‹ Le jardin des plantesChapitre 75 sur 143 · I.XSI'C | i;s ORTHOPTÈRES · texte numérisé non relu

I.XSI'C | i;s ORTHOPTÈRES

ne son. «arque*, à | a surface que par une légère élévation. Le fumier .lu M* val r« attire et celui du Porc les repousse, suivant Scopoli. Si on place du f"' mier .le Vache auprès .l'un terrain qui renferme .les Courtilières elles s'vtransportent, et Ion peut, an moyen ,1e ce piège, en détruire une grande quanti* Le chant du ma e, qui se lai. entendre le soir et pendant la nuit, est doux et assez agréable. L instrument qui l'exécute réside dans les élvtres • il va à le»'' e fio'.ïan 1 ."" ïî" |)0 '' ,i0n mem *»™™> e » «orme de talc o.. de miroir, qni. - , 5 uï u C ° DtrC 1; ' l8me «^Pondante, produit le son dont»* parlons La femelle se creuse en juin et en juillet, à six pouces de profondeur, une cavité sont,,,,,, arrondie et lisse a .intérieur, ou elle ,.e se trois *

i V ! ï ^ S ' ' '" ', ; ' V T '* 8i " eri " qUi * Conduît ' ~'''' à ""e boute Ile dont le col est courbe. Les larves éclosent au bout d'un mois Aussi*»

elles commencer à manger les racines des jeunes plantes qui se trouvent à leur

portée; elles v,ven. en société jusqu'à leur première mue, qui a lieu trente

jours après leur naissance : à dater de ce moment, elles se dispersent

!•'• Grillon dM rluunps

,dS II.)''

Le i.,u,.,.„.n „ks champs [Gryttu» vam^ln», de Limié) n'a pas de p**

Propres a ouïr la terre, el la femelle porte à l'extrémité de son i omen un

"'>■""'" saillante formée de deux lames jnxtaposées, à l'aide de laquelle 1-'»"""' P^ce ses œufs dans l'endroil ,,,,1 lui convient. Sa longueur est de dix è *>«* jnes; ,i est court, épais, mur; la tête est grosse; l, corselet te qu'elfe

Prewions; le dessous des misses postérieures est rouge à la hase: là tarie

ne*

se

FAMILLE l>ES SAUTE UK S

j Stun Peu plus longue que l'abdomen. Cet Insecte est commun en Europe, et ta " tu 'es terrains sablonneux et exposes au soleil. Il s'y creuse un terrier avec.

ses r„... i -i ....

s «s lb 'ient

llui t- les

•/est un trou cylindrique à l'ouverture duquel il se

Le en Insectes. Vers le soir et

ïe

rLes mandibules .

U - guettant sa proie, qui consiste en Insectes. Vers le soir et pendant la '.' 'es mâles font entendre leur stridulation. Plus on est loin d'eux, plus I tllt est Tort et aigu ; il diminue à mesure qu'on s'approche du lieu d'où H

Part, et il - ■ -■-■ -:.-«m

l'aire

cesse tout à l'ait quand on y est arrive. Vous pourrez très-aiséme jj" esoi,il- de son trou un de ces petits animaux : attachez a un cheveu une

l, ene ou une Fourmi, posez-la à l'entrée du trou, et retirez-la quand clic vou-

y Pénétre,.; le Grillon s'élancera hors de son trou pour saisir celte proie,

;/ S0 » tour il deviendra la vôtre. Il sulïit même d'introduire un brin d'herbe

1 ,'." Ss °n souterrain pour l'en faire sortir. La femelle dépose en terre pendant

* Ses œufs, au nombre de deux ou trois cents, et l'œuf est collé au sol par ■ m . 8 ° miT, e que la mère rend en le pondant. Les larves naissent a la fin de ' c| . et se creusent à leur tour un petit trou, à l'entrée duquel elles atlen-

hn ' l0 '"' Proie, L'instrument sonore ,1 aie est forme par des nervures sa.l-

é ,", enré8ea ". qui occupent la partie de l'élytre appliquée sur le dos; les deux

y , cs > en se f rottant luno con ( re r ao tre, se mettent toutes deux en vibration. | )Pa Grili -on domestique, onCm-cni {Gryllus chmestkus , de Linné ), J'^'P Plus petit que le précèdent, a huit lignes de longueur; il est jaunal a '«^te porte des bandes transversales jaunes, le dessus du corselet est me- ,1 ,? c «« brun et de jaunâtre ; l'extrémité des ailes est prolongée en lanières au ,„;7 «%"'es ; la tarière ,1e la femelle est de la longueur de l'abdomen. Ou ()| y>'ouve que dans les maisons, OÙ il habite les lieux les plus chauds , 8's, C'est-à-dire les cuisines, les parois des cliemiuées et des fours, dans 1 , ; " le8 desquelles il trouve un asile. Il mange la farine, et sans doute aussi Een.1 m® les ' Le ,ni ' l «' Eaitentcndre presque continuellement un bruit monotone ^ ablCacel "i du GriRon champêtre, mais beaucoup plus faible. Celte espèce fois ,7 ne Sa retra ite quand la nuit arrive, mais elle s'en écart* peu ; quelque-

bitah eme; (lans les ^rtes chaleurs de l'été, l'i P«l sort furtivement des ha-

IVo d r, V0, ' s '" soir, mais il se tient toujours prêt à rentrer pour éviter le

est',. ' a m,M : c'est ce qui permet de penser que le Grillon, comme la Blatte

«nginaîre des pays chauds, et qu'il n'a pu se naturaliser ici qu eu habitant

uiaisonc ,..••.. . . il,.: ..„r,„;„iit <>i une nourriluie

suffi

santé.

Ueg

où il trouve la' température qui lui convient et une nourriture

^""•'v//e.s om les étires et les ailes en toit, et leurs tarses sont de qua- '«andik , L, ' s "ntennw sont toujours forl longues et en forme de soie; Les lon s i 88<>,u ""»"'* dentées, et In gaieté est plus largeque dans les Gr.i- „„ ' Jj» 'en.elles ont une tarière avancée, comprimée, et figurant un sabre ou So te ' aS ' E »e8 percent la terre avec cette tarière, et pondent »«**»; ,r de leur corps, gl.sse entre les deux lames de la tarière, et roui au Un ne n ,>0 " qu'elles ont creusé. Ces Insectes sont Herbivores et ^TTT^ «yanîé 1SU |,as f I"' ils ^ient carnassiers; cependant quelques Sautere s "ou,, rcn, " ll "-s ensemble dans une boîte sans nourriture, Une délies

au fond

fut et fut

, 8 v <' l'«i le» iiim es , uiaio «"

>el| es avaient, été placées dans des conditions anormales.

Ie8 Saute ; e *- " ais ce fait n'est pas concluant, puisque

IX SECTES OMTHOI'TKliKs.

La Saulerptlc il rontelas.

La S al i E a el 1 1 a c o o t k las ( Locvsla vïndimma, ,1c Fafaricius) est i' 1 "'

espèce trés-comnîiu ans tonte l'Eorope. Elle estlongne de deux nonces, verte-

«nw tact.es ; ses elytres sont au moins de la longueur de l!abdomen ; la têt ''"'

" ne,), ; t " niae °ee arrondie, avec une ligne enfoncée sorte sommet ,1e corset

"si aplati, et portt une très-petite ligne élevée sur le bord postérieur, qui ** «•neé et arrondi. La tarière esl droite el de la longueur du corps. Cet I"*""' ".sonne dans les prairies, el consomme une grande quantité d'herbes; >>'» lS

"« Hommage qn .1 cause esl infiniment moindre que celui < les Criquet'**'

"igent souvent nos campagnes. - La Saotbuelik v sabbe (Loetuta** nic^ra, de Fahricius) est longue de quinze Ng ne8 . 8a ,,,„,,,„• est par»» 1 '' <"' vert pèle, avec des taches bennes ou noirâtres sur les elytres, qui SOtll a" •noms ,1e I,, longueur de rafcdomen; le tête es. .rosse le corselet a en dess*

'uw surface aplatie, qui va en s'élargisswH du côté des étuis e 'te une ca '

rené sur l« m .lieu; | ; , tarière esl plus long™ ,,,„■ l'abdomen et peu arquée; If «usses postérieure* sont fort grandes et misai longues que les étuis; en quoi cette espèce différé de la précédente. Elle est également eommune dans les nrai«*

r e "'""' ' Eur ■ s ^ *or»nre esl v ig -eus,., ses mandi s entament la I»" 1 "

jusquau sang, l.es paysans suédois h. saisissenl exprès pour lui faire rdr»

1 8 "crrues qu ,1s oui s „r les mains; ils pensent que la liqueur brune et Acre <|"« "'l''"" 1 celte Sauterelle dans la plaie lai, sécher êl disparaître les verrues! de»

FAMILLE DES SAUTEURS; 3*>l

( | (i i0n) P°pulaire île Waitbit, ([u'ils lui ont donné, et qui signifie Ronge-verrue,

„. eine 'l u e son nom scientifique Vemtciwra. vous voulez connaître l'organe du chant dans les Sauterelles, prenez un suri- ls ' e reconnaîtrez sans peine à l'absence de la tarière) ; vous verrez dos ' ^ ait ' et ' e l'élytre droite, (|iii est pliée et appliquée horizontalement sur le l.i „' ' le P' ac I ue ronde laite d'une membrane très-mince, bien tendue, comme X au m ta mbour, et transparente, ressemblant, comme dans le Grillon-

form i U " pelit n " ro > 1 " cell ° membrane, qui est entourée d'une nervure en g a „ , e Uor(1 relevé écailleux, se trouve cachée par la partie pliée de l'élytre à-vis ] ' C ' U ' CSL 8 arme également de plusieurs nervures relevées, et situées visd e la ( , G celles l'ont la membrane est bordée ; celte plaque lisse et tendue donne i nen)lj lesonnan ce au frottement des élytres, sans que ce flottement se Tasse sur la à ces anemême; M cst l ,1,oljabl(; q«é le mouvement très-vif donné par l'Insecte vib ra " ervures > en les frottantles unes contre lesaulres, produit une espèce de

rj ai 10 " dans '» plaque, qui amplifie le son résultant du frottement des élytres. °nho Senredes Criquel*, par lequel nous allons terminer la famille des l'nlleg M auteurs, les femelles sont, dépourvues de tarière saillante; les 'éi'ieu , Pl0duiseat le,, r stridulation par le frottement alternatif des cuisses poslah re re * Conlre les élytres ou les ailes; ils ont trois yeux lisses distincts, le Yeux , ' ancre > u 's mandibules très-dentelées, les antennes insérées entre les s 0ut ' 6 ra PP r ochée8. Ils sautent mieux «pie les Sauterelles, et ont un vol plus Le c*" ° L |,lus ,ilovt ' '< ils s e nourrissent de végétaux, et sont très-voraces. — plus c Q ° e . Tg ^ r maniqde ( Acridium gernianieum, d'Olivier) est l'espèce la ''"Un |3° mn,U " n :,,IX environs d* Paris. Il a un pouce de long; sa couleur est su,. le "," l ,ai 'semé d'espaces plus clairs el de taches noires, particulièrement ''•aasu treS ' le coraelet a une carène coupée une l'ois, les ailes sont rouges,

,ll i Ih'h U " ICS à l ' ext »'émité, ayant une ba noire qui part de l'angle interne

nom >, Parieur, en suit un peu plus de la ilie, el monte ensuite vers le

|u . teneur, d'où elle s'étend pour aller vers la base. -Le Ciwqcet bleua- (J ^^' -Hliw* cmruinecn*, de Kahricius) est brun; le corselet est raboteux, el «vec H ecarè "« entaillée- les elvtres sont crises, transparentesàleurextrcmite, Co m lllp e V aC,, " S ''' ,l,,s l,a mles noirâtres; les ailes sont bleuâtres, transparentes. lieu c, "'^'•''^ à l'extrémité, et ont une large bande noire au delà du mi- 'l'ffère eSpèce nVsl g«ère moins commune que la précédente, dont elle ne ; '««a, )) , (1U 1 ° Par la ( ' (),l| e»r des ailes.- Le C.uoiKT italique (Acniluim av eC{ , ' 0,lvi e'').qui est aussi ties-coinniun .uix eux irons de Paris, est brun. Ietnn„.„ acl,es s >"' les élytres plus obscures, el d'autres plus claires; le corse-

• Porte

c 'ai rs e r. Une P e Wte carène, ses'bords'latéraux e1 supérieurs scml relevés, pins

■""""•"* : les élytres ne sont guère plus longues que l'abdomen ;

"S!,,. c| " -"'"-s; les c| y I,-,.

Cu rselei '""' " "gne d'ui

- l > ces '

Dl ' 1 ' exte

i bi'iin jaunâtre,

a suite des deux latérales du

le l)0rll t ; ( "' S,l, '" x ^SsëréuBiSsëntlubord interué. Les ailes son. roses avec

"Ol-desJ netlret l'exlreniil s,» es traits et ,1...

le a nei

vurcs obscures. Les cuisses postérieures

• lp : 1 * et des points noirs; les ja es postérieures sont d'un rouge de

e8m aleso„, Texlrcmiicde l'abdomen munie dedeux crochets Ires-grands nu <\.,, •,!,.,. avec le Criquet germanique,

^ »res.

«ont

eli,' '; u ' ls - <à'i spèce se rencontre mêlée arec le'

e disti„„ U(l s ,„.| 0n , par geà ni | (>s ( i-„,| rose clair.

INSECTES OlU'HOI>TKlii:s.

Le Oiqiifl Mniiçrant.

Mais il en est une plus remarquable sous ions les rapports, dont ,1'' '.', vous entretenir: c'est le Criquet émigrant f Arridimn migraloriu" 1 •

de Geer). Il est originaire de l'Europe orientale, où il atteint ; loiig ue !'

de deux pouces et demi : aux environs de Paris il est beaucoup plus.P* ' el sa couleur est verte ou brune, avec des tacbes obscurcies; les mai"''"" sont noires, les elylres d'un brun clair tachetées de noir, les ailes »' '

parentes, jaunes-verdâlres à leur base interne; le corselet porte sur dos une arête nu peu élevée, el sur ses parties latérales ; tache allo"t>-

gfl»

noirâtre, située au-dessous de eliacnii des yeux; les jambes postérieure*

|aie s

rousses. — Cetie espèce esl une de celles i|ue les voyageurs nonoment relie» île pattage, el que l'Ecriture sainte mentionne comme une des sep 1 1"' 11 . d'Egypte. La fécondité de ces Criquets est prodigieuse; ils se ir ""'^. |M i quelquefois par bandes innombrables, et éinigrenl de l'est a l'ouest; " s . environ dix lieues par jour. Chaque fois qu'ils se reposent, le pays où ils s ^ lent est frappe d'une affreuse stérilité. Ils B'annoaceut de loin par ui» l "'" l '' |n( . menl sourd que produit l'agitation de leurs ailes; peu à neu ils arrivent co un nuage épais qui obscurci) la lumière du soleil, el s abat sur les \" al ,j t , les arbres: en quelques heures toute verdure a disparu sous leur me " l( voracité; l'écorce des arbres même est rongée par eux, et quand ilsrep f|

de " !lir et <"'"■

la malheureuse contrée qu'ils oui envahie la nesln succède à la fa" 1 "

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