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Le cèdre du Liban.
mérique, différant principalement de la véritable autruche par leur taille plus petite et leurs pieds munis de trois doigts au lieu de deux.
Puisque, en faisant le tour de ce parc, nous sommes revenus vers Ja faisanderie, nous remarquerons à notre gauche (62), joignant son enceinte, le gazon sur lequel se promènent lourdement des tortues, singuliers animaux auxquels il repousse un œil quand on le leur a arraché, et dont on peut vider la cervelle par un trou
ture est favorable, de faire prendre l'air à ces animaux pour la plupart fort paisibles ; ces parcs correspondent à autant d'écuries dans lesquelles ils sont logés, soignés, et chauffés pendant l'hiver, Le premier pare, à droite en regardant la porte de la rotonde, renferme des hémiones, dont nous avons déjà parlé; le second est celui de la girafe, qui, lorsqu'elle arriva à Paris, était beaucoup moins grande qu'aujourd'hui. Elle fut envoyée à Charles X par Méhémet-Ali, pacha d'Égypte. Dans le même enclos
sont des zébus, variété bossue du bœuf domestique; les brahmes leur rendent des honneurs divins; les Africains les mangent et trouvent excellente leur bosse, qui n’est rien autre chose qu'une grosse loupe de graisse. A côté de la girafe est un éléphant d'Afrique, amené fort jeune à la ménagerie ; il est très-doux, fort affectionné à son cornac, auquel il obéit avec beaucoup de docilité. Chaque matin, lorsque le temps le permet, on lui fait faire
mieux , et passent une grande partie de leur vie dans l’eau. La femelle d'un buffle d'Asie loge tranquillement dans la mème enceinte que l'éléphant et les tapirs. C’est probablement celte race de buffle qui de l'Asie s'est répandue en Égypte, ensuite en Grèce, et de là en Italie, où elle s'est beaucoup multipliée avec de légères modifications.
Dans l'enceinte qui suit est un dromadaire, animal dont tout
Cabane des axis et des chèvres du Sennaar.
une promenade dans les allées du jardin avant qu'il soit ouvert au public. Son cornac lui place sur le dos une couverture, ou un siége de bois maintenu avec une sangle; il lui ordonne de se baisser, ce que l’animal fait aussitôt; puis il monte sur son dos, et par la parole seule il le dirige dans sa promenade.
Avec l'éléphant sont deux tapirs d'Amérique, donnés par M. Crouan. Ce sont des animaux mélancoliques, stupides, se servant fort habilement de leur petite trompe pour arracher, au bord des rivières , les racines des plantes aquatiques dont ils se nourrissent. Du reste, ils nagent fort bien, plongent encore
le monde connaît la précieuse utilité dans les pays chauds, tels que le nord de l'Afrique, l'Arabie, la Syrie et la Perse. Il se distingue suffisamment du chameau, employé en Turqueslan et au Thibet, en ce qu'il n’a qu'une bosse tandis que le chameau en a deux. Avec lui vit un pécari, animal ayant avec le sanglier des analogies de forme, mais exhalant une odeur fétide et pénétrante. Il a sur le dos une fente glanduleuse, d'où suinte l'humeur qui exhale celte odeur insupportable. Enfin, dans la dernière enceinte, on voit une femelle de dauw avec son poulain.
Pour la seconde fois, en quittant la rotonde, nous redescen-