MONSIEUR LE PRÉSIDENT
« Voici plus d’un siècle que, dans son Voyage au Levant, notre illustre Tournefort signala à l’attention de l’Europe la Poire d’Angora. Depuis lors, un autre voyageur l’a également citée avec éloge , et des communications orales toutes récentes me mettent dans le cas d'affirmer que, dans ce moment encore , elle continue de faire, en hiver, les délices de Constantinople. Vous savez mieux que moi, Monsieur, que notre grand botaniste n’avait point dédaigné la connaissance des fruits. Aussi, lorsque sur son chemin, et à Tiflis par exemple, il vient à rencontrer quelqu’une de nos variétés, ne manque-t-il pas de les indiquer par le nom sous lequel nous les connaissons; c’est ce qu’il n’a point fait pour la Poire d'Angora, quoiqu'il eût été à même de l’observer. Il est donc très-probable ou plutôt certain qu’il s’agit ici d’une variété
(1) Beibazar est à 850 mètres d'altitude et sous le 40° degré. L. N.
P. D'ANGORA
à nous inconnue; il ne l’est pas moins qu’au double titre de sa bonté et de l’époque de sa maturité elle ne soit susceptible de présenter un but d’acquisition des plus précieux pour nos jardins. Amateur fort zélé de l’horticulture, j'ai donc cru rendre un véritable service à la nôtre en tentant cette conquête indiquée et dédaignée depuis plus d’un siècle. Si petite d’ailleurs qu’elle puisse paraître, encore m'’a-t-elle présenté beaucoup de difficultés, et c’est ce dont ne seront pas surprises les personnes qui auront eu occasion de porter en Orient des investigations de ce genre. Ces difficultés, toutefois, se sont enfin aplanies devant le zèle éclairé et l’extrême complaisance de M. le général Guilleminot, alors notre ambassadeur à la Porte. C’est à lui, en effet, qu'après plusieurs tentatives infructueuses, et en véritable désespoir de cause, j'eus l’heureuse indiscrétion de m'adresser, et c’est lui aussi qui ne crut pas ravaler ses hautes fonctions en daignant les appliquer à ces soins plus modestes, mais peut-être non moins utiles, qui eussent fait sourire la superbe gravité d’un diplomate trop retranché dans sa dignité. Il a fait mieux encore, et, voulant bien s'associer à toute l’insatiabilité d’amateur que je n’avais pas craint de lui exprimer, à notre précieuse variété de Poirier il en a joint une autre de Pommier également renommée dans le pays, et dont il a paru luimême reconnaître la bonté, Cette complaisance , toute dans l'intérêt de la science, puisque je n'avais aucun titre à la réclamer, ne vous paraîtra peut-être pas indigne, Monsieur le Président, de recevoir un hommage public dans son sanctuaire le plus élevé. Cette communication, si légère que puisse être son mérite propre, ne peut être d’ailleurs tout à fait sans intérêt pour l’Académie des Sciences, puisqu'elle se rattache au nom d’un des membres dont elle a le plus le droit de s’enorgueillir. »
Cette lettre a été reproduite dans les Annales de Fromont, vol. IV, p. 329, ainsi que dans /’Horticulteur belge de 1833.
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PÉCHER DE MALTE
Feuilles dépourvues de glandes, fortement dentées. Fleurs grandes, rose carné très-pale. Fruit à peine moyen, à chair non adhérente, mürissant dans la dernière quinzaine d'août.
Argre de vigueur moyenne; à rameaux allongés, assez grêles ; à écorce vert roux ou fauve, ou légèrement carminée sur les parties exposées au soleil.
Feuizces dépourvues de glandes, assez longues, souvent chagrinées ou tourmentées, parfois canaliculées, fortement dentées, à dents très-inégales.
FLeurs grandes, rose carné pale, à pétales obovales, très-courtement onguiculés, étalés ou un peu crispés.
Fruit déprimé, un peu plus large que haut, rarement subsphérique, moyen ou petit, jamais gros, très-régulier, marqué sur l’un des côtés, ou quelquefois sur les deux, d’un sillon largementarrondi et trèspeu profond, terminé au sommet par un très-petit point noir placé au centre d’une dépression. Cavité pédonculaire peu profonde, au centre d'une très-large dépression concave. Peau très-fine, se détachant bien de la chair, tomenteuse et douce au toucher, d’un jaune verdâtre ou herbacé, prenant sur les parties exposées au soleil une couleur rouge violacé souvent disposée en marbrures. Chair non adhérente, ou légèrement adhérente par places, blanche ou blan-
PÊCHER DE MALTE
châtre, quelquefois très-faiblement rosée près du noyau, très-fondante; eau très-abondante, un peu musquée, sucrée, agréablement parfumée. Noyau largement et régulièrement ovale, gris, tronqué à la base, arrondi au sommet, qui est à peine mucronulé, convexe sur les deux faces, profondément rustiqué, paraissant perforé et plus ou moins hérissé de petites saillies qui en rendent la surface rude au toucher; sutures assez développées, la ventrale irrégulièrement sillonnée , la dorsale comprimée , subaiguë vers le sommet.
Le Pécher de Malte, sous le climat de Paris, mürit ses fruits du 15 août au 10 septembre; ils sont de première qualité, et l’on a lieu de s'étonner que cette variété ne soit pas plus cultivée qu’elle ne l’est. Cette sorte d'abandon s’explique cependant par les dimensions relativement faibles qu’atteignent les fruits, et parce qu’étant peu colorés ils ne sont pas de vente. Néanmoins leur qualité est tellement supérieure à celle de beaucoup d'autres variétés qu’elle rachète largement les petits défauts qui la font négliger aujourd’hui; aussi dans notre opinion doit-elle trouver place dans toutes les collections.
Malgré toutes les recherches que j’ai faites pour découvrir au centre des rameaux Ja moelle brune indiquée par beaucoup d’auteurs comme un caractère propre à cette variété, je n’ai pu y parvenir; d’où je conclus , si le fait existe, qu'il est très-exceptionnel et qu’il dépend probablement d’une altération passagère qui se remarque fréquemment à la suite des hivers rigoureux.
« La Pesche Malthe ressemble beaucoup aux Madeleines par ses fleurs, son fruit et ses feuilles; elle est très-estimée en Normandie; elle prend assez de rouge; sa maturité est à la fin d’août. » Cataloque des Chartreux [ 1752].
« Ce Pêcher peut encore être regardé comme une variété de la Madeleine rouge. Il est assez vigoureux et fécond. Ses bourgeons ont un peu de rouge du côté du soleil et leur moelle est un peu brune. Ses feuilles sont dentelées plus profondément que celles de la Madeleine blanche et moins que celles de
PÊCHER DE MALTE
la Madeleine rouge. Ses fleurs sont plus grandes, de couleur rose päle. Son fruit est assez rond, un peu aplati de la tête à la queue, quelquefois plus gros que celui de la Madeleine blanche, souvent moindre et plus court. Sa gouttière s’étend également sur les deux côtés; elle n’est profonde qu’à la tête, où il n’y a point de mamelon ; sa queue est placée dans une cavité étroite. Ses proportions les plus ordinaires sont de 22 lignes de hauteur sur 2 pouces de diamètre. Sa peau prend du rouge du côté du soleil où elle se marbre ordinairement de rouge plus foncé, et l’autre côté reste vert; elle s’enlève facilement. Sa chair est blanche et fine. Son eau est un peu musquée et. trèsagréable. Son noyau est très-renflé du côté de la pointe, long de 1 pouce, large de 11 lignes, épais de 9. Le temps de sa maturité est un peu après la Madeleine rouge. » Duhamel, Traité des Arbres fruitiers [1768 |.
«Variété de la Madeleine blanche , fine, musquée, excellente, rouge et blanche. Mi-septembre. » Bon Jardinier [1783].
« La Pêche Malte, estimée dans le climat froid de la Normandie comme étant celle qui y réussit le mieux, est une variété de Madeleine, à qui elle ressemble beaucoup par son fruit, ses fleurs et ses feuilles, et prend assez de rouge; la moelle de son bois est brune comme celle de la Madeleine blanche ; ses feuilles sont dentelées plus profondément. Elle devrait convenir également dans nos terres des environs de Paris; cependant elle n’y est pas fort commune et n’a pas, jusqu'ici, atteint une grande réputation, quoique quelques personnes la trouvent un peu musquée, et son eau très-agréable. Sa maturité, qui arrive vers la fin d’août, suit celle de la Madeleine rouge tardive. Le plant venu de son noyau réussit en plein vent sans être greffé et sans dégénérer. » Descombes, École du Jardin fruitier [ 1784].
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PÊCHER ADMIRABLE JAUNE
Feuilles glanduleuses , à glandes réniformes. Fleurs petites. Fruit gros, à chair jaune, non adhérente, mürissant vers la fin de septembre.
- ArBre de vigueur moyenne, à rameaux plutôt grêles que gros, à écorce vert jaunâtre, lavée de rouge ou de violacé sur les parties exposées au soleil.
FEUILLES glanduleuses, à peine dentées, étroites, parfois légèrement ondulées, presque toujours canaliculées ou pliées en gouttière, de couleur vert jaunâtre. Glandes peu nombreuses, souvent placées à la base du limbe, réniformes, parfois mixtes ou subglobuleuses (scutellées ).
FLeurs très-petites, rose vif, à pétales distants, oblongs, régulièrement concaves, sensiblement onguiculés. Étamines à peine saillantes.
Fruir subsphérique ou quelquefois déprimé , légèrement et étroitement sillonné , plus rarement un peu inéquilatéral et à surface souvent bosselée, terminé par un court mucron placé au centre de la dépression qui termine le sillon. Cavité pédonculaire moyeune, régulière ment arrondie, évasée, très-peu profonde. Peau se détachant parfois difficilement de la chair, prenant à la maturité du fruit une couleur jaune orangé, plus ou moins lavée ou colorée de rouge foncé sur les parties exposeés au soleil, couverte d’un duvet floconneux, épais et d’un gris poudreux. Chair assez ferme, non adhérente, jaune,
PÊCHER ADMIRABLE JAUNE
plus ou moins rose violet dans la partie qui touche au noyau; eau assez abondante, peu sucrée, qui rappelle l’odeur de l’abricot, mais laisse parfois dans la bouche une saveur âcre plus ou moins astringente. Noyau gros, roux tomenteux lorsqu'on le retire de la chair, ovale, convexe des deux côtés, atténué et largement tronqué vers la base, qui souvent forme une sorte d’ourlet, terminé par un mucron très-court; à surface grossièrement et profondément rustiquée; suture ventrale sensiblement développée, convexe, à bords épais séparés par un sillon large assez profond; suture dorsale saillante, comprimée, subaïguë, fortement et largement sillonnée.
Le fruit de l’Admirable jaune mürit à Paris dans la deuxième quinzaine de septembre. Sans être de première qualité, il est cependant agréable dans les années sèches et chaudes, tandis qu’il est au contraire fade, presque sans saveur et päteux, dans les années froideset humides ; sa chair alors est à peu près incolore. Mais ce qui donne à ce fruit un certain mérite, c’est qu'il mürit à une époque où les Pêches cessent déjà d’être très-abondantes. L'exposition du midi, un sol sec et chaud sont donc les conditions indispensables au Pêcher Admirable
jaune.
Dans l'édition de 1783 les Chartreux ont donné de cette Pêche une description identique avec celle qu'ils avaient publiée en 1752; seulement ils la classent parmi les espèces à grandes fleurs, erreur qui pourrait bien être due à une faute d'impression. Toujours est-il que depuis cette époque les opinions paraissent s’être partagées. En effet, Duhamelen 1768 , Le Berryais en 1789, etpostérieurement Calvel et quelques autres pomologistes, ont attribué des grandes fleurs au Pécher admirable jaune, tandis que c’est le contraire qui a lieu aujourd’hui.
Mais Duhamel a encore embrouillé la question en confondant sous un même nom des choses très-différentes. Aïnsi, en parlant de PAdmirable jaune (Traité des Arbres fruitiers, page 33), il dit : « Sa fleur est grande et belle; quelquefois on trouve ce Pêcher à petites fleurs, comme l’Admirable. » Ce fait, complétement inadmissible, démontre qu'il a confondu sous un même nom plusieurs variétés à chair
PÈCHER ADMIRABLE JAUNE.
jaune, dont en effet les unes présentent de petites et les autres de grandes fleurs.
Merlet a fait à peu près la même confusion; le peu qu’il dit de l’Admirable jaune démontre que sous ce nom il a également réuni des choses différentes, sinon par les fleurs, du moins par les fruits.
La description du Pêcher Admirable jaune que je viens de donner est conforme à celle de la première édition du. Catalogue des Chartreux et se rapporte bien à la variété qui se cultive aujourd’hui dans les collections soignées; toutefois, il ne faut pas la confondre avec la variété nommée en quelques lieux Abricotée ou Admirable jaune, qui est l’un des synonymes de l’Alberge.
« Pêche d’Abricot ou Scandalie, est de deux sortes, toutes deux rondes, Pune veluë et un peu rouge, l’autre plus lisse et jaune, dont la chair a le goust d’Abricot; viennent et chargent bien en plein vent et élevée de noyau. » Merlet, Abrégé des bons Fruits, p. 38 [1675].
« L’Abricotée ou Admirable jaune à la figure de l’Admirable ordinaire pour sa grosseur et son rouge; sa chair est comme celle de l’Abricot; son goût est estimé ; c’est une bonne Pêche pour sa saison ; elle fleurit à petites fleurs et se mange à la mi-octobre.» Catalogue des Chartreux, p. 10 [1752].
« L’Abricotée ou l’Admirable jaune ressemble à l’Abricot pour la forme et pour la couleur; sa chair est agréable et sa fleur petite. Müûrit à la mioctobre au midi. » Nollin, Essai sur l'Agriculture moderne, p. 174 [1755].
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P.: DU. COMICE
P. DU COMICE
Fruit d'automne, moyen ou gros, turbiné, oblong ou ventru ; à queue souvent assez courte, charnue, plissée, droite ou oblique, légèrement enfoncée dans le fruit; à peau jaunâtre ou jaune, recouverte de larges taches fauves, ordinairement lavée de rouge vif du côté du soleil ; à œil placé au milieu d’une dépression assez profonde; à chair demi-fondante, très-juteuse, parfumée.
ARBRE vigoureux, très-épineux ; à scions gros, droits, de couleur brune ou violacée, parsemés de lenticelles oblongues, à coussinets saillants; yeux un peu écartés du scion, coniques, bruns.
Feuizzes florales ovales, mucronées, légèrement pubescentes en dessous, glabres en dessus, à bords un peu redressés, ciliés, presque entiers ; les adultes de deux formes : celles des rosettes portées sur de longs pétioles, ovales ou ovales-arrondies, acuminées, presque entières ; celles des scions ovales-oblongues ou ovales-elliptiques, à bords redressés, dentés, épaissis, d’un vert foncé, portées sur de courts pétioles munis de stipules.
FLeurs blanches , moyennes ou petites, à pédicelles courts, presque glabres ; calyce à divisions ovales-lancéolées, assez courtes, étalées ou un peu refléchies , roussätres en dessus ; pétales suborbiculaires, onguiculés, ondulés ou étalés, laissant peu d’intervalle entre eux.
Frur mürissant vers la fin de Fautomne, de forme variable, moyen ou gros, turbiné ou oblong; à queue assez courte, légèrement en-
P. DU COMICE
foncée ou placée à fleur de fruit, épaisse ou charnue, portant la trace de bractéoles, ordinairement plissée, droite ou oblique ; peau jaunâtre terne ou d’un jaune assez brillant, souvent teintée de rouge vif du côté du soleil, parsemée de gros points , et plus ou moins recouverte de marbrures et d’une large tache fauve autour du pédoncule ; œil placé au fond d’une dépression régulière, entourée de zones concentriques brunes très-apparentes, à divisions caduques ou conniventes, cotonneuses ; cœur dessinant une sorte de losange sur la coupe longitudinale du fruit, bordé de quelques granulations ; loges moyennes; pepins bruns ou noirâtres ; lacune centrale linéaire, subéreuse.
CHaR très-fine, fondante ou ferme, blanche, très-juteuse; eau sucrée, légèrement astringente ou acidulée, parfumée.
« Doyenné du Comice, obtenu par le Comice horticole de Maine-et-Loire et observé pour la première fois en 1849. Arbre vigoureux, productif, pyramidal; jeune bois brun-rougeûtre, très-ponctué ; yeux courts, brunâtres en dessus, courbés. Feuilles grandes, ovales-oblongues, légèrement cordiformes, pliées en gouttières, à peine dentelées, d’un vert foncé. Fruit de première grosseur, enforme de Doyenné, à pédoncule oblique, gros, court ; calyce demiouvert, enfoncé ; peau jaune clair, ponctuée et marquée de tavelures ou marbrures rousses, rouge vermillon au soleil. Chair fine, fondante, très-juteuse, légèrement parfumée, d’un blanc à peine teinté de jaune, de qualité supévieure. — Cette variété est certainement une des meilleures que le Comice de Maine-et-Loire ait pu offrir à l’horticulture, et qui mérite encore, par son beau volume, de prendre rang parmi les fruits du premier mérite. » Pomol. de Maine-et-Loire, p. 9 [1850}.
À. Riocrtux/ del, Me. Thillant’ re :
PENDALBREN
P. DALBRET ‘.
Fruit d'automne, moyen, turbiné ou pyriforme, obtus; à queue droite ou un peu oblique; à peau vert jaunâtre ou jaune, plus ou moins complétement recouverte de taches rousses ou fauves ; à chair fine, fondante, sucrée-acidulée, parfumée.
ARBRE très-fertile, propre à former des plein-vent ; à scions flexueux, moyens ou grèles, bruns ou légèrement violâtres, parsemés de lenticelles arrondies; coussinets assez saillants , dépourvus d’arête dé-
currente; yeux petits, coniques, noirâtres, glabres, un peu écartés du scion.
Feuiczes florales ovales, mucronées, à bords denticulés et ciliés, glabres sur les deux faces; les adultes à peu près de même forme, ovales ou oblongues, acuminées, à bords plus ou moins relevés, garnis de dents aiguës, épaisses, luisantes, portées sur des pétioles accompagnés de stipules.
FLeurs moyennes, blanches, portées sur de très-courts pédicelles pubescents ou glabres; calyce à divisions lancéolées, très-aiguës, glabres, réfléchies, légèrement canaliculées, recouvertes de poils
(1) Dalbret (Jean-Baptiste), né à Triel (Seine-et-Oise) le 28 juillet 1785, mort dans le mémelieu le 6 février 1858, fut chargé en 1811 de la culture des arbres fruitiers au Muséum et publia en 1834 l'ouvrage intitulé : Cours théorique et pratique de la Taille des arbres fruitiers, qui eut plusieurs éditions. — Dalbret signait sans séparer les deux premières lettres de son nom; ce n’est qu’à partir de la 2e édition de son ouvrage que l'on vit son nom écrit D’Albret.
P. DALBRET.
roux en dessus; pétales elliptiques, entiers, étalés, laissant de grands intervalles entre eux.
Fruir commençant à mürir vers la fin de septembre, moyen, turbiné ou pyriforme obtus, à queue droite ou légèrement arquée, souvent insérée un peu en dehors de l’axe du fruit, oblique et de longueur variable, brüne, cylindracée ou renflée à son origine; peau lisse, jaune indien ou jaune ocreux, plus ou moins recouverte de taches et de marbrures fauves, squammeuses, marquée d’une large macule brune autour du pédoncule; œil à fleur de fruit ou au milieu d’un léger aplatissement, à divisions courtes, persistantes ou tronquées, entouré de très-fines zones concentriques; cœur assez grand, dessinant un losange sur la coupe longitudinale du fruit, entouré de nombreuses granulations ; loges moyennes; pepins bruns ou noirs; lacune centrale étroite, subéreuse. |
Caam blanche, fine, fondante ; eau très-abondante, sucrée, acidulée, relevée. — Fort bon fruit.
Cette excellente variété a été décrite par Poiteau sous le nom de P. Dalbret, mais les pépiniéristes ont fait précéder ce nom de l’épithète de Beurré. On la voit citée en outre sur quelques catalogues sous le nom de Beurré Delbret, qu’il ne faudra pas confondre avec le Beurré Delberg ou Delbecq ; enfin elle figure souvent dans nos expositions pomologiques sous le nom de P. Grand-Soleil, autre variété qui en diffère notablement.
N. 62. P. Dalbret. Fruit turbiné, ventru, se rapprochant beaucoup, par la forme et le volume, de notre P. Épine d'été, haut de 2 pouces et demi sur 2 pouces de diamètre ; queue assez grosse, longue de 9 à 10 lignes ; œil à fleur, à divisions larges et -couttes ; peau d’un vert clair, finement ponctuée de gris et marquée de quelques taches de même couleur, jaunissant à la maturité ; chair d’un blanc jaunâtre, demi-fondante , quoiqu’un peu pier-" reuse autour des loges; eau assez abondante, sucrée, parfumée, excellente:
P. DALBRET.
loges très-petites ; pepins courts, marrons; mürit vers la mi-novembre. — J’attache à cette Poire le nom de M. Dalbret, chef de l’École des arbres fruitiers au Jardin des Plantes et auteur d’un excellent ouvrage sur la taille des arbres fruitiers. » Poiteau, Ann. Soc. Horticult. Paris, tome XV, DNS [1834].
M. Jahu a donné une courte description de cette Poire dans lI/lustrirtes Handbuch der Obstkunde, p. 433, n° 205 [1860].
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