‹ Le jardin fruiter du muséumChapitre 42 sur 48 · Jliocrcux. del . . te F. Taillant Sc · texte numérisé non relu

Jliocrcux. del . . te F. Taillant Sc

P., FONDANTE DES BOIS

P. FONDANTE DES BOIS

Fruit d'automne, gros, obtus aux deux extrémités, à queue crèêle, assez courte, légèrement enfoncée dans le fruit; à peau jaune, lavée de rouge vif du côté du soleil, eouverte de larges taches fauves ; à œil placé au milieu d’une dépression régulière; à chair fondante très-puteuse, très-

fine, parfumée.

Arere fertile, à scions légèrement flexueux, de couleur fauve ou olivâtre, parsemés de lenticelles arrondies , à coussinets assez saillants ; yeux petits, appliqués contre le scion.

Feuizces florales elliptiques ou ovales, très-acuminées, légèrement atténuées à la base, presque entières, pubescentes en dessous; les adultes à peu près de même forme, elliptiques ou ‘oblongues, acuminées au sommet, arrondies ou atténuées à la base, crénelées, portées sur d'assez longs pétioles grêles, étalées.

FLeurs moyennes, ordinairement rosées sur quelques pétales, portées sur des pédicelles assez courts; calyce à divisions linéaires, aiguës, étalées ou réfléchies ; pétales larges, orbiculaires, onguiculés, légèrement concaves, étalés, ne laissant pas d'intervalle entre eux.

Frurr mürissant à la fin de septembre, moyen ou gros, arrondi ou en forme de tonneau, déprimé aux deux extrémités ; à queue assez courte, légèrement enfoncée et un peu renflée à son origine, de couleur fauve; peau de couleur jaune et d’un rouge brillant du côté

du soleil, ordinairement parsemée de marbrures ou plus ou moins

P. FONDANTE DES BOIS

complétement recouverte de larges taches grisâtres, rudes et squammeuses, parsemée en outre de points fauves gercés; œil placé à fleur de fruit ou au milieu d’une dépression régulière, petit, à divisions caduques ou linéaires-lancéolées, blanchâtres, légèrement rapprochées et charnues à la base ; cœur dessinant une sorte de losange sur la coupe longitudinale du fruit, borde de quelques granulations ;

loges larges; pepins bruns; lacune centrale allongée, assez étroite, subéreuse,

Carr délicate, très-fondante, blanche, très-juteuse; eau sucréeacidulée, parfumée, d’une saveur particulière qui rappelle un peu celle de la Bergamnote. Excellent fruit, mais qui a l’inconvénient de se détacher très-facilement de l’arbre.

Les personnes qui reprochent aux savants de changer la nomenclature des objets qu’ils décrivent auraient cependant de la peine à trouver, dans les ouvrages de Botanique, une synonymie aussi étendue et aussi déplorable que celle qu'imposent dans les catalogues les soi-disant praticiens ; ainsi la Poire que je viens de décrire porte à elle seule plus de dix-sept noms.

Les Pomologistes belges ne sont pas d'accord sur l’origine de cet excellent fruit : les uns le disent originaire de Destinghem, aux environs de Gand, les autres de Termonde; enfin Van-Mons se l’est attribué. Je le crois décrit et figuré en 1801 par Mayer, sous le nom d'Impératrice (Kaiserin), dans sa Pomona Franconiea.

« Gros fruit ventru , rétréci et obtus vers la queue, haut de trois pouces sur autant de diamètre ; sa queue est longue d’un pouce, assez menue; son œil est petit, vide, presque à fleur; peau jaune dans l’ombre, lisse, lavée et fouettée de rouge vif du côté du soleil, et finement piquetée de, roux dans les semiteintes ; chair blanche, fondante; eau sucrée, agréable. J'ai dégusté ce fruit

rop tard pour le bien apprécier. » Poit., Théor. Van Mons, Ann. Soc. hort. Paris, 15, p. 372 [1834], et Ann. Soc. hort. Paris, vol. IT, p. 329 [1832].

P. FONDANTE DES BOIS

« Pédoncule mince, brun, long de 25 à 35 millim., implanté dans une cavité assez large et profonde, dont les bords sont arrondis et rarement bosselés. OEil petit, ouvert, régulier, placé au centre d’une dépression ou d’un aplatissement. Chair blanehe, fine, très-fondante. Eau abondante, très-sucrée, douce et parfumée. Fruit gros, ovale, turbiné ou pyriforme obtus; épiderme fin, d’abord vert, devenant jaune et abondamment marbré et ponctué de gris fauve ou de roux, fouetté et lavé de rouge vif du côté du soleil. Autour du pédoncule et de l’œil, l’épiderme presque toujours entièrement roux ou fauve. » Prévost, Ann. de Flure et Pom., vol. IX, p. 361 [1840-41], et Pomol. Seine- Infér., p. 38 [1839].

«Cet excellent fruit est gros; sa forme est à peu près celle du Beurré gris; sa peau, d’abord verte, est ensuite jaspée de jaune et rouge pourpre pointillé, çà et là, de brun. Le pédoncule est long de 3 centimètres ; œil, dont les sépales sont resserrés, est enfoncé dans une cavité circulaire et profonde. La chair est fondante et parfumée ; il mürit en octobre.» Rousselon, Pomol. nou». Ann. Soc. hort. Par., p. 33 tab. (18541. 5

« Le fruit est’gros ou très-gros, parfois presque rond, mais ordinairement oboval. L'épiderme, rude, vert clair, panaché et ponctué de brun roux et de gris, maculé de noir, se colore plus ou moins de rouge brun et de carmin vif, du côté du soleil. Il jaunit à époque de la maturité, surtout lorsqu'il a été récolté sur Cognassier. Le pédoncule est grêle, ligneux, arqué, court, brun. foncé, placé dans une cavité arrondie. Le calyce, ordinairement régulier, occupe une petite cavité évasée. La chair, blanc jaunâtre, est fine, fondante, beurrée ; son eau est abondante, sucrée et fortement parfumée. Ce beau et bon fruit mürit en octobre. » Bivort, Ann. de Pomol. belge, p. 41 [1858).

JM.

HUE. Jaillant re.

EPARCGNE:

A .Jliocreux del .

P. ÉPARGNE

Fruit de fin d'été, moyen, allongé, quelquefois aminei aux deux extrémités; à peau vert-olive, parsemée de points et tachée de brun fauve près du pédoncule, parfois lavée de brun rougeitre du côté du soleil ; à queue très-longue, droite ou arquée, grêle, placée dans l’axe on sur le côté du fruit; à chair blanche, fine, fondante, sucrée-acidulée. — Très-bon.

ARBRE à rameaux très-divariqués, à scions de grosseur moyenne, brunâtres, parsemés de lenticelles arrondies ; à coussinets peu saillants; yeux petits, coniques, souvent comprimés d'avant en arrière.

Feuizces florales arrondies ou ovales, acuminées, légèrement pubescentes en dessus, blanches et cotonneuses en dessous; les adultes de deux formes : celles des rosettes ovales, acuminées, crénelées, longuement pétiolées; celles des scions arrondies, un peu atténuées à la base, longuement acuminées au sommet, denticulées, étalées.

Freurs à pédoncules longs et très-cotonneux, très-grandes, de 0°,05 à 0°,06, quelques-unes doubles, blanches ou un peu marbrées de rose; calyce à divisions linéaires-lancéolées, acuminées, couvertes de poils blonds; pétales très-larges, ondulés ou crépus, ne laissant pas d'intervalle entre eux.

Fruir commençant à mürir en juillet, allongé ; à queue longue, arquée ou droite, grêle, portant la trace de bractéoles, à peu près de même couleur que le fruit, placée dans l’axe du fruit ou un peu sur

P. ÉPARGNE

le côté; peau vert olivâtre, parsemée de points et marquée de taches ou de marbrures fauves dans le voisinage du pédoncule; œil saillant à la surface du fruit, à divisions ovales-lancéolées, dressées, rapprochées, pubescentes ou glabres, souvent accompagnées à la base de petites bosses ; cœur dessinant une sorte d’ellipse sur la coupe longitudinale du fruit, blanc, entouré de petites granulations principalement dans le voisinage de l'œil; lacune centrale nulle ou étroite, atténuée vers l’œil ; loges étroites; pepins noirs.

Caur blanche, fine, fondante; eau abondante, sucrée-acidulée, d'une saveur qui rappelle celle de la Crassane, mais sans en avoir l’astringent. Ce très-bon fruit a l'inconvénient de blettir très-promp-

tement.

L'Épargne est très-abondante en été sur les marchés de Paris, et c'est une des variétés qui, tout en présentant de grandes différences de grosseur, conserve néanmoins le mieux ses caractères généraux de forme et de couleur. Son prix est très-variable : les belles Poires d'Épargne, semblables à celles que je représente, se vendent ordinairement à raison de 25 francs le cent.

Les noms de Jargonelle * et de Cuisse-Dames, Belle-Verge, sous lesquels on la désigne dans quelques-unes de nos provinces, ont amené une très-grande confusion dans sa synonymie. Je crois pouvoir m'appuyer sur les Pomologistes du dix-septième siècle pour distinguer la P. Épargne de la P. Saint-Sanson, dont la peau est toujours rouge, ainsi qu'on le voit par la description suivante de La Quintinye.

« Le Saïnt-Sanson est une Poire rouge, assez grosse et fort longue, et pour ainsi dire un peu voütée dans sa taille; elle a la chair tendre et un peu aigrelette; elle meurit vers la fin de juillet. On peut dire, sans dessein de l'offenser, qu’elle a plus de beauté que de bonté; aussi triomphe-t-elle plus dans les pyramides que dans la bouche.»

M. Dubreuil cite un Poirier d’Épargne des environs de Dieppe qui

mesure 2°,60 de circonférence à 50 centimètres au-dessus du sol,

* Knoop, Pomol., p. 101, tab. 4.

P. ÉPARGNE

dont les branches tapissent une surface de 130 mètres, et qui rapporte, année moyenne , 4,000 Poires *.

Poire d’Espargne. Jard. franc., p. 62 [1675].

« La Poire d'Épargne, laquelle est grosse, longue, jaune et fondante, chargeant beaucoup, et qui veut estre cueillie un peu verte, pour estre meilleure et plus beurrée. Cette Poire a encore, par endroits, le nom de grosse Cuisse- Madame, et à Orléans se nomme la Poire de Beau-Présent.» Merlet, A6r. des bons Fr., p. 65 [1690].

« La fleur est très-grande ; son diamètre est de dix-neuf lignes. Le fruit est de moyenne grosseur pour son diamètre, qui est de deux pouces deux lignes: mais il est très-long, ayant quelquefois plus de trois pouces six lignes de hauteur. Il a un peu la forme d’une navette, dimmuant de grosseur du côté de sa tête et du côté de sa queue, depuis son plus grand diamètre, qui est aux deux tiers de la longueur du fruit, vers la tête. Il est relevé de quelques bosses peu saillantes. L’œil est de médiocre grosseur, comme chiffonné, placé dans une cavité peu profonde relevée de plusieurs côtes. La queue longue de vingtsept lignes, ordinairement inclinée. A son attache au fruit il n’y a point de cavité, mais souvent des plis et quelques éminences. Sa peau est verdâtre, prend quelquefois un peu de rouge du côté du soleil; elle est partout marbrée de fauve, surtout autour de la queue, qui est toute de cette couleur ; elle est un peu épaisse. Sa chair est fondante. L'eau est relevée d’un aigre fin trèsagréable ; mais quelques terrains lui donnent une âcreté qui déplaît. Cette Poire mürit à la fin de juillet et au commencement d'août. C’est une des plus belles et des meilleures de la saison.» Duham., Arbr. fruit., p. 133. tab. 7 [1768].

«Ce Poirier est fort, pousse de gros bois; sa feuille est grande, pend et se soutient mal; ses fleurs sont très-grandes. Son fruit, de moyenne grosseur dans les terres de médiocre qualité, est très-allongé, renflé vers le milieu. vert marbré de fauve, fondant, quelquefois un peu âpre; mürit à la fin de juillet. » Le Berryais, Trailé de Jard., p. 312 [1788].

«Ses fleurs sont fort grandes ; ses pétales sont un peu concaves. Le fruit est allongé relativement à sa grosseur, qui diminue vers l’une et l’autre extrémité. La peau est d’un vert-jaunâtre, et se colore en rouge au soleil. L’exposition et le terrain donnent seuls de la qualité à ce fruit, qui est naturelle-

* Dubreuil, Arboricult., p. 458, tab. [185 |.

P. ÉPARGNE

ment acide, mais qui donne quelquefois une eau parfumée, d’un sucre acidulé et souvent âcre, Cet arbre demande un terrain sablonneux et gras. Son fruit mürit à peu près à l’époque des Blanquets. » Calvel, Trailé gén. des Pép., p. 284 et 301 [1805].

« De toutes les véritablement bonnes Poires, voici celle qui mürit la première chaque année sous le climat de Paris. Aucune de celles qui la précèdent en maturité n’est digne de paraître sur la table des personnes d’un goût délicat. L'arbre qui la porte est un des plus reconnaissables de tous les Poiriers, et on le trouve dans le jardin du riche comme dans celui du pauvre; mais, chez ce dernier, on le laisse s'élever en plein vent pour donner des fruits en quantité, qui, pour lors, restent petits, tandis que, dans le jardin du riche, on le taille, et ses fruits deviennent plus gros, plus beaux, aux dépens du nombre. Mais, quoi qu’on fasse pour donner au Poirier d'Épargne la forme d’une belle quenouille ou d’un bel espalier, on ne réussit jamais complétement; son mode de végéter s'y oppose. La Poire d’Épargne varie extrêmement en grosseur, mais elle est toujours allongée; j’en ai vu qui avaient jusqu’à cinq pouces de longueur; elles sont généralement vertes, piquetées de points gris et assez souvent marquées de taches également grises, surtout du côté de la queue qui est toujours fort longue. La chair est d’un blanc verdâtre, trèsfondante. L’eau est très-abondante, relevée d’un acide fin des plus agréables quand le fruit provient d’un arbre vigoureux en bonne terre, ni trop humide ni trop sèche ; autrement il manque de saveur et devient âcre. La maturité de cette Poire arrive de la fin de juillet au 15 août. » Poit., Pomol. franc., tab. 38 et 38 bis.

Poiteau a décrit et représenté deux variétés sous le nom d'Épargne; la planche 38 présente simultanément notre fruit et une P. de Saint- Sanson qu'il a évidemment accolée au rameau de la véritable Épargne, quil figure du reste exactement sur la planche 38 Ués.

À, Riocreux. del.

PAMBASSINE

MEET. Tuillant. se.

DEN CU ee Poe CE l'O

P. BASSIN

es —

Fruit d'été, moyen, obtus aux deux extrémités, à queue ordinairement droite et à peine enfoncée dans le fruit; peau de couleur jaune, fouettée de rouge du côté du soleil, lisse et brillante, rarement tachée de fauve ou brunâtre ; chair assez blanche, sèche, cassante, sucrée.

ARBRE très-fertile ; scions droits, assez épais, de couleur fauve ou fauve-olivätre, parsemés de lenticelles arrondies; coussinets saillants, accompagnés d’arêtes décurrentes; yeux coniques plus ou moins rapprochés du scion.

Feuizces florales ovales, à bords redressés, mucronées, pubescentes en dessous ; les adultes de deux formes : celles des rosettes grandes, ovales, acuminées, dentées , portées sur de longs pétioles ; celles du scion ovales ou ovales-arrondies, acuminées, dentées, étalées.

Freurs assez grandes, blanches, portées sur des pédicelles un peu tomenteux et assez courts; calyce à divisions lancéolées, réfléchies, rousses en dessus ; pétales ovales, terminés en angle arrondi au sommet, quelquefois elliptiques, laissant des intervalles entre eux, sensiblement onguiculés.

Fruir mâûrissant en août, moyen, obtus, variant beaucoup de grosseur, mais toujours de même forme; pédoncule charnu, droit ou arqué, un peu renflé aux deux extrémités, lisse, vert ou brunâtre, à peine enfoncé dans le fruit, près duquel il offre souvent un petit coude; peau brillante, mi-partie jaune-citron et rouge vif uni ou

ré

P. BASSIN

louettée de rouge plus foncé; la partie jaune parsemée de gros points roux, gercés; la portion rouge finement pointillée de blanc; le pourtour de l’œil et quelquefois celui du pédoncule marqués d’une tache fauve plus ou moins squammeuse; œil placéau milieu d’une dépression régulière, ordinairement peu profonde, à divisions étalées, cotonneuses en dessus; cœur dilaté transversalement, bordé de granulations ; lacune centrale nulle ou très-étroite; loges petites ; pepins comprimés, brun-fuligineux.

Caarr blanche, sèche, d'apparence moirée, laissant du marc dans la bouche ; eau peu parfumée, sucrée, légèrement astringente, Fruit aussi médiocre au goût qu'agréable à la vue.

Depuis plusieurs années la Poire Bassin apparaît en très-grande quantité sur les marchés et dans les rues de Paris. Son prix moyen varie de 6 à 10 francs le cent.

Cette variété appartient au groupe des Poires très-brillantes de coloris désignées par les anciens Pomologistes sous les noms de Jargonelles * ou de Bellissimes, qui, ainsi que je l’ai déjà fait observer, ont été appliqués à des fruits très-différents, entre autres à la Poire de Madame ou de Windsor, aux P. Suprême, etc. Pour éviter à l'avenir toute confusion, je lui ai conservé le nom sous lequel elle arrive et se vend sur nos marchés.

C'est la Bellissime d’été décrite par Duhamel, mais non la Poire qu'il a figurée.

La description suivante a été faite d’après des fruits encore verts :

«La Poire Bassin a trente lignes de haut sur vingt-quatre de large ; elle est assez régulièrement pyriforme. Sa peau est d’un vert fauve du côté de l'ombre, et d’un rouge obscur du côté du soleil; ce rouge s’étend même le plus souvent sur une grande partie du fruit, qui est parsemé partout de petits points grisà-

* Jargonelle d'été, J. d'automne, grosse Jargonelle, grosse Jargonelle d'hiver.

P. BASSIN

tres très-nombreux. La chair est ferme, d’une saveur acerbe {rès-prononcée, relevée encore d’un peu d’acide, ce qui la rend peu agréable au goût. Elle mollit promptement. Ce fruit mürit à la fin d’août et au commencement de septembre. » Loisel. Nouv. Duham., p. 206, t. LXV, fig. 5 [1815].

«Son fruit, dit Duhamel, est petit, n'ayant que vingt lignes de diamètre sur vingt-quatre lignes de hauteur. La tête est bien arrondie ; l’œil, assez grand, est placé à fleur du fruit, ou au milieu d’un aplatissement plutôt que d’un enfoncement. L'autre extrémité diminue beaucoup de grosseur, sans se terminer en pointe aiguë, de sorte que cette Poire est presque pyriforme. La queue, longue de dix à douze lignes, est grosse, rouge du côté du soleil, jaune ou d’un vert très-clair du côté de l’ombre; plantée un peu obliquement et presque à fleur. La peau est lisse et brillante, d’un très-beau rouge foncé du côté du soleil. Le côté opposé est d’un vert clair, et devient jaune-citron au temps de la maturité, fouettée de rouge. Toute la couleur rouge est semée de très-petits points jaunes; elle s’éclaircit en s’approchant du côté jaune, et formé de petites raies” ou bandes. A peine y a-t-il un quart de la peau qui soit jaune; tout le reste est rouge. La chair est demi-beurrée, sujette à devenir cotonneuse et à mollir promptement. L'eau est douce, d’un goût assez agréable, quoique peu relevé. Cette Poire mûrit en juillet; c’est une des plus belles de cette saison. Il faut la cueillir avant sa maturité.» Duham., Arbr. fruit., p. 203 [1768].

Ge ne ne aa

j { Apr. ©

Page 1