ÉCUREUILS
terriers; mais coRime par ses formes il se rapprociie moins de ces derniers que des rats , il est à croire qu il se retire dans des trous de rochers ou dans des troncs d'arbres. Du reste, il est fort doux et très-familier ; il s'apprivoise aisément et s'attache à la demeure qu'on lui a faite au point de n'en sortir que pour se promener et d'y revenir ensuite de lui-même, sans y être ni apjielé ni contraint. 11 a un grand plaisir à grimper sur tous les objets e'ieve's , comme les toits des maisons , les murailles; aussi habile-t-il souvent dans les villages, et, dans ce cas, la femelle dépose ses petits dans les trous de murs. 11 est tellement familier, qu'il entre parfois dans les maisons pour ramasser les miettes de pain (jui tombent de la table. Quant à ses autres habitudes, elles sont les mêmes que celtes des e'cureuils. Il est certain que cette
et il est remari]uable que sa prévoyance dépasse de beaucoup ses besoins. Pour transporter toutes ces graines, il n"a pas d'autres moyens que ses abajoues , dans lesipielles il les place à mesure qu'il les ramasse. Je crois qu'il faut regarder comme une espèce distincte de celle-ci ;
L'OinoiiiN [Tamia caruliniensis-. — Sciurus caroliniensis, Bniss. Sciurus Lisleri , Ray. L'Ecureuil de tem , CxTF.suy . Ohiuhin des Ilurons), (pii est moitié plus petit que l'écureuil ordinaire, et un peu plus petit que le précédent. 11 est roux, au lieu d'être brun; ses raies blanches sont plus jaunâtres; les autres sont noires; l'intervalle entre la raie du dos et celle des lianes est roux au lieu d'être d'un gris brun. Il est de la Caroline, et a les mêmes habitudes que le précédent.
L'Eouiî'Uil noir il'AméritjUP.
espèce habite l'Inde, et peut-être se trouve telle aussi au Sénégal et au cap Vert.
Une espèce nouvelle , le Tamia Deles!terti , Sciurus Delesserti de Gervais, se trouve dans l'Indoustan.
Le BuBL'KDUK ou Suisse [Tamia striata, Less. Sciurus siriatus, Lin. — Desm. Le Ruyeriik des Tartares. h'Ulbuki des Tungouses. Le Schepek des Ostiaks. Le Dsjulalà des Baskirs. Le Dschyraki des Mongols. Le .^iort/io des Mogols. Le Suisse, Buir. — Ci. Ccv.). Il a environ cinq pouces (0,irK>) de longueur, non compris la (pieuc, qui n'en a que trois (0,081). Son pelage est d'un brun fauve, avec cinq raies longitudinales brunes et deux blanches; le dessous est blanc; la région lombaire est rousse, ainsi que la ([ueue, qui est bordée de noir en dessous, et noirMre en dessus. Il habite les parties seiitenirionales de l'Europe et de l'Asie.
Le buriindiik est moins doux, moins familier (pie le précédent, et il mord sans ménagement, à moins qu'il ne soit parfaitement apprivoisé. Beaucoup moins agile que les écureuils , (|uoique très-vif, il se (h-termine rarement à monter sur les arbres, à moins que ce ne soit pour éviter la iioursuite de son ennemi, et pour y cueillir (piehpies fruits ([u'il aime avec jjrédilection. Il se contente le plus ordinairement de ramasser les amandes du pin, les noisettes, etc., (pii tombent sur la terre, pour en faire sa provision d'hiver. Il se creuse, entre les racines des arbres, un terrier a double sortie, et, au milieu, il construit inie sortie de cave assez grande qui lui sert de magasin , et ipii ist placée à C(Hé d'une petite ch.uidtre très-propre , bien matelassée de foin doLix et sec, oij il couche. 11 va ensuite à la provision , et enta.sse dans sa cave autant de fruits secs cpi'il en peut trouver. Si la saison est favorable, son magasin est bientôt plein ; alors il en creuse un autre à côté qu il reuq)lil, puis un troisième, un quatrième, etc.,
Le SiKSMv (Tamia II uJsonia, Less. Sciurus hudsunius , Lis . — Desm. Peut-être le Sciuropterus de Lesso.n) est un peu plus petit que l'écureuil d'Europe; son pelage est d'un brun roussAtre en dessus et sur la tête; une raie noire occupe les flancs; son corps est blanchâtre en dessous; sa queue, plus courte que le corps, est d'un brun roussAtre, bordée de noir; ses moustaches sont très-longues et noires. On ne le trouve que dans les forêts les plus froides de l'Amérique seiitcntrionale.
Le Tamia a quatke hanhes {Tamia quadriviliata, Less. Sciurus quadriviltalus, Sav) a environ sept pouces (0,18!)) de longueur; son pelage est brunfttre, mélang(,' de fauve sur la tête , fauve sur les côtés, avec quatre lignes blanches; le dessous du corps est blanchâtre. Il habite les États-Unis, vit dans des trous décrochées, et ne grimpe jamais sur les arbres.
LES RONGEDRS.
2" Genre. Les ÉCUREUILS (Sciurus, Lin.) ont la dépression du front légère, et la saillie postérieure des frontaux peu sensible; leur profil e.st à peu près droit pour la face; la cavité de leur crâne est de la longueur des deux tiers de la face. Leur queue est distique, comme dans les tamias, mais ils n'ont pas d'abajoues. Même système dentaire que les précédents.
Les écureuils ont en général les mœurs tellement semblables , que, pour éviter des redites toujours ennuyeuses, nous allons donner ici une esquisse de leur histoire générale. On })eut apjdiquer à tous ce que Buffon dit de l'espèce d'Europe. « L'écureuil est un joli petit animal qui n'est qu'à demi sauvage, et qui, par sa gentillesse, par sa docilité, par l'innocence même de ses mœurs, mériterait d'être épargné; il n'est ni carnassier, ni nuisible, quoiqu'il saisisse quelquefois des oiseaux. Sa nouri'iture ordinaire sont des fruits, des amandes, des noisettes, de la faîne et du gland. Il est propre , vif, très-alerte, très-éveillé , très-industrieux; il a les yeux pleins de feu, la physionomie fine, le corps nerveux, les membres très-dispos; sa jolie figure est encore rehaussée, parée par une belle queue en forme de panache, (|u'il relève jusque sur sa tête, et sous laquelle il se met à l'ombre. On ne le trouve point dans les champs, dans les lieux découverts, dans les pays de plaine ; il n'approche jamais des habitations ; il ne reste point dans les taillis, mais dans les bois de hauteur, sur les vieux arbres des plus belles futaies. 11 ne s'etigourdit pas comme le loir peudant l'hiver; il est en tout temps très-éveillé, et, pour ]>eu (pie l'on touche auprès de l'arbre sur leipiel il repose, il sort de sa petite bauge, fuit sur un autre arbre, ou se cache à l'abri d'une branche. Il a la voix éclatante, et plus perçante encore que celle d'une fouine; il a de jilus un murmure à bouche fermée , un petit grognement de m('contente(neht qu'il fait entendre toutes les fois qu'on l'irrite. Il est trop léger pour marcher, il va ordinairement par petits sauts, et quehiuefois par bonds; il a les ongles si pointus et les mouvements si {irompls , qu'il grimpe en un instant sur un hêtre dont l'écorce est lisse. Les écureuils semblent craindre l'ardeur du soleil ; ils demeurent, pendant le jour, à l'abri dans leur domicile, dont ils sortent le soir pour s'exercer , jouer, faire l'amour et manger. Ce domicile est propre, chaud, impénétrable à la pluie. C'est ordinairement sur l'enfourchure d'un arbre (pi'ils l'établissent ; ils commencent par transporter des bûchettes qu'ils mêlent, qu'ils entrelacent avec de la mousse; ils la serrent ensuite, ils la foulent, et donnent assez de capacité et de solidité à leur ouvrage pour y être à l'aise et en sûreté avec leurs petits; il n'y a qu'une ouverture vers le haut, juste, étroite, et qui sulFit à peine jiour passer; audessus de l'ouverture est une sorte de couverture en cône qui met le tout à l'abri , et fait (pu; la pluie s'('couIe et ne pénètre pas. (Is produisent ordiiiau-ement (rois ou cpiatre petits; ils entrent en amour au printemps, et mettent bas au mois de mai, ou au commencement de juin ; ils muent au sortir de l'hiver. Ils se peignent, ils se polissent avec les mains et les dents; ils sont propres; ils n'ont aucune mauvaise odeur. Leur chair est assez bonne à manger, et le jioil de leur queue sert à faire des pinceaux. »
Nous comi)léterons l'article de liulfon par quelques observations qui s'appliqueront ('galemenl à toutes les espèces. Qucl(|ucs écureuils ont une vie isolée, solitaire, mais par couple, car le raàle n'ab.iiidonne jamais la femelle; d'autres, au contraire, vivent par troupes de plus d'une centaine. Tous sont sédentaires, et s'écarlent fort peu de la forêt qui les a vus naître. Linné , Klein, Shneffer, le poëte voyageur Uegnard, tpii nous a tant débité de contes sur les Lapons, et liufTon lui-même, nous ont cependant racontt; que des trouiics de pellts-gris voyagent, et que pour passer les rivières ils s'embanpienl sur des morceaux d'iicorce qui leur servent de bateaux, qu'ils gouvernent en traversant le courant en étalant leur queue au vent et en s'en servant
comme d'une voile. De telles histoires n'ont pas besoin de réfutation. La queue de l'écureuil ne lui sert jamais de gouvernail , cpioi qu'en aient dit des auteurs, et cela par une raison fort simple, c'est que cet animal craint beaucoup l'eau et n'y entre jamais. Si elle lui sert à se gouverner, c'est dans les airs, lorsqu'il fait de ces bonds prodigieux qui le transportent d'un arbre à un autre, à douze ou quinze pas de distance, comme j'en ai été souvent témoin. 'Mais elle ne peut pas non plus lui servir de parachute, comme l'a dit Desmoulins, car, placée à l'extrémité de son corps, dans une chute elle lui ferait faire la culbute, et il tomberait sur la tête. Les écureuils sont très-prévoyants : aussi ne font-ils jamais un seul magasin, mais plusieurs, et dans difl'érents troncs d'arbres, afin que, s'ils viennent à en perdre un par accident, il leur en reste toujours d'autres pour les alimenter l)endant l'hiver. Us savent fort bien retrouver ces cachettes quand ils en ont besoin, et même sous la neige qu'ils grattent pour les découvrir. Aussi rusés que méfiants, ils construisent toujours plusieurs nids, à d'assez grandes distances les uns des autres; et la mère, sans même être inquiétée, change souvent ses enfants de domicile, en les transportant avec sa gueide. Le matin, quand le soleil brille à l'horizon, et que la forêt est parfaitement silencieuse, elle les descerid l'un après l'autre sur la mousse, et les fait jouer. Si elle est surprise dans cette occupation, elle en saisit un qu'elle transporte, non dans le nid, ce qui lui ferait perdre du teftips, mais jusqu'à l'enfourchure d'une grosse branche, où elle le cache; puis elle revient chercher les autres pour les em porter de même. Ces animaux ont toujours le soin, quand ils aperçoivent le chasseUr, de se tenir derrière le tronc de l'arbre, et de tourner autour, pour rester masqués, à mesure que le chasseUr tourne liu-même autour de l'arbre. Ils n'en continuent pas moins à monter, et, parvenus à l'enfourchure d'une branche, ils s'y blottissent et restent invisibles. Aussi est-il fort diflicile de les tirer si on est seul.
Les écureuils ne sont pas tellement frugivores qu'ils ne veuillent manger aucune matière animale. S'ils trouvent un nid d'oiseaux, ils sucent fort bien les œufs (pi'ils y trouvent, ou dévorent les iielits, et même la mère s'ils peuvent la surprendre. Gmelin dit cpi'en Sibérie on les prend avec des espèces de trappes dans lesquelles on met pour appât un morceau de poisson fumé, et qu'on tenil ces trappes sur les arbres. Dans (]uelques contrées, ils vivent aussi de la sève sucrée des graminées, et île graines de maïs. Depuis qu'on a transporté la culture de cette dernière jdante en l'ensylvanie et en Virginie , les écureuils s'y sont beaucoup multipliés, et font de grands dégâts aux récoltes.
L'Écureuil gris (Sciurus cinereus, Schreii. — Desm. Sciurus carolinensis, Lin. Le Petit-Gris, Buff.) est très-peu plus grand que l'écureuil d'Europe; son pelage est fort variable, et la mi'nagerie en a possédé plusieurs, dont les uns étaient tout entiers d'un gris blanchâtre, et les autres d'un gris fauve, surtout sur les (lancs. Son pelage est ordinairement de celte dernière couleur, piquet!' de noir en dessus, avec une ligne fauve sur les lianes; le dessous est blanc; il manque de pinceau aux oreilles.
Cette espèce est de la l'ensylvanie et de la Caroline, où, ainsi que nous l'avons dit, elle s'est beaucoup niulti|iliée (l<'|)uis qu'on y cultive le maïs. Cet animal vit en lrou|)es nombreuses; il est briisipie, pétulant, mais cependant assez doux, et il s'ajiprivoise Irc.s-bien, (|Uoique sans s'allacher à son maître ni même préférer l)crsonne. Il construit au fond de la cage où on le renferme un nid de |iaille ou de foin, en forme de boule, et il y dort toute la nuit. A l'élat sauvage, il parait (]u'il ne fait pas son nid sur des branches d'arbres, mais dans les creux de leur tronc.
Le (;ram) Écureuil gris (Sciurus cinerfus, Liiv. Sciurus i^irginianus cinereus major, Uav.), confondu avec le prc'cédent, est certainement une espèce distincte. Sa taille, trois fois plus grande que celle de noire écureuil , égale celle d'un jeune lapin. Son pelage est à peu près de même que celui de l'écureuil gris,
KCUREUILS.
mais son corps est plus tapais, plus Irapu; sa t#le et ses oreilles sont plus courtes, et sa queue lui couvre tout le corps II est du même pays.
L'ÉcuRF.iiii. d'Europe ou Commun (Sciiirw nilgaris, Lin. Le Bjelka des Russes. i.'Uiuk des Tungouses. VOnurass des Finois. L'Orre des Lapons. Le h'erma des Kalmouks. Le Tijin des Tartares. Enfin, le véritable Petit-Gris des fotnreurs.) Il a sept à huit pouces (0,189 à 0,217) de longueur, non compris la queue, qu'il relève toujours en panache juscpie par-dessus sa tête; son pelage est gf'neralement rou.x, tirant plus ou moins sur le brun ^ avec le ventre d'un beau blanc; chaque oreille se termine par un pinceau de longs poils; sa queue est en dessus de la couleur du dos, mais en dessous les poils sont annele's de blanc et de Im-mu , et seulement termines de rou.x. Il habile les forêts de tout le nord de l'Europe et de l'Asie.
II est peu d'animaux qui varient plus que l'e'cureuil, en raison des climats; ceux de France et d'.Mlcmagne sont ordinairement d'un roux plus ou moins vif pendant toute l'année; mais dans le Nord on en trouve de roux piqueté de gris , de gris cendre' , de gris ardoise' fonce', de gris blanc, de blancs et de noirs. Le petitgris, si connu par le commerce que l'on fait de sa fourrure, est, en hiver seulement , d'un gris d'ardoise piqueté de blancliAIre , chaque poil étant manpié d'anneaux alternativement gris de souris et gris blanciiftlre. Comme le loup et le renard, dans le Nord il prend une taille plus grande, à compter des boftts ijë rOby jusqu'au Je'niséi , et son pelage y devient d'un gris plttS argenté. Depuis le Jéniséi jusqu'à l'Augara, sa (\iurrure redevient moins é|iaisse, et preuil une teinte plus obscure. C'est die cet écureuil ipie l'on a raconté les voyages en bateaux d'écorce. Dans ce cas , il arrive quelquefois que « le vent se faisant un peii fort, dit Regnard, et la vague élevée, elle renverse en même temps et le vaisseau et le pilote. Ce naufrage , qui est bien stluvent de trois à cpialre mille voiles, enrichit ordinairement (pielques Lapons (jui trouvent ses débris sur le rivage. H y en a ilne quantité ipii font une navigation lieureuse, et arrivent à bort port, pourvu (pie le vent ait été favorable, et qu'il n'ait poiiit causé de tempête sur l'eau, qui ne doit pas être bien violente pour engloutir tous ces petits bAtiments. » Et remarquons encore que c'est sur l'espèce de nos pays, dont les mœurs nous sont parfaitement connues, que Regnard nous fait de jiareils contes.
L'ÉcuRiiuiL NOIR (Sciurus niger, Lin. — Des.m. Le Quauhtecatlotl- ThiUlie des Mexicains).
Ce joli animal est à peu [irès de la grandeur de notre écureuil d'Europe; ses oreilles sont ilépourvues de pinceau; son pelage, formé d'un feutre brun et serré, traversé par des poils soyeux seuls apparents au deliors, parait entièrement dun noir foncé en dessus et d'un noir brunâtre en dessous. Selon Desmarets, les oreilles et le bout du nez seraient constamment noirs, comme le reste de la tête, et c'est à ces caractères cpic l'on distinguerait cette esi)èce des variétés noires du capistrate; selon C^tesby, au contraire, quelques individus ayant le bout du nez, ou les pieds, ou le bout de la queue, ou un collier sur le cou, blancs, appartiendraient à cette dernière espèce; l'inspection de plusieurs de ces variétés me fait ranger à cet avis.
Quoi ipi'il en suit , l'c'cuieuil noir lial>ite rAméri(pie septentrionale, et probablenu'ut le Mexi<pu^ Il vit en troupes nombreuses dans les antiques forets éloignées des habitations, et fournit à la table des riches un gibier fort estimé. Il parait ipi'il s'apprivoise fort aisi'ment, mais (jue, ainsi que tous les autres écureuils, il ne multiplie |ias en ca|itivité. Lorsqu'il apereoil le chasseur, il se place au milieu d'une grosse branclu:, s'y aplatit au point qu'il est impossible de l'y apercevoii' d'en bas, < t il reste imiiuiableraent dans cette altitude, malgré les coups de fusil, jusqu'à ce que le danger soit passé.
Le CAi'isrit.\rF, (Sciurus capistralua , Desm. — Rose) est beaucoup plus grand que l'écureuil dEurope: son pelage est ordinai-
rement gris de fer, avec la léte noire, (piebpiefois gris avec le ventre noir, enfin d'autres fois entièrement noir. Les oreilles et le bout du museau sont constamment blancs. Sa longneur, du museau à l'extrémité de la queue, est de deux pieds (0,CSO). Il habile les forêts de pins et d'érables de la Caroline du Sud. Il entre en clialeur en janvier, et ses petits quilteiil leur nid en mars. Comme il est très-commun , il devient la proie liabituelle des renards, des serjienls à sonnettes et des oiseaux de )iroie.
Le CinjiiAi.i.iN [Sciurus varierjntus , Lin. — Desm. Le Coztiocntequallin des Mexicains, dont Ruiï'on a fait Coquallin) ri'est peutêtre, comme le pensait Fr. Ciivier, (pi'inie variété du capistrate. Comme sa grandeur est à peu près le double de celle de noire espèce <l'Euroiie, Bull'on en concluait que ce n'i'tait pas un écureuil. Son pelage est varié de noir et de ronx vif en dessus; le dessous du corps est d'un roux orangé ; l'occiput est noir et le museau est blanc, ainsi que le bout des oreilles, qui manquent de |)inceau. Cette es{)èce ne monte pas sur les arbres, et habite dans des trous, sous leurs racines. Il remplit son domicih' de fiuits et de grains pour se noinrir pendant l'hiver; il est di'fiant, riisé, assez farouclie pour ne jamais s'apprivoiser. On ne l'a encore trouvé qu'au Mexique.
L'IîcuREiiii, A VENTRE ROUX (Sciurufi rufu'entcT, Ceoff. — Desm.) est de la grandeur de l'écureuil d'Europe; son pelage est gris brun en dessus, d'un roux vif en dessous; la cpieue, moins longue que le corps, est brime à la base, fauve à l'extrémité; les [lieds sont brinis; les oreilles mantpu'nt de pinceau. Il est désigné au Muséinn connue venant de l'Amérique du Nord.
L'ÉcuREiuL DES l'vRiïMtES [Sciurus alpinus , Fi!. Cuv.) est de la taille de l'écireuil commun, mais sa tête est plus petite; son pelage est d'un brun foncé , pii[ueti' de blanc jaunAtre sur le dos ; d'un blanc très-pur à toutes les parties inférieures; la face intei-He des membres est grisé; le bord des lèvres blanc; les quatre pieds sont d'un fauve assez jJtir; une bande fauve sépare les couleurs du dos et du ventre; la queue est noire ; les pieds sont fauves, et les oreilles ont un pinceau. Il liabite les Pyrénées, mais on le trouve aussi dans les Alpes du Uauphiné, car, étant à Lyon, un chasseur m'en a apporté un récemment tué.
L'ÉcuRKiiir, A BANDE Roijr.E (Sciurus rubrolinealus , Desm.) ne serait, selon llarlan, (pi'une variéli' «lu siksik, ou Taiiiia hudsunia. Il est plus petit que l'écureuil gris : son pelage est grisâtre sur les flancs, blanc sur le ventre, avec nue ligne longitudinale rouge sur le dos. Il niche dans les rochers ou les trous d'arbres, el se nourrit de graines de pins. Il habite rAmi'riqtie se|)lentrionale.
L'EcriiEun, iienakd {Sciunis vuliiinus. — Sciiirun riihcr, Rai in.) a, du bout du museau à l'exlrémité .le la queue, deux pieils de longueur (0,650); son pelage est entièrement d'un rouge de brique en dessus et blanc sons le ventre; il manque de i)inceau aux oicilles. (»n le trouve dans le liant Missouri.
L'ÉcmsEUii. DE i.A Louisiane (Snnrii^ Iwhi-icianus, Ccrtis.) est de la grandeur du luvcédent. Son pelage est d'un gris foncé en dessus, d'un brun roussâtre en dessous; la partie interne des membres est de cette dernière couleur. La ipieue est Irèii-large et plus longue que le corps. Il habite les bords de la ri»ière Rouge, en Amérique.
1^ L'EcUREiiii. liE MAi)AGASl:An [SrUtrUs madarjascaripnsis, S.\\\\\) est d'un.: taille au moins double de celii' de léeureuil dEiiriqie. ■Son pelage est d'un noir foncé en dessus; le dessous du cou d les joues sont d'un blanc jaunâtre; le ventre d'iinbiiin mêlé d'un peu de jaune: la queue plus longue (lue le corps, grêle, noire, M se trouve à .Madagasrar.
V Le DandOi.eana on IUkea (Sciurus ccfflafwnns , HnoD. — l)i:s«. Sciurus mncrourus, Li.'i. Le llulcbii de So.nmîRm) a beaucoup d'analogie avec le précédent. Il est trois fois plus grand (pie notre éi iireuil d'Europe; son pelage est noir en dessius, jaune en dessous; le bout du nez est couleur de chair; il a deux petites
LES RONGEURS
bandes noires sur chaque joue, avec une tache fauve entre les deux oreilles : sa queue est grise. Il habite Ceylan.
L'Écureuil bicolor {Sciurus bicolor, Desm. Sciurus jaimnerisis , ScHREB.) a le pelage roux, ou d'un brun fonce' noirâtre en dessus, d'un fauve vif en dessous; il manque de pinceau aux oreilles; il a le tour des yeux noir; sa queue est fauve. 11 habite Java.
L'Écureuil du bananier (Sciurus plantani, Horst. Sciurus notatus , BoDD. Sciurus bilinealus, Desm. — Geoff.) a environ sept pouces (0,189) de longueur, non compris la queue, qui est un peu plus courte. 11 est gris en dessus, jaunâtre en dessous; il a une ligne blanche longitudinale sur chaque flanc; sa queue est un peu plus courte que le corps. 11 habite Java.
palmiers qui enrichissent la côte de Malabar, et , dans ces oontre'es, partout où le cocotier abonde , on est à peu près sûr de le trouver. A la beauté' de sa fourrure, il joint la grâce, la vivacité de notre e'cureuil , avec la même douceur de caractère et autant de facilite' à s'apprivoiser. Le cocotier lui fournit presque tout ce (pii lui est ne'cessaire ; il ctanche sa soif avec le lait des jeunes cocos, qu'il aime beaucoup; il se nourrit de l'amande de ceux qui sont arrivés en maturité, et avec la bourre qui recouvre leur coquille il fait le nid de ses enfants.
L'ÉCUREUIL A GRANDE QUEUE (Sciurus magnicaudatus . Saï) a un pied sept pouces (0,514) de longueur totale; le dessus du corps ainsi que les flancs sont mêlés de gris et de noir ; les côtés de la
L'Ecuri'Uil du Malabar,
L'ÉCUREUIL DE Lesciienault (Sciurus Leschenaultii , Desh. Scixi,rus albiceps, Geoff.) a un pied (0,323) de longueur, non compris la queue, qui en a autant; son pelage est brun clair en dessus, foncé dans une variété ; la tête , la gorge , le ventre , et la partie interne et antérieure des jambes de devant, sont d'un blanc jaunâtre; la <(ueue est très-brune en dessus, jaunâtre en dessous. 11 habite Java.
L'Écureuil de Prévost (Sciurus Prevostii , Desm.) est à iieu près de la taille de l'écureuil d'Europe; son pelage est noir en dessus, jaune sur les flancs, marron en dessous, le jaune tranchant nettement avec le noir et le marron; les oreilles mamiucnt de i>inceau; la queue est brune, presque ronde, médiocrement toufTue. Il se trouve dans l'Inde, mais il parait y être rare, et ses mœurs sont peu connues.
L'Écureuil du Malahak (Sciurus maximus, Gml. — Desm.).
Cet animal est le i)lus grand des écureuils , et sa taille ne le cède pas à celle d'un chat. Le dessus de la tête, une bande derrière la joue, les oreillfs, la nuque, les flancs et le milieu du dos sont d'un roux bnin très-vif; les épaules, la croupe, les cuisses et la queue sont d'un beau noir; le ventre, la partie antérieure des jambes de derrière, les jaml)es de devant presque entières, la poitrine, le des.siis du cou et le bout du museau .sont d'un beau jaune. Ce bel animal n'habite guère que les forêts de
tête et les orbites sont d'un gris ferrugineux pâle ; les oreilles et les joues sont d'un brun obscur. Il habite les forêts qui ombragent les bords du Missouri.
L'Écureuil a queue linéoi.ée (Sciurus yrammurus , Sav) doit peut-être se reporter au genre tamia. Il a onze pouces (0,298) de longueur; son pelage, coin|)()sé de poils durs et grossiers, est entièrement d'un gris cendré; trois lignes noires, parallèles, se dessinent sur sa (|ueue. Il habite les montagnes Rocheuses, sur les bords de l'.Vrkansas, se rclii-e dans des trous, mange des boulons de feuilles, et ne grimpe pas sur hs arbres.
I. ÉcuitFiiii. A iiANiiE LATÉRALi: (Sciiivus lalefaUs , Sav) est d'un brun cendré en dessus, et se reconnaît à une ligne peu déterminée qu'il a de chaque côte du dos, plus large antérieurement que iiostérieiirement, d'un blanc jaunâtre terne. 11 habile les iiiontagiies Roclieu.ses , au nord de l'Amérique. Il apiiarlicnt, je crois, au genre des spermophiles.
Le ISaiuiaresque (Sciurus (/rlulus. Lin. Le Barbarcsque, Buff.) est d'un tiers plus petit que l'écureuil d'Euroi)e; sa longueur est d'environ dix pouces (0,271). Il est brun, avec «piatre lignes longitudinales blaiiclu's, qui se (U'olongent jusque sur sa (|ueue. Il habite l'Afrique et vit sur les palmi('rs.
Les espèces i|ui vont suivre sont encore trop mal dt'terminées jiour qu'on .soit sur (pi'elles resteront toutes (l?ns le genre Sciu,^