‹ Le jardin fruiter du muséum (volume 2)Chapitre 30 sur 47 · P. D'ARGENT · texte numérisé non relu

P. D'ARGENT

épaissie, ridée, et se confondant avec le fruit; peau jaune-verdätre ou jaune päle, unicolore, lisse, parsemée de petits points fauves, dépourvue de marbrures; œil à fleur de fruit, placé au milieu d’un léger aplatissement, entouré de quelques très-petites bosses, à divisions cotonneuses , entières , lancéolées, étalées et formant alors une sorte de rosette irrégulière ; cœur ovale, très-blanc, entouré de granulations ; loges assez grandes et larges; pepins brun fuligineux ou de couleur acajou ; lacune centrale subéreuse ou pleine.

Caair blanche, fine, demi-fondante, juteuse ; eau abondante, sucrée, acidulée , légèrement parfumée. Fruit très-estimable, mais trop petit.

Cette petite Poire présente quelque ressemblance avec le Colmar d'été, mais l'arbre qui la produit en diffère notablement. On la voit apparaitre en très-grande abondance sur les marchés de Paris, soit sous le véritable nom de Poire d'Argent, soit sous le faux nom de Poire de Fache.

Je trouve une Poire d'Argent signalée, mais non décrite, au seizième siècle, par Dalechamp , dans son Histoire générale des Plantes , p. 306 : « Liceriana, — les Poires licériennes ou Poires d’Argent » ; puis dans le Jardinier français, à la page 66 : P. d'Argent, mürissant en octobre » [1665].

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