‹ Le jardin des plantesChapitre 79 sur 143 · JÎ18 INSECTES NÉ Y II OPTER \<] S · texte numérisé non relu

JÎ18 INSECTES NÉ Y II OPTER \<] S

Vous avez vu notre Fourmi-Lion creuser, déblayer sa lusse; vous allez coiin ; "' Ire maintenantle parti qu'il tire de ses travaux : regardez au fond de l'entonne* vous verrez paraître les deux cornes de l'animal ; elles son! ouvertes et un P e " élevées au-dessus du fond ; le centre de ce fond se trouve précisément au n11 ' lieu de l'espace qui est entre elles; le corps de l'Insecte esl caché sous les I 1 ' 1 rois de l'entonnoir. Placez nue Pourrai dans le voisinage de celle cavité îj* Fourmi, qui va et vient sur le sable, arrivera au bord de la fosse, le bord «" celle-ci s'écroulera en partie sous son poids, et la Fourmi se trouvera sur* talus à pente roide ; comme elle a aussi son instinct conservateur, qui l'aveu qu'elle est en péril, elle fera de vigoureux efforts pour gravir cette montag^ escarpée et regagner la plaine. Quelquefois, malgré la mobilité du sable

de

il M' 1 '

roule sous ses pieds, elle parvient à grimper jusqu'au bord ; mais le raviS9»W qui se tient au fond de son repaire, a été averti, par l'éboulement des grain* sable, qu'une proie étail dans son voisinage ; alors avec sa tête, connu 1 ' une pelle, il jette en l'air le sable qui la recouvre, ayanl soin de diriger S0»j* du côté OÙ ;i eu lieu l'éboulement. La Fourmi, qui reçoit celle grêle subit"' entraînée vers le bas; cependant elle redouble d'efforts et regagne un pe"

de

SlM"

blée

terrain ; c'est alors que l'ennemi multiplie ses attaques : les jets de sable se cèdenl sans interruption; enfin la victime, étourdie, meurtrie, terrifiée, acefl par l'orage incessant «pu vient l'assaillir, roule jusqu'au fond du précipice ''' tombe entre les deux griffes meurtrières ouvertes pour la recevoir, qui lui s*»" sissent le corps et le percent en se fermant. C'est pour cela que l'Insecte <&* nous vous faisons l'histoire a été appelé Lion de» Fourmis, el qu'on le •'•m 1 '" communément sous le nom de Formica-Leo.

Le Formica-Leo, maître de sa proie, la tire un peu sous le sable, l'y '''"''j , au moins en partie, el hi suce a son aise. La longueur de son repas dépend d volume du gibier: une Fourmi est pour lui l'affaire de dix minutes; s'il « I"' 1 ' une grosse Mouche bleue, il n'en vient à bout qu'en deux ou trois heures. I'"" qu'il en a tiré tout ce qu'elle a de succulent, il la lient faiblement entre

sas

cornes prêtes a s'ouvrir et à l'abandonner ; il donne joupdetète, etj e

au loin le cadavre inutile. Mais son entonnoir a été déformé par ' a f , nceuvre qui vient d'avoir lieu; il le reconstruit promptemenl el se tient à|' lût. attendant un nouveau butin. Il esl patient, car il oeut attendre; «" ' r

jeune ne l'epuise pas. Oubliez-le dans son sable pendant trois mois, six

paotf'

un an même, vous le trouverez un peu maigre, mais son appétil lui esl irS ". et vous pourrez vous en convaincre en mettant sur son sable une Mouche p. vec de ses ailes .elle sera bientôt happée, sucée, desséchée, et lancée hors trou par l'animal. Sa voracité n'épargne aucun Insecte, toul lui ( ' sl '""' , M il'ounnis d'abord s,, m sa proie la plus ordinaire ; mais les Chenilles, les W cbes, les Cloportes, les Araignées même Boni pour lui untrès-bon '''" i|b( . Formica-Leo esl lion même pour sa propre espèce: s'il 5 en a unq«' '""'„„ dans le trou d'un autre, il est saisi, perce, et fournit un très-bon repas •' semblable.

Léo

Ce n'est pas seulement par l'éboulement des grains de sable que le l ' 1 "

nu" a il""

est averti de l'approche d nue proie; il peut aussi la voir, car u yeux, six de chaque cote, réunis sur une pente émiuence qui est situ*

FAMILLE DES PLANIPENNES. *'<

ll,;huis 'le h, hase Je chaque mandibule. Ce qui prouve qu'il n'est pas aveugle, tf *V», si vous le regardez .le près, il cachera ses cornes sous le sable; \otie j'^nce même l' empêchera de travailler à son entonnoir : vous aurez beau ate " d,- e des heures entières, il cheminera dans le sable, mais il ne se mettra pas SWl euse rae ,,t à l'ouvrage. Éloignez-vous de son domaine, sans toutefois le per- " red e vue, vous venez bientôt des jets de sable lancés en l'air; mais à mesure ,|llc vu "s vous approcherez, le nombre de jets diminuera; cependant, si vous estez immobile, il reprendra ses travaux, et vous pourrez voir comment il UliU 'ëe sa tète ,|, sable avec celle des jambes (de la première paire) qui esl * rs 'e centre .1,, trou. Lors même que vous ne verrez pas celte jambe vous ^naîtrez SO n action par une espèce de bouillonnement dans le sable qu. e . St ^-dessus d'elle, e, qu'elle pousse sur sa tète. Au reste, si la présence ,m observateur arrête quelquefois le Formica-Leo dans ses travaux .1 n en es ; ,S (l " même quand il s'agit de faire dégringoler dans son trou un Insecte qui h * rch e à s'en échapper: alors son instincl vorace l'emporte sur sa prudence rt, 'naire, et il oublie que les jets de sable peuvent déceler sa présence a ses ennemis.

,, Pour apprécier la force étonnante des muscles du col de cet animal, jetez 3,18 !» fosse une grosse Mouche ou une Abeille à laquelle vous aurez enlevé

«: aussitôt elle sera accrochée par le Formica-Leo ; elle se débat. a,

so " ennemi la secouera rudement, l'élèvera sans l'abandonner et la tai-

*er rapidement, il bâtira son corps centre le sol. Cette lutte unie

-J» un quart d'heure; mais enfin le Formica-Leo, tout en battant. le

'"liis A.. i.. „! ...«.,.1 ;i l'aura mise

ailes 'aais

Satu retomb, 'l lle l<|uefoi

' WCI0, 8 un quart d'heure; mais enlin le rormica-i^». w -,

u P s fe la Mouche, ne laisse pas de la suer un peu; et quand .1 1 aura mise Z dét8t de agiter, il achèvera de la sucer a son aise. - C est toujoU. s Z f '"' Vivante qui serl à sa .rrilure : la Mouche la plus grasse que vous

l 't ai

qu'il

-- »...,,, iin écrit a oa uvun»«i«»w ■ --

*» «e tuer à l'instant même ne le tentera pas; il semble que son appe

^«oin, pour être stimule, d un combat, d'une lutte quelconque Ma se Y a Dent.,M.. u .... ;n....v dans l'histoire du l-ormica-Lco. ces.

peut-être de plus merveilleux u Ration des croc e,s qu'il enfonce dans le corps de ses victimes. Non, US "-"s dit qu'ils a", a la fois de mandibules et de suçoirs; vou

^--^'.'eetteas:;;::,! ar.ous.nen.e; S ne VOUS demande^ P 0«

i ;y ,UUn """ de patience. Quant à l'adresse, nous v comptons Prenez don ^--l-eo, ,', ,,„.„„ L abdomen entre -s doigts observe^ s

qjft^' si le loupe, vous remarquerez qu 'elles sont plus^ge >

eDa '« ■ ' i( . ,.( n'olfre rien de particuhu ,

fusses;,,

'"aïs | e !

Ill;,;„ , , ' " >'i niée supérieure esi ain>im.. ■■ ,

C n ,e .K de la face inférieure, qui est creusée d'un ^^^veTle

,„ ( "" ; " relief. Ce cordon est mobile, et ne fait point curps avec

wLl fc «.'»l -vous assurer en passant en^lm^-cbeUa

lut i, '«un mmiiic/. uni> niui» ■•■ r- „„„ r viin

*£ ^e fine épingle; vous le déboîterez dans toute sa ^^^pour'o.

, "'-" >- l'o„c,io„s e, l'usage d cordon, prenez un ^J^d^™

CcR é P^ant quelques jours, pi, .entre ses cornes labdo mea d.

n Ue 7 de fenêtre, l„en grasse, elle sera bientôt percée, et VOUS /

^'"^■.isme le Formica leôla suce: le cordon logé dans la ramuw au

' Or >>.,, , ""' a-i.i o ni soi i • .ii,,i.ifiiiveinen al-

-;:;::;;;':: ■■ "s ■*sSi*i?KS'--

,IIM el rame •!, arrière a\ec mie exin m

INSECTES NÉVHOPTÈRJES.

,: '* f 1 "" '<"' ~ *»■ rintériaw de la corne le suc du co#

s, volV ,UeC r° n " aperf0ré ' Qua0t yUX «««le. qui font mouvoir «

SedZ P ° UV T StUlgUer aU " ll " SS0US de Ia tète 'P lus « trière quel>

c fr' ÎT"' X 1,a, ' tleS mefflbrane "«* dont chacune a des mouveme*

çon -pondant a ceux du piston quelle avoisine ; lorsque le piston se raccoU.'-

i.h„ ,;„tn s " "' s " ' , "" i " ; iorsqu ' ii s ' i,llo, ^ - «■*. ,a " le,,, '

membraneuses que se trouvent les muscles qui font jouer les pistons

tlZlnZT r/ il laUâU dét ^'- toutes les ...erveinl el)lel ,ué* d m tes mandibules du Fvrmca-l^ n ous , (1LIS l( ,,, Ils ,.,,„.„ , t(ll ,

m lu.-me.ne creuse d'une ,ou,„ere longitudinale. S, vous cou ez en trU

Z27ÏJZ le ff? ^ <; " P,aCe ' U,US V ™ l jlu ~ gouttelettes d'*'

par e sur le Lord de la coupe ; celte eau enlevée, vous distinguerez des chai'*

Kl ea dausl.cv.te: cee chairs doivent laisser passer des liquides par W

nle.st.ces, cars, vous pressez entre vos doigts la base , l'une corne de Foriui*- L^ OU même sa tête, vous verrez une gouttelette d'eau tres-claire sortir par I" pointe de chaque corne. Cette eau est tout a fait sans saveur, e, quelques DaW ■a listes ont soupçon,,,, .(uelle passe de la tète dans l'intérieur des crues po* entrer dans les chairs de l'animal perce par les crochets du For.nica-Leo, etaUg' '"enter a llu.d.te des sucs que celui-ci veut en extraire. Nous trouverons bi*»' lot un phénomène analogue dans l'histoire des Papillons.

^ larve du Fourmi-Lion vous esl lue,, connue; ,1 vous reste a COUIU**

~~- .-.^.. wiiuui;, h mus resi.e a cou.

"' ; 1 '" l' L "»&*»«• dans une ,o (|l ,o„. Vous pourrez voir, «* "

-n ca-l.eo, I .ns.rumem qui ourd,, cette trame s, fine : pressez-lui lahdon^

ous crez para.lre a son extrémité ,„,,,,,. (|fi |;1(|llC ll,

.tua uu tuyau charnu et blanc; e„ redoublai.) la pression vous ton**

te me par un ,neca,„s,„e analogue a celui d'une lorgnette; près de son l*»' 1 ' est m, etran.leme,,,. après lequel il se ternnne par une espèce de peliW &> ,i,ill, ' , • "" bw = ''«' I' 1 '"""- Ce bec es. perce pour donner passage à une liq^ *mW*e, qui doit, en se desséchant, tonner les Mis don. sera ourdie la *><P*

destinée

i.iii

Il . • ••■">•'• im us uuni sera oiiro.e ■"

'"la nymphe. Les tuyaux charnus sont la filière ou se moule la liqueur des.— ;i «evWUr soie, et «es ,ne„,es tuyaux son. r.ns.ru.nen. ou l'espèce de niai» 'I'"

arrange les ,,| s de soie, el m ,o,,sir,i„, une c« ,. Quand le Fonnica-Leo *■■"

illl'c «a (>n<niA ,., : :. ... . . c

*""• " ''" '""sin.ii une coque. Quand le Fonnica-Leo >-■

&'«■« sa coque, ce qu, arme an milieu ,1e le,,, ,| s ,.„io„ce plus avanl soui le sable; «, boette époque, ^oua ch^chez au-dessous des i

jeux eutonnou

Page 1