‹ Le jardin fruiter du muséum (volume 2)Chapitre 14 sur 47 · RES · texte numérisé non relu

RES

Nollin, Essai sur la culture moderne [1755].

« Bellegarde ou Galande. Ce Pècher est un bel arbre, surtout lorsqu'il est planté dans la bonne terre. Ses bourgeons sont gros, rouges du côté du soleil. Ses feuilles sont grandes, lisses, d’un vert foncé. Ses fleurs sont très-petites, päles. Son fruit gros, rond, ressemble beaucoup à celui de l’Admirable ; la souttière qui le divise suivantsa longueur est très-peu marquée. Sa peau est presque partout teinte d’un rouge pourpre qui tire surle noir du côté du soleil;

PÊCHER GALANDE

elle est dure, très-adhérente à la chair, couverte d’un duvet très-fin. Sa chair est de couleur rose auprès du noyau, ferme et comme cassante, cependant fine et pleine d’eau. Son eau est sucrée et de très-bon goût. Le noyau est de médiocre grosseur, aplati et terminé par une pointe assez longue. Cette Pêche mürit à la fin d’août, après la Mignonne et la Madeleine rouge. La Bellegarde de Merlet est une Persique très-différente de notre Bellegarde. » Duhamel, Trailé des Arbres fruitiers, vol. Il, p. 31 [1768].

« La Galande ou Bellegarde est une fort grosse Pêche, ronde , d’un rouge foncé tirant sur le pourpre ; elle a le défaut de trop se colorer et d’être presque noire; c’est pourquoi on préfère de la placer à l’exposition du levant plutôt qu’au midi, et il faut la découvrir de feuilles moins qu’une autre. Cette Pêche est excellente ; elle mürit aussi à la fin d'août et au commencement de septembre ; les fleurs sont petites. Ses feuilles sont d’un vert plus sombre que celles des autres pêchers et sont sujettes à la cloque. La Galande fait un bel arbre , vigoureux et de la plus grande étendue; il vient fort bien à l’exposition du levant, et réussit au midi, à défaut de meilleure place. » La Bretonnerie, École du Jardin fruitier, vol. I, p. 386 [1784].

« Grosse noire de Montreuil, Galande, Bellegarde. Arbre vigoureux, productif. Bourgeons gros. Feuilles grandes, lisses, d’un vert foncé, à glandes globuleuses. Fleur petite, d’un rose vif. Fruit plus gros que la Grosse Mignonne, plus large que haut , à sillon peu profond. Peau très-adhérente à la chair, d’une teinte rougeàtre presque partout et d’un beau rouge foncé du côté du soleil. Points et stries pourpres sur la petite portion qui est d’un jaune légérement verdâtre ; elle est couverte d’un duvet très-fin. Chair d’un beau blane, un peu ferme, cependant fine, fondante et de bon goût; elle est de couleur carmin foncé autour du noyau, qui est peu rusliqué , de moyenne grosseur et de forme longue, aplati ; elle mürit pendant la secoude quinzaine d’août, après la Grosse Mignonne ordinaire. L'arbre est assez sujet au meunier et à la cloque ; il est avantageux pour greffer sur de vieux arbres qu’on restaure; les greffons qu’on pose alors fournissent de très-beaux fruits. » Le père, Taille du Pécher [1846].

PSP DINEMUS CAN

A. Rioereux’ del,

P. PETIT MUSCAT

Fruit d'été, petit ou très-petit, pyriforme, turbiné ou arrondi, quelquefois très-rétréei vers l'œil; à queue longue, + droite; à peau jaune ou jaune orangé du côté du soleil, lisse; à chair cassante, juteuse, plus ou moins musquée.

ArgRe de plein vent, atteignant d’assez grandes dimensions, trèsfertile; à scions moyens, courts, olivätres ou bruns, violàtres du côté du soleil ; à coussinets peu saillants ; yeux petits, coniques, aigus, rapprochés du scion.

Feuizes florales nombreuses, ovales ou cordiformes , acuminées, aiguës, glabres en dessus, légèrement pubescentes en dessous, à bords très-finement dentés et ciliés; les adulies à peu près de même forme , ovales-cordiformes, longuement acuminées, aiguës, presque entières, à bords étalés, portées sur de courts pétioles.

FLEurs moyennes ou petites, blanches ; à pédicelles assez longs, grêles, à peine tomenteux ; calyce à divisions très-longues, lancéolées, aiguës , étalées ou réfléchies, pubescentes, blanchâtres ; pétales ovales, subaigus au sommet, mollement onguiculés, laissant de grands intervalles entre eux.

Fruir commençant à mürir dans la première quinzaine de juin, petit ou très-petit, arrondi ou pyriforme; à pédoncule très-long, droit ou courbé, cylindracé, légèrement épaissi à son insertion sur le fruit,

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portant quelquefois les traces de bractéoles; peau jaune à l’ombre, teintée de rose ou de jaune orangé au soleil, très-lisse ou parsemée de très-petits points bruns; œil à fleur de fruit ou très-saillant et placé à l’extrémité d’une sorte de tube charnu, à divisions longues, linéairesaiguës, étalées ou sinueuses, pubescentes, blanchâtres ou glabres, séparées par de très-petites bosses ; cœur arrondi, se confondant avec la chair ; loges petites; pepins jaunâtres ; lacune centrale linéaire, subéreuse, atténuée vers l’œil.

Caair blanchâtre, fine, souvent dépourvue de granulations, cassante; eau peu abondante, sucrée, musquée. |

«Minima omnium sunt Muschata, Poires musquettes, quæ nomine alio Chia vulgo dicuntur, Poire de Chiot, baccas corporis tuberculo non excedentia : quina senave, sæpe plura ab una origine longis dependent pediculis : odorata moschi iucunditate, ab hoc nomen contraxerunt. » Ch. Estienne, Prædium rust., p. 176 [1554].

« Petit Musquat à grappe ou Trochets, dit de Bouquet, ou de Sept-en- Gueule, est rond, pas si gros qu’un œteuf, et fort bon. » Dom CI. Saint-Étienne, Nouv. Instr., p. 32 [1670].

« Les premières Poires se mangent dès le commencement de juillet : le petit Muscat ou Sept-en-Gueule paroist la première, qui est la meilleure et la plus relevée des petites Poires hâtives, qui sont de plusieurs espèces, et qu'il est bon d’avoir en petit nombre, ne durant que peu de jours : elle vient par trochets, et beaucoup mieux en Espalier qu’en plein vent. » Merlet, Abrége bons Fruits, p. 72 [1675].

« Petit Muscat ou Poire de Sept-en-Gueule. Excellente et fort estimée. malgré sa petitesse à cause de la finesse de son musc. Pour l’avoir fort bonne, il faut que l’arbre soit en plein vent, dans un terrain sec, et même qu'il soit vieux. » Mercure, p. 1751 [1735].

-« Petit Muscat. Ce Poirier pousse vigoureusement, et devient un assez grand arbre. Il se greffe sur franc et sur coignassier. Ses fruits viennent par bou-

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quets; sont très-petits, arrondis, les uns ressemblant à une toupie, les autres imitant un peu la Calebasse. Tantôt ils ont la queue longue et menue, tantôt courte et grosse, presque toujours un peu charnue. Ils ont quelquefois de petites bosses auprès de la queue. Du côté de la tête ils sont ordinairement aplatis. Autour de l’œil, qui est très-saillant, il y a peu d’enfoncement. Cette poire est grosse et belle lorsqu'elle a un pouce de diamètre à sa partie la plus renflée, et un pouce de longueur; souvent elle est plus petite. Sa peau est assez fine. Lorsque le fruit est mûr, elle est d’un vert jaunâtre du côté de l’ombre, rouge brun du côté du soleil, presque blanche, et comme transparente auprès de la queue. Sa chair, demi-beurrée, d’un blanc un peu jaunâtre, n’est pas très-fine. Son eau est d’un goût agréable, relevé et musqué. Cette poire müûrit au commencement de juillet, et est estimée à cause de sa primeur. Un terrain sec et le plein vent lui conviennent. » Duham., Arbr. fruit., p. 119 [1768].

« Le mérite de cette très-petite Poire ne consistant guère que dans sa précocité, ne paraissant même jamais sur les tables tant soit peu distinguées, je ne dirai rien de cet arbre, qui cependant est un des plus beaux et des plus vigoureux Poiriers. Le fruit, toujours le plus petit, varie de forme et de grosseur ; il est le plus souvent en toupie, quelquefois allongé en calebasse ; rarement arrondi ; sa queue est tantôt courte ; son œil est toujours à fleur, entouré de petites protubérances. Sa peau est fine, tiquetée de points verts peu apparents; elle passe au vert jaunâtre dans l’ombre, et le côté du soleil se teint quelquefois de rouge tiqueté plus ou moins fort : souvent elle ne se colore pas du tout et reste d’un jaune pâle partout. La chair est demi-beurrée, d’un blanc jaunâtre , contenant un assez grand nombre de pierres. L’eau est d’un goût agréable, relevé, musqué. La maturité arrive du 1‘ au 20 juillet. Elle demande le plein vent et un terrain sec pour acquérir son peu de perfection. C’est la première poire que l’on entend crier : À un sou le tas ! dans les rues et sur les ponts de la capitale, où elle est apportée par les gens de la campagne. » Poiteau, Pomolog. francaise [1846].

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