la vue par 668 formeael ses couleurs, sa larve exe' 1 '

la répugnance parle hideux vête njtdontelles'envelopperelleestcourte.gro 88 ^

molle, el | rvae de ni patte». Au premier coup d'oeil, on ne la distingue P*

sur les feuilles; on aperçut Seulement de petits tas d'une matière I"'" 1 " 1 *':.'

la couleur el de la consistance des feuilles macérées el broyées; cette m? lie . informe recouvre une larve. Si vous regarde/ avec attention, vous aperce* 1 * 6 ^, 1 undes boots de la petite masse la tète de la larve qui est noire, el decb9 jj t? ( '" 1 ''. les trois panvs de pattes, également noires, terminées par deux P e

ei ' «l»'et8, au moyeu desquels l'Insecte se cramponne à la feuille. La Nature, a ïant donné à ces larves une peau tendre que le soleil et même le ventpour- ' aie <it dessécher, leur a donné en même temps les moyens de s'abriter contre les injures de l'air, et cet abri leur est fourni par la substance même de leurs Céments. Par une disposition tout exceptionnelle des deux derniers anneaux Ue l'abdomen, les excréments, à leur sortie, remontent sur le corps de 1 Insecte, puis sont poussés plus haut par ceux qui les suivent, et parviennent ainsi jus- ' 1U a la tête. Ce mouvement progressif est favorisé par les contractions que 1 ani- " lal exécute avec sa peau, ainsi que par le pas rétrograde qu'il fait chaque fois ( ' u . 11 entame une nouvelle portion de feuille ; il en résulte une espèce de toit ' |U1 le garantit, de la sécheresse et conserve la souplesse de sa peau. Cette matière " f l Pas adhérente au corps de la larve ; elle s'en débarrasse quand elle est trop .^mineuse ou trop dure, et il suffit d'un repas de trois heures pour fournir a anim al de quoi la remplacer. Quinze jours après sa naissance, la larve a pris ° ut ^n accroissement; elle est alors moins sale, plus agile, et prend une couleur 10U ftre; elle parcourt les feuilles avec une sorte d'inquiétude occasionne p r„. ' . , .■ 1. ;„,itAi M le , escenu

—■ «c ijuoi ia remplacer, yuinzu juui a «1"^ «- ■

se» accroissement; elle est alors moins sale, plus agile, et prend une couleu. faire ; elle parcourt les feuilles avec une sorte d'inquiétude occasionnée f ! proche du terme où elle doit changer de forme : bientôt elle descend t Sa P la »te, s'enfonce en terre, s'y construit une coque dont les parois mteeu '^ «ont enduites d'un vernis brillant et argenté , et elle s y enferme. Ce cru s ' est Pas formé par la réunion de fils soyeux ; c'est une sorte de bave ou d e- 7 e ^i, en se durcissant, forme des feuillets tapissant l'intérieur de la coque, 111 Prieur est compose de grains de terre; la couleur sombre de ces °J Ue * empêche de les remarquer ; si on en ouvre une, on y voit la nymphe qui J*" 1 ^ les parties que doit avoir l'Insecte parlait. Quinze jours après sa me-

pCè! 11080, le Crioc6l * e perce sa coque ' S ° rt de ten ' e Ct VU ^ P ° Ser

,, Au genre des Crioceres appartiennent les Doncck s, qui se distinguent «les £*«* proprement dits par leurs cuisses postérieures 8«^*?££ 6Ur antennes à article allonges et part,..., de la même V^Tf^^ 2J» couleurs bri.lan.es et métallisés, leurs yeux "«* «"«^ £**£, ( ^me forme presque triangulaire; ils vivent sur les plant es aq ».uq«e Celles ils se tienne,,, fortement accroches : telle est la Don aie duHm» '! (0o »-« nyrnph**, de Fabricius), qui est longue de J^JÇJS n T ° U d * Un Vert ^onzé en dessus ; son corselet a deux tubercules lateraux, T^T Ur& > et u " *0** dorsal terminé en arrière par un 1^'^» " , ; J^essont étroites, convexes, chargées de stries ponctue,, «««****£ l^ers; ^ Clliss( , p08térieures portent une dent. Ce bel Insecte vit en Eu If sur les feuilles du Nénufar et de l'Iris des marais.

, et ^^-nEsCvc.ocKs.-Chez les Coléoptères tetranieresqu ""P°«« ^ fc-niUe nombreuse en espèces, les tarses et les antennes SO «» o * S* Ae. lesEupodes. Mais l corps es, presque toujours arrond de laie no t$y°*)> etladivision extérieure desmâcboires, au lieu d ,m. . «»jj

*"• b h,?" "'r 1 "" POil8 ' "' dll,a, T;* et lorsqu'on veut les «aisi, ai ' U ', S ; lls «»" P<™ 1» Pl«P art IeD,S C , i.sen. tomber à terre.

' " & «plient leurs pattes cl leurs antennes, et se îaissen

r,T - INSECTES COLÉOPTÈRES.

Plusieurs espèces sautent très-bien; les femelles sont très-fécondes. Les larves vivent de feuilles. Cinq genres constituent cette famille : les Hispes, les Cassides, les Gnbouris, les Chrysomèles et les Gatéruques.

Les Hispes ont les antennes insérées à la partie supérieure de la tête rappr* ehees en avant, courtes et presque filiformes ; la tête est entièrement découverte, les mandibules n'offrent que deux ou trois dents ; le corps est oblong, et le corselet a la forme d'un trapèze. Nous ne vous citerons que I'Hispe toute noi«" [hispa atra, de Linné), nommée vulgairement la Châtaigne; elle est longue d'uni igné et demie tres-epineuse, et d'un noir mat : les deux premiers articles des antennes ont chacun une épine à leur base ; le corselet en a deux réunies au bord antérieur, tro.s a cl.aque bord latéral, et une petite à chaque angle postérieur.

.es e ytres ont de gros points enfoncés et plusieurs rangs de pointes l'épi**

dont les latérales plus grandes. Cet Insecte est assez rare autour de Puis- il es' commun dans le midi de la France, et vit accroché aux feuilles des graminées. Les Cassides ont les antennes comme les Hispes, elles en diffèrent par le» 1 * corps arrondi, ovale ou presque carré; le corselet, qui esl à peu près demi-circulaire, cache el recouvre entièrement la tête, ou l'encadre dans son échange antérieure. Les élytres débordent le corps; les mandibules ont quatre dents au moins. Ces Insectes, qui doivent leur nom à la forme du corselel qui recouvre la tête comme la visière d'un casque {cassis), sont remarquables par la bizarrerie de leur forme et l'éclat de leurs couleurs. Ces couleurs disparaissent soU- *en après la mort ; mais on peut les rendre à l'Insecte en le tenant ploUg« quelques instante dans l'eau bouillante. Les Cassides marchent lentement et voient rarement; elles vivent sur les plantes, el on les trouve souvent à côté de leur larve. Ces larves ont six pat.es, et forment, comme les Criocères, »■» to.l avec leurs excréments ; elles se changent en nymphes sans faire de coquesur les feuilles ou elles ont vécu; elles s'y fixenl par les deua anneau, de leur corps qui suivenl les pattes postérieures ; elles restenl dans cette position ju*- |IU a ce qu elles aient quitté leur peau de larve, qu'elles font glisser le long ,1( ' leur «orps jusqu'au dernier anneau; la peau s'y ramasse en peloton, et sert à soutenir la nymphe sur la feuille. Celle nymphe esl aplatie ovale de couleur verte, et en la regardant en dessous, on distingue toutes les parties que doit avoir insecte parfait, qui se montre quinze ou vingl jours après le changement de b

larve. 3.11 r

UCasside vkute (Cassida viridis, deLinné) esl l'es » la plus connue

en Europe ; sa longueur est de (rois lignes sur deux de largeur ■ son corselet est ong u„ peu aplati, et a des rebords plats, fort saillants, qui cachent tout à fr« le tête ; les elytres ont des stries de pointe, et débordent pareillement de beaucoup le corps, ce qui donne , l'animal l'apparence d'une petite Tortue. Tout e dessus idel Insecte est uni, et a une couleur vert-pomme; en dessous on voit le corps de I animal plus peiii et plus étroit que ses élytres, el tout noir, à l'eï-

«Pt'On des pattes, qui sont d'un, roule,,, pâle. C,| lus,,!, se trouve 81*1*

Plantes de la famille des Rubiacées el sur les Chardons

Casside bossue.

^Gasside Boitm ( Camda aibbosa, ,1c Fabricius) esl une espèce du Bre-

2 qui » huit à neuf lignes de longueur sur quatre de largeur : elle est noire ;

0ïl Corselet présente en avant une petite cchancrure arrondie, et porte dans

8 deux cavités larges et peu profondes un bouquet de poils dores ; les clylres

,., U no "'"s, velues, creusées en réseau, dont les mailles elles-mêmes sont pon.-

(|f /' es et portent despoilsjauiiescoucl.es; leur rebord est noir; sur leur ligne

Jonctio n un pen avant leur milieu, elles sont relevées en bosse assez pointue.

La Casside soturate.

Pece f , CASSU,E S"«BALE Cassulasunnalk, de Fabricius) est une jolie es-

ine-Espérance, longue uc wuh »*,■—> ■•- .

jaune ■; - ^s antennes; le chaperon est avancé, entier; les elytres son! 8 ; leur sir : l "° ,-nint :1 " nren

du

n P9 . ; Ci antennes; le chaperon est avance, enw» , «» »j- -

' eui ' "taré est brune, ainsi que la ligne qui les joint au prem er arU

COlSele '- - La GAsstDE >o»«i \casrtda marginale, de Linné) resseu.

... iJi

INSECTES COLËOPTÈKKS.

à la précédente : sa couleur est d'un noir bleuâtre; ses élytres sont d'un jauD° rougeàtre ; leur suture, leurs bords et le corselet, sont d'un bleu foncé. — ( ' el " ! espèce habite les Indes orientales.

Les Gribouri* ont les antennes insérées au devant des yeux et écartées; ' el " tète est enfoncée verticalement dans un corselet voûté ou bombé en forme d c capuchon, de manière que le corps, vu en dessus, paraît, décapité. Ces Insecte» sont lents et pesants ; ils se tiennent sur les plantes auxquelles ils nuisent beaucoup, parce qu'ils gâtent les jeunes pousses, à mesure qu'elles se développe" 1, non pas en les coupant, mais en macérant leurs feuilles. — Le C iinio"» 1 soyeux [Cryploeephalu* sericeus, de Fabricius) a une longueur de trois 8 quatre lignes ; il est. en dessus d'un beau vert brillant et soyeux ; sa forme est u

peu allongée, son corselet est un peu bombé et couvert de petits pointssépares

les

uns des autres. Les antennes et les tarses sont noirâtres ; la base des antenne est verte, les élytres sont couvertes de points qui se touchent, ce qui rend 1» nimal moins lisse, et fait paraître sa couleur plus riche : on trouve ce fi"' houri en France, sur le Saule et sur les Chardons. — Le Gribouri de la m " Eumotpus vilis, de Fabricius) est une espèce dont la longueur est de de lignes, sur une ligne de large Sa tête est noire ainsi que ses antennes, et so corselet gris est luisant et comme bossu, renflé dans son milieu ; son iilnl"" 1 est large etcarré ; les élytres sontd'un rouge sanguin el couvertes de petits p 01 l'animal est noir en dessous et a les pattes fort allongées. Sa larve, qui se "°" dans la vigne, y cause des ravages qui la font redouter des cultivateurs; ( '. paraît au printemps, sa couleur est obscure, son corps ovale est pourvu de pattes écailleuses, la tète est année de deux mâchoires assez fortes. Cette la r dévore non-seulement les feuilles développées de la vigne, mais encore les jeu 11 ' pousses, et même le pédoncule de la grappe, au moment où il sort du lient 1 "'' lorsqu'elle ne le détruit pas complètement, elle altère son organisation; ( '' .

raisin, ne recevant que des sucs mal élaborés, reste toujours pauvre et raboUg

Le Gribouri i cornet pectlnées.

l''i ' Le C m nui m a COBNB8 PKCTiNKKs [Labuiosiomis taxiconus i

hrieins esl une charmante espèce de la France méridionale el de tOUl

f e l'Europe ; ses antennes sont dentées en scie ; la Lête et le corselet sont bleus,

les i"

-"■uy», ses auieniies soin uciiil'cs en cxj.t , ... .—. ~ ~- -- !s é'j'tres sont, jaunes. Les pieds de la première paire sont très-allonges. Les f/i.. ,.<.„„.;.'(.. i . jù. nno A^ «nmiriAloa Oribonris. elles en

le clié

Le « C/in/somèl-sont les antennes disposées comme les Gribouris, elles en dif- '' ent Par leur corps ovalaire et leur tète saillante, avancée ou simplement peu

l'anni

1 Un

les

■ '«S nombreuses espères de ce genre, la Ciirysom llï hg 1 EOFLIER , J,r llso ni cla Popul) de Linné) est lune des plus communes; elle a six J*™** longueur, sa l'orme est ovale-oblongue, sa couleur bleue-verdalre avec ' el ylres fauves, marquées d'un point noir à l'angle interne de leur extrémité ;

s ^tennes sont noires, composées de onze articles qui vont sensiblement-en J 088 '88iuii ; | e corselet „.„, deus f08S ettes oblongues posées sur ses cotes. Un '°; ive cet Insecte sur le Saule et le Peuplier, dont sa larve ronge les feuilles, en s Jetant tes nervures : bette larve esl puante, et quand on la touche, ,1 trans- B ° ,,R *<>" corps une espèce d'huile jaunâtre. - La Cbrysomei.e t.«n °* emmêla tenebrLn, de Fabricius) est une grosse espèce de su a sep fc (,e 'ongueur, dont ton, le corps es, d'un noir viole, ; les P*£epoDg. Z ^ *«»' jaunâtre, ; mais ce qui la caractérise, c'est que ses elylres sont

"^^o m ^::^%i, sous lequel il n'y '^d^m^

br 'ait.

. a „ "' "Jiineni ou un seul ciui, s»"" —i - » ■ r -n„

**«**■ On la trouve dans toute la France, parmi les gazons et sur leCartle-

* (1 . La Chr Y8Pm fe ,. ,, s,m; ,. a nt k (CfafiM* sanguinolent» de Ltnne le ' la ^"e de «.elle du Peuplier; elle est noire, a élytres raboteuses, avec la 1 1 '° nl BXtenie 'l'"" rouge ,1e sang; les ailes membraneuses son, lavées de Fab me *e couleur. -La Chrysomèle glorieuse (Chryvmela glar^a, d<

'ciiis)

T*»; e stun. peu plus petite; sa couleur os, d'un vert brillant, avec une (S" bl *«e au niilieo ,,,. Lm,« ,lv,r,. - La Chrysomèle fastdbuse

ll'l

■ milieu de chaque elvtre. -

■ f ** Aulm., de Linné , nommée par G Ihq le PeW «-tih-W, - -

C 8 7^é très-brillant, avec la suture bleue, e. une bande ™™^

C 8 " rcha( I ,le %tr & . On la trouve, ainsi la précédente, sur les Lbiees

c , 7* l ' Eur °P^ Mais la plus pdie des Cbrysomèles de nos pays t, sans Par Ceom-ov r .„■/ ,,,„,„ ,,„,,;. Elle est dorée supérieurement, ave, i,o„

bandes longitudinales bleues sur le corselet, et cinq sur les élytres. On ^ trouve dans les lieux arides et élevés, et principalement sur le Genêt.

Les GalériKjncs ont les antennes toujours aussi longues au moins que la moitié du corps, de la même grosseur partout, ou grossissant insensiblement vers U'i' r extrémité, insérées entre les yeux à peu de distance de la bouche, et ordina'i reinenl rapprochées à leur base, prés d'une petite carène longitudinale ; le corps tovoïde ou hémisphérique. Elles sont sauteuses ou non sauteuses. Les non s auteuses ont toutes les patte;; semblables.

La l',aléruquc rustique.

Telle esl la Galéruqub rostiquk [Gakriica rustica, de Fabricius); ''"'' a (rois a quatre lignes de longueur : elle est noire en dessous, grise en dessus, avec des points enfonces el des lignes élevées sur les elylres. Celle espèce habite les prairies el les arbres de presque toute l'Europe.— Les Galéruques sa»' (euses sonl reconnaissables au renflemenl de leurs cuisses postérieures; on [t " désigne sous le nom (VAIihes; elles son! très-petites, mais richemenl colorées: elles saillent trés-haul avec une grande promptitude, el devaslenl souvent .le* plantes potagères qoi sonl propres à leur nourriture : elles portenl le nom vu ' gain- de Pucet des jardins.— Ls pins grande des espèces de France esl l'A |/r " il ' potagèb e Altica oleoracea, de LàtreiUe] qui esl longue de deux lignes, ovaleallongée, verte ou bleuâtre, avec une impression transversale sur le corselet e les étais Bnemenl pointillés. Cel Insecte abonde sur les piaules potagères f

8Hr (OUI sur les Crucifères, dont il crible quelquefois les fouilles, el q"'' 1 l; " périr d'épuisement.

F 1BII LE DES CLAVIP iM'Es.- Les I nserles conipnsau I cel te petite '' in " .

soni caractérisés par leurs antennes terminées en une massue perfoliéeel t' 1 '" distincte, el par leurs mâchoires armées intérieurement d'une dent cornée- 1* corps esl bombé on hémisphérique : les palpes sonl terminés par un article p" gros ; -le là leur nom de Clavipalpes, qui signifie Palpes en massue; ces a maux soin rongeurs el vivent dans les champignons des arbres el s ""

eus

<tea,

cie

écorces. Nous ne citerons que I'Éhotvle géant (Chrysomela gigan Linné . espèce exotique, qui est ovale, noire, avec un grand nombre de i"'"

KAMILLK Itl'S APHHMPHAGES.

P^ lc , s /ongus, dont quelques-unes réunies sur. les élytres. Cet Insecte habit»

.ne méridionale; il nous csl venu de Cayenne et de Surinam. NOU" — • • - .„,.., .. ,

brique

-•i"^ '>iciiuionaie; 11 nous csi venu uc uojwuc 01 n^ o... .........

d lls v °i«;i arrivés à la quatrième section des Coléoptères, à celle des Trïmbc^ fa ° 1H lous les tarses ont trois articles seulement. Cette section comprend trois

p es : les Fongicoks, les Phsétaphiens eiles Aphidiphages.

a a Mille «es Fomgicoles. — Les Fongicoles ont le corps ovale, les

\l ? nnes imposées de onze articles, terminées en massues et plus longues que

ete et le corselet; leurs élytres recouvrent entièrement rabdomen, et l'avant-

ern ier article des tarses est profondément bilobe. —Les Insectes de celle

""nille vi

a . mille v 'vent sous les écorces ou dans les Champignons : de là le nom de Fon 'S citerons qu'une espèce.- L'Enpomv, inea., de Linné) est noir, son corselet est 'ie noire; les élytres sont de la couleur du. corselel

( Ch

) JHyiomela coccinea, de Linnt ,ln e tach

N °us n'en citerons qu'une espèce.— L'Enpomvque kcaiu.atk est noir, son corselel csl rouge de sang avec

avec deux taches

- ""nu, les Biyil'C» Mllll lie ni ., vin. ii. --

re « sur chacune. — Celte espèce se trouve aux environs de Paris. AM >u, E DES A p H , n , PHAGES . — Les animaux qui composent cette famille n * ■ le corps arrondi, le corselet très-court, transversal, près en croissant

la

tète

- r » unuuui, le coiseiti, ura-w«ni • •

est découverte, les antennes offrent distinctement onze articles, dont ^erniers forment une massue en cène renverse : celle famille se compose

j Sqi,e "niqueinentdu genre Coccinelle

^CoccineZ/ea ont le corps presque hémisphérique, et lavant-dernier article « es tar ses profondément divise en deux lobes. L'élégance de leurs couleurs, la 1Vacit é de leurs mouvements et surtout leur apparition précoce, les font remar- ÎjT (le tout le monde. Il n'est personne qui ne connaisse les Bêle$ du bon fol?' ' es Vaches à / >'''«; lorsqu'on les saisit, elles replient leurs pâlies et ■2„! tiv - P« les jointures de leurs cuisses avec les jambes, nne humeur 11, ,1e (1 "ne od, ur (y,;.,,. et désagréable. Ces petits animaux se nourrissent ,1e „**"»«•. et c'est probablement à ce genre de vie qu'ils doiv, lur nom po-

U ai1 ^ quant au mot AMdiphage, ,1 signifie littéralement mangeur de Puce- 8a ° J Les larves se noumssen, de Pucerons, comme lin secle parfait; elles le. ti a ,ss e.u avec leurs pattes de devant, et les portent à leur bouche. Elles son, lra 8 ; Caraassi ères, et souvent elles s'entre-mangenl les unes les autres. Pour se £f° r,neren "^"l-bes, elles s'attachent sur les feuilles avec un mamelon , ! " U I" 1 garnit le boutde leurabdomen, et d'où suinte une liqueur gluante , on,?? IC C0I 'I> S «e raccourcit, et au bout de deux ou trois jours elles se delR le «'- Peau qui glisse peu à peu, et se ramasse vers I extrémité de le . ( 'e manière à former une espèce de nid dans lequel la nymphe reste

In*:? Par '" ,i: '» de son corps. Elle esi jaune, marquée de taches noires ; L Sec 'e parlai, éclôt douze ou quinze jours après la métamorphose de la larve. p^f nés Coccinelles sont paies, leurs élytres son. molles et flexibles; mais

coL! t Peul >i^ en agissant sur Ces. les c re et donne a eurs < yt e

P ;; ta ^e qu'elles doivent avoir. - Quand nous traiterons de l histoire « C' 0118 - vo, ls connaîtrez les ennemis terribles auxquels son. .xpos,^ a n- ^ ^éjense. La Coccinelle n'est pas le --.«t**^

v etitr c e,i §agée

la

-- petite larve est éclose, elle s'en va à la chasse des Pucerons ,

vt , e,e a P** son, de dépose,- l'œuf qui h, contenait dans un heu ou elle trou- """^san, un gibier abondant Quand elle a dépeuple une feuille, elle

" s INSECTES COLÉOPTÈRES.

passe sur mie feuille voisine qui en est ordinairement fournie; et si, après q« e ''

nues heures, vous examinez toutes les feuilles, vous jugerez de la voracité d«

jeune animal par le nombre des cadavres de Pucerons qu'il a sucés. V'm |S

pourrez même élever sons cloche des Coccinelles, en leur fournissant de la P â '

ture : il suffira pour cela de placer près d'elles des feuilles couvertes < 1 ''

Pucerons.

Ce genre des Coccinelles est très-naturel, et c'est précisément pour cette raison que la classification de ses espèces présente de grandes difficultés: ces Insectes ne se distinguent les uns des antres que par «le légères différences da" 5 le fond des couleurs et le nombre des taches; en outre, les croisements d'espc** s voisines ont produit une infinité de variétés dont ou a fait des espèces, et il 1 " embarrassent encore les naturalistes, Nous nous contenterons de vous <léci -il " les (rois ou quatre plus répandues

Lfl Gu.'iiirliV ;i sr|i| points

l.a i;o<;<;inku.<-. v sept n ts [CocùmUa teptem-punctata, de Lin»^"

longue d'environ trois lignes, et noire; lesélylres sont rouges avec trois p>W ihmis sur chacun, et un septième partage entre les deux au-dessous de I'*"*

son ; la tète est noire avec deux petits points Lianes, le corselet est pareille" 1 d'un noir fonce et brillant, avec une marque d'un blanc jamiâlrc sur ««'"l",

rote. C'est principalement sur le tilleul que butine cette espèce ; sa larv«

efl'

i-.liaf"'

• es'

-lise avec des taches noires et blanches.— La Cocci NE L LE a DEDX '"'.„, Coccinelta Hpunclala, de Linné) a deux lignes et demie de longueur; 1*

est noire et porte deux petits points blancs ; le corselet est noir, il |»"'"' ' t j fi grandes taches blanches sur les côtés, et une petite lâche en cceiir a sa P a ^

postérieure qui touche à l'écusson ; les élytres sont rouges et ont chacun 6 point noir considérable sur leur milieu Cette Coccinelle se trouve sur P I,|S "'

FAMILLE DLS PSÉLAPHIENS

sa larve habite surtout les aimes ; elle est allongée, noire et variée de La Cocci SE m.k a s.x P vsiVL*s(Cocdndla qitadvi-fmmtota,^

ai'bies ;

iaune.- La :1NKM , K A S1X r

; ,nn «) a la taille de la précédente; elle est noire, les côtés du corselet sont ""«'«eut bordés de blanc ; les elytres portent chacune deux taches rouges, 1 une a ^Paule, l'autre près de la suture, un peu au delà du milieu. Cette jolie petite es Pece se rencontre dans tous les jardins, et vous pourrez assister a son iepas j )0Ur Peu que vous observiez pendant quelque temps les Pucerons qui couvrent es arbu s i es et les arbres de la famille des Itosacées.

Pamhle Dts PsÉi-APUiENS.- Les Pselaphiens diffèrent des deux petites ' amil les précédentes par leurs élytres tronquées comme celle des Staphyuns, et ll '°P courtes pour recouvrir tout l'abdomen ; par leurs antennes composées b0Uve 'H de six articles seulement, et surtout par leurs tarses, dont tous les

an,cl es «ont entiers ; le pr 1er de ces articles est si difficile a apercevoir

( j Ue Pendant, longtemps les entomologistes ont lait de cette fannlle une sect.on

68 O^rcs. Leur corps est long et arrondi postérieurement : on les trouve a

e, ' re «eus les débris des végétaux, sous les pierres, et près des heux aqu a .-

^•Nous ne vous citeront de cette famille que le Psélat,,» .*■«»

< £**■ nnguineu,, de Payku» ) , dont Linné avait Lut un Staphylm. IL es

Un b '«n lonce, glabre lisse avec les elytres d'un rouge de sang, pl.ssees a

P*">e. Cette espèce se trouve rarement dans les prairies des env.rons de

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