‹ Le Jardin des plantes (volume 2)Chapitre 36 sur 219 · HYÈNES · texte numérisé non relu

HYÈNES

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Le malheureux , trompé par ces gémissemenls douloureux, vole auprès du liuisson pour secourir un tîUe soullV^int (|ui l'appelle, mais il ue trouve qu'une afTreiise l]yène (|ui le dc'vore. S'il devine le piège qui lui est tendu, il fuit : mais l'animal <lirige sur lui, à travers les te'nèbres, l'e'clat sombre et rougeâtre de ses yeux, et cette funèbre lueur le charme, l'arrètt dans sa course, et le force, par une fascination magique, à attendre, dans i'immobllilé complète d'une statue, l'hyène, qui vient ])(>ur en faire sa proie. 11 parait que les jeunes Mlles étaient i>Uis dillicilcs à fasciner que les bergers, car l'hyène pour s'en emparer était obligée d'employer d'autres moyens beaucoup plus mystérieux et compliqués. Elle prenait la forme d'un beau garçon , et toujours au moyen de ses yeux, elle faisait iiaitre dans le cœur d'une jeune tille un amour désonloniii' cpii la rendait folle; alors la pauvrette abandonnait son troupeau pour courir les champs , et le monstre prolitait de cette circonstance pour ero(iuer d'abord la bergère, iniis ensuite les moutons... «Tout cela peut arriver sans l'hyène, » dit BufTon.

Dans le siècle dernier, les écrivains, un peu plus critiques (pie leurs pères, abandonnèrent ces contes absurdes , mais pour les remplacer par d'autres contes, ou au moins par des exagérations outrées. Bufl'on lui-même n'est pas à l'abri de ce dernier reproche ; écoutons-le : « Cet animal sauvage et solitaire demeure dans les cavernes des montagnes, dans les fentes des rochers ou dans des tanières (pi'il se creuse lui-même sous terre. Il est d'im naturel féroce, et, ijuoique pris tout petit, il ne s'apprivoise pas. 11 vit de proie comme le loup, mais il est plus fort et paraît plus hardi; il attaque (pielquefois les hommes, il se jette sur le Ix'lail, suit de près les troupeaux, et souvent rompt dans la nuit les portes des étables et les clôtures des bergeries. Ses yeux brillent dans l'obscurité, et l'on prétend qu'il voit mieux la nuit que le jour. Si l'on en croit tous les naturalistes, son eri ressemble aux sanglots d'un homme qui vomirait avec effort, ou plutôt au mugissement d'un veau. 1. 'hyène se défend >\n lion, ne ciainl pas la |ianthère, allaque l'once, laquelle ne peut lui résister. Lorsque la proie lui manque, elle creuse la terre avec les pieds et en tire par lambeaux les cadavres des animaux et des hommes. »

A présent venons-en à la vérité. Les hyènes rayées sont en elTet des animaux très-farouches et d'une voracité dégoûtante, mais d'une Iftcheté, d'une poltronnerie incomparablement |)lus grande que celle du loup. Elles ne vivent (|ue de cadavres , de voiries, et e est à ce goût j)rononcé ])our la chair corrompue, beaucoup i)lus qu'à leur prétendue férocité, qu'il faut attribuer cette iialiilude (pi'elles ont de déterrer les cadavres quand elles parviennent à entrer dans les cimetières mal clos des musulmans; et cncoie, liruce, (pii a vécu longtemps en Abyssinie, l)ays de la terre i|ui est le plus i)euplé d hyènes, nie positivement ce fait. «Après beaucoup de rpcUerclies , dil-il, je n'ai encore pu avoir une seule preuve que Jes hyènes eussent tlélerrd un cadavre. » ( Voyage, aux sources du Xil, tonie XUI, ]iago -ISi.) Non-seidcuu'nt elles ne peuvent en aucune manière lutter contre le lion et la p.mllicrc, mais leur limidité ne leur permet pas même d'attaquer des jaclvils et autres animaux île la t.iiile du renard et au-dessus. Elles rôdent sans cesse pendant la nuit, et quelquefois elles s'aplirochent des habitations, non pour inipiiéter les hommes, dont elles rcilouleni beaucouji la pri'sence, mais pour se nourrir des imtiioudices (|u'elles y eiierchent. Si elles se hasanleiil à altaipier une pièce de bi'tail, c'est un faible agneau ou iin animal iiKiiiranl qui ne peut leur faire aucune résistance, et si elles sont surprises dans ce méfait, elles se laissent assommer à coups de b.'iton par des enfants de huit à dix ans, sans chercher à se défendre. Les marabouts , dont toute l'ambition est de se faire passer jiour saints aux yeux du peuple, eonuaisseut parfailcmeiit la h'iclieté de celte espèce; aussi ne manquent-ils jias , ipiand ils en trouvent l'occasion, de saisir une hyène vivante à bras-le-corps, et de l'apporter ainsi dans la ville. Comme elle ne leur fait jamais la

moindre blessure , les Arabes attribuent à la sainteté du personnage et à une faveur spéciale du pro|diète ce qui n'est ipie le résultat de la timidité de lanimal. « En Barbarie , dit Bruce , j'ai vu des Maures saisir , en plein jour , des hyènes par les oreilles , et les tirer vers eux sans qu'elles fissent d'autre résistance que de chercher à se dégager. »

La ménagerie a possédé fort souvent des hyènes rayées, et jamais elles ne se sont parfaitement apprivoisées, quoique ces animaux y aient toujours paru inodensifs. L'une d'elles s'était rongé jusqu'à complète destruction tous les doigts de ses (laltes de derrière, et se trouvait réduite à marcher sur de véritables moignons, ce (pii ne l'a pas empêché de vivre plusieurs années Cependant il est certain que cette espèce, élevée avec douceur, s'ajiprivoise parfaitement. Il y a trois ans que toute notre armée d'Algérie a vu à Bone un ofïicier français qui en avait élevé une. Elle lui était attachée , le suivait librement dans les rues comme à la campagne, obéissait à son commandement, accourait à sa voix, et le caressait absolument comme aurait fait un chien.

L'Ih'ÈNE u'AiiYSSiMK {Hijuma lirucii. — Canis hyœnoniflas, Bruce) atteint jusqu'à cinq pieds neuf pquces (1,808) de longueui- totale, et sa queue a vingt et un [jQiiees (0,SG9) ; ses formes générales se rapprochent davantage de celles du chien, et elle n'a pas le train de derrière aussi incliné que l'hyène rayée, dont elle dld'ère encore par sa couleur d'un roux brun , plus pâle aux oreilles et à la tête ; par son museau plus long et non étranglé , vessemblant à celui il'iin chien ; par sa crinière d'un roiige brun et non pas noire, et par sa qiieiie également d'un rouge brun, dopt les poils, ainsi que ceux de la crinière , ne sont pas annelés de noir à la pointe; elle n'a pas lu gorge noire, mais seuleqient une tache remontant jusqu'à l'extrémité de la mâchoire inférieure; .ses oreilles, longues de plus de neuf pouces (0,2 S-l), ne SQi}t paS nues, mais couvertes de poils très-lins et ||'ès-couvts. Du re.sté, elle est rayée de noir à |ieu près de la même manière , à cette dlfTérence néanmoins que les bandes des jambes de derrière ne sont pas transversales, mais longitudinales, ce qui est un caractère spécifique très-tranché.

Malgré ces diirérences énormes, malgré des mœurs tout à fait diirérenles, l'hyène de Bruce, quatre fois plus grosse que l'hyène rayée, a été confondue avec elle par tous les naturalistes, et cela parce ipi ils ont plus consulté la mauvaise figure qu'on en a donnée dans la traduction françai.se du • oi/a;/e aux sources du Nil, que la description écrite du voyageur.

Les hyènes d'Abyssinle vivent solitairement comme l'hyène rayée, et paraissent n'avoir guère plus d'intelligence. Bruce dit: « Elles sont au contraire excessivement brutes, paresseuses, sales, dépourvues de toute espèce de pudeur, et ayant enfin des mœurs très-ressemblantes à celles du loup. Le courage qu'elles monlrent ne leur vient que de leur extrême voracité ; aussi meurent-elles plus souvent en fuyant qu'en combattant. C'est une vraie peste en Aliyssinie; il y en a ])ailout, dans les campagnes et dans les villes, et je suis sur qii il y en a |dus que de moutuns, ipioique les moutons y soient pourtant en grand nombre. l)e|uus le moment du crépuscule du soir jusipi'au point du jour, Condar est rempli d'hyènes , qui viennent dévorer les cadavres des infortunés que les cruels .\byssins laissent sans sépulture dans les ]daees publiques et dans les rues. Il croit en même temps, ce peiiplo sanguinaire et superstitieux, que ces animaux ne sont autre chose (|iie les falashas (sorciers), qui changent de figure par le pouvoir de la magie, et qui descendent la nuit de leurs montagnes pour venir se nourrir de chair liiiinaine. » II raconte qu'en sortant chaque soir du palais du roi pour rentrer chez lui, il eoiirail risque d'être mordu par des iiyènes. " L(!s hommes armi's qui m'accompagnaient, dit-il, ne les épouvantaient i>oinl. Elles grondaient en rôdant autour de nous, et il ne se passait guère de nuit sans qu'elles tuassent ou blessassent quelqu'un. «

En Abyssinie et dans l'Atbara , on n'enterre pas toujours les

LES CARNASSIERS DIGITIGRADES.

cadavres humains, et on se borne à les porter ilans la campagne ou même à les laisser dans la rue , quand ce sont les corps de pauvres gens ; les hyènes se chargent de leur donner la sépulture. Aussi, cet animal marche insolemment en plein jour, fait face à l'homme ; cependant il attaque toujours le mulet ou l'âne plutôt que le cavalier. En route , les fusils l'empêchent de venir très-près des voyageurs; mais la nuit, le soir et le malin, il est toujours sur leurs talons. Comme on ne le chasse jamais , et que l'on se contente de repousser ses agressions, l'impunité lui donne de l'audace, et sa voracité le pousse quelquefois jusqu'à entrer dans les maisons. « Une nuit , dit encore le voyageur cite plus haut, j'étais dans la province de Maïlsha , très-occupé d'une observation astronomique , lorsque j'entendis passer quelque chose derrière moi ; soudain je me retournai et ne pus rien voir. Ayant achevé ce que je faisais en ce moment, je sortis de ma tente dans l'intention d'y retourner bientôt, et, en elTet, j'y rentrai pres(|ue tout de suite. Mais, en mettant le pied sur le seuil, j'aperçus deux

L'Hyène raj'ée.

gros yeux bleus élincelantsdansles ténèbres. Je cri:ii soudain à mon domesli(pie de porter de la lumière; et nous vîmes une hyène à côté du chevet de mon lit, tenant dans sa bouche trois ou quatre paquets de chandelles. Je ne jiouvais lui tirer un coup de fusil sans courir ristpie de briser mon quart de cercle, ou (piehpie autre de mes instruments. Comme (die avait la gueule i)leine de di.indelles, elle semblait à ce moment ne pas songera une autre proie, et je voyais qu'elle était trop embarrassée pour me mordre. Je pris donc une lance, et je la fra|)pai aussi près du cœur qu'il me fut possible. Jusiiu'ali)rs elle n'avait pas monin' la moindre colère ; mais dès (picllc se sciilit blessée elle laissa loiidiei- ce qu'elle avait dans la gueule, et lit des elforls incroyables pour remonter le long du fût de la lance et venir jusqu à moi. La crainte de la voir réussir me lit tirer un pistolet de ma ceinture, et je lui lAchai mon coup. Presque aussitôt mon domestiipie lui fendit le crâne d'un coup tle liaelie. Kiitiii , les hyènes faisaient les tourluenlsde ma vie; elles troublaient nos promenades du soir; elles dévoraient sans cesse (piehpi'un de nos mulets et de nos .ânes, animaux qu'elles cherchent toujours de préférence. »

On voit par ces citations (|ue l'hyène; d'Abyssinie dill'ère de l'hyène rayée, non-seulement jiai' la l.iille cl la couleiu', mais encore par son audace et sa férocité. (>omme U: loup, celte espèce préfère le chien à toute autre proie , et il parait (pi'en cela elle satisfait à la fois et son goût et sa haine. U y a entre ces animaux une antipathie invincible, et les chiens les j)lus hardis pour la chasse au sanglier n'osent jamais la poursuivre dans les bois, ni la combattre en plein clianq). Il n'en est pas de même pour l'hycne de lîarbarie; les chiens de berger, aussitôt cpiils I aperçoivent, s'élancent sur elle et rc'Iranglent sans façon.

L'HvicNE TACHETÉE [Hywna capensis, Desm. Canis croeu/«s , Lin. Hyœna crocula , Zimm. Hyœna striata, Penn. Hyœna maculata , Thunb. Le Loup-tigre de Kolbe, si ce loup-tigre n'est la hyéno'ide peinte) a le pelage d'un gris roux prononcé; la tête est rousse, avec du noirâtre sur le front et entre les yeux; le dessous du front est d'un brun roussâtre; le dessous du cou et du front seulement est blanchâtre; des tâches noirâtres, peu distinctes, occupent les flancs, la croupe et les cuisses ; elle a une bande noirâtre de chaque côté du cou , les jambes et les pieds noirâtres, avec la face interne des jambes de devant d'un blanc roussâtre, la queue rousse dans sa première moitié, et noirâtre dans la seconde.

Dans sa pi'cmière édition des Ossements fussiles, Cuvier avait donné le nom d'hyène rousse à cette espèce, et celte méprise a beaucoup embarrassé les naturalistes; il en est résulté cpie plusieurs d'entre eux ont appliepié à sa synonymie la descriiition de res|>èce suivante, qui est restée sans nom, ou avec un nom qui ne lui convient ])as puisqu'il appartient à celle-ci.

L'hyène tachetée habite le midi de l'Afrique, et principalement le cap de lîonne-Espérance ; il paraît cependant (pi'on la trouve quehpiefois aussi en Barbarie. Pour la grandeur elle tient le milieu entre l'hyène rayée et l'hyène d'Abyssinie, car celles de la ménagerie avaient deux [lieds et demi (0,812) de hauteur sur le garrot, et trois pieds et demi (1,157) de longueur, non compris la queue. Moins sauvage et plus courageuse (pie les autres espèces, celle-ci a aussi plus d'intelligence, et sous ce rapport elle ne le cède guère au chien. Elle se défend hardiment C(uilre les animaux féroces avec lesejucls sa force lui permet de lutter, et elle

ne se nourrit de e.idavres (pie lorscpie la chasse aux gazelles et aux antilopes ik; lui réussit pas. Si l'on s'en rapporte à Karrow, il est des pays où on rai)privoise et on la dresse pour la chasse. Il iiariiîtrail (pi'alors elle s'attache à son maître avec beaucoup d'aU'eclion, et (pi'elle lui est aussi dévouée, aussi (idèh; (piun chien. Toutes celles (pii ont V('cu à la mi'iiagerie porlent à croire ce (pi'en a dit ce voyageur, car elles étaient fori douces, caressantes même, et elles aimaient beaucoup (pion les grallâl autour (les oreilles et sur le cou. Ce n'était pas seulement à leurs gardiens (pi'elles donnaient ces marques d'amitié , mais encore à toutes les personnes étrangères (pii s'approchaient (h; leur loge. L'une d'elles , lors de son ariiv('e en Erance , s ('cliaiipa de sa cage, à Liirieiit i'.lle courut ipiehpie temps la campagne sans

HYENES.

faire de mal à personne , et se laissa bientôt reprendre sans résistance, Klle a vécu seize ans à la ménagerie , et ce n'est que vers la fin de sa vie, lorsqu'elle fut tourmentée par les infirmités de la vieillesse , que son caractère s'aigrit un peu. Elle cessa d'être caressante, mais pour cela elle n'en devint pas plus méchante. L'flYiiNE DE CiiviKR (Hijœna Cuvieri) est d'un gris blanchâtre tirant un i)eu sur le fauve; elle a des taches brunes, rondes, nettes, sur les tlancs et sur les cuisses; celles de ré|iaule forment une bande qui se continue avec une ligne longitudinale brune de chaque c6té du cou; les pieds sont blanclullrcs, un peu leinls de roux vers le bas; la queue est annelée de blanchâtre, et de brun à la base, noirâtre dans ses deu\ tiers inférieurs; la tête, du même fond que le dos, a un peu de brun vers les joues et du

fond. Leur système dentaire est encore inconnu, mais tout fait présumer qu'il doit être à peu près celui des hyènes.

Le PiiOTici.E Dei.ai.amie ou Aard-Wolf [Proteles Lalandii , Is. Geoff. La Civette hyéiioide, Fr. Cuv. La Genetle hyénuïde, G. Ctv. Proteles hyenoïdes , Blainv.) a beaucoup de ressemblance aven l'hyène d'Orient, tant par ses formes que par son pelage; comme elle, par la flexion de ses jambes de derrière, il porte l'arrière- Irain beaucoup plus bas que celui de devant; son pelage est gris; il a sur le dos une crinière peu fournie ; les pieds sont noirs ; il a sur les cotés des Itandes noires peu nombreuses, et de plus petites sur les jambes; sa ipieue est loufTue, noire, grise à sa base.

Les Hyènes.

roux vers le .sommet. Celte esi)èce, à la(|uelle les auteurs ont appliqué à lort la .synonymie de la précédente, ,se trouve ('gaiement au Cap , mais elle y est beaucoup plus rare. Du reste , elle a les mêmes mœurs. Je la crois une variété de la suivante.

L'Hyène iirune {Hyœna fusca, Geoff. Non la Hyène brune, l'u. Cuv.) est un peu moins grande que l'hyène rayée; son coi-|is est couvert en entier île poils longs, rudes, d'im brun noir.Mre, qui penilent sur les cotés; la tête est couverte de pdils couils d un brun grisâtre; elle a sur les jambes de devant et les pieds de derrière (piehiues bandes transverses brunes et blanchâtres ; h" dedans des jambes, le dessous du ventre et <le la (pieue sont d'un gris blanchâtre. Klle est du cap de lionne-Lspéi-ance.

2" Genre. Les PROTl'sLES {Proteles, Is. Geoie.) ont cin(| doigts au.x pieds de devant et ipiatre aux pieds de derrière ; ils diUèrenl encore des hyènes parleur tête allongée, leur museau lin et presque conique et leur poche ne consistant qu'en un sillon pro-

L'aard-wolf, ou loup de terre, atteint la taille de nos chiens de berger, et liabile la Cafrerie et le pays des Hotlenliits, où néanmoins il est assez rare. Il a les habitudes nocturnes, et ne quitte sa retraite que la nuit pour aller, en ]ietile troupe, à la chasse des gazelles et des antilopes. Probablement il se nourrit aussi de voiries et de charognes, et c'est peut-être pour s'emparer des cadavres entraînés par les eaux, ([u'il habite de i>réf('rence les bords île la rivière des Poissons, cti Cafrerie, où le docteur Kno\ l'a rencontré plusieurs fois. Pendant le jour, il se tient en famille dans un terrier profond et à plusieurs issues, ipiil se creuse ilans les bois. Lorsqu'on l'irrite , il redresse sa crinière et liérisse ses longs jioils depuis la nuque jusque sur la queue. Le viiyagiurDclalande, le premier qui ait découvert et fait loinialtre cet animal, en a tué et rapporté en Kiir.pe trois individus qui liabitaient le même terrier ; il en a vu fuir avec vitesse, la crinière hérissée, le corps Irès-penché en arrière, les oreilles et la queue baissées.

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