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LES CHEVRES

n'ont point de larmiers; le noyau de leurs cornes est composé en grande partie de cellules qui communiquent avec les sinus frontaux, leurs cornes sont dirigées en haut et en arrière, ou dirigées en arrière et revenant en avant, en spirale; leur menton est quelquefois garni d'une longue barbe, et leur chanfrein est concave ou convexe.

17" Genhe. Les CHÈVRES (Capra, Lin.) ont f rente-deux dents, savoir : point d'incisives supérieures et huit inb'rieures; douze molaires en haut et autant en bas; elles n'ont pas de mufle ; leur chanfrein est un peu concave; deux onglons derrière les grands sabots; deux mamelles inguinales, et la «pieue courte.

Les unes n'ont ])as de sinus à la base des doigts du pied , et leurs cornes sont dirigées en liant et en arrière; leur niciilon est souvent garni de barbe. Ce sont les clii'vrea proprement dites. Tels sont ;

Le Bouquetin (Capra ibex, Lin. UAyrimia des Grecs modernes. Le Stein-Boclc des Allemands) est de la grandeur d'un bouc ; son pelage d'hiver est composé de poils longs et rudes, recouvrant un poil doux, fin, touffu, persistant seul j)enilant l'été; il est d'un gris fauve en dessus, blanc en dessous, avec une bande dorsale noire, et une ligne brune qui traverse les flancs; ses fesses sont blanches; une barbe noire et rude lui pend au menton; ses cornes sont noirâtres, avec des arêtes longitudinales et des côtes saillantes transversales. La femelle a les cornes plus ])elites.

Ces animaux vivent en petites troupes, dirigées par un seul vieux mAle (|ui marche à la tête, les conduit, les avertit du danger, fuit le dernier, ou même combat s'il ne peut faire autrement. Ils habitent presipie toutes les hautes montagnes de l'Europe, et se tiennent à une zone encore plus élevée (juc celle du chamois, jioiir n'en jamais descendre; ils ne viennent pas môiue paitre dans les hautes vallées alpines. La piiysioiiomie du boiupietin, sans être (ine et gracieuse comme celle des gazelles, ne man(|ue cependant pas d'élégance; il a l'œil vif et brillant, l'oreille mobile, la démarche fière et assurée, et un air d'indépendance plutôt que de sauvagerie. Suspendu aux jùcs voisins des glaciers

éternels, il semblerait ne devoir point avoir d'ennemis, et cependant il a perfectionné sa vue et son odorat comme s'il était sans cesse environné de dangers. Placé en sentinelle sur la pointe d'une roche, il veille pendant que son troupeau se nourrit de rares graminées, et des bourgeons du saule alpestre, du bouleau nain et des rhododendrons. Kaiit il fuir, il donne le signal et ne part (|ue le dernier. « En fuyant à travers les préci])ices, dit Desmoulûis, un coup d'oeil aussi prompt que juste dirige des mouvements rapides comme l'éclair, mais d'une vigueur .si soujde, ipiils peuvent rom])re |)ar un repos soudain les élans dont ils eflleurent les crêtes les plus aiguës du granit el inêm(^ des glaciers. Bondissant d'un i>ic à l'autre, il leur suffit d'une pointe où se puissent ramasser leurs quatre pieds pour y tomber d'aplomb d'une hauteur de vingt à trente pieds, y rester en équilibre ou s'en élancer au même instant sur d autres pointes, soit inférieures, soit ])liis culminantes. Ils éventent le chasseur bien avant de lui être en vue. Une fois lancés, leur résolution est aussi rapide que le coup d'oeil. Si une tactique calculée d'après l'expérience de leur poursuite et la connaissance des lieux les a cernés sur ipielque rampe de iirécijiice d'oi'i il n'y ait h leur portée ni une pointe de glace ni une crête de roc, ils se jetleiil dans l'ablnie, la tête entre les jambes |iour amortir la ciiute avec leurs cornes. D'autres fois, jugeant l'audace plus profitable à se défendre qu'il fuir, le bouiiuetin fait volte-face, s'élance, et, en passant comme la (lèche, jirécipite le chasseur. » Pris jeune, le bouquetin s'apprivoise aisément, et vit fort bien au milieu des chèvres domestiipies. Il s'unit avec elles, et les cufanls (|ui en naissent sont fertiles et Irès-cslimés des montagnards de l'.^sie pour r('g(inérer leurs troupeaux. La femelle, plus petite que le mâle, met bas un ou deux petits à la fin de mars ou d'avril.

Le Zeiiuiiou ou IIacii (Capra caucasica, Gui den. — Desm.) est de la taille du [U'écédent; son pelage est d'un brun fauve funcé en dessus et blaiichâlre en dessous, avec une ligne dorsale brune et une blanche sur les canons; le nez, la poitrine et les i>ieds sont noirs; la tête est grise; les cornes sont triangulaires et longues de plus de deux pieds (O.C.'^iO). Il habite le Caucase. Les Talares

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