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PÊCHER D’ISPAHAN
Feuilles dépourvues de glandes, finement et assez profondément dentées. Fleurs grandes. Fruit petit, subsphérique, à chair non adhérente ou légèrement adhérente, mürissant vers le 15 septembre.
ArBrissEau buissonneux, très-ramifié, à rameaux ténus, à écorce vert-clair ou très-légèrement colorée en rouge-violacé.
Feuizes nombreuses, étroites, longuement atténuées en pointe , dépourvues de glandes, finement et assez profondément dentées.
FLeurs grandes, à pétales étalés, obovales, très-courtement onguiculés, concaves, légèrement ondulés sur les bords, rose carné pâle. Étamines incluses, à filets rose carné.
Fruit petit, à peu près sphérique, rarement inéquilatéral, marqué d’un côté d’un sillon étroit, profond surtout à la base, où il pénètre presque au centre de la cavité pédonculaire, terminé au sommet par un mucron grêle, aigu. Cavité pédonculaire profonde , légèrement évasée. Peau se détachant très-facilement de la chair à la maturité du fruit, d’un blanc jaunâtre sur les parties placées à l’ombre, légèrement colorée en violet sur les portions exposées au soleil quand les arbres sont en espalier, très-duveteuse, à duvet court et presque feutré. Chair non adhérente ou faiblement adhérente, fondante, blanche,
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quelquefois un peu rosée ; eau sucrée acidulée, légèrement parfumée. Noyau ovale, régulier, un peu inéquilatéral , roux , osseux, à surface profondément et transversalemeni sillonnée , atténué aux deux bouts, mais surtout au sommet, qui est terminé par un petit mucron aigu; suture dorsale convexe, large, déprimée; suture ventrale presque droite, non saillante, sillonnée.
Le Pêcher d’Ispahan se cultive en buisson, mais alors ses fruits restent plus petits et se colorent rarement.
. Persica (ispahanensis) fruticosa, foliis minoribus æqualiter serratis, fructu parvo, flavo, tenero el saccharato. — « Sous-arbrisseau à branches très-rapprochées les unes des autres, formant un buisson arrondi d’une circonférence de 5 à 6 mètres. Il se couvre au printemps d’une immense quantité de fleurs roses, et à l’automne de fruits jaunâtres qui tranchent agréablement... Les feuilles ont environ 0,029 de long sur 0,009 à 0",034 de large, singulièrement dentées en scie... Les fleurs ont 0®,029 de diamètre, de couleur rose tendre. Les fruits parvenus à leur maturité sont presque sphériques, marqués sur l’un des côtés d’un sillon profond qui prend à l’endroit du pédoncule et se continue en diminuant de profondeur jusqu’au point où était placé le style; leur grosseur varie depuis 0,081 jusqu’à 0%,101 de circonférence… Leur couleur est d’abord verte, elle prend ensuite une légère teinte de rouge obscur du côté où ils sont frappés par le soleil. À mesure qu’ils approchent de leur maturité cette couleur se change en un jaune pâle qui devient plus foncé lorsque leur maturité est arrivée ou qu’elle est passée. Dans les années chaudes c’est ordinairement vers le milieu du mois de septembre que ce fruit est mür. La peau, adhérente à la chair, est couverte d’un duvet cotonneux très-serré, court et blanchâtre. La pulpe est molle, blanche, un peu rougeâtre près du noyau, abondante en eau sucrée, de saveur vineuse et agréable au goût; elle quitte aisément le noyau, qui est placé au milieu du fruit, presque rond dans sa circonférence, obtus par la partie qui communique au pédoncule , et terminé par une pointe aiguë à son extrémité supérieure ; il est marqué longitudinalement, savoir, en dessous d’une rainure profonde, en dessus, à l'opposé, d’une arête proéminente ; l’une
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et l’autre vont depuis la base du noyau jusqu’à la pointe ; le reste de la surface est profondément creusé de sillons irréguliers qui laissent entre eux des éminences arrondies. . . ....... On avait présumé d’abord que le Pêcher d’Is: pahan pouvait être le type ou le Pêcher naturel qui, originairement rapporté de la Perse, a donné à l’Europe cette multitude de variétés dont Duhamel a décrit quarante-trois des plus saillantes par la beauté et la suavité de leurs fruits ; mais cet arbrisseau n’ayant pas été trouvé dans les campagnes de la Perse, mais seulement dans les jardins, on doit suspendre son opinion à ce sujet jusqu’à ce qu’une plus longue culture chez nous ait mis à même d’observer ses variations... L'arbre est dù au voyage en Perse de Bruguière et de M. Olivier, membre de l’Institut national. Ils le trouvèrent dans les jardins d’Ispahan, où il se rencontre très-fréquemment abandonné à la nature, sans que l’art de la greffe ni celui de la taille viennent aider à sa culture et ajouter au perfectionnement de ses produits. Les fruits qu’ils mangèrent leur parurent d’une saveur agréable, et, quoiqu’on fût alors dans le mois de novembre, ils n'étaient cependant qu’à leur point de maturité. Ils en ramassèrent des noyaux qui formaient un des 738 articles de la collection des semences recueillies pendant leur intéressant voyage, et dont M. Olivier, qui avait eu la douleur de voir périr son compagnon, enrichit à son retour le Muséum d'Histoire naturelle, en nivôse de l’an VII (janvier 1800). Les noyaux de ces fruits, au nombre de cinq, furent semés au mois de pluviôse suivant dans un pot, dans de la terre à Oranger, et placés sur une couche tiède à l’exposition du levant. Aucun ne germa la première année, mais il en leva trois au printemps de la seconde (en l’an 1801). » A. Thoüin, Ann. Mus. Hist. nat., p. 433 [1806].
Persica foliis eglandulosis, floribus magnis; fructu parvo, villoso, flavescente; carne molli, alba, mellea non adherente. — « Ge Pêcher est un arbrisseau de 10 à 12 pieds de hauteur, formant un buisson arrondi, touffu ; ses feuilles sont alternes, lancéolées, longues de 1 à 2 pouces, lisses, d’un vert gai en dessus, d’un vert pâle en dessous, dentées en scie, portées sur de courts pétioles et dépourvues de glandes. Les fleurs, quoique n'ayant que 12 à 13 lignes de diamètre, doivent être rangées parmi les grandes fleurs à cause de la forme des pétales, qui sont arrondies ; leur couleur est d’un rose tendre. Les fruits sont presque sphériques, marqués sur VPun des côtés d’un sillon profond ; ils ont depuis 3 pouces jusqu’à 3 pouces 9 lignes de circonférence dans le sens de leur largeur et autant en hauteur; leur peau, couverte d’un duvet et adhérente à la chair, est d’abord verdâtre, puis jaune pâle dans le temps de la maturité, avec une légère teinte de rouge obscur du côté du soleil. La chair est blanche, un peu rougeâtre près du
PÊCHER D'ISPAHAN
noyau, fondante, abondante en eau sucrée, d’une saveur vineuse et agréable au goût ; elle se sépare facilement du noyau. Celui-ci est presque rond en sa
circonférence , obtus à sa base et terminé à son sommet par une pointe aiguë. Ce Pêcher a du rapport avec l’Avant-Péche blanche, mais celle-ci müûrit deux mois plus tôt et ses feuilles sont quatre fois plus grandes... » Loiseleur, Nouveau Duhamel, vol. 6, page 3 [1815].
COL SMS Le Pêcher d’Ispahan reste chez nous plus petit et plus délicat que nos autres Pêchers; il se reconnaît aisément à la ténuité de toutes ses parties. Les feuilles sont lancéolées, longues de 54 à 80 millimètres, d’un vert tendre, bordées de dents fines, mais très-longues, et leur pétiole est dépourvu de glandes, de sorte que ce Pêcher se range naturellement dans nos sections de Madeleines. La fleur est grande, d’un rose tendre, large de 27 millimètres. Le fruit est petit, presque sphérique, de 27 millimètres de diamètre, marqué dun sillon profond qui s’étend d’un côté de la base au sommet. La peau est d’un vert blanchâtre, légèrement velue; elle quitte aisément la chair. La chair est d’un blanc verdâtre, fondante, et ne tient au noyau que par quelques fibres. L’eau est abondante , sucrée , délicieuse. Le noyau est ovale, très-renflé, terminé en pointe au sommet, très-profondément rustiqué sur ses deux valves; il contient une amande amère. Si cette Pêche était un peu vineuse elle serait comparable à nos meilleures espèces ; mais, telle qu’elle est, elle vaut beaucoup mieux que nos Pêches de Vigne; elle n’a pas l’arrièregoût désagréable qu’on reproche à plusieurs espèces cultivées.» Poiteau, Pomol. franç., vol. 1 [1846].
La différence d'époque de maturité que nous remarquons entre les fruits observés à Ispahan et ceux que nous avons récoltés à Paris est absolument semblable à celle que M. Decaisne a constatée au sujet de la Poire d’Angora. Cette variété mürit en effet quelques semaines plus tôt à Paris que dans l’Asie Mineure; mais Ispahan, qui est situé à 15° plus au sud que Paris, présente tous les caractères des climats continentaux.
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PÊCHER BOURDINE ‘”.
Feuilles à glandes globuleuses. Fleurs petites, rose violacé. Fruit assez gros, ovoide oblong, à chair non adhérente, mürissant dans la dernière quinzaine de septembre.
ARBRE vigoureux, à écorce des rameaux légèrement colorée.
Feuies grandes, glanduleuses ; à glandes globuleuses, petites, sensiblement atténuées au sommet , bordées de dents rapprochées, et régulières, obtuses, plus rarement aiguës.
FLeurs petites, campanulées, d’un rose vif ou un peu violacé; à pétales ovales ou obovales, assez longuement atténués à la base. Étamines saillantes, à filets rosés.
Feuir d’une bonne grosseur, ovoïde ou obovoïde, rarement sphérique, très-légèrement sillonné sur l’un des côtés, un peu atténué au sommet, où se trouve ordinairement un mamelon placé un peu de côté ou plus rarement situé dans l’axe du fruit. Cavité pédonculaire assez large et profonde. Peau couverte d’un duvet court et serré, fine, blanc-jaunâtre, lavée ou marbrée de rouge assez foncé du côté du soleil et se détachant facilement de la chair. Chair non adhérente, blanche, fondante, rosée ou rouge autour du noyau; eau très-abondante, sucrée, relevée, laissant quelquefois dans la bouche
(1) Par corruption de Boudin, nom d’un cultivateur de Montreuil qui parait avoir le premier cultivé cette variété.
PÊCHER BOURDINE.
une légère àcreté. Noyau moyen ou gros, roux foncé, large et ovoïde, un peu inéquilatéral, atténué à la base et terminé au sommet en un mucron court et assez gros, à surface grossièrement et profondément rustiquée ; suture ventrale convexe, parcourue par un sillon étroit et profond; suture dorsale élevée, presque tronquée, comprimée à la base, largement sillonnée de chaque côté.
Cette variété, très-productive, mürit ses fruits, à Paris, dans la dernière quinzaine de septembre ; la forme de ceux-ci est assez variable; ainsi un même arbre en produit d'à peu près sphériques et d’autres très-sensiblement mamelonnés et semblables à ceux du P. Teton de Venus.
« La Pêche Bourdin est toute ronde, très-charnue, assez rouge, d’une médiocre grosseur, son goût est très-relevé , et semblable à celui de la Persique. Elle passe pour une des meilleures Pêches, charge beaucoup, vient mieux et est meilleure en plein vent qu’en espalier. » Merlet, Abrégé des bons Fruits, p. 34[1675].
« Ce Pêcherest grand et vigoureux; il se met aisément à fruit etcharge quelquefois trop, et alors son fruit n’est pas gros si l’on n’a soin d’en retrancher une partie. Il réussit très-bien en plein vent, où il donne des fruits plus petits, mais sucrés et plus excellents qu’en espalier. Ses feuilles sont très-grandes, d’un beau vert. Ses fleurs sont petites, couleur de chair et bordées de carmin. Son fruit est presque rond ; un peu plus de diamètre que de longueur, ordipairement un peu moins gros que celui de la Grosse-Mignonne, divisé par une gouttière très-large et assez profonde, souvent bordée d’une lèvre plus relevée que l’autre bord; le côté opposé à la gouttière est aplati ou enfoncé, et la réunion de la rainure avec'cet aplatissement forme une espèce de cavité au bout du fruit; la gouttière est plus large et plus profonde que celle de la Mignonne; la queue est placée dans une cavité large et profonde; la peau est colorée d’un beau rouge foncé, quitte la chair et est couverte d’un duvet très-fin ; la chair est fine, fondante, blanche, excepté auprès du noyau, où elle est très-rouge, et quelquefois ce rouge s’étend bien avant dans la chair; son eau est vineuse et d’un goût relevé, sans avoir un certain retour d’aigreur, qui diminue quelquefois bien un peu le mérite de la Mignonne ; le noyau est
PÈCHER BOURDINE.
petit, assez rond, de couleur gris clair; lorsque le fruit est bien mür il reste de grands filaments attachés au noyau.
« La maturité de cette belle Pêche est vers la mi-septembre. D'un côté tous les traits de ressemblance avec les Mignonnes, de l’autre ses petites fleurs qui sont d’un beau rouge foncé laissent en doute si elle doit être regardée comme une Pourprée hâtive ou comme une variété de la Mignonne. » Duhamel, Traité des Arbres fruitiers, p. 20 [1768 ].
« Boudine ou Royale , c’est la même, quoi qu’en disent les pépiniéristes et tous les catalogues. Cette Pêche n’était point connue quand le nommé Bounin, habitant de Montreuil , la présenta à Louis XIV. Transporté, ce prince en fit tant de cas qu’on la nomma /a Royale. Ce fait, que je tiens de bonne part, a été apparemment ignoré de ceux qui en font deux espèces. La Bourdine est grosse, ronde, d’un beau rouge ; son eau est vineuse. C’est une excellente Pêche de la mi-septembre, qui charge beaucoup, même en plein vent, surtout lorsqu’elle est abritée de quelque bâtiment ; elle fleurit à petites fleurs. Enespalier son exposition est le levant. L'arbre est sujet à la cloque ; il se met tard à fruit, mais ensuite il donne beaucoup ; c’est la meilleure des Pêches tardives. Elle passe pour venir de son noyau en plein vent. » La Bretonnerie, École du Jardin fruitier, vol. 2, p. 389 [1784].
Nous ne rapporterons pas la description que Poiteau a donnée du P. Bourdine; c’est mot à mot, pour ainsi dire, celle qu'a donnée Duhamel , sur laquelle il paraît l'avoir copiée.
DZ Zrillant re.
A Rocreux- del.