LE RHUM ET EAU DU TROUBADOUR
(Ain : Ali ! mon aïeul, comme il buvait ! — Offexbach.)
le boy pour la soif advenir.
Rabelais.
A Raoul Ponc lion.
C'est à Gérolstein que jadis
Vivait un grand poète ; N'ayant pas un maravédis, f
Il en était toujours en quête. ^ Mais qu'un libraire intelligent Le tirât de sa dèche noire, Pour ne pas manger son argent ) Il s'empressait de l'aller boire. ^
LE JAIIDIN DES RONCES
Ah !
Il s'enivrait avec amour, Il buvait comme un troubadour,
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Disant, pour embêter Gounod : i
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« Donnez-moi donc un Rhum et eau ! »
D'une muse il tombe amoureux,
Alors il est ingambe ;
Il tombe sur un vers boiteux, )
[ [bis] Depuis, las ! il traîne la jambe ! )
Entraîné par ses goûts pervers,
Un soir il dit la messe noire,
Et l'amais plus ne fit un vers ) , . ,
Qu'il ne fût bien sûr de le boire. )
Ah!
Il s'enivrait avec amour, \
Il buvait comme un troubadour, i
Disant : « Pour honorer Boileau, i
Donnez-moi donc un Rhum à l'eau! » /
Il buvait son vin pur : cela
N'est pas très catholique ; Mais il se fût damné pour la Liqueur de l'île Jamaïque !
Il avait un geste ingénu Pour expliquer ce fait notoire :
Qu'il s'était toujours abstenu D'aller à Rome pour en boire.
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LE RHUM KT KAU l)f TIIOUUADOUK
Ah!
II s'enivrait avec atuoiir, \
II buvait coniine un ti-oubadour, /
Disant, à l'instar d'Kgdar Poii : i
« Donnez-moi donc un Rhum et eau ! » /
(bis)
L'Histoire ajoute qu'il se lit Ermite comme un diable, Et qu'il mourut sage et confit
Bien qu'ayant glissé sous la table. S Au Père qui vint l'assister Il dit : « Passez-moi le Ciboire...
Je ne voudrais pas vous quitter Sans trinquer et sans ici boire... i
Ah!
Quand il fut mort, sur son tombeau, L'on fit inscrire par Baju, En caractères d'or : Sa Juliette était L'X RHUM KT EAU !
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