ISH
dans l'Auress.
mai. Guerre avec le Maroc,
12 mai. Combal de l'aonrijlia.
17 mai. Combat d'Ouarez-l'.ddin.
0 août. Bombardcmcul de l'anijer.
1 1 ,i(u'it. Hataille d'Islj.
16 août lîombardemenl de Motjador
mai. Expédilion du général liedcau
Expéditii n contre liou-^laïa.
juin. Expédition du Dalira. J'errible destruclion des
Oulcd-Hiaii par le colonel l'élissier.
septembre. Expédition du général Cavaignac contre les ISeni-Ouersous. Abd-el- Kader reparait en Algérie. 'Lrabison et massacre de Sidi-liraliim (13 octobre), oclobre. Expédilion des généraux la Moricière el Cavaignac contre Abd-el-Kadcr, ((ui a insurgé les j raras, les Grosscis et les Bcni-Amar-Garabas. décembre. Combat de Teinda.
I SIC janvier. Prise de la tribu des Ouled-lUah par le général Cavaignac.
avril. Expédition du Djcbel-Lazereg à la poursuite
il'Abd-el-Kader.
Nouvelle opération dans l'Ouarensenis.
juin. Dispersion de la deïra d'AI)(l-el-K.ider.
Combat de Djemmà-Gba/.ouat.
juillet Intérim du général de l!ar.
a Sou mission (les Oulcd-Na il, des Onled-el-Rhouini,
décembre. des Kabyles de la Mezzaia, des llarrars, des Blaknas, des llamyancs-Gharagas, des Djaffras , etc., etc.
1817 avril et mai. Expédilion du général Cavaignac dans le Saliara algérien, (i mai. Expédilion dans la Kab\lie.
29 décembre. Abd-el-Kader se icnd ou est livré au général la Morieière.
mars. Reddition du eliérif Mouley-Mohammcl.
juillet. Expédition dans la Kabylie.
imvembre. Combat des Oulcd - iNail. Siège de l'oasis de '/.aatclia par le général l'élissier.
E.xpèdilion dans l'Auress.
mai. Comlial de Trouua.
mai. Expéditi(Ui dans la (irande-Kabjlie iiar le gé-
néral Saint-Arnaud.
Prise de Lagliouat.
déecnibre.
^l()us (Partagerons, pour ]ilus de clarté, la série de ces événements en (plusieurs [lériodes, i(ue les phases de la guerre nous serviront à établir. Il est nécessaire maintenant d'entrer dans ((iiel((ues détails sur l'organisation (ioliti((ue. Au[iaravanl, voici quel([nes cliilïrcs qui feront ("om[)rcndi'e les difliculU's de la con([nèt(- cl le iji'and nombre de forces militaires ((u'il a fallu em(iloycr [)ciur raecom()lir. On a mis en regard de cIkkiiic année relïeclif des trou[ics de l'armée d'uccu- ()atioii.
Armée ex|iédLliounaire de 1S30. (Noir [dus loin le détail.)
17,100 hommes.
183fi
Total (icndaul vingl ans. 1,100,700 hommes employés.
Dans ce chiffre ne sont (las com[iris les coulin ;enK indigènes, dont nous (larleriuis [ilus lard.
L'.XIgérie csl divisé(; en trois |>rovinces : celle (l'()ran, qui contins .1 rem(>ire (l(^ Maroc, elijue l'on («nit regarder comme la [dus arabe; celle d'AI|;er, au milieu; et eidle de Conslanline , (|ui est bornée [)ar le liexlieh de Tunis. Ciiacune d<! ces trois [novinees se (larlage aujourd'hui en deux classes de territoires: le terriloire civil, qui forme un déiiartemenl; el le tiuM'iloiie militaire, ((ni reli've exclusivement
ABD-EL-KADER
de l'autorité armée. Ce que l'on appelait la province de Tittery, nom qui reviendra souvent dans ces récits, s'étendait entre la province de Constantine cl celle d'Oran. La province d'Alger la l>ornait au nord et le désert au midi. Sa capitale était Médéah, siège du bcy. La province de Tittery ne reniermait pas moins de vingt et un soutlians, diint le plus important, celui de Diza, avait provisoirement pour kaid un fils du liey. Elle n'e\iste plus maintenant que dans l'histoire. Les départements formés par les trois provinces actuelles sont ceux d'Alger, dont le dicf-lieu est Alger, siège du gouvernement général, et qui a pour sous-prélecture Blidali. Cinijcommissarials civils et trois niunicipHlités relèvent de ce département : ce sont les commissariats de Cliercliel, de IMéiléali, de Miliana , de Ténès et d'Orléansville, et les municipalités de Boularik, Douera et Koléali. Le <lèpartemenl d'Oran a pour chel'-lieu (Jran, et jiour elu'I-lieu de sous-préi'ccture ^lostaganem. Ses comniiss;iriats sont Arzew, Mascara cl TIemcen. l.nlin, le département de Conslanliiie a pour clicl-lieu de |)rèrecture la ville de ce nom, pour clu>fs-licu\ de S()us-i>rére(turc liiuie cl Pliilippeville, pour commissariats la Galle, Bougie, Guclma et Sétif.
A chaque dé|)arlcment correspond une division militaire, qui relève du ijouvcriienu'nt général, et <|ui se parlai;e en subdivisions, lesquelles forment à leur tour des ccieles dont il est nécessaire de connaitre les noms, et au\(|uels sont attachés des liureauv arabes. Ainsi la division d'jMger contient six subdivisions : celle de Blidah, réunie au commandement divisionnaire; celle d'Alger, divisée en cercles d'Alger et de Deihys ; celle d'Aumale ; celle de Médéah, divisée en cercles de Médéah et de Boghar ; celle de Miliana, formant les cercles de Miliana, Chercheir et Teniet-el-Ahd , et enlin celle d'Orléansville, oii se trouvent les cercles d'Orléansville et de Ténes. — Diins la division d'Oran, iin(| subdivisions sont formées, savoir : Oran, réunie au commandement divisionnaire ; Mostagaïu'm, divisée en cercles de Mostaganem et d'Ammi-Moussa ; Sidi-bel-l'.bbès, non partagée; Mascara, divisée eu cercles de Mascara, Saïda et 'J'iaret; enlin TIemcen, constituant les cercles de Tlcmçen, JNcmours, Sebdou et Lalla-Maghnia. — La <Uvision de Constantine ne renferme que (pnitre subdivisions : Constantine, avec les cercles de Constantine, de Phili])peville et Djidjcili; Boue, avec les cercles de Bone, de la (jalle et de Guelma ; Batna, avec les cercles de Batna et de Biskra; enfin Sétif, avec les cercles de Sétif, Bougie et Bordj-Bou-Areridj.
Les indigènes, sauf la soumission supérieure au\ biircauv arabes, ont conservé leur ancienne organisation, dont la base est le douar, ou réunion de lentes en cercle. l'Iusicurs douars forment une j'erka, ou fraction de tribu ; plusieurs fcrkas une tribu, cl ]ilusieurs tribus réunies un grand kanlat ou un agalik ; plusieurs grands kaidals ou agaliks léiinisont Ibrmé le gouvernement soit d'un bacli-aga, soit d'un kalilal , délégué direct de l'émir au temps de la puissance d'Abdel-Kader. Il ne laut pas confondre dans les tribus le clicik , qui est le délégué de l'aulorilè su|iérieure près de la tribu ou de la fcika , cl le caid , i|ui est le cliif (!<■ la tribu même. Celui-ci est assisté du conseil des notables, a]i|ielè Djcma, et d'un fonctionnaire chargé de rendre la justice, sous le nom île kliadi.
Les impôts sont restés les mêmes (|u'autrefois, et il est éijalement nécessaire de les connaître. L'achour est la diine sur les céréales; le zckkct se prélève sur les troupeaux. Il est du centième pour les nM)Utons , du ipiarantième ])our les chameaux, et du trentième pour les bœufs. Le kokor est un impôt en argent, spécial à la province de Constantine. Il représente le loyer des lerres (|ui sont censées appartenirà l'autorité, et est fixéii viiigl-eini] francs par zouidja cm djebda, c'est-ii-dire par propriété piMi\ant être cultivée a l'aide d'une seule paire de bœufs. La lezma est la coulriliuliciu en argent pajéc par les Kabyles de la monlagnc et ])ar les tribus du Sahara.
Sous II' rapport de l'origine ou de l'habilaliou , les indigènes se partagent en Maures et juifs, se livrant au eoiiimeree et faisant le fond de la population des villes; Koulouglis, fils de Turcs et de Alauresipies, race aujourd'hui ii peu près disparue; Kabyles ou Berlii:res, habitant les iiioulagnes , ]iopulalion agricole, industrielle et guerrière; Arabes sédentaires et liécluuiiis ou nomades. I.i's événements de la eoinpiêlc nous feront ciuiuailic les n s des principales tribus. On évalue l'enscinblc de leur population avant iS-Tn à plus de trois millions cinq cent mille têtes. Ce nombre n'est l)as encore rétabli.
Un mot encore, et nous en aurons fini avec les prc'liiiiinaires. Aus lecteurs étant exposés .i rencontrer des documents émanés des chefs arabes avec les dates dont se servent ceux-ci , nous devons leur donner sommairement la clef de ces dates. Les Arabes eoiiiptent les événements il partir de la fuite de Mahomet ii Mcclinc. Leur ère s'appelle llégyre ou fuite; elle commence au 1°'' Moharrein an l"^', et
corres] I au I .'■ juillet UTl de l'erc chrétienne, et notre aimée 18.'>:i
est l'année l'iTO du calendrier arabe. La semaine de ce caleiiilrier est de sept jours iomme la nôtre. Diinanche est Jiiiiiii-fl-lliiil : lundi Joum-el-Eiiiin: mardi Jniun-rt-Tlntii ; mercredi yn»/yi-i'/-.l;7n«/ ,' jeudi Joum-cl-lùimis ; vendredi Juuin-i'l-IJjciiiii , et samedi Jintm-el-Si'lit. Quant aux mois, il faut distinj;uer les mois olliciels, (pii servent aux (;cns lettrés, et les mois vulgaires. Les premiers sont : Mnharrciii . mois sacré ; Safer ou Hafar, mois du départ ; Ikhia-d-Auud ou liebi 1", premier mois du printemps; Hebia-el-Tsani om Rebi 2, se-
cond mois du printemps; Djemad-el-Aouel ou Djoumada , premier mois de la sécheresse ; Ùjouinada-el-Ts<mi . ou Djouinaila 2 , deuxième mois de la sécheresse; Bedjeb, mois du respect ; Scliôahan, mois de la pousse des arbres; liainadhnn, mois <lc la grande chaleur, Schtiual, mois de raccouplement ; Di'l-Kddd ou l)z(m'l-Cadi-h. mois de la trêve; Dzmt'l-Hedji'li ou Del-Uadja . mois du pèlerinage. Les mois vulgaires sont tout l)onnemcnt la traduction de nos mois romains, comme raltestcnl leurs noms : jcnnàr, fnghiàr, mars, ibrir, uiaiou, jounniou, jouliouz, groucht, ehlàmbcr, khôber, nouàmbcr et djamber.