‹ Le jardin des ronces, 1889-1899Chapitre 7 sur 54 · SONNET A UNE BLONDE · texte numérisé non relu

SONNET A UNE BLONDE

A Sécerine.

Ses cheveux, qu'on dirait une moisson coupée

En Messidor, Font à ce front, où dort l'Espoir, le nimbe d'or D'une perruque de poupée.

L'absinthe de ses yeux qu'on croirait d'une sainte,

Brûle mon cœur; Et ce cœur amoureux de la pure fraîcheur S'exalte à boire cette absinthe.

SONNF.T A UNE nLONDE

Ses lèvres pâles ont, ainsi (|no des aveux.

Toute candeur :

Elles diront l'aveu candide au coin de l'àlre.

— 0 la fraîcheur de tes couleurs et leur langueur

Ton air de blonde Gléopàtre, Et dans tes yeux les pailles d'or de les cheveux !

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