‹ Le jardin des plantesChapitre 7 sur 100 · EE —— — ———— "—" ———" — ——__— —————————————__— —— · texte numérisé non relu

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drons vers le casoar à casque, mais nous n’aurons à nous occuper que du pare que nous allons longer à notre gauche. Sa pointe (64) faisant face à la girafe, nous offre une première division habitée par des boues et des chèvres sauvages du Sennaar, envoyés par le docteur Clot-Bey; si tel était le type de nos chèvres domestiques, il faudrait en conclure qu'une antique servitude n’a pas beaucoup influé sur certaines races assez communes dans les montagnes de la France. Vient ensuite une enceinte renfermant des axis (63); puis le bassin des oiseaux aquatiques (66). Là on voit le tadorne, jolie espèce d’oie, qui se loge dans les terriers, comme le lapin, pour faire son nid et élever sa jeune famille. Le mâle, pour écarter le chasseur de son nid, sait merveilleusement contrefaire le blessé, se traîner devant lui, se faire poursuivre à une demi-lieue de là en lui faisant croire à chaque moment qu'il va se laisser prendre, puis tout d'un coup s’élancer dans les airs d'une aile agile, et disparaître aux yeux de son ennemi désappointé. Des grues, des cigognes, se promènent gravement sur leurs longues jambes autour de la mare où nagent péle-méle des cygnes , des mouettes, des goëlands , et le canard musqué, connu vulgairement sous le nom de canard de Barbarie, Cette espèce est si peu sauvage, que, prise aux filets et transportée dans une basse-cour , elle s’y fixe, s’y multiplie, s’y comporte comme les autres oiseaux domestiques, et ne pense plus à reconquérir sa liberté.

A notre droite est une fabrique rustique (67), ayant quatre portes ouvertes sur autant de divisions d’un petit pare. Dans l'une vivent des gazelles d'Alger; dans une autre est le chamois, seul animal d'Europe que l’on puisse comparer aux gazelles : sa légèreté est incomparable , et on le voit quelquefois, dans nos Alpes, franchir d’un bond un précipice de dix à douze mètres, et courir, en s’élancant de rochers en rochers, ayee autant d’aisance et de rapidité que s’il était dans la plaine la plus unie.

Nous voilà parvenus en face du dernier pare (68), renfermant les cerfs du Malabar, et, dans une de ses divisions, l’alpaca du Pérou, animal] assez doux, remarquable par l'épaisseur et la finesse de sa toison. Ici nous pourrions sortir de la ménagerie par la porte qui donne en face de l’amphithéâtre ; mais nous nous bornons à passer devant cette porte, et, tournant à gauche, nous longeons, à notre droite, un petit pare (69) renfermant des chèvres et des moutons étrangers, puis une assez grande enceinte (70) où sont des cerfs et des biches de France et du Malabar. Nous passons devant la grande rotonde. Dans l'enceinte (74), que nous laissons à gauche , sont des rennes de Laponie, sorte de cerfs dont les peuples du Nord se servent’ pour attelage à leurs traineaux, et des pécaris, animaux semblables à des sangliers, et dont nous avons déjà parlé. Enfin, nous arrivons à une porte par laquelle nous rentrons dans le jardin symétrique.

La ménagerie, sous la direction de M. Florent Prévost, est ouverte au publie tous les jours, depuis onze heures jusqu'à six en été , el depuis onze heures jusqu’à trois en hiver. Nous allons maintenant visiter les diverses autres parties de ce vaste établissement, et nous nous transporterons d'abord dans le Cabinet de zoologie, vulgairement connu sous le nom de Cabinet d'histoire naturelle.

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