‹ Le Jardin des plantes (volume 2)Chapitre 39 sur 219 · DES INDES · texte numérisé non relu

DES INDES

L'AiiiMAOU ou Mei.as {Felis mêlas, Pi.uoni est de la taille d'une panihère; son pelage est d'un noir Irè.s-vif, sur Icfpiel se dessinenl des zones de même couleur, mais (pii semblent plus luslrées. 11 n'iiabile ipie les disliicls les plus isol('s de l'ile de .lava, et ses habitudes sont les mêmes (|ue celles du b'upard , dont, selmi

Avec le j)el;)ge d'un gris brun clair en dessus et blandiMre en ilessoiis; (piatre ligiU'S de taches brunes allongées sur le dos; des lâches rondes, épaisses, sur les flancs; une bande transversale sous la gorge et deux ou trois autres sous le cou , c'est le Ciial de .lava ou Felis javanensis d'ilorslield et de Desmarets.

Enfin , avec le pelage d'un gris sale, parseuu' de pelites taches noirAIres un peu allongées, c'est le Chat onde ou Felis undata de Desmarels.

CHATS

Toutes ces varii-tés se troiivenl ('gaiement à Java et à Sumatra. Elles ont absolument les mêmes habiluiles (|iie notre eliat sauvage.

^ Le Chat de Diauu (Felis Diardii, G. Cuv.) a trois pieds de longueur (0,975), compris non la queue, qui a deux pieds (pialre pouces (Oj'.yS); le fond du pelage est d'un gris jaun;Mre; le dos et le cou sont semés de taelies noires formant des bamles longitudinales; d'autres taclies descendent de l'épaule en lignes perpendiculaires au.\ précédentes, sur les cuisses et une pariie des flancs, et les anneaux sont noirs, à centre gris; il a des taches noires et pleines sur les Jandies; les anneaux de sa queue sont nuageux. 11 habile Java.

Le Polzchori des (".('orgiens. Le Lynx ordinaire des auteurs) est d'une grosseur à peu près double de celle du chat sauvage. Son corps est long de deux pieds quatre pouces à deux pieds dix pouces 0,738 à 0,9il) , et sa queue ne dépasse pas (piatre pouces (0,108); le dos et les membres sont d'un roux clair, avec des mouchetures d'un brun noirâtre; le tour de l'œil, la gorge, le dessous du corps et le dedans des jambes sont blanch'ilres; trois lignes de taches noires sur la joue joignent une bande obli(|iie , large et noire, placée sous l'oreille de chaque coté du cou, où les poils, plus longs qu'ailleurs, forment une sorte de collerette; il a ((uatre lignes noires |)rolongées de la nuque au garrot, et au milieu d'elles une cin(piième interrompue; des bandes mouche-

Le Carîioal.

v' L'Arimaoi!-Daiian (Fclis macrocelis,'ïrMV. lù'lis iiehulnsa,GR\Fr'.) a trois pieds (0,!)7.'j) de longueur, non compris la (pieue, qui a deux pieds huit pouces (0,867) ; il est gris, avec des taches noij-es, transversales et très-grandes sur les épaules, oblicpies et plus (■Iroiles sur les lianes, où elles sont séparées par des taches anguleuses, rarement ocellées; ses pieds sont forts et munis de doigts robustes; sa queue est grosse et laineuse. Ce chat habite

Sumatra et lioi'uéo ; il fait la cliiisse aux oiseaux, et sa grande taille lui permel d altai|i](;r les bêles fauves.

§ l. LES LYNX,

dont la fourrure est généralement plus longue que celle des autres chats, dont la quiuc est courte, et dont le caractère est d'avoir les oreilles terminées par un pinceau de poils.

Le Loup-CEiivniii (l'élis lijn-v, Ltn. Le Warrirhu' ou Lo des Suédois. Le /.i/s- des Danois. Le Coupe des .Norvt'giens. Le liijx ostrouidz des Polonais. Le Itys des Husses. Le Sijlausin des Tatares.

tées obliques sin- l'épaide, transversales sur les jambes; les pieds d'un fauve pur, excepté le tarse, qui est rayé de fauve brun en arrière; enfin la queue est fauve, avec du blanc en dessous et des mouchetures noires. D'autres variétés ont les taches et bandes moins foncées, la queue rousse avec le bout noir; tout le dessous du corps blanchâtre, et la taille plus petite. Fischer en cite une variété blanchâtre.

Le nom de loiqi ceivicr, ([lu' porte ce lynx, peut lui avoir t'té doiiiu' par les chasseurs, pai'ce ipie , ainsi (|ue le loup, il jiousse un Inirlcmeut ipie l'on peut prendre pour celui d un de ces animaux, et ((u'il atlacpie les faons et les jeunes cerfs de préférence à toute autre proie. Quoi qu'il en soit, le loiip-cervier existait autrefois en France et en Allemagne; mais à prt'seni on ne l'y trouve plus, si ce n'est peiit-élrc dans cpiclques granch's foréls des Alpes et des Pyrénées. Il parait (pi il se Irouve encore assez fi('(piemment en Fs|)agne , et ipi'il est très-commun dans les forets du nord de l'Asie et dans le Caucase. Dans ma jeunesse, les vieillards des Pyrén('es se souvenaient encore d'avoir vu i|uelques

LES CARNASSIERS DIGITIGRADES.

lynx , et ils en racontaient des choses efFroyables , moins classiques que les contes des Grecs sur le caracal, mais beaucoup plus dans le goût du jour. Cet animal féroce suivait les voyageurs égarés, et ne manquait Jamais de les dévorer s'ils avaient le majlieur de tomber; il les fascinait avec ses yeux, et les rendait muets. Pendant l'obscurilé de la nuit, il pénétrait dans les cimetières pour déterrer les cadavres. Il eût été bien plus dangereu.x encore, s'il n'eût pas manqué totalement de mémoire, au point que, lorsqu'il suivait une personne à la piste, la moindre diversion lui faisait oublier et sa poursuite et sa victime, qui parvenait ainsi à lui échapper. Mais laissons là ces contes de nos aïeux , et revenons h la véiité.

Le loup-cervier, étant d'une assez grande taille, attaque parfois les faons des rhevreuils et des cerfs, même lorsqu'ils sont parvenus à plus de la moitié de leur grosseur. Aussi agile que fort, il grimpe sur les arbres avec facilité, non-seulement pour surprendre les oiseaux sur leur nid, mais encore afin de poursuivre les écureuils, les martes, et même les chats sauvages, qui ne peuvent lui échapper. Quelquefois il se place en embuscade sur une des basses branches, pour attendre, avec lilië J)aliencë admirable, que le hasard amène à sa portée un rehtie, iin cerl', un daim ou un chevreuil. Alors, ainsi que le glouton, il s'élance d'un seul bond sur leur cou, s'y cramponne avec ses ongles, el ne hVche i)rise que lorsqu'il les a abattus, en leur brisant la première vertèbre du cou ; il leur fait ensuite un ti-bil dèrrièi-e le crâne, et leur suce la cervelle par cette ouvei-lilrè, hti itioyen de sa langue hérissée de petites épines. Rareriiehl il attaque une autre partie du cadavre des grands animau.x, à moins (|u'ii iie soit très-i)ressé par la faim. Ce qu'il y a de singulier, c'est qu'il em])orte le corps pour le cacher dans un fourré, si c'est un petit animal; et si c'est un grand, il le couvre de feuilles sèches et de bois mort, quoiqu'il ne revienne jamais le chercher. Est-ce, comme on le dit, manque de mémoire, ou est-ce déliance? Pris jeune et élevé en captivité, il s'ai)i>rivoise assez bien, et devient même caressant ; mais i)0ur le conserver il faut le tenir à l'attache, car, dèsiiuil en trouve l'occasion, il fuit dans les bois pour ne plus revenir. Quoique ses formes soient un peu ('j)aisses, il est plein de grftce et de légèreté; son œil est brillant, mais cependant plein d'expression et même île douceur. Comme le oiiat , il est d'une propreté recherchée, et passe beaucoup de teuqisà'.se nettoyer et à lisser sa jolie robe. C'est un grand destructeur d'hermines, de lièvres, de la|)ins, de perdrix et d'autre gibier; aus.si les chasseurs russes lui font-ils une guerre cruelle, (pii en diminue journellement le nombre. Sa fourrure est assez recherchée.

Le Paiiiie [Felis pardina , Okkn. — Te.mh. Le Chat-pard des voyageurs. Le Loup-cervier des académiciens de Paris) est de la taille de notre blaireau; sa queue est j)liis loHftùe que «elle du loujicervicr; il a de grands favoris aux joues; soli pelage est court, d'un rmix vif et lustre", paj\sriné de rtiècties bli lâches longltudi-^ nales d'un noir iji-ofond , avec de semblables lâches .sur la queue. Il habite les contrées les plus i haiules il^ l'fcuroi)e, telles que le Portugal, rEsjiague, la Sicile, la l'urquie et la Sardaiguc. C'est prol.ahlement lui (pie Rory de Saint-Vincent <lit avoir trouvé fréquemment dans la Sierra de Gredos en Esjiagne.

Le CiiELASON ou CiiuioN (Fdis cervaria, Tkm.m. Le AV;»/o des Suédois). Sa taille est à ])eu ju-ès celle d'un loup; sa queue est conii|uc, plus longue que la tête, à extrémité noire ; ses moustaches sont blanches; les |iinceaux de ses oreilles sont toujours courts, et manquent quelquefois; .son pelage est d'un cendré gri.sâtre, briinis.sant .sur le dos; sa foiirnire, (iiie , douce, longue, est touHiie, surtout aux |>attes , a\ec des taches noires dans l'adulte, brunes dans le jeune Age. Il habite le nord de l'Asie. Il a les mêmes mœurs (pie les précédents, «ais sa grande taille et sa force le rendent jdus redoutable pour «.'faons et autres aiiiiraaux Innocents.

Le Lynx des a.ncie.ns ou Caracal (l'élis caracal, Lin. Le Lynx de Barbarie et du Levant des voyageurs. Le Siagoush des Persans, L'Anak-el-Ared des Arabes. Le Lynx africain , d'Aldrovande. Le Kara-Kalach des Turcs. Le Roode-h'ai des Hollandais du Cap).

Le caracal a deux pieds cinq pouces (0,7iHri) de longueur, non compris la queue, qui a dix ])ouces (0,271), c'est-à-diic qu'il est de la taille d'un de nos plus grands barbets. Son pelage est d'un roux uniforme et vineux en dessus, blanc en dessous; ses oreilles sont noires en dehors, blanches en dedans; sa queue lui atteint les talons; il a du blanc au-dessus et au-dessous de l'œil, autour (les lèvres, tout le long du corps et en dedans des cuisses : sa poitrine est fauve , avec des taches brunes; une ligne noire part de l'œil et se rend aux narines ; il a une tache de la même couleur à la naissance des moustaches. Cette espèce a fourni plusieurs variétés, qui sont :

Le Cnracul d'Alijer, (pii est roussAlre, avec des raies longitudinales ; il a une bande de poils rudes aux (piatre jambes, et ses oreilles mancjuent quelquefois de junceaux; c'est le Gat-el-Kaltah des Arabes ;

Le Caracal de \uhie, dont la tête est plus ronde; (jui n'a ])oint ilè croix siii' le pelage, mais qui porte des taches fauves sur les |>arties internes et sur le ventre;

Le Caracal de Ilemjiile, dont la queue et les jambes sont plus longues que dans les précédents.

Le lynx habité l'Afrique, l'Arabie et la Perse. Il y a jieu d'animaux qiii , dans l'ëlitiquité , aient autant prêté à la fable que celui-ci. Les Grecs l'avaient consacri' à Racchus,et trè.s-souvent ils le i'epr('sentaieht atleh- au char de ce dieu. Pline en raconte les choses les plus merveilleuses; selon lui, il avait la vue si perçante, qu'il voyait très-bien à travers une muraille ; son urine se jiétrifiait et devenait une jiierre précieuse nommée lapis lyncurius, (jui , oufie son éclat , avait la propriété de guérir une foule de maladies. Les Grecs racontaient cette histoire : Cérès envoya un jour Triptolènie eu Scytliie, chez le roi Lyncus, pour civiliser ses sauvages sujets, en leur apprenant l'agriculture. Mais ce roi barbare , qui i)référait la guerre et la chasse à la civilisation , reçut fort mal ce cultivateur, et le jeta dans une prison pour le faire mourir de faim. Cércs vint fort heureusement au secours de son favori ; elle l'enleva de son cach(d , et, |)oiir se venger, elle changea le roi en lynx. Depuis ce temps-là, Lyncus et ses descendants n'ont cessé de chasser et de faire la guerre aux animaux paisibles.

Le lynx a les mœurs du chat sauvage , rien de moins, rien de ])Uis : mais, comme il est jilus fort et )ilus gros, au lieu de se contenter de menu gibier, il atla(pie de grands animaux, tels (|ue gazelles, antilopes, etc. On dit (pi'il suit le lion pour recueillir les débris de sa proie , mais ce fait me parait singulièrement liasard('. Lors(pi'il attaipie une gaztdie , il la saisit à la gorge, r('liangle, lui suce le sang et lui ouvre la tête pour lui manger la cervelle, après (pioi sollvent il rabandonne p<mr en chercher une autre. Du reste, il parait ipi'il a les mêmes habitudes que notre loup-cervier, et que, pris jeune, il .s'apprivoise assez bien, sans cependant perdre son goût pour la liberté.

Le Lv.NX mi Canada [Felis canadensis, (Ieoff. Felis hurcalis, Te.mm. Le Lynx, du Canada, lU :rr. l.eC/ia/ du Canada, Geoee.). Il est plus petit (jue le précédent , et sa (pieiie est obtuse , trou(pi('e , avec très-peu de noir au bout, plus courte (pie la tête ; ses moustaches sont noires et blanches; il a de très-longs pinceaux de poils aux oreilles; sa fourrure est fauve, à pointes des poils blanches, ce (pii rend le fond général d'un cendn' grisâtre, ou onih'e de gris et (le briiii; elle est exlrêuicuiciit longue, surtout aux pattes, et, lieudaut l'été seulement, après la mue, on lui distingiK^ des lignes jibis fonc('es aux joues, ((uehpies mouchetures aux jambes , et uiêiiic (juchiucs taches sur le corps. H habite le nord de l'Amérique et de l'Asie.

Le CiiAUs ou Lynx des mauais {Felisi:haus, Culdenst. Le Dikaja

CHATS

koschka des Russes. Le Kir myschak des Tatares. Le Moes-gedu des Tcherkasses) est long de deux pieds (0,050), non compris la queue, qui a huit à neuf pouces (0,217 à0,2ii) de longueur; se> jambes sont longues, son museau obtus, ses oreilles pourvues de pinceaux très-coiu'ts; il a une bande noire ilepuis le boril antérieur des yeux jusqu'au museau ; son pelage est d'un gris clair jaunâtre; le bout de sa queue est noir, avec deux anneaux de la même couleur qui en sont rapproches. Il habite l'Egypte, la >'ubie et le Caucase; il est surtout commun sur les bords du Kur et du Terek. Il offre une i)artieularite rare parmi les chats, c'est d'être un excellent nageur, et de se plaire dans l'eau, où sans cesse il est occupe à faire la chasse aux canards et autres oiseaux acpiatiques, et aux reptiles. Il vient aussi à bout de s'emparer des poissons en plongeant.

Le Lynx dotté (Fdis caligata, Bruce. — Temm. Felis Hhycus, Oi.iv.) a vingt-deux pouces de longueur (0,59{'>), non compris la queue, qui en a ])rès de quatorze (0,579), et «lui est grêle ; ses oreilles sont grandes, rousses en dehors , à pinceaux truns trèscourls ; la plante des pieds et le derrière des patles sont d'un noir profond; le milieu du venire et la ligne moyenne de la jioitrine et du cou sont d'un rouss;Ure clair; les parties sup»'rieures du pelage d'un fauve nuance de gris et parsemées de poils noii's; les cuisses sont marquées débandes peu distinctes, d'un brun clair, il a deux bandes d'un roux clair sur les joues; la queue est de la couleur du dos à sa base , terminée de noir , avec trois ou quatre demi-anneaux vers le bout, séparés par des intervalles d un blanc [)lus ou moins pur. H habite l'Afiiquc, de[)Mis l'ÉgypIe jusqu'au cap de lionne-Espérance, et le midi de l'.Asie.

«Cet animal, dit le voyageur Bruce, habite le Uas-el-Fcel, et, tout petit qu'il est, vit fièrement parmi ces énormes dévastateurs des forêts , le rhinocéros et léléphaut, et dévore les d('bris de leur carcasse, quand les chasseurs ont pris une ])arlie de la vian<le. Mais sa principale nourriture consiste en pintades, dont ce |)ayslà est rempli. Il se met en embuscade dans les endroits où elles vont boire, et c'est là que je le tuai. L'on dit que cet animal est assez hardi pour se jeter sur l'homme , s'il se trouve pressé par lui. Quelquefois il monte sur les gros arbres, quelquefois il se

cache sous les buissons ; mais à l'époque où les mouches deviennent très-incommodes par leurs piqûres il s'enfonce dans les cavernes, ou bien il se terre, n

Lk CllAT-CEUVIEK OÙ LvNX BAI [Felis Tufa , GUIDENST. — Temm.

l'inuum dasijpus, Nieremb. Le Lynx du Mississiin et le Lynx d'Amérique des voyageurs. Le liay-cat des Anglo-Américains. Le Chat-cervier des fourreurs) est de la taille de notre renard ; les pinceaux de ses oreilles sont petits ; sa queue est courte et trèsgrêle, avec quatre anneaux gris et quatre noirs; ses favoris sont courts ; son pelage , roussAtre en été et d'un brun cendré en hiver, est toujours ondi' et rayé. Il habite les États-Unis. Du reste, il a les formes générales de notre lynx d'Europe.

Le Lynx fascié {Felis fasciata , Desm.), décrit par Rafinesque , est peu connu ; il pourrait bien n'être qu'une variété du lynx du Canada, auquel il ressemble beaucoup. Sa taille est courte; les pinceaux de ses oreilles sont noirs au dehors; sa ipieue est courte, blanche, avec l'extrémité noire; son pelage est très-épais, d'un brun roussâtre, avec des bandes et des points noirâtres en dessus. H a été trouvé par Clarke et Lewis à la côte nord-ouest de rAméiique septentrionale.

Le Lynx de ea Caroline [Felis carolinensis , Desm. Le Chat tigre de Collinson?) est encore une espèce douteuse sur laquelle on n'a que des renseignements incouqdets. Son i)elage est d'un brun clair, rayé de noir depuis la tête jusqu'à la queue ; son ventre est j>aie, avec des taches noires; ses moustaches sont roides et noires ; il a deux taches de Ja même couleur sous les yeux , et ses oreilles sont garnies de jioiis lins ; ses jambes sont nùnces, tachées de noir. La femelle à les formes plus légères que le mâle; elle est d'un gris roussàlre , sans aucune tache sur le dos; son ventre est d'un blanc sale, avec une seule tache noire.

Si l'on ne considérait pas les pinceaux des oreilles comme le seul caractère qui tranche les lynx des autres chats, il faudrait piobablement rapporter à celle section le chat de montagne, celui de la Floride et le doré. Cuvier pensait ipie ce ne sont ipie de simples variétés du chat-cervier. Tous les animaux du genre chat fournissent au commerce des fourrures plus ou moins précieuses.

LES CARNIVORES AMPHIBIES

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