JARDIN ER UNDER DNS INT
He géillant ve
A. Hiocrenx del.
| PAPE TANVIRNE
P. DE JANVRY.
Fruit d'hiver, à queue arquée, insérée obliquement et accompagnée d’une bosse; à peau jaune, mouchetée de
rouge du côté du soleil; à chair demi-cassante, sucrée, parfumée.
ARBRE très-vigoureux, très-productif; scions grêles, de couleur fauve olivâtre ou fauve, parsemés de lenticelles oblongues; bourgeons petits.
Feuiees florales ovales, acuminées, pubescentes en dessous, ciliées sur les bords, glabres en dessus; les adultes de deux formes : celles des rosettes larges, souvent arrondies; celles des scions ovales, subcordiformes , acuminées, dentées.
FLeurs de grandeur moyenne; calyce à divisions aiguës, réfléchies, ferrugineuses cotonneuses, ou rousses en dessus; pétales ovales-allongés ou elliptiques, sensiblement onguiçulés, laissant entre eux de grands intervalles.
FruiT commençant à mürir vers la mi-décembre, pyriforme, allongé, ventru, à queue arquée , insérée obliquement, de couleur olivâtre ou fauve; peau remarquable par la richesse de son coloris, qui est mi-parti jaune et rouge, le côté jaune parsemé de nombreux points fauves, le côté exposé au soleil lavé et pointillé de rougelaque, brillant, parsemé de points anguleux de couleur cendrée,
P. DE JANVRY.
ainsi que de petites Laches fauves, gercées, rudes surtout dans le voisinage de l'œil, autour duquel on voit de faibles protubérances ; œil placé au fond d’une dépression entourée de gerçures en zones concentriques ; divisions calycinales courtes, épaisses, blanchâtres, rapprochées de manière à fermer le milieu de l’œil; cœur élargi, entouré d’assez nombreuses granulations; lacune centrale plus ou moins large et subéreuse; loges dressées, placées vers milieu du fruit; pepins fuligineux.
CHaiR cassante ou demi-cassante, d’un blanc jaunâtre, grossière; eau abondante , sucrée, acidulée, parfumée , non musquée; fruit très-
beau, mais de qualité médiocre.
«Le Bon Chrestien d'Espagne, ou la Poire de Janvry, est grosse, longue, très-belle, d’un rouge vermillon, dont la chair est très-délicate, tendre et pleine d'eau.» Merlet, Abrégée, p. 90, 3° édit. [1690].
«Le Bon-Chrétien d’Espagne est presque de toutes les Poires celle qui m'a autant embarrassé ; peu s’en laut que je n’aye honte de le dire, je me suis naturellement trouvé enclin à l’estimer d’abord par sa figure, on ne s’en sçauroit quasi défendre : c’est une grande Poire, grosse, longue, et bien faite en piramide , ressemblant tout à fait par là à un très-beau Bon-Chrétien d’'Hyver, d’où luy est venu le plus beau nom qu’elle porte (Janvry) : elle a d’un côté un beau rouge éclatant tout piqueté de petits points noirs, et de l’autre côté elle est blanche jaunâtre : sa chair est la plus cassante de toutes celles que je connois..… toujours a-t-elle cet avantage qu’elle paye de bonne mine dans l’ornement des piramides. » La Quintinye, p. 176 [1692].
L'opinion de La Quintinye est trop défavorable; je lui préfère celle de Duhamel, que partage également Poteau.
«Sa chair, dit-il, est blanche, sèche, dure, cassante, ou tendre et pleine d’eau, suivant les années et les terrains. Son eau est douce, sucrée, et d'assez bon goût lorsque l'arbre est planté dans un bon terrain, à bonne exposition, et que le fruit a acquis une parfaite maturité. — Cette Poire mürit en novembre et décembre ; elle est une des plus belles, et très-bonne en compote, et, lorsqu'elle est bien conditionnée, elle peut se manger crue.» Duhamel, Arbr. fruit., p. 216 [1768]. — Poit., Pomol., t. IT [1846].
L'arbre doit être planté en terre douce, légère et sèche.
ME rillanit res
- P. HATIVEAU.
P. HATIVEAU.
Fruit d'été, petit, offrant d'ordinaire des protubérances autour de l'œil; à queue droite ; à peau jaune unicolore à la maturité; à chair presque cassante, sucrée ou faiblement acidulée, peu sapide.
ARBRE vigoureux, très-productif. Scions dressés, recouverts d’un épiderme brunâtre et quelquefois d’un rouge brun à reflets violacés et assez semblables alors à ceux du Cornouiller sanguin, parsemés de lenticelles oblongues; yeux petits, coniques.
FeuiLes florales ovales, mucronées, pubescentes en dessus, trèscotonneuses en dessous; les adultes de deux formes : celles des rosettes arrondies et très-longuement pétiolées, celles des scions ovales, acuminées , presque entières sur les bords comme celles des rosettes.
Freurs de grandeur moyenne, fréquemment à six, sept et même huit pétales, très-blanches, à pédoncules assez longs, cotonneux au sommet ; pétales obovales-orbiculaires, plans, mollement onguiculés, laissant peu d'intervalle entre eux ; calyce à divisions étalées ou réfléchies, lancéolées , aiguës, couvertes de poils roussâtres en dessus.
Fruir commençant à mürir dans la première moitié du mois d’août, odorant, petit, arrondi ou oviforme, en général bosselé autour de l'œil, à queue droite, renflée à son point d'attache avec le fruit; peau fine, d’abord d’un vert herbacé, passant ensuite au jaune citron, unicolore ou offrant une tache roussàtre autour du pédoncule et plus rarement quelques mouchetures semblables au voisinage de l'œil; œil très-grand par rapport au volume du fruit, entouré de petites bosses
qui alternent, avec plus ou moins de régularité, avec les dents du !
P. HATIVEAU.
calyce, qui sont en général dressées, épaisses, recouvertes d’un duvet analogue à celui des Coings; cœur plus large que haut; loges assez larges ; lacune centrale dilatée; pepins noirs.
Caam blanche, cassante, laissant un peu de marc dans -la bouche ; eau sucrée, légèrement acidulée et citronnée.
Fruit médiocre, mais qui se débite avec avantage et en grande quantité à Paris, où il se confond, ainsi que d’autres, sous le nom de Blanquet. Il s’y est vendu en 1856 à raison de 5 francs le cent, mais cette année avait été remarquablement pauvre en fruits de toute nature.
Dom CI. Saint-Étienne distingue plusieurs Hâtiveaux ; le nôtre, dont il dit :
« Le Hâtiveau est plus gros que le petit Blanquet, de façon et de goust, mais la queue en est plus courte et plus grosse, et a la teste double comme la P. àdeux-testes, et sent plus fort. Fort bon. » Dom CI. St-Ét., Nouv. Instr. bons fruits, p. 30 [1675]. d
« Les Poires de Hastiveau se mangent après le Bourdon musqué ou Muscat hâtif;, la première meure est presque ronde, jaune, d’assez bon goust, qui charge bien, et qui veut estre mangée verdelette, autrement molit et devient pateuse comme les autres Poires d’esté. » Merlet, Abrégé bons fr., p. 62 [16901].
« Le Hâtiveau est une Poire musquée par l’odeur, mais le goût n’est pas fort relevé. » Anonyme, J. Collombat *, Arbr. fruit., p. 66 [1718].
« Ce Poirier est très-fertile. Le fruit est petit, de la figure d’une toupie aplatie. L’œil est presque toujours ovale, peu saillant, mais quelques petits plis font paraître cette partie comme froncée. La peau est très-fine, jaune clair partout ; la chair est un peu jaunâtre, demi-beurrée, assez grossière, laissant du marc dans la bouche. Elle devient pâteuse dans l’extrême maturité. L'eau a peu de goût, quoique musquée. » Duham., Arbr. fruit., p. 126 [1768].
« Par la disposition de ses branches, la forme de ses fleurs et de ses feuilles, le P. de Hâtiveau paraît une sous-variété du petit Muscat ; il en a à peu près la forme, est petit comme lui. Le fruit a une peau lisse, mais il ne se colore pas en rouge au soleil; il a moins de goût, surtout s’il n’ést pas à une exposition favorable. Il mürit à la fin de juillet. Il réussit mieux sur franc. » Calvet, Traité génér. des Pépin., I, p. 279 [1805].
* Jacques Collombat, libraire, en 1695, puis imprimeur du Roi. — Voir A.-F. Didot, Encycl. moderne, art. Typogr., vol. XXVI, p. 834.
A Miocreux deéls ME 7, Taillané Se.
P. AMANLIS.
P. AMANLIS.
Fruit d'automne, à queue droite, gros; à peau vert jaunûtre, teintée de rouge brun, parsemée de points et de taches fauves ; à chair très-fine, fondante, sucrée, très-agréable.
ARBRE très-vigoureux et fertile, propre à former des plein-vent ou des pyramides. Scions légèrement flexueux, de couleur fauveolivâtre; yeux coniques, petits, obliques, écartés dans la partie inférieure, redressés au contraire à l'extrémité opposée du scion.
Feuicces florales denticulées, munies de petites glandes noirätres à l'extrémité des dents, pubescentes en dessous ; les adultes de formes variables : celles des rosettes longuement pétiolées, larges, ovales ou lancéolées; celles des scions ovales, acuminées, à bords légèrement redressés, bordés de dents aiguës.
FLeurs moyennes; calyce à divisions étalées, deltoïdes, atténuées, couvertes de poils roux en dessus; pétales obovales ou ovales, plans, laissant peu d'intervalle entre eux.
Fruir commençant à mürir en septembre, gros, ventru, à queue cylindrique, grêle, de couleur olivâtre, légèrement oblique ou droite, un peu coudée avec le fruit, qui offre souvent une faible dépression latérale; peau d’abord d’un vert terne, puis jaune verdätre, lavée de roux ou de rouge brun du côté exposé au soleil, parsemée de
P. AMANLIS.
points et de marbrures lisses ou rugueuses de couleur fauve ; œrl presque à fleur du fruit, à divisions assez larges, étalées, cotonneuses, ou le plus ordinairement tronquées et réduites alors à un bourrelet sinueux légèrement teinté de rose; loges étroites relativement au volume du fruit ; pepins souvent avortés.
Caarr très-fine, fondante ou un peu granuleuse dans le voisinage du cœur; eau abondante, légèrement astringente, d’une saveur trèsagréable, parfumée, mais non musquée.
La Poire Amanlis, dit Poiteau, est un fruit de la grosseur du Beurré doré, jaune dans l’ombre, coloré du côté du soleil, marqué de points gris, à chair demi-beurrée, tiré de Nantes. Poit., Revue hort., 1, 314 [1830].
« Fruit variable en forme et en grosseur. Les gros échantillons ont trois pouces et demi de hauteur sur trois de diamètre dans leur partie ventrue. Le côté de . la queue est obtus; la queue est longue d’un pouce, droite ou oblique, placée dans une légère cavité régulière ou bosselée ; œil presque à fleur. Peau lisse, d’un jaune clair dans l’ombre, lavée de rouge au soleil, marquée de nombreux points roux. Chair blanche, fondante, beurrée, remplie d’une eau abondante et sucrée. Ce bon fruit mürit en septembre. » Poiteau, Rev. hort., p. 100 [1832].
« Le Beurré d’Amanlis est un gros fruit ovale, turbiné, un peu bosselé. Sa peau vert tendre passe au jaune herbacé à la maturité et se teint de rouge du côté du soleil. Queue de 0,02, implantée dans une cavité irrégulière. Calyce souvent caduc. Chair blanche, très-fine, beurrée , fondante, renfermant une eau abondante, sucrée, d’un parfum peu prononcé, mais des plus agréables. » Willerm, Poir., p.171. — Bivort, 4/0. pomol., vol. IF, p. 115 [1849]. À
Prévost regarde la P. Amanlis comme originaire de Bretagne. Elle aurait été introduite en Normandie vers 1805 par MM. de Tiessé et Hubard, d’où lui seraient venus les noms de P. Hubard et Tiessoise qu’elle porte à Rouen et à Bernay. Je lui ai conservé celui d’'Amanlis, sous lequel elle a été primitivement décrite. Van Mons la cite sous le nom de Wilhelmine à la page 42 de son Cat. [1823]. M. Willermoz fait observer que ce fruit est reproduit deux fois dans la dernière édition du Jardin fruitier de Noisette : à la page 130, pl. 57, sous le nom d’Amanlis; puis sous celui de Wilhelmine, p. 174, pl. 87, toutefois en indiquant, et à tort, des époques totalement différentes de maturité.
1 Hocreux del Telle y Jaillant <e
P RORTUNER.