LEON
À llivcreux del
P. LÉON-LECLERC
Fruit d'hiver, pyriforme, ventru, assez gros; à queue longue, arquée, épaissie aux deux extrémités; à peau vertjaunâtre, rarement teintée de rouge du côté du soleil, parsemée de points bruns et portant une tache fauve autour du pédoneule; chair blanchätre cassante. Fruit à cuire. £
ArgBre très-fertile, à scions assez gros, légèrement flexueux, de couleur fauve ou olivatre, parsemés de nombreuses lenticelles arrondies; à coussinets saillants.
Feuices florales ovales-arrondies, obtuses ou légèrement acuminées, glabres à l’exception de la nervure moyenne, ciliées; les adultes de deux formes : celles des rosettes ovales ou ovales-arrondies, presque entières, acuminées, portées sur de longs pétioles; celles des scions ovales-oblongues, denticulées.
Fceurs grandes, étalées, blanches; calyce à divisions linéaireslancéolées, aiguës, couvertes de poils blonds en dessus; pétales presque orbiculaires, ne laissant pas d’intervalle entre eux.
Fruit d'hiver, pyriforme-ventru, légèrement atténué et obtus vers la queue, qui est longue, arquée, légèrement épaissie aux deux extrémités, de couleur fauve et insérée dans l’axe du fruit; peau d'un jaune-verdàtre, passant au jaune d’ocre à l'extrême maturité, parsemée de nombreux points brunâtres , gercés, plus ou moins marbrés de fauve, présentant une tache de même couleur autour du pédon-
cule; œil placé au milieu d’une faible dépression entourée de zones
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P. LÉON-LECLERC
concentriques peu apparentes, à divisions canaliculées , tronquées, étalées, formant une sorte d'étoile; cœur dessinant un ovale sur la coupe longitudinale du fruit, entouré de nombreuses granulations : lacune centrale grande, atténuée vers l'œil, subéreuse; loges grandes, acuminées; pepins brun-acajou ou noirâtres.
CHair très-blanche, peu juteuse, cassante, laissant du marc dans la bouche, légèrement sucrée ou presque dépourvue de saveur.
J'ai dégusté ce fruit en hiver et au printemps, six à huit mois après la récolte, et je l'ai constamment trouvé sec et sans saveur. Ceux que j'avais gardés jusqu’à la fin d'avril 1856, et qui provenaient de la récolte de 1855, année remarquable par la longue conservation des fruits, se sont complétement ridés en restant tout aussi insipides. Je partage donc l'avis des membres du Congrès pomologique de Lyon, qui classent la P. Léon-Leclerce parmi les fruits à cuire, malgré l’opinion contraire de cértains pomologistes.
« C’est la Poire tardive par excellence puisque M. Léon Leclerc nous écrit qu'en 1832 il en a gardé, jusqu’en septembre, de la récolte de 1831. Il est même remarquable que ce n’est qu'à une époque avancée dans année suivante qu’elle acquiert un caractère vraiment fondant dont on pourrait douter plus tôt. Elle est supérieure au Saint-Germain et même au Bon-Chrétien, qui n'offrent plus quand on les conserve longtemps qu’une chair insipide, sèche et cotonneuse. Nous en avons goûté un fruit le 5 juillet, qui nous a paru parfait.» Dalbret, Ann. de Flore et Pom., p. 211 [1833 à 1834].
« Beau et gros fruit, un peu plus haut que large, ventru et arrondi vers l'œil, qui est placé dans une cavité régulière et profonde, rétréci ou étranglé entre le deuxième ou troisième tiers de sa hauteur, et se terminant en pointe obtuse. Pédoncule droit ou courbé, long de 4 à 5 centimètres. Épiderme jaune pâle, pointillé et marbré gris-chamois, parfois teinté rose d’un côté. Chair blanche, assez fine, sans pierre, tendre sans être fondante ; eau douce, sucrée, assez abondante. Mürit de mars en mai. Ce beau fruit laisse à désirer sous le rapport de la saveur; mais ce n’en est pas moins une bonne Poire, que recom-
P. LEON-LECLERC
mandent en outre sa beauté, la facilité avec laquelle elle vient en plein veni, et surtout sa longue conservation.» Prévost, Pomol. Seine-Infér., p. 69[1839.
« La Poire Léon-Leclerc est grosse, turbinée, ventrue, haute de 3 pouces à 3 pouces et demi, très-peu variable dans sa forme; la queue est assez grosse et longue de 15 lignes; l'œil est grand, placé dans un léger enfoncement, à divisions canaliculées, étroites, assez longues, blanchâtres et laineuses au sommet, peu ou point divergentes; peau d’un assez beau jaune, un peu luisante, piquetée de gros points roux clair, ayant une grande tache frangée de couleur fauve à l'insertion de la queue et une autre plus claire autour de l'œil; chair blanche, dense, demi-fine, demi-fondante : eau abondante, assez sucrée, sans parfum particulier. Cette Poire muürit dans le commencement de mars et on en conserve jusqu'en juin. Si elle avait plus de saveur ou de parfum, elle serait excellente, maïs dans son état ordinaire elle n’est que bonne.» Poïit., Noisette, Jardin fruit., %édit., p. 162 [1839]: ibid., Ann. Soc. hort. Par. t. XV [18341.
« Le fruit, gros, pyriforme ventru, bosselé dans son contour, ressemble assez à un Colmar; sa peau est épaisse, dure, verte, légèrement dorée du côté exposé au soleil; elle est entièrement et finement pointillée de brun-noir et largement maculée de brun-clair, principalement vers le calyce et le pédoncule ; celui-ci, long de 4 à 5 centimètres, est de grosseur moyenne, ligneux, brunnoir, renflé, courbé vers son extrémité et placé au centre du fruit, dont il paraît être la continuation ; il est quelquefois déplacé par un bourrelet ou bosse qui rend sa courbure encore plus évidente. Le calyce, régulier, étoilé, à divi-
‘sions cotonneuses, est placé dans une cavité assez profonde, arrondie et très-
évasée. La chair est blanche, ferme, compacte, fine, tendre, quelquefois demibeurrée; eau assez abondante, sucrée, peu parfumée. La maturité de ce beau fruit a lieu de janvier en mai; quoiqu'il ne soit pas de première qualité, sa grosseur et sa longue garde doivent le faire rechercher des amateurs.» Bivort, Albuin pomol. I, p. 83 [1847].
À Piocreux del.
PR ADELD.
He. Zailant se.
P. ADÉLE.
Fruit d'automne, ventru ; à peau Jaune-olivätre, parsemée de points et de marbrures fauves ; à pédoncule assez court, arqué, un peu verruqueux ; à chair blanche, ferme, sucrée-acidulée, légèrement musquée ou fenouillée.
ARBRE très-productif, à scions grêles, de couleur olivâtre cendrée, parsemés de lenticelles arrondies, gercées, jaunâtres; yeux petits, coniques, dressés, mais non appliqués contre le scion.
FeuiLes florales ovales, arrondies à la base, mucronées, légèrement pubescentes ; les adultes à peu près de même forme : celles des scicns grandes, oblongues-lancéolées, denticulées, à bords plus ou moins redressés et denticulés.
FLeurs blanches, moyennes, à pédoncules un peu courts et pubescents; calyce à divisions linéaires, aiguës, étalées; pétales ovaleselliptiques, onguiculés, laissant peu de vide entre eux.
Fruir commençant à muürir à la fin de septembre, se conservant quelquefois jusqu’en novembre, ventru, obtus ; à queue légèrement arquée, placée un peu en dehors de l’axe du fruit, de couleur verte ou olivâtre, légèrement verruqueuse; peau à fond jaune-olivâtre, plus ou moins parsemée de points ou couverte de marbrures fauves dont la teinte rappelle la couleur de la P. Messire Jean ou celle du Martin Sec, en général marquée d’une tache fauve autour du pédoncule; œil à fleur de fruit ou dans une faible dépression, à
* Ce fruit a été obtenu, suivant M. J.-L. Jamin, par un propriétaire de Saint-Denis (Seine), M. Guéreau , qui l’a dédié à sa fille; de là le nom d’Adèle de Saint-Denis que porte ce fruit sur les Catalogues.