‹ Le jardin des plantesChapitre 69 sur 143 · I.i' Charançon rolo · texte numérisé non relu

I.i' Charançon rolo

I n a pas pl us de quatre lignes de longueur ; sa forme esl allongée sa coulée es brune un peu noirâtre, et mélangée de nébulosités ; la trompe assez forte. est de la longueur du corselet, et porte une carène longitudinale. Les côtés du corsele on une raie longitudinale d'un blanc un peu fauve, formée par de petits po.b; .1 y a un semblable point blanc au milieu de chaque élytre et quelques poils vers le bas, sur les côtés ; ces élytres ont des stries formées par *■ points qui ne sont pas contigus.

i^ Lires différent des Charançons en ce que leurs antennes sont insérées en oeça de 1 origine des mandibules, souvent près du milieu de la i rompe, qui ^ longue; ces antennes ont au moins dix articles, et se terminent par une massue en forme de fuseau ; leur corps es. étroit et allongé; tel esl leLixE >'*" RAPtBCTiQUE Curculio paraptecticm, de Linné), qui habite toute l'Europeet que Ion trouve dans les tiges ,1,, PkellanUre aqualique. Il est allongé, <y' i "' toque, noir et recouvert d'une poussière d'un vert gris ou jaunâtre; la ln>i''l> c

est longue, menue, unie; les élytres ont des lignes longitudinales de P ts '

convergentes a leur extrémité; elles s'écartent à leur bout, et sont termina chacune en pomte conique fort aiguë. C'est à cette espèce qu'on attribue « singulière propriété de causer aux Chevaux qui la mangent, en broutant le PheUandrmm, la paralysie des parties inférieures du corps

Les Rynchènes différent des Lixes et des Charai us par leur trompe trèslongue, vers le milieu de laquelle sont insérées leurs antennes. - U "<*'. CHÊNE DBS M.isE! > es l Curculio HUCum, de Linné ) esl court, ovale, g» 1 " 1 "

entieremenl d'un duvet épais, jaunâtre-roussàt.e, ou gris avec des nuances V lnS

<"'<:ees; l'ecusson est plus clair; la tête a une trompe lres-1 e ">" Wà "

"■«n.. dont ht langue» égale ai moins eette de la i ié du corps. C'est i<

'•'••v.. ,1,. cet Insocto qa'il wa est arrivé quelquefois de trouver dans les '""' settes, .loni elle ronge l'amande. Bile habite tonte l'Europe

CAMILLE DKS HYiSCIIOIMIOKES. ">'i!>

'• ( ' s Calandres diffèrent des Hyiicliénes, des Lixes et des Charançons par

eurs antennes, qui sont an plus de neuf articles, dont le dernier ou les deux

p ni ers forment une massue à épidémie coriace, et à extrémité spongieuse.

,eurs larves se nourrissent de graines et de substances ligneuses.

La Calandre palmiste

l'Ius grande de toutes les espèces esl la Calandre palmistk [LuvchIio

| a /"'"'». de Linné ). qui a près ,1c deux pouces de longueur, en y comprenant °»ipe. Tout son corps est très-noir, et veloulé en dessus; la massue des an- S e *t tronquée; la moitié du bord supérieur de la trompe est garnie ,1e

»>U ,1 ! ' S,,, ' rc ' s ' <><' la même hauteur, comme ceux d'une brosse. Les elytres l'anJl 8I1US Profondes dans leur longueur, mais ces lignes s'effacent en se

«a i a ,? "" ,lu c ôté extérieur. Ce bel Insecte habite l'Amérique méridionale ;

1 "e se

Sueur n " 0l " ,ril de I;| moe«e du Palmier sagou; elle a deux pouces de loi.ciile tn n '° ffre T 1 '»'"' substance charnue et molle renfermée sous une pelli-

■' ir iens la comparent à un peloton de graisse de cha-

légère membrane. Les habitants du pays la font cuire

Pon r „"V Sparen le : les Européens la comparent à un peloton de graisse de cha-

sur' le '.? rmée sous une.,

9%,, ' cl 'a mangent avec délices. -La Caiàndbe nu bié [Curculio

lo «Ks, " Un,lé ). le Pins nuis les Porte-bec, a une ligne et demie ,1e

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les quell es

, Une oemi-ligne de large Tout l'Insecte est assez allongera trompe e 7 ut longue; sa couleur est partout d'un brun noirâtre; sa tête et m.., melle 8 S ° nt l'"' 111 ''!^, et ses elytres ont des stries lo

lon 8ueu r i°" Peut ' avec une '""l"'- yoir de P eUts P oints ' ' ttiui, dp r ,'' s elytres. — Ce pernicieux animal, connu aussi

"f<>", habite nos greniers et dépose ses ,

eufs dans les grains de

if

ble. C'est là qu'éclôt sa larve, qui dévore ]a farine du grain, et n'en laisse qu« l'écorce. «Les larves, dit Latreille, occupent chacune et exclusivement un grain •le ble; elles prennent leur accroissement en rongeant peu à peu la substance lanneuse ; puis, après avoir insensiblement agrandi leur habitation elles s* changent en nymphes. Elles sont fort blanches, longues d'une ligne -elles o" 1 la forme d'un Ver mou et allongé. Le corps est composé de neuf anneaux saillants et arrondis, la tête est jaune et écailleuse. Les nymphes sont d'un blanc clair et transparent, et offrent sous leur enveloppe les parties extérieures m** contractées, de l'Insecte futur. Après avoir passé huit à dix jours dans cel état, la Calandre touche a son dernier développement; elle se dégage de ce fourreau ou elle était emmaillottée, perce la peau du grain, se pratique une ouvert!»* pour sortir de l'asile de son enfance, et se montre telle qu'elle doil être le resl* de sa vie. C'est au printemps que la femelle pond ses œufs; elle pratique obliquement un trou dans un grain de froment ou de seigle, ordinairement le P luS gros qu'elle trouve, et y dépose un œuf sur le côté et sous l'enveloppe; de ' a elle passe à un autre, jusqu'à ce qu'elle ait terminé sa ponte. Lorsqu'elle a été faite de bonne heure, toutes les métamorphoses s'opèrent dans l'espace deq" a ' rante-cinq jours; c'est dans le mois de juillet que la Calandre, devenue Insert" parfait, abandonne son étroite demeure. Il est d'autant plus difficile de se garantir de ces Insectes, qu'ils émigrent d'une maison à l'autre, qu'ils coure» 1 très-vite, qu'ils sont fort petits, et d'une couleur obscure. Leur fécondité es< réellement effrayante; on a calculé qu'un seul couple pouvait avoir dans i" 1 " année s.x mille quarante-cinq descendants, dont chacun détruit quatre grai" s pour sa subsistance. Une observation qu'il ne faut pas oublier, esl quelesgrai» 8 ou se trouvent des larves de Calandre ne paraissenl pas percés ces larves, à 1 " sortie de l'œuf, ayant bouché avec un gluten le petit trou par lequel L'œuf a*»' 1 ele introduit. »

Ce n'es! pas à la surface des monceaux de ble que se tient la Calandre d a » S son repos; elle y vit enfoncée à quelques pouces de profondeur; et comme eH« épargne l'écorce du grain, on ne voit pas au premier coup d'oeil si les graW sont attaqués, puisque leur forme n'est pas changée. On ne s'en aperçoit q»' a la diminution de leur pesanteur et en les jetant dans l'eau : alors .-eux qui s"" 1 gâtés surnagent.

Les recettes n'ont pas manqué pour détruire la Calandre du blé; aucune u'f réussi complètement. On a propose des décoctions d'herbes fétides'qui ont ""' au ble sans nuire aux Charançons; l'odeur de l'essence de térébenthine, I" v ' a ' peur du soufre, n'ont pas mieux réussi; le criblage est impuissanl à détache»'

les œufs, qui Sont solidement collés et adhérents au grain Une chaleur S.ll" 1 "

de Boixante-dix degrés du thermomètre de Réaumur peut faire n -ir ^ ,: "'

landres dans l'étuve; mais cette chaleur, en tuanl les larve, dessèche le ,,,c ' '■' ne le préserve pas des Calandres, qui sont restées dans le grenier, el qui *'""' l'attaquer si ellesn'en trouvent pas d'autre. On a eu l'idée de substitue»' c IV "" 1 ;| '•' chaleur, et l'on a propose un ventilateur destiné a entretenir dans le grenier un air assez froid pour engourdir l'Insecte el l'empêcher de se rep»' " ,|ll "'<' ,: '' moyen sérail le meilleur de tous, si l'on pouvait à volonté entrete»" "" ''"'"'"" Permanent d'air froid. Il va .... autre procède ires-simple p<«"

FAMILLE l)KS XYLOPHAf.ES. SB1

' e '°ger les Charançons des tas de Me qu'ils ravagent. Lorsque arrive le prin-

*P 8 > el que l'on s'aperçoit que les monceaux de blé, après avoir passé

hiver dans les greniers, sont, infestés par les Calandres, qui bientôt vont

ï «ire leur ponte, on forme un petit las de quelques boisseaux, qu'on place a

,8 tance du tas principal: on remue alors avec la pelle le blé de ce las princiiril • 1 .

• le s Calandres, qui oui, besoin de tranquillité, étanl troublées par ce moit-

"U'ni, cherchent à s'enfuir, et voyant un autre las de blé à côté de celui d'où

I es chasse, elles courent, s'y réfugier. Si quelques-unes cherchent à gagner

murs, on a soin de [es écraser. Lorsque tous les Charançons se trouvent

semblés dans l'asile insidieux qu'on leur a offert, on verse sur eux de l'eau

■hante, on remue le blé, afin que l'eau pénétre partout avant.de se refroi-

I • to us les Insectes meurent sur-le-champ. On sèche ensuite, et l'on crible ce

' pour le séparer des Charançons morts.

,. e 'te disposition de la Calandre à émigrer lorsqu'on agite les las de blé qui

servent d'habitation a suggéré aux savants qui éclairent de leurs théories

Culture pratique, l'idée ingénieuse des greniers mobiles. Cet appareil, qui

°" l! le nom de son inventeur, M. Vallery, consiste en un cylindre de bois.

Ostruit à claire-voie, et que l'on peut l'aire tourner horizontalement sur son

j, 6, Cli cylindre est divise en compartiments, groupés avec symétrie autour

• "!' 'iibe creux; ou ne le remplit qu'aux trois quarts, pour (pie le grain

JUsse, pendant la rotation, d'un mouvement propre sur lui-même. Un venti-

p Ur < placé à l'une de ses extrémités, aspire l'air contenu dans l'appareil, et

Ce l'air extérieur à traverser le grain pour s'éciiapper ensuite par le tube

lal Cn seul homme l'ail sans peine tourner cet appareil, et le temps qu'il

„ Pl°ie est. infiniment moindre que celui qu'on dépense dans le pelletage an

ter. Le blé, m j e ,.„ mouvement par la rotation du cylindre, ne laisse pas

Charançons un instant de repos, et ceux-ci se hâtent de fuir. Lu autre

siiTu' K ''' """ "'"'"* l"' , ' ,il ' MX ' offert P ar cette machine ' '' '"'"' str,, cture ■■' ,' et d'mi emploi si facile, c'est l'aération qui empêche le blé d'être altéré ' 'humidité. Quant, au prix de l'appareil, il est, à contenance égale, infé-

(!| "' au

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