‹ Le jardin fruiter du muséumChapitre 35 sur 48 · P. PATERNOSTER · texte numérisé non relu

P. PATERNOSTER

assez profonde ou évasée, entourée de légères zones concentriques brunâtres qui vont se confondant avec les marbrures, à divisions étalées, aiguës, pubescentes, blanchätres ; cœur grand, arrondi; loges très-grandes, placées vers le milieu du fruit; pepins brun-roussâtre ; lacune centrale étroite, atténuée vers l’œil.

Cain blanche, d'apparence moirée, à peine granuleuse, ferme ; eau très-abondante, sucrée-acidulée, parfumée, un peu astringente et rappelant la saveur de la Crassane.

Je partage le sentiment de Prévost au sujet de ce fruit, qui est réellement fort bon, quoique peut-être trop acide.

« Paternoster. » Van Mons, Cat., p. 29, n° 50 [1823].

« Arbre assez vigoureux et fertile, se formant bien en pyramide; rameaux gros, un peu flexueux, lisses, blond-verdâtre, parsemés de lenticelles gris pâle. Feuilles grandes, fermes, lancéolées-aiguës ou courtement acuminées, étroites à la base, arquées. Fruit moyen, turbiné-pyramidal, quelquefois trèsallongé et obtus; pédoncule gros, très-court, ordinairement placé obliquement relativement à l’axe du fruit et formant avec lui un angle plus ou moins ouvert. Épiderme jaune herbacé, assez lisse, finement pointillé et marbré fauve ou gris roux, ayant souvent de grandes taches de cette couleur vers l'œil. Il est ordinairement coloré en rouge foncé du côté du soleil. Chair fine, fondante ; eau très-abondante, sucrée, acidulée, parfumée et très-agréable. Mürit fin octobre et en novembre. Si je n’avais pas récolté et goûté plusieurs fois chez moi cette excellente Poire, je dounterais de son mérite en lisant qu’elle n’est que de seconde qualité et demi-fondante seulement. » Prévost, Pomol. Seine- Infér., p. 149 [1839-1850].

« Depuis plusieurs années que cette variété est soumise à l'appréciation de la Commission royale de Pomologie belge, ses bonnes qualités ne sont jamais démenties. » Aug. Royer, Ann. de Pomol. belge, p. 33 [1858].

Cette variété a été décrite dans les Annales de la Société d'Horticulture de Paris, 1854, et, probablement par erreur, sous le nom de Beurré Clairgeau dans l’Album pomologique de Bivort, vol. 4, p. 143. Il est presque superflu de faire remarquer qu’elle n’a aucune analogie avec la Poire du Curé à laquelle on donne quelquefois le nom de Pater Notte. F

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