‹ Le jardin fruiter du muséum (volume 2)Chapitre 26 sur 47 · YOU) UT A · texte numérisé non relu

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PÉCHER BELLE DE DOUÉ

Feuilles glanduleuses, à glandes globuleuses. Fleurs très-petites. Fruits très-gros, fortement colorés, déprimés, à chair non adhérente, muürissant vers le commencement d'août.

ARBRE VigOureux, à rameaux gros, à écorce assez fortement colorée sur les parties frappées par le soleil.

Feuizces glanduleuses, à glandes globuleuses petites et rares, finement et régulièrement dentées, planes, parfois un peu chagrinées, rarement bullées.

FLeurs très-petites, d’un rose carné légèrement violacé, à pétales obcordés , longuement rétrécis en onglet. Étamines très-légèrement saillantes.

D FEU très-gros, souvent déprimé, parcourusur l’un des côtés par un

sillon arrondi assez profond. Gavité pédonculaire très-largement évasée, peu profonde, parfois maculée de rouge foncé. Peau finement et courtement duveteuse, ne se détachant pas ou se détachant difficilement de la chair, fortement colorée de rouge, qui, sur les parties exposées au soleil, prend souvent une teinte pourpre foncé. Chair non adhérente, très-fondante, blanche, plus rarement rosée, rouge autour du noyau ; eau abondante et sucrée. Noyau gros, brun, largement ovale, souvent déprimé sur l’une des faces, tronqué à la base, terminé au sommet par un mucronule court, à surface fortement sillonnée ; suture ventrale convexe, épaisse, parcourue par un sillon étroit assez profond; suture dorsale épaisse, presque arrondie, accompagnée de chaque côté d’un large sillon.

PÊCHER BELLE DE DOUÉ

Le Pêcher Belle de Doué mürit ses fruits dans la seconde quinzaine du mois d’août et même quelquefois plus tôt, c’est-à-dire en juillet. Ces beaux et bons fruits ressemblent beaucoup à ceux des Pêchers Grosse Mignonne, avec lesquels on les confond du reste très-facilement, à cause de leur époque à peu près semblable de maturité. Toutefois on reconnaît le Pêcher Bélle de Doué à ses petites fleurs, tandis que le P. Grosse Mignonne en porte de grandes.

«Dans les premiers jours d’août1842, M. Jamin, pépiniériste, rue de Buffon, à Paris, m’a donné à déguster quelques Pêches qu’il venait de recevoir d’un pépiniériste de Doué (1), nommé Dimat. Ces Pêches étaient du troisième rapport d’un arbre issu d’un noyau, semé et cultivé en plein vent par M. Dimat, à Doué même. L'arbre avait commencé à en produire de mûres le 23 juillet, et, comme celles que j'ai dégustées étaient très-belles et très-bonnes, qu’elles peu- DU) | vent soutenir la concurrence avec nos meilleures Pêches d’espalier, je pense Il que, sielles conservent leurs qualités étant cultivées en plein vent sous le cli- | mat de Paris, ce sera une précieuse acquisition pour nous, car peu de Pêches, jusqu'ici cultivées en plein vent à Paris, acquièrent le degré de maturité né- Ill cessaire pour les faire estimer. Mais en supposant que sous notre climat elles | ne puissent acquérir toutes les qualités qu’elles atteignent dans le département de Maine-et-Loire, il serait néanmoins avantageux de l’introduire parmi nos Pêchers cultivés en espalier. Cette Pêche est arrondie; son diamètre est de | 68 millimètres sur un peu plus de hauteur ; le sillon qui la partage s'étend de FL | l’un à l’autre côté, et l’un des lobes est plus élevé que l’autre. On ne remarque [l) | point de mamelon à son sommet, et sa queue est très-enfoncée. Sa peau est duveteuse, d’un rouge assez foncé au soleil, et ce rouge devient plus clair à demi-ombre ; elle se détache facilement de la chair, qui est fine, blanche et très-fondante, rouge auprès du noyau, qu’elle quitte aisément ; son eau est abondante, sapide, sucrée, très-agréable. Ne connaissant pas encore ni les | | glandes, ni les fleurs de ce Pêcher, il ne m’est pas possible de lui assigner une NL | place dans la classification de ses congénères. M. Jamin l’a déjà multiplié | par la greffe et sera en état d’en livrer aux amateurs lan prochain. » Poiteau, Annales de la Société d’'Horticulture de Paris, vol. XXXI, p. 176-[1842].

(1) Chef-lieu de canton du département de Maine-et-Loire.

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