raria. Typogrflphlo rinn
nuil pour boire le sang des hommes et des bêtes. Si ceux que leur (^lat oblige de dormir par terre n'ont pas la précaution de s.' .-ouvrir des pieds k la têle, ils doivent s'attendre à être piqués des chauves-souris. Si, par malheur, ces oiseaux leur piquent une veine ils passent des bras du sommeil dans ceux de la mort, à cause de la .piantité de sang .pi'ils perdent sans s'en apercevoir, tant leur piipire est subtile; outre que battant l'air avec leurs ailes, elles rafraîchissent le dormeur auquel elles ont dessein
d'.Vier la vie. »
lllloa est moins exagéré ; « Les chauves-souris sont communes à Carlhagène, dit-il; elles saignent fort adroitement les habitants en leur liraut assez de sang , sans les éveiller, pour les affaiblir
extrêmement. » -, 1
La vérité est que l'andira-gMaeii , tout vampire qu il est par le nom, ne suce personne, ni hommes ni animaux , et c'est ce dont les voyag.'iirs modernes et les naturalistes américains se sont assurés. Sa langue papilh^use et extensible ne lui sert qu a sonder sous les vieille* .^'orces des arbres pour en retirer les insectes et
frpros, rue Ac Vniigirard , 3G.
as
LES CARNASSSIERS CHÉIROPTÈRES.
les phalènes qui s'y cachent , el il a cela de commun avec les phyllostomes et beaucoup d'autres chauves-souris. Il se nourrit hahitueilement d'insectes, de petits animaux, et même, dit-on, de fruits. C'est de tous les chi-imptères celui qui marche sur la terre avec le plus d'aisance. Il est commun dans la Nouvelle-Espagne.
4= Genre. Les MADATÉES [Matlateus, Lfach) ont quatre incisives à chaque mâchoire , les deux intermédiaires supe'rieures bifides et plus longues que les late'rales, les inférieures ('gales, simples et aiguës; huit molaires supérieures et dix inférieures; leur langue est bilide à la pointe ; leurs lèvres garnies de papilles molles, comprimées et frangées; ils ont deux feuilles nasales et pas de queue.
La Mandatée de Lewis {Mandateus Letris, Leacii). D'un brun noirâtre; seize pouces d'envergure (0,-435), et membrane interfe'morale e'chancre'e; oreilles médiocres et arrondies; feuille brusquement pointue vers le haut. De la Jamaïque.
0= GimE. LesGLOSSOPII.^GES (Glossophaga, Gf.off.) ontvingtquati'e dents : quatre incisives, deux canines médiocrement fortes, et six molaires à cIkkiuc mâchoire; la langue est très-extensible, terminée par des papilles; feuille en forme de fer de lance; Mieiid)rane intorfémorale Irès-jielite ou nulle ; queue variable ou nulle. Toules les espèces sont d'Amérique.
La Glossophage de Pallas {Glossophaga soricina, Geoff. Vespertilio sorir.inus, L'x. — Pall. La Feuille., Vicq-u'Azyr) se reconnaît à son manque de queue et à sa membrane interfémorale qui est fort large.
Cette espèce habite Cayenne et Surinam. La longueur de sa langue, les papilles qui la terminent, et que l'on a prises pour un suçoir, l'ont fait accuser, ainsi que ses congénères, de sucer, comme le vampire, le sang des hommes et des animaux endormis. Le fait est qu'elle est fort innocente de cette accusation , et que cet organe lui sert unitpicment à sonder les petits trous et les fissures des troncs d'aibres, qu.ind elle pense y trouver les larves et les insectes dont elle se nourrit.
La Glossophage caldataiue Glossophaga caudifer, (iEOFF.) a la mend)rane interfémorale très-courte , un peu débordée par la quene Du Brésil.
La Glossopiiac.e a queue enveloppée (Glossophaga amplexicaudala, Geoff.) est d'un brun noirâtre ; sa membrane interfémorale
est large; sa ([ueue, courte, est terminée par une nodosité. Du Brésil, aux environs de Rio-Janeiiu.
La Glossopiiac.e saxs qleie (Glofsophaçja ecaudala , Gfoff.) manque de queue. Sa membrane interfémorale est courte. Du Brésil.
G" Genre. Les RIHNOPO.MES (/î/u'nopoma, Geoff.) ont vingt-huit dénis : deux incisives supérieures et quatre inférieures; deux canines à chaque mâchoire; huit molaires à la mâchoire supérieure et dix à l'inférieure. Leur nez est conique, long, tronqué au bout, portant une petite feuille; les narines sont terminales, transversales, operculées; les oreilles sont grandes et réunies, avec un oreillon extéiieur; leur queue est longue, prise à sa base dans la membrane interfémorale , qui est coupée carrément, libre à l'extrémité.
La Rhinopome microphylle de Geoff. {yespeiiilio microphyllus , ScHK. La Chauve-souris d'Egypte, Bilon) est d'un gris cendré et a" la queue trèsdongue. Elle se trouve en Egypte, et se plait surtout à habiter les galeries obscures des Pyramides.
La RiuNoroME de la Caroline {Rhini'poma caroliniensis , Geoff.) est brune; sa (jueue épaisse est as.sez longue. On la croit de la Caroline du Sud.
T Genre. Les ARTIBÉES [Arlibeus, Lfacii) ont trente dents : quatre incisives à chaque mâchoire, les supérieures bifides et les inférieures tronquées; deux canines à cha(pie mâchoire, les supérieures avec un rebord interne à leur base; quatre molaires sui)érieures et cinq inférieures de chaque côté ; deux feuilles nasales, une horizontale et l'autre verticale; point de queue.
L'Artii!Ée df, la Jamaïque [Arlibeus jamaïcensis, Leacii) est brune en dessus , d'un gris de souris en dessous , avec les oreilles brunâtres, ainsi ipie les oreillons. Des Antilles.
S" Genre. Les MONOPIIYLLES [Monophyllus, Lfach) ont trente dents : quatre incisives supérieures dont les mitoyennes plus longues et bifides ; point à la mâchoire inférieure; deux canines en haut et deux en bas; dix molaires supérieures et douze inférieures; leur feuille est unique, droite sur le nez , et leur ipieue courte.
Le Monophylle de Redmann [Monophyllus Redwannii , Leach) est brun en dessus, gris en dessous, à meud)rniies brunes; ses oreilles sont arrondies; sa feuille est aiguè , couverte de petits poils blancs. Il habite la Jamaïque.
LES HHINOLOPHP]S
aux caractères généraux des chauves-souris en joignent de particuliers ipii les tranchent fort liieii. Leur nez est garni de membranes el de crêtes fort complii(uées; ils ont une seule phalange à l'index ; leurs ailes sont grandes ; les femelles ont les luaiuellcs sur la i)oilriiie, mais on leur voit souvent des verrues au ventre, simulant assez bien des mamelles.
'J' Ge.nre. Les RIILNOLOPIIES [lihinolophus, Geoff.) ont trentedeux dents : deux incisives à la mâchoire supérieure, quatre à l'inférieure ; deux canines en haut et en bas; dix molaires supérieures et douze inférieures. Le nez est placé au fond d'une cavil<' bord('e d'une large néte en forme de fer à cheval, et surinonléc d'une feuille- Les oreilles, qui manquent d'oreillon , sont latérales, moyennes. Leur queue est longue.
Le Grand Ter a cheval [lihinolophus unihasialus, Grovr. Vespertilio fenum equimtm. Lin. i.e grand Fer a theval, Buff.).
Il a la feuille nasale double, l'antérieure sinueuse aux bords et au SDiiimct, la postérieure en fer de lance.
Cette chauve-souris est une des plus communes que nous ayons
en France; elle habile les cavernes, les carrières et les souterrains des vieux monuments abandonnés dans toute l'Europe. Elle n'en sort ipi'à la nuit close i)our aller chasser les ])apillons de nuit et les insectes cré|)usciilaires. Ses yeux sont ))elits, obscurs et couverts, à pupille noiturne; aussi fuit elle la lumière, et les liriix les plus ténébreux sont ceux qui lui plaisent le plus; elle y lixc son domicile el y vit suspendue à la voûte ])ar les pieds de derrière , en compagnie d'un grand nombre d'individus de son espèce. Ce qu'il y a de particulier, c'est que, quelle (pie soit la grandeur du souterrain ou de la caverne où elles habitent, elles ne se dispersent pas dans ses diderentes parties ; elles se fixent toutes les unes à côté des aulres et se touchant presque , à la même place, et il faut qu'il 'y en ait une grande (p]antit(' pour occii|)er plus de (piatre ou cin(| njèlrescarrés de la voûte. L'hiver, au momeiit de s'eiig(mrdir , elles se rapprochent au point de se tou( lier et de former p(jur ainsi dire une masse compacte. Il est luobable (pi'elles cherchent ainsi à se ré(haufrer les unes les autres et à se soustraire autant ([ue possible aux cruelles rigueurs du froid.
HHINOLOPHliS.
Le f^rand fer à cheval , comme la plupart des chauves-souris , se traîne Irèspi'niblemenl sur la terre, et sur une surface un peu unie il ne peut s'élancer pour prendre son vol, par la raison fort simple (|ue ses pattes ne peuvent ))as exécuter en UK^ne temps loMs les niouvemenls ni'cessaiies au saut et au vol. Ceci nioulre que l'allilude î-ingulière ipi'ii prend dans le repos, en se suspenilanl la UMe en bas, est pour lui une position nalurelle et fort commode. En elTel, il n'a (pi'à lAcher la roche où il tsl attaché, étendre les ailes en tondiant, et le voilà au vol.
Par la même raison, la femelle ne cherche ]>as à faire un lit ou un nid, comme les rats, par exemple, pour déposer ses petils, car il lui faudrait marcher [mur y entrer et en sorlir. Elle met bas sur le bord d'une roche perpendiculaire; et anssilôt que ses pelits sont ru's, elle se les altai lie sur la poitrine, se précipile de la roche la ti'te en bas , et va reprendre sa résidence ordinaire sous une voùle. Les pelils, au nombre de deux au jdus, se trouvent, pour ainsi dire, emmaillollés dans les mcudtranes des ailes de leur mère, (pii les porle avec elle en V(dant jusqu'à ce ([u'ils soient assez f(Mls pour se laii -cr et se soutenir dans les airs, .lai été moi môiue l('Mioin de ces faits.
Le l'F. riT Feiî .\ ciiLVAi. ( niiinul(ii>hus bHiasIalus , Gioff. Vufpertiliu ferrun cquiiiinn, var. Li>. l>.</)cr/j7/o /w/i/jos/i'erds , BtriisT. Le fielii l'er achevai Bcff.) a la feidlle nasale double, mais l'une et I autre en fci- à cheval ; ses oredies sont profondément échaiicrées. Il li.iliite I Europe et plus particulièrement l'Angleterre.
Le liiiivoi oi'iiF TiiMii'.NT {ttliiiiiilojtliu'< triJeiis. Gv.i FF.) li la feiulle natale simple, et teradiiéc |iar tiois pointes. 11 habite lÉgypte, et se retire ilans les cavernes et les toiidieaux. y Le liiii\oi,oriiK chumémièui; (Rhinuloplun ,«/)eor('s, Sciinlid. Rhinol'p'iu^ marsuiiialis,' Ç,iX)rF.^ a la feuille nn>ale sijr]])le, arrondie à son soimnet ; une bourse, furmce de trois leplis de la peau, s'élève SOI- sou front. De ril<^ de Timor.
Le lliiiN i.oi'iU'; dk C(immfiisox (lihiii'iloiihvs C' mmentonii. Geoff.). Sa feiiide natale est simple, ; rroudie à la pointe; sa queue est de nioitii' midos biugue ipie les jaudies. De .Madagascar, aux environs du foi'l Diupldii.
1 Le ItiiiNoi.iMMiR iiiAiiÈME ( Ithiw l phii$ ciah'iha, Cfoff. ) a la feuille nasale sinqde, arrondie au sommet; son rri.ut ne pn'scnle point (II- b lurse eom ne dans le crumcnifere , et sa queue est de la longueur de ses jambes. De Timor.
10- G^NKE. Les MÉG.\nERMES [Mcrjndcrmn . Gfoff.) ont vingtsix dents : quali-e incisives inf.'i ieiues, point à la luitchoire supérieure; deux 1 aidiies en haut cl i\v\\\ en bns; huit molaires supérieures et dix inf'rieures; leurs oreilles sont très-gr;rrides, soudées à leirr base arr somrnet de la lOle, à oieiHon rirli'rierrrlai'ge; leoi" nez porte Irnis ci'étes, irne verticale, rrnr' horizontale et \rrie en fi'r à cirev d ou irrfcr ieiri'e ; elles n'ont pas de ipieuc, et leur membrane inlcrfcmorale est coupi'e carrément
La Mltf.AnEiiME feuille (jl/''(/''f/erma frnns, Geoef. La Feui'le, G. Cuv. — Daub), à feuille du nez ovale, presque aussi grande que la tt*le ; pelage d'un gris ceirdré leirrté de jaun.tlre. Du Sénégal, et peutéire de l'archipel des Indes.
La MtCADEnjiE lyre (Megailermahjrn, Gfoff.), à feuille rectangulaire, avec une follicule de moitié plus petite. On la croit de l'arcliipel Indien.
La Mécaiiei'.me spasme [Me()aderma fpasina, Gfoff. Vi'spt-rliliu !<pa:<ma, Lin. Glis volanx lernalcuK , SmA. Le ^ paume de Tenialc, G. Cuv.), à feuille en forme de cœur; l'oreillon est en demicœur, et le follicule est de mèaie forme et de même ilimension que la feuille. De l'Ile de Ternate.
Le Lovo (Mei)adcrrna IrifoUiim, (Ieoff. Le Tré/Zc de Java, G. Cuv.), à feuille ovale; à oreillon en forme de trède, avec un follicule assez grand et égal au cinquième de la longueur <les oreilles. De l'Ile de Java.
M" Genhe. Les NYCTERES (Nijctcris, (;eoff ) ont trente-six dents : quatre incisives à la mâchoire supérieure et six à l'inférieure; deux canines en haut et en bas; huit molaires supe'rieures et dix inférieures; le chanfrein est creusé d'une fossette marquée même sur le cifliie; les narines sont recouvertes par un operrule carlilagirieux , mobile, ou entouri'cs d'un cercle de lames saillantes; les oreilles sont grandes, réunies par leur base; l'oreillon est I extérieur; la membrane interféraorale est très-grande, et comprenil la (pieiie, dont la dernière vertèbre se termine par un cartilage bifurqué. '/
Le Nyctère DE DAunENTON {Nycteris DaubcntoJiii , IIfoef. Icspcrliliû hispida<. Lin. Le Campaijmtl volant , D.un.) est d'un brun roussfttre en dessus, blaiK IrAtre en dessous, avec queli|ires leinli s fauves; les oreilles sont assez grandes; les opercules des narines sont très-petits; la lèvre inférieure est simple. Du midi de l'Europe et de l'Afriipie.
Le NvcTÈiiK lit Geoffiioy (Nijcteris Geojjroiji , Desm. Le Nijcierc de la Thèbaïite, GroFF.) est gris brun en dessus, plirs clair en ilessous; une grosse vernie est sur sa lèvre, entre deux boni itlel> aireclaiil la forme d'un V. Du Séni'gal et de la Thébaïde. sj Le NvcTÈiiE iiE Java {Nycleris javanicus, Geoff.), d'un roux \if en dessus et d un cendré roussâtre en dessous. De l'île de Java.
' i± Genhe. Les TAIillENS {Taphozous. Gfoff.) ont vingt-huit dents ; quatre incisives en bas et deux en haut, selon G (^iivir r, ou point, selon M. Geolîioy; vingt molaires; leur chanfrein est sillonné comme dans le genre précédent ; la lèvre sii|)érieure est épaisse; les oreilles sont moyennes et écartées; l'oreillon est intérieur; la (pieric est lilire à l'exlrr'milé, au dessus de la membrane, ipii est grande, à angle saillant au bord extérieur.
Le Tatiiiex nor x (Taphozous rufus , Wils. Veftpertilio riifiis , Waud.) se distingue des autres espèces par la couleur ronge de son pidage; il est aussi le seul des laphieiis connus .jusiiu'à ce jorrr rpri habile lAu^riipie. On le trouve aux Étals Unis.
Le l'AriiiiN iiE iMau;iick {Taphozous maurilianus, Geoff.). D'un brun uiairon eu dessus, roiissfttre en dessous; il a un oreilluii teiiiiini' par un bord sinueux. L île de Kiance.
Le Taiiuev nu Sexfcai. { Taphozous si neijtilensis, Geoff. Le Lerol rolaiil, llAun.). H est brun en dessus, d'un brun cendré en dessous; ses oreilles sont moyennes, à oreillon arrondi. Du .Si'riégal.
Le Taiiiifn eommmane (Taphozous long iiiianus . IIaiihw.), d'un br'iin de suie; à pel.ige r'pais; aili'S noires, ayant ipiiiize pouces (0,i(ll). d'euvergiire, oreilles ovales, plissi'es en travers. De Calent la.
Le TAi'iirE>i rERFoni? (Taphozous perforai us, Cunv.) ilirn gr-is roirx en dessus, ceuilri' en dessoirs; \\n or-eillon en forme de fir de h.iclie. De 1 Egyi>te, où il habile les lombiaiix.
Le Tapiiirn lEnruriE (Taphozous lepturus, Geoff.), gris; (iliis paie en dessous; dix huit lignes de longueur (0,Oil); un repli au coude formé par l'aile; oreillon obtus et fort court. On le croit de Surinam.
Tous ces animaux vivent d'insectes et ne volent (|ue la nuit. Lue espèce, le taphien longiinane, est un objet de terreur pour les f(!mmes supei'stitieuses. Comme il est très-comnuin et qu'il voltige continuellement autour des maisons, si une croisi'e reste ouverte et rpi il y ait un flambeau alliimi', cet animal , allin' par la lumière de la meure manière rpie les papillons de nuit, errtre dans rap|iarteinent, et va s'allacher aux rideaux des lits ou aux coririclrcs , où on le trouve le lendemain, si avec ses ailes il n'a pas ri'veillé la dormeuse qui, dans ce cas, est fort effrayée. Mais c'est moins la crainte (pi'occasionne sa pn'sence que les conjectures sinistres rpi on eu lire, (pii fimt redouter cet animal , du reste fort innocent On croit cpie sa visite annonce la mort, et que dans la maison où il est entré il ne se passera pas un an
LES CARNASSIERS CHÉIROPTÈRES
avant que l'on ait à déplorer la perte d'un des membres de la famille. Le peuple, en France, a un préjuge' semblable à l'e'gard de la chouette.
iô" Genre. Les MORMOPS [Mormops, Leacii) ont trente-quatre dents : quatre incisives supérieures ine'gales, les mitoyennes trèse'chancrées ; quatre inférieures trifides et e'gales : deux canines à <hai|ue mâchoire , les su|)e'rieures deux fois aussi longues que les inférieures, un peu comprimées et canaliculées en devant; dix molaires en haut et douze en bas; la feuille nasale est uniciue, droite, et i éunie aux oreilles • celles-ci sont très-compliquées.
En donnant les caractères de la famille des rhinolophes, nous avons dit qu'on leur voit souvent au ventre des verrues simidant assez bien îles mamelles. Voici, à ce sujet, ce que pensait Geoffroy Sainl-llilaire : « Les rhinolophes, dit-il, sont les seules chauves-souris que je connaisse qui soient signalées par l'existence de deux jiaires de mamelles, la paire surnuméraire est située aux aines; elle est plus souvent employée. Étant, en 1827, à Marseille, on m'y (It connaître une femme qui avait également nourri ses enfants par une mamelle surnuméraire inguinale ; la même dérogation à la règle en des êtres pourvus de mamelles ordinairement restreintes à deux , et i)ectorales quant
Le grand Fer à clieval.
Le MoKMOi's DE Ri.AiNviLLE {Mormops BlainvUUi, Leacu). l-'ronl élevé; chanfrein excavé; lèvre supérieure lobée , crénelée; l'inférieure à trois lobes membraneux; feuille nasale plissée: oreilles divisées en deux lobes au bord supérieur; langue à p;q)ill('s bifides et trifides. De la Jamaïque.
li= Genre. Les NYCTOPIIILES [Nyclophilus, Leach) ont vingthuit dents : deux incisives supérieures coniipies aiguës et allongées; six inférieures trifides, égales, à lobes arrondis; deux canines à chaque mâchoire , les inférieures avec une petite pointe à leur base, en arrière; seize molaires à couronne garnies de tubercules aigus; ils ont deux feuilles sous le nez, la postérieure la j)lus grande; la (jueue, formée de cinq vertèbres dans sa partie visible, dépas.se un peu la membrane.
Le NvcTOi'ini.E i>e Geoffroy (î\'ijclophiius Geuffrmii , Leacii) est d'un brun jaunâtre en dessus et il'un blanc sale en dessous; ses ailes sont d'un noir lirunàlic: ses oreilles sont larges. On \w connaît ]ias sa pairie, mais il e^^t probable (pi'il ne se renconlie pas en Eui'o|)e.
à leur situation , forme une considération de semblable anomalie que je crois devoir faire remarquer. » Le même savant pense (|ue cette l'irange faculté que les chauves-souris ont de se iliiiger sans hésitation au milieu des ténébreux labyrinthes qu'elles hahitent, est due à une extrême sensibilité du tact qui leur fait apprécier les |iliis i)eliles difTi'rences almospliéri(|ues. (>l organe du tact résiderait dans les membranes des ailes, et serait alors d'une étendue comparative très-considérable. Telle était aussi l'opinion de (i. Guvier, ainsi que nous le dirons dans l'article suivant.
VESPERTILION?.
i«iiilmiiiH^Ul,4*
Lp Murin.
LKS \ KSPKHTILKJXS,
;iini.i que les familles qui vont suivre, ii'onl aucun appendice au nez; leurs ailes sont grandes, et ils n'ont à l'index (]u"une seule phalange; leurs lèvres sont simples; leur langue est courte, leur ipieue longue, et leur tête est de forme allongée et poilue. Celte famille se compose des chauves-souris proprement dites.
15' Gemu;. Les VESPEHTlLIOiNS (Vesiierlilio. Groir.) ont trentedeux dénis : (juati-e incisives supe'rieures (quehpiefuis deux), dont les deux moyennes ordinairement e'cartees; six inférieures à tranchant un peu dentelé ; oreilles sépare'es , rarement unies par leur hase; un oreillon interne; des ahajoues; queue totalement prise dans la niendjrane interfemorale. On en trouve des espiices dans toutes les parties du monde, et nous les classerons sur cette considération .
1° VESPERTILIONS D'EUROPE.
Le .Murin {Vespertilio murinus, Lin. La Chauve-sourin, Rinr.).
Il a les oreilles ovales, de la longueur de la tête, et les oreillons en forme de faux; il est d'un brun roussAtre ou d'un gris cendre en dessus, d'un gris ManchMre en dessous. Il est assez commun en Eranee et dans toute l'Europe, dans les clochers et les vieux cliftteaux.
« Toutes les chauves-souris, dit Buffon, cherchent à se cacher, fuient la lumière, n'habitent ([ue les lieux ténébreux, n'en sortent (pie la nuit, et y rentrent au point du joiu' pour demeurer collées contre les murs. Leur luouvenieul dans l'air est moins un vol qu'une espèce de vrtiligemeul incertain qu'elles seudilent n'exécuter que par efl'ort et d'une manière gauche ; elles s'élèvent de terre avec peine, elles ne volent jamais à une grande hauteur, elles ne peuvent (|u'imparfaitcment précipiter, ralentir, ou même diriger leur vol ; il n'est iii Irès-rapiile , ni bien direct ; il se fait par des vibrations brusipies d.ins une direction ()bli(|ue et tortueuse. Elles ne laissent |ias de saisir en ])assaut les moucherons, les cousins et surtout les pajjillons phalènes (pii ne volent que la miit , ipi'clles avalent, pour ainsi dire, tout entiers. »
fout Cf. (pu; HulT'iin dit là du vol de ces animaux est parfailenienl juste pour les petites espèces, mais pas du tout pour les grandes. Ces dernières ont le vol très-élev(f, fort rapide, et elles se dirigent dans les airs avec autant el plus de facilité (|ue les
(iisca\i\. Oiiant aux petites, si leur manière de parcourir les airs lui a paru oblique et tortueuse, c'est (pi il a pris ces crochets nombreux et rapides pour des résultats du caprice ou de l'imperfection de l'animal, tandis que réellement ils résultent de la (loursuite incessante qu'ils font aux petits insectes dont le vol est irr('gulier.
Mais il est dans les chauves-souris une chose bien autrement étrange que le grand écrivain n'a pas signalée. Dans les cavernes les plus obscures, dans les ténèbres les plus profondes, elles parcourent en volant les nombreuses issues de leur demeure, sans hésitation, sans jamais se heurter contre les angles avancés des ro(Aes ou les parois des soiulires voûtes , et avec la même siîreté qu'un autre animal en plein jour pourrait le faire. Cela vient, a-t-on dit, de ce que les chauves-souris voient dans les ténèbres, et l'on s'est trompé. Tous les animaux nocturnes ont la faculté de concentrer dans leur pupille, très-dilatable, les [dus faibles rayons de lumière, et c'est pour cette raison que pendant la nuit ils distinguent assez les objets pour reconnaître leur route, leur proie, et accomplir toutes les fonctions nécessaires à leur existence. Mais dans une obscurité totale, absolue, dans le nianipie complet de lumière, leur pupille a beau se dilater, elle ne peut percevoir des rayons cpii n'existent pas, et, dans ce cas, une chauve-souris est tout aussi bien frappée d'aveuglement que tout autre animal. Cependant, ainsi ipie nous l'avons dit , loin de se heurter contre les corps étrangers , elle parcourt toutes les sinuosite's de sa caverne avec la plus grande aisance et sans diminuer la rapidit(' de son vol.
i'audrait-il en conclur(î (|u'au fond des souterrains les jilus noirs il pénètre encore ([uehjues rayons de lumière bien faibles, mais sutïisants? Non, et en voici la preuve. On a pris des cliauvessouris, on leur a crevé les yeux, et on les a làelu'es à proximité de leur demeure; elles s'y sont aussitiit précipili'cs et se sont dirigt'es dans (dus les recoins de leur laliyririthe avec la même l',icilité, la même sûreté ipie si elles avaii'ut vu clair!
Ces animaux auraient-ils donc été dou('S par la nature d'un sens exprès, ((ue nous ne pouvons ni connaître ni comprendre, parce (|u'il nous manque, et cpii leur donnerait rétoniiaiite facult('de juger la fciruie, la position ou au moins la [Moximilé des objets sans les voir? G. Cuvier a cherché à ce mystère une explication qui ne me paraît pas pouvoir être adoptée sans discussion.
LES CARNASSIERS CHÉIROPTÈRES
«Leurs oreilles, dit-il, sont souvent très-gramles et forment avec leurs ailes une e'norme snrfiice meinbranense, presque nire, et tellement sen-ilile , que les rhauves-soiiris se dirigeril dans leurs cavernes probableuieiit par la seule diversité des impressions de l'air. »
Le marin, comme toutes les espèces de son genre, se nourrit uniquement d'insectes. BiifTon dit qu'il est carnassier, qu'il muuge, outre les insectes, de la viande crue ou cuile, fialche ou corrompue, et ipie, lorscpi'd peut entrer (bns une olFi e, il s'allac-lie aux ipiartiers de lard; mais tout ceci e»l au moins fort douteux.
La iSocTULE (Vespertilio noctula. Lin. Vesperlih'o prolerus, Kuiil. La Séroline, Cruff. La Nodule, lii FF.) est d'un f.iuve iinirurine. à poils courts et lisses; ses membranes et ses oreilles sont ubsiiires; ces dernièi-es ovales-liiangulaiies, à oreiibm arque; sa léle e.-t large et arrondie. Elle se trouve dans toute l'Europe et exhale une légère odeur de musc.
L\ SituoTiNE [VfSiierltlio serotinus, Lm. La Nodule , Cf.off. La Sérotine, Dlff.) diffère de la prece'dente par les poils du dos , qui sont longs, luisants, d'un brun marron vif, plus coiuts sur les femelles; par ses mendiranes noires , et eolin par ses oreillons en forme de cœur. On la trouve dans les creux des vieux arbres, dan^ loule l'Europe.
La PirisrntLLE { Vefperlilio pipistrellus, Li.\. et Gml. La /'(/>/airelle, Buff. et G. Ci.v.), la plus pelile des chauves-souris de la France: les poils du dos sont longs , d'un brun noirûtre; ceux du venire sont fauves; ses oreilles sont triangulaires, et ses oreillons sont presque droits , terminés par une tête arrondie. D'Europe et d'Egypte.
Le FvGMÉE {Vespertilio pyifinœus, Leacii. Vcsperlilio mimUu^? MoxTAGu) est la plus petite des chauves-souri.s connues; d'un brun foncé en dessus, gris en dçs'-(uis; oreilles plus courtes que la tête, à oreillon linéaire et simple; queue nue au sonnnet, longue, dépassant un peu la membrane. Dans les troncs d'arbre, en Angleterre.
Le Vesi'Ertilion éciiancué (Vespertilio emarginalus, Ceoff.), d'un gris roussfttre en dessus, cendré en dessoLJS; oreilles oblongues, de la longueur de la lêle , à bord extérieur éehancré; oreillon subulé. Dans les souterrains en Angleterre, et rare en France.
Le VESPEiiTifiON DE Kuiii, (Vespertilio lîuhlii, Natt.), d'un brun rouge en dessus, f.mvt; en dessous; moitié siq)érieure de la face interne de la membrane Interfémorale très-velue; les oreilles trèssimples, pres(|ue triangulaires, à oreillons laiges et anpii's en dedans. De Trieste.
Le Vesi'Eutii.ign a moustaches (Vespertilio mystacivus , Leisi,.1, d'un brun marron en dessus, plus clair dans la femelle; drux moustaches de poils lins sur le reboiil di; la lèvre su|)éiicMre; oreilles assez grandes, échanrrécs et replii'cs au bord extérieur, arrondies au sommet; oreillons lancéolés D'Allemagne.
Le VESr'EiiTU.ioN de Daudenton (f>.sper/i7/o Vaubentonii, Lusl.), d'un gris roux en dessus, blanchâtre en dessous; oreilles pres- (jue ovales, i)clites , presipie nues, à bord externe un peu éehancré, le bord interne largement replié; oreillons lancéolés, minces, Irès-petits. De la VVétéravie.
Le Vespertii.ion de Leisi.er (Vespertilio Leisleri, Kiiiii.. Vespertilio dasycarpos, Leisi,.), à poils longs, de couleur marron à la pointe et d'un brun fonru' à la bas(^; membrane très velue le long des bras; oreilles courtes, à oreillon leiniini! par uik' partie arrondie; (pieue dépassant à peine la n)end)rane. D Allemagne.
Le VESPEUTn.io.N de ScuttEuiEns (Vespertilio Schreibersii, Natt.), d'un gris cendré, plus pAle en dessous, ipnlquefois mêlé de blanc jaunftirc; oreilles plus courlis ipie la liHc, larges, droites et triangulaires, avec les angles ai'rondiset un rebord iulenie V( lu; oreillon lancéolé, l'ecoiirbé en iledans veis la poinle. Des montagnes de Itann il , d mis les cavernes.
Le Ve>pertii ION de NATTrtiER (Vespertilio Naltererj, Kuiu.) d'un gris f.uive en dessus, blant en desSDUs; ailes d im gii> enfumé; meiidirane inleifi'morale feslcniiée; «u'cilles un iieu plus longues (|ue la télé, ovales, assez laiges; oi-eillon lancéoli», plaié sur une proliib'rance de la con(|iie. I) Albmag le.
Le Vesi Eit iii.iiiN 1IE lîiciisiEiN (i'f^pertllio Beilisieinii , Lfisi,.), d'un gris roux en dessus, blano eu de-sous: on illes plus longues que la tt'le, arrundies au bout; ul) onillmi en furme île faux, un pi u courbé en dehors vers sa poinle. De l'Allemagne, dans les I roues d'arbre.
2" VESPERTILIONS D'AFRIQUE.
Le Vespertii ion df. Nicritik (Vespertilio nir/rila , Gmi,. — Geoff. La Manmilte rolatiti: , Daiii:.), d'un bnin fauve en dessus; d'un fauve cendré en dessous; oreilles du tiers de la longueur de la létc. ovales-triangulaires, à oreillon long et terminé en pointe. Du Sénégal.
Le V'ESi'.:KTiLinN de DounnoN (V'Sprrlilio lorbonictis, Geoff.), roux en des-us , blancluMre en dessous; oreilles de m- ilié plus courtes que la UMe, ovales-triangulaiies; oreillon long, en demicœur. De l'île Bourbon.
3° VESPERTILIONS D'ASIE.
' Le KiRivocLA (rcspcr/i//o pidus, Lin. Le Muscanlin volant, Daud.), d'un roux jaunâtre vif en dessus d'un jaune sale en dessous; ailes d'un brun mamm, rayi'es de jauur <ilron Ir long desdo'gls; oreilles plus courti-s que la télé, plus larges (pie haules, à onillon siibub'. DeCeyIan. Séli.t avait menlionué celte esiièce comme étant de Ternate : peut-éire I y Voit-on.
4° VESPERTILIONS D'AMÉRIQUE.
La Grande Sératine (Vespertilio marimus, Desm. Vespertilio nasuius, SiiAw;, d'un brun marron en dessus, passant au jaune clair sur les flancs; d'un blanc sale en dessous; oreilles plus courtes que la léle, ovales; oreillons subulés; museau long et ])oiulu. De la (^iiiyane.
Le Vesi'Krtii.io.\ au long nez (Vespertilio jwso, Max. de Neuw.), d'un gris brun ou Jaune foncé en dessus, gris JaunAlre en dessous; oreilles peliles, Irès-piiiiiliies; nez fort long, s'allongeant d'une ligne au-dessus de la mûrhuire supérieure, comme une trompe. Du Brésil, sur les arbres.
Le Vi-spi-Kiii.ioN poi.viiiiux (Vespertilio polythrix, Isid. Giûff.), d'un brun marron uniforme, tirant sur le grisâtre; membrane inlerfémorale un peu poilue; face velue; oreilles plus longues (pie larges, petites, éehancrécs à leur bord extérieur. Du Brésil.
Le Vesi'Ehtii.ion nu BiiÉsii. (Vespertilio bra'<iliensis, Des.m ), pelage doux et soyeux, d'un brun ohsrur lavé de marron; ailes étroites et noires; oreilles allongées, médiocres. Du Brésil.
Le Vespertii.ion de Saint - IIii.aire (Vispertilio Ililarii, Isin. Geoff.), comme le précédent, mais pelage variant du brun noilillre au brun marron en dessus, et du giisAtre au brun roux en dessous; memluane inltrfémorale nue; oreilles petites, iiresqne aussi larges (pie longues. Du Bn'sil.
Le Vespiutii.ion lisse [Vvsportilio lœvis, Isiu. Geoff), d'un brun obscur teinté de marron; la face nue en partie; la niembrane iuleiféiuorale un peu poilue; les oreilles longues; la (picue aussi longue ipie le corps. Du Br.'sil.
I.c Vi si'MiTii.iON iiK li(.ÉN0s-AvitEs(lV.s,i)cr(i7/') bnnaricmis, Luss.j, d un jaune pruineux en dessus, d un jaune brun en dessous, fauve .111 iniiscau ; les oreilles courtes , ovalaires; les ailes d'un
VESPERTILIONS.
rouge noirâtre ; l.i membrane interfe'morale Irès-velue en dessus, luie en dessous. De la Plata.
Le V^sl•EI^rll.lO.\ rouunÉ {les/jer/îVio nlbescens, Gëoff.), presque noir; piquele' de blanc en dessus et à teinte sombre en dessous. iJu Paraguay.
Le Vf.speutilion kouge (Vesi-wrtiliu ruber , Gv.ovv.), d'un jauue cannelle en dessus, fauve en dessous, à jtoils courts; oreilles trèspointues; oreillons étroits, linéaires. Du Paraguay.
Le Vi:s('tiiTiLiON rRts-\E.LV '(Ve.$perlilio vilhsissiinus , GEOrr.), d'un brun pâle; oreilles assez aiguës au bout, ressemblant à celles d'un rat; oreillon pointu; membrane inlerfJmorale velue dans son milieu. Du Paraguay.
Le Vespeiitm.io.n a dos nohi (\'espertilio mcla7iolu!!, IUfin), noirâtre en dessus; blanchâtre en dessous; ailes d'un gris foncé, avec les doigis noirs; oreilles arrondies et à oreillon. Des États-Unis.
Le Vesperth.ion aux au.es bleues {Vefpertilio cyanoptenis , Ra- FiN.), d'un giis foncé en dessus, gris bleuâtre en dessous; ailes il'uu gris bleuâtre, avec les doigis noirs; oreilles plus longues ipie la tête; un oreillon. Des LtatsUnis.
Le Vespertilion MOINE [Vi spertilio monachus, Rafin.), d'un fauve rougeûtre et foncé en dessus, fauve en dessous; ailes d'un gris l'once ; nez et doigts roses ; pattes de derrière noires ; oreilles petites, cachées dans les poils. Des États Unis.
Le Vespfrtu.io.n a face nouie [Vffpertitio phaiopa, Rafi.n.), d'un bi'un bai obscur en dessus, plus pâle en dessous; les ailes, la face et les oredles noirâtres. Des Élals-Unis.
Le Vespektilion f.pero.nné [Vespertilio calcaratus , Rafi.n.), d'un brun noirâtre en dessus, fauve foncé en dessous; ailes et pieds de deriière noirs; doigts roses, un éperon à la partie interne de la première phalange. Des Étals-Unis,
Le Vesperiilion a queue veiue [Vi'spertilio lasiurus, Lin.), varié de gris jaunâtre et de roux vif; oreilles plus courtes que la tête, ovales; oreillon droit en demi-cneur. Des Ktats-Unis.
Le Vesi'ertii.io.n de la Caroi.lne [Ve!^pertilio carolinensis, Geoff.), d'un briui marron en dessus, jaune en dessous; oreilles de la longueur tle la tète, oblongues, en partie velues; oreillon en demi-cœur. Des environs de Charlestown.
Le Vespertilion arqué (Vespertilio arquattis, Sa y), oreilles un peu i>lus courtes cpie la tète, à bord postérieur portant deux petites éihancrures obtuses; oreillon arqué, obtus au bout; membrane inleifémorale nue. Du nord-ouest des États-Unis.
Le Vespertilio.n sudulé [Vesperlilio subulatus, Sa y), pelage à poils brunâtres à la base, cendrés au sommet; ceux du ventre noirs à la base et d'un blanc jaunâlie à l'extrémité ; membi-ane inlerféniorale unicolore, velue à la naissance, un peu dépassée par la queue; oreilles de la longueur de la (éle, ]>lus longues (jue larges. Des montagnes rocheuses du nord de l'Amériiiue.
Le Vespertilio.n phuixeux {VesptrIiUo pruinosus, Sav), il'un brun noirâtre, pi(|ueté de blanc sur les paities anti'rieures; d'un ferrugineux foncé sur la crou|ie; d'un blanc jaunâlre leine sous la gorg(^; oreilles plus courtes que la tète; oreillons arqués, à ()oiut(^s irès-obtuse.s. De Pen.sylvanie.
10= Genre. Les OREILLARDS (l'kcolus, Ceoff.) ont trente-six dents : quatre incisives supérieures et six inl'érieures; deux canines en haut et en bas; dix molaires à la mâchoire ïuijérieure et douze en bas; leurs oreilles sont très-développées, plus grandes que la tète, et unies l'une à l'autre sur le crâne.
L'OiiiiLLARi) [Plecolus comnnmis, Geoff. Vespertilio auritus, Lin. \:Oreillard, Ruff).
Cet animal ot une des plus peliles chauves-souris de notre pays. Il e.-t entièrement gris, mais plus foncé en dessus qu'en dessous; on le distingue de tous les animaux de fa classe par l'énorme grandeur de ses oreilles, qui sont presque aussi longues que son corps. On en connaît deux vari('lés : lune, qui habite
l'Autriche, est un peu plus grande que la nôtre; l'autre, qui se trouve en Egypte, est au coniraire un peu plus petite.
L'oreillard est sans contredit l'animal le plus étrange que nous ayons en France, sous le rapport de la physionomie. Quand il est en repos, ses oreilles se plissent en travers, se raccourcissent, et finissent par recouvrir le canal auditif en di-paraissant presque, ou du moins ne montrant que des proportions onlinaires. Cette faculté lui est d'aul^nt jdus nécessaire, qu'il habile nos maisons, nos cuisines même, el se loge le plus souvent dans des trous de mur où ses oreilles le gêneraient beaucoup et serôient continuellement froissées s'il n'avait le pouvoir de les replier à peu près comme les membranes de ses ailes.
Beaucouj) plus commun chez nous que la chauve-souris ordinaire, s'il échap|ic à l'observation, c'est parce qu'il sort plus lard de sa retraite, (pi'il vole avec une rapidité telle, qu'à peine peut-on l'apercevoir dans l'obscurité, outre que ses petites dimensions favorisent son incognito. 11 marche sur la terre avec plus de facilité (pie les autres animaux de sa famille, et je l'ai vu quelquefois grimper contre de vieux murs avec autant d'agilité que pourrait en mettre une souris. Son vol est très-irrégulier, très-capricieux , et l'on dirait qu'il prend à tâche de ne pas par- courir trois toises en ligne droite- il monte, il descend; il tourne à droite , à gauc he ; il va , il revient ; et tout cela par des mouvements brus(|ues et anguleux qu'il est presque impossible de suivre avec les yeux. Connue la chauve-souris, il est très-curieux ; et si on veut l'attirer en quehpie endroit, il ne s'agit que d'agiter un linge blanc autour d'un bâton : il viendra aussitôt voltiger autour Jusqu'à ce qu'il ait reconnu cet objet étrange ])our lui. Alors , il se remet en chasse et saisit dans les airs les j)lus petits insectes.
Ses oreilles monstrueuses ne lui ont pas été données inutilement par la nature. Je ne pense pas, comme G. Cuvier, qu'elles lui servent beaucoup pour recevoir les impressions de l'air et reconnaître la présence des corps contre lesquels il pourrait se heurter; mais je crois que le sens de l'ouïe est prodigieusement développé chez lui, parce qu'il remplace jusqu'à un certain point celui de la vue, ou que du moins il lui est un puissant auxiliaire. En effet, comment l'oreillard, avec des yeux très-petits, presque ca( h('s dans les |)oils de son front, pourrait-il, surtout lorscpie la nuit est noire, apercevoir à une certaine distance les insectes dont il se nourrit? Il ne les voit pas, j'en suis persuadé, mais il les entend bourdonner, et alors il se précipite vers l'endroit où son oreille l'appelle, il le parcourt dans tous les sens, y fait mille tours et d' tours, toujours en obéissant à son guide, juscpi'à ce (pie sa faible vue ail découvert l'objet de ses recherches, et (|u'il ail pu le saisir. Eus\nte, il me semble (pie ceci expli(|uerait assez bien l'irre'gularité de son vol, el les mille crochets bruscjucs qu'on lui voit décrire dans un espace quehpiefois très-resserré.
L'OuEii. i.Aiii) coR.NU (/Veco/us cornii/us, Fabkr.) est encore plus remarcpiabh; (pie le pri'cédtnt, dont il esl une varii't(', pour la longueur de ses oreilles, qui n'ont pas moins de dix-neuf lignes de longueur, et sont par consiiipient aussi longues que son corps. Les oreillons sont aussi longs que les oreilles, et figurent assez bien une paire de cornes. Son i)elage est d'un noir lavé de brun en dessus, et d'un noir bleuâtre varié de blanc grisâtre sur le ventre et sur la gorge. On le trouve dans le Jutland.
L'OitEiLLARi) DE Ti.MOR (l'kcotus UmoHensis , Less. Vespertilio timoriensis, Geoff.) est d'un brun noirâtre en dessus, et d'un brun cendré en dessous: ses oreilles sont grandes, et ses oreillons en demi-cœur. Des Molu(]ues.
L'Oriiliaud iiE lÎAiiNEsQUE (l'iccolus RaftnesquH, Less. Vespertiliu megalotis, Rafin.) est d'un gris foncé en dessus, pâle en dessous; ses oreilles sont doubles, très-grandes, avec des oreillons aussi longs qu'elles, caractère {]ui le distingue de Pespèce de notre pays. On le trouve aux Etats-Unis.
L'Oreii lard un Mauci* (P/c(vi^iS Maïujei , Lrss. Vesperlilio Mau-
lOi
LES CARNASSIERS CHÉIROPTÈHES.
gei, Desm.) est d'un brun noirâtre en dessus, d'un brun clair en dessous, avec les parties postérieures du corps blanches; ailes grises; oreilles très-larges, à pointe arrondie et écliancre'e exte'rieurement. De l'île de Poito-Kico. Celui-ci et le suivant appartiennent au genre barbastclle.
La Baiuiastelle (Plecotus barhastelhix, Less. \'erpertiUo harhastellus. Lin— Gml.— Geoff.), d'un brun fonce, glacé de fauve; ailes d'un brun noir; oreilles larges, triangulaires, à bord extérieur échancré; oreillons très-larges à la base, étroits à lu pointe, recDiirlK's en arc vers l'inlérieiir De France et d'Allemagne.
noveboracensis , Penn.), brun en dessus, plus pâle en dessous; poils doux et soyeux; une tache blanche aux épaules; queue entièrement prise dans sa membrane ; oreilles arrondies , larges et courtes. De iN'ew-York.
L'Atalapiie de Sicile (Atalapha sicula. Rafin.), d'un roux brunâtre en dessus et cendré en dessous; extrémité de la (|ueue obtuse, saillant de sa membrane; oreilles aussi longues que la tête De Sicile.
18» Gemie. Les MYOPTfiRES (Myopteria , Geoff.) ont vingl-six
1,'Orcillaril.
L'Oreillaiui >o:ié {Plecotus velalm, Isiu. Gloii-.), d'un liniii marron en dessus, brun grisâtre en dessous; (lueue aussi longue que le corjis, entièrement prise dans la membrane; oreilles iaiges, fie la longueur de la tête. Du Brésil.
■17«GF,MnE. Les ATALAPHES (Atalapha, Rafin.). Point de dents incisives; queue plus longue que sa niembraue, ou entièrement prise dans elle; oreilles médiocremeiil écartées, munies d'oreillon.
L'Atai.apiik d'Amérique (Atalapha amerirana , Haï in VeHpn-titio
dciils; deux incisives et deux canines supérieures et inférieures; huit molaires supérieures et dix inl'cricures; chanfrein simple et uni; oreilles séparées, latérales, larges, à oreillon interne; queue longue, prise à demi dans la membrane; museau court et gros.
Le Myoptère de Dauiienton (Ahjopleris Daubentonii, Geoff. Le Rat volant, Dauh.), brun en dessus; le dessous d'un blanc sale, légèrement teinté de fauve Sa pali-ie est inconnue.
l'J' Ge.m'.f. Les NYCÏlGÉLS {Nycticeus, Uafin.) ont deux incisives supérieures, séparées par un grand intervalle, appliquées contre les canines , et à crénelures aiguës ; six incisives inférieures tronipiées; les canines sans verrues à leur base, l'eut-étre, quand on les coiinailra mieux , l'aiidra-t-il reporter les espèces de ce genre et (lu suivant dans d .lulres genres.
^ocTILIOl^s.
La Nvr.TicitE humêrale (A'i/ca'ceus hunieratis, Kafin.), d'un brun foncé en dessus, grise en dessous, avec les épaules noires; queue presque aussi longue que le corps, très-mucronée; oreilles plus longues que la tête , ovales, noirùlres. Du Kenlucky aux Étals- Unis.
La Nycticée marquetée {\ycliceus lessellalus. Hafin.), bai en dessus, fauve en dessous, a collier étroit et jaunâtre; queue de la longueur du corps , terminée par une verrue saillante; ailes réticulées et pointillées de roux; nez bilobé. Du Kentucky.
20« Genre. Les HYPEXODONS (Hijiiexodon, Rafin. Nyctalus, Less.) manquent d'incisives supérieures, et en ont si.x inférieures, échancrées; les canines inférieures ont une verrue à la base; leur museau est nu ; leurs narines rondes, saillantes; leur queue est entièrement prise dans sa membrane.
L'IIypexodon a moustaches (Hypexodon mystax, Rafin. Nxjcticajus mijstux, Less.) est brun sur le sommet de la tête, fauve sur le reste du corps ; ses ailes sont noires ; sa queue est mucronée ; ses moustaches sont longues ; ses oreilles sont brunes et plus longues ([ue la tête. Il haitite le Kentucky.
Les mœurs des chauves-souris d'Amérii|ue sont fort mal connues, non pas qu'il serait fort dillicile de les étudier, mais parce que les naturalistes .iinéricains se sont laissés aller aux mêmes préjugés que les noires, et qu'ils regardent comme chose d'une importance très-minime 1 histoire morale des animaux. Et, cependant , de ipielle ulililé serait pour la philosophie de la science la connaissance des faits intéressants et nombreux qui nous sont restés inconnus , simpli'ment parce qu'on n'a pas voulu se donner la peine de les observer, ne fùt-co que pour calculer le degré d'influence de l'organisalion sur les habitudes?
Maison de Cuvier.
LES ÎVOCTILIONS
ont les ailes longues et étroites, et deux phalanges à l'index. Leurs molaires sont r('e!lement tubennleuses; leurs lèvres sont Irè.s-grosses; Iciu' tt»le est courte, obtuse; lein- (pieue recoLirlx'e Quel(|ues femelles de relie famille ont de cliaipu' càU- une ]ioclie nuMubraneuse dans laijuelle elles renferment leurs [lelits pour les poiter avec elles.
'2I>- Genre. Les DYSÛPES (Dysopcs, Fk. Clv.) ont vingt-huit dents: deux incisives en haut et ([uatre en bas; deux canines à cliacpie mAchoire , huit molaires supérieures et dix inférieures.
Le Moops (Dysopes moops, Fr. Crv.) est la seule espèce de ce genre et se trouve dans l'Inde.
2-2= Genre Les NOCTll.lONS (Noctilio, Geoff.) oui vingl-huit dents ; iiualre incisives en haut et deux en bas; deux canines très-
fortes à chai|ue m.'iclioire , huit molaires supérieures et dix inb'rieures. Leur museau est couit , renflé, fendu, garni de verrues; leurs oreilles soni lah'rales et petites; leur nez est simple, confonilu avec les lèvres; leuripieue est enveloppée à sa base dans la inendjrane, qui <;st très-grande.
Le NocTuiON UNicoi.ORE [Xuclilio unicolor, Geoff. Vespertilio Iciiuriiuis , Lin ) est de la grandeur d'un rat, d'un fauve pile uniforme. On le trouve dans toutes les parties chaudes de l'Amérique méridionale. On en connaît deux variétés:
1» Le Diiisalus, Geoff., cpii n'en diffère que par une bande blanilii'ilrc (|u'il a sur le dos;
2" L'Alhircnler, Geoi f., roussAtre en dessus, blanc en dessous
2r>'' Genre Les MOI.O.SSKS (jMolossus, Geoff.]. Ils ont vingthuit dents: deux incisives, deux canines, et dix molaires à cha-
LES CARNASSIERS CHÉIROPTÈRES
que mâchoire; leur tête est courte et leur museau renfle; leurs grandes oreilles sont re'unies ou couchées sur la face, à oreiilun extérieur; la membrane interfémorale est étroite, coupée carrément, et enveloppe à sa base ou en totalité une longue queue.
Le MoLOSSE PÉDIMANE {Molossus clieiropus , Less. Cheiromeh's torqtiatas, Housf. Dysupes cheiropus, Temm.) a vingt et un pouces (0,S6'J) ; son dos est nu ; t]uelques poils épars et rudes lui forment une espèce de fraise sur le cou; son ventre est recouvert d'un duvet court et peu sensible; ses ailes ont vingt et un pouces (0,56!i) d'envergure; sa queue est ridée dans sa paitie libre; les oreilles sont écartées, longues, à double oreillon. De Siam. / Le Molosse dilaté {Mulossus dilalatus, Less Nyclinmnus dilatalus, HoKSF.), d'un fauve noirâtre, plus pâle en dessous, les ailes très-grandes, la (|ueue grêle; la membrane interfémorale formée de fibres musculaires rares De Java.
Le Molosse de Rlitel (Molos!'us Buppelii, Less. Di/sopes Huppelii, TEm\.), d'un gris de souris uniforme, un peu plus clair en dessous. Il est long de cinq pouces et demi {0,H9), et il a quatorze pouces si.\ lignes f0,595) d'envergure. Son poil est lisse, serré , (in , long sur les doigts, rare sur le museau ; ses lèvres sont larges, pendantes et plissées. On le trouve dans les souterrains en Egypte.
Le Molosse a pou.s iias {Molossm ahrasus , Less. Dijitopes abrasus, Temm), long de quatre pouces trois lignes (0,115); d'un marron vif et lustré en dessus, plus clair et terne en dessous; ailes noires, de neuf pointes et demi {0,:2.')8) d'envergure; poils très-ras, mais serrés. Du Brésil.
.^. Le Molosse ciiÉLE [Mulussus ienitis , Less. Nyclinomus ienuis, lIoRSF. Dysopes Ienuis, Temm.), long de trois pouces neuf lignes (0,101); d'un brim noirâtre en des-us , cendré en dessous, à poils courts, lisses, dou.x ; ades de dix pouces et demi (O.'âSSj d'envergure; des soies blanches au bout des doigts des pieds; lèvre supérieure large, bordée d'un rang de verrues. De Java et de Banda.
Le Molosse alecto {Molossus alecio, Less. Dysopes a/ec/o, Tf.mm.), long de cinq i>ouces et demi (0,149); pelage d'un noir Irès-brillant , imitant le velours le plus fin ; de longues soies au croupion ; ailes d'un pied (0,5i5) d'envergure. Du Brésil.
Le Molosse enfumé (Molosms fumarius, Srix. Dysopes ubscurus, Temm.), long de trois pouces trois lignes (0,088); poils de deux couleurs, d'un brun noirâtre eu dessus et d'un brun cendré en dessous; lèvres bordées de soies; ailes de neuf pouces (0,241) d'envergure. De la Guyane et du Bi'ésil.
Le Molosse agile [Molossus vclox, Less. Dysupes vehx, Temm.), de trois pouces et quart (0,088) de longueur; d'un brun marron très-foncé et brillant en dessus, i>lus claiiet mal en dessous; un siphon glanduleux au-devant du cou; i)elage lis.se et très-court; ailes de dix pouces (0,271) d'envergure. Du Brésil.
Le Molosse mauhon [Molussus rufus, Ceoif.), d'un marron foncé en dessus, clair en dessous ; museau court et très-gros. Sa patrie est inconnue.
Le Moi.ossE ooscuR [Molossus obscurus, Geoff), d'im biun noirâtre en dessus, plus terne en dessous, à poils blancs à leur base. Du Paraguay.
Le Molosse noir [Molossus ater, Geoff. ), d'un noir lirillant en dessus. Sa patrie est inconnue.
Le Molosse a lom.ue queiie [Molossus lonç/icaudalus, Geoff. Vespertilio mulussus. Lin. Le Miilut vulanl? Biirr.), d'un cendré fauve; (pieue presipie aussi longue que le corjis; une lanière de peau s'étcndant du front au museau. On le croit de la Martinique.
Le Molosse a lakce queue [Molossus laUcaudatus, Geoff.), d'un brun obscur en dessus, [dus el.iir eu dc^^ous; queue liordée de chaque côté par un i>rolongement d»; la mend)rane. Du l'aragiiay.
Le MoLossB À CROSSE QUEUE (Molossus crassicaudatus , Geoff.),
d'un brun cannelle, plus pâle en dessous; queue bordée de chaque côté par un prolongement de la mendirane. Du Paraguay.
Le Molosse a queue enveloppée {Mulossus amplexicaudalus , Geoff. La Chauve-souris de la Guyane, Buff.), noirâtre, moins foncé en dessous; queue entièrement enveloppée dans la membrane. Il vole en troupe nonibieuse. De Cayenne.
Le MoLOSSK A ouEUE roi.MTUE [Mulossus acuticaudatus , Di.sm.), d'un brun noir, teinté de couleur de suie; queue longue, presque entièrement prise dans la membrane, qui forme un angle assez aigu. Du Brésil.
Le MoLdssE CHATAIN [Mulossus casianeus, Geoff.), châtain en dessus, blanchâtre en dessous; un ruban étendu depuis le museau Juipi'au front. Du Paraguay.
Le Molosse a ventre buun [Molossus fuscicenter , Geoff. Le second Mulot volant de Bi ff.), d'un cendré brun en dessus, cendré en dessous, avec le milieu du ventre brun. On ignore sa patrie.
2{'= Genre. Les DINOPS ( Dinops, Sav. ) ont trente-deux dents : deux incisives en haut et six en bas; deux canines supérieures et deux inférieures; dix molaires à chaque mâihoire; leurs oreilles sont réunies et étendues sur le front ; leurs lèvres sont pendantes et plissées ; leur queue est libre dans la seconde moitié de sa grandeur.
Le Dinops de Cestoni [Dinops Cestonii , Sav.), d'un gris brun en dessus, passant légèrement au jaunâtre en dessous: oreilles grandes, arrondies, à bord externe un peu échancré; ailes et queue d'un brun noir; lèvres, oreilles et museau noirs. Des en^ virons de Pise.
23« Genre. Les STÉNODEUMES [Stenoderma, Geoff.) ont vingthuit dents: quatre incisives en haut et en bas; deux canines supérieures et inférieures; huit molaires à chaque mâchoire. Georges Cuvier dit ipi'ils n'ont que deux incisives siipi'rieiires. Si cela se vérifie, il faudra reporter ce genre à celui des Molossus ou Dysopes. Leur nez est simple; leurs oreilles petites, latérales et isolées, avec un oreillon intérieur ; ils mamiuent de queue, et leur membrane est échancrée jusqu'au coccyx.
Le Sténouerme roux [Stenoderma rufa, Geoff.), d'un roux châtain uniforme ; oreilles moyennes, ovales, à bord externe un peu cchancré. De Surinam et de Cuba.
2G' Genre. Les CÉLÈNES [Celœno, Leach) ont vingt-six dents: deux incisives en haut et (piatre en bas; deux canines à chacpie mâchoire; huit molaires supérieures et inférieures; troisième et ipiatrièrae doigt à trois i)halanges, l'externe à deux; oreilles écartées; oreidons petits; queue nulle; membrane se prolon- \ géant peu au delà des doigts de derrière.
Le CÉi.ivNE de Brooks [Celœno Brooksiana, Leacii); dos ferrugineux; épaules et ventre d'un ferrugineux jaunâtre; oreilles ]ioiulucs, à bord poslc'rieur droit et l'antérieur arrondi; toutes les membranes noires. Patrie inconnue.
27° Genre. Les .ELLO [AUlo, Leacii) ont vingt-quatre dents: deux incisives su[)i'rieures cl inférieures; deux canines en haut et en bas, et huit molaires à chaque mâchoire; leurs oreilles sont rapprochées, courtes, très-larges, et manquent d'oreillon; leur troisième doigt a quatre pliaiaiiges, le (pialiièuie et le cinquième chacun trois; la ipieiie, formée de cinq vertèbres dans sa partie visible, ne dépasse pas la membrane, (jui est droite.
L'.Ei.io DE CuviER [Aillo Cuvieri, Liacii), d'un fauve ferrugineux; oreilles un jieu tronquées au bout; ailes d'un brun obscur. S,i ])alne est inconnue.
2K'^ Cfnre. Les SCOTOI'IIII.F.S (Srutaphilus, Leacii) ont trente dents: ipiatre incisives su|ii'rieures et six inférieures; deux canines en haut et en bas; huit molaires à chaque mâchoire; le