UN INTELLECTUEL
— Mais vous-raêm', quoi donc que vous êtes, Pour ainsi parler des poètes ?
Feriez-vous, Monsieur, par hasard,
De la prose quelque part ?
Êtes-vous Fiin d' ces éditeurs
Mis en faillit' par leurs auteurs ?
Pour ainsi parler des poètes !
Pour ainsi traiter les esthètes !
Pour ainsi vous payer nos têtes !
Vous, Monsieur, quoi donc que vous êtes ?
l'inconnu
— Je suis mort... ou du moins ye fus ! Et que vous importe, au surplus ?
Je ne suis pas celui dont les muses ont ri, Ni l'élu des nymph's de la Seine ; Mais, Parisien de Paris, Je suis Celui qui se promène Un peu partout, Riant de tout.
Surtout Quand la Compagne qui m'amuse, la Muse qui m'accompagne est là...
Enfin je ris de tout, de vous, de moi, des muses, Et tout, hormis la mort, m'amuse.
J'aime Patatras, (Sur ma lyre) Et cependant laissez-moi rire...
i.i;s POÈTES 147
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Quand PaluLras est amoureux, On voit s'alanguir, dans ses yeux, Des feux langoureux ou languides...
S'il ne peut toucher aux appas, Il jure (ju'il n'en voulait pas :
« Toutes les femmes sont stu|)ides ! »
Ceux-là voulant rcsier puceaux, Couchent avec J.-J. Rousseau, Le trouvant plus beau (fue les femmes.
D'autres allant encor plus loin, Les femmes, dont ils n'ont besoin, S'indignent de « leurs goûts infâmes ! »
Quand ils sont encore inédits Ils promènent leurs manuscrits Que vient de refuser « La Plume » !
Ils clament qu'ils sont méconnus Et pondent, pour cent sous et plus, Dans quelque canard qui les plume...
Quand nos rimeurs sont mariés, Leurs serments sont tôt oubliés Pour d'autres qu'ils font à la lune.
Quand ils sont. ..
l'intellectuel
— Mort, as-tu fini De nous raser, espèc' de Figaro Manqué, maraud, Maqu'reau,
Faiseur de mots...
Tes romanc's, tes boléros, Nous en avons, tu sais, plein 1' dos !
rN POETE
— Souffrez que je vous donne un conseil, pour finir
A Tavenir, Pseudo critique, Ovez Maurras Et Moréas :
Ils vous diront qu'il ne faut pas.
Qu'il ne faut rire pas des poètes lyriq les !