‹ Le jardin fruiter du muséumChapitre 46 sur 48 · DATI ARA LL ZA · texte numérisé non relu

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PRUNE WASHINGTON

Fruit globuleux ou sphérique, jaune pâle, rosé du côté du soleil, très-fin, offrant des bandes presque transparentes, marqué d’un très-léger sillon; chair d’un jaune verdûtre, plus ou moins fibreuse; noyau libre, ovale, très-rugueux.

ARBRE très-fertile, à scions gros, recouverts dans leur partie inférieure d'un duvet court et serré, presque glabres au sommet, parsemés de petits points gris, d’un vert terne dans l'ombre, brun rouge du côté du soleil, à coussinets assez saillants ; yeux petits, aigus.

Feuizces grandes, ovales, elliptiques ou arrondies, presque obtuses, bordées de dents inégales un peu obtuses, glabres en dessus, pubescentes en dessous, munies de glandes arrondies, déprimées, à la base du limbe ou au sommet du pétiole.

FLeurs solitaires ou géminées, à pédicelles pubescents ; calyce presque membraneux, un peu plissé, à divisions ovales ou ovaleselliptiques, obtuses, concaves, très-légèrement pubescentes; pétales blancs, ovales-orbiculaires, plans ou concaves, entiers, trèscourtement onguiculés.

Fruir pédonculé, solitaire ou géminé, globuleux, jaune, couvert d’une légère fleur glauque, n’offrant qu’un très-faible sillon ; peau fine, parsemée de très-petits points blanchâtres, gercée, quelquefois teintée en rose du côté du soleil.

Cnair exactement de même teinte que le fruit lorsqu'il est dépouillé

PRUNE WASHINGTON

de sa fleur, transparente, un peu fibreuse, ferme. Le noyau n'est point adhérent à la chair; il est ovale, légèrement comprimé, trèsrugueux, à sutures tranchantes, l’une creusée d’un sillon, l’autre tricarénée.

La Prune Washington me semble de beaucoup inférieure à la Prune Reine-Claude, à laquelle elle appartient par ses principaux caractères et par l’époque de sa maturité, qui a lieu en août.

« Fruit gros, ovale arrondi, marqué d’un côté d’un sillon très-peu profond. Le pédoncule est long de 10 à 15 millimètres, et est implanté dans une petite cavité assez régulière, peu profonde. La place du style est ordinairement marquée par sa base desséchée et transformée en un point saillant. L’épiderme est nuancé jaune et vert pâle ; il est parfois lavé de rose du côté exposé au soleil. Sa teinte générale est le jaune pâle; il présente parfois quelques taches grises, non recouvertes par la fleur ou poussière glauque dont les autres parties du fruit sont revêtues. Chair assez fine, demi-fondante, jaune, parfois ombrée vert pâle. Eau abondante, douce, sucrée et très-agréable. C’est un beau et bon fruit qui mürit à la fin d'août et au commencement de septembre. Il est supérieur à la Reine-Claude-Rouge, qui mürit à la même époque; sa chair est plus fine, et son eau est plus sucrée. Son épiderme n’est pas acide comme celui de la Prune dite Merveille de New-York. » Prév., Pomul. Seine-Infer., p: 189 [1850].

« Le nom illustre de Washington, imposé à une aussi belle Prune, indique assez son origine américaine ; en effet, les circonstances remarquables qui signalèrent la naissance de ce fruit nous ont été transmises par MM. Downing et Lindley. L'arbre mère fut apporté au marché de New-York vers la fin du dernier siècle : il y fut vendu et ensuite transplanté à la ferme de Lancey, à l’est de Bowery, près de cette capitale; mais, quelques années après, le tronc fut brisé et détruit pendant un orage violent. De ses racines poussèrent de vigoureux rejetons qui finirent par se mettre à fruit. L’un de ces rejetons, acquis par M. Bolmer, de New-York, donna, en 1818, des produits qui attirèrent l’attention générale par leur volume et leur beauté ; l’année suivante, cette variété fut introduite en Angleterre par M. Barclay de Bury-Hall. En 1831, des échan-

PRUNE WASHINGTON

üllons de la Prune Washington furent présentés pour la première fois à la Société d'Horticulture de Londres, par le docteur Hosack, et, dès lors, la culture s’en répandit rapidement en Angleterre. Introduite vers le même temps en Belgique, cette Prune fut bientôt appréciée sur le continent, et figure maintenant avec honneur dans toutes les collections bien choisies. — La Washington peut être classée parmi les Prunes de premier ordre pour le volume et la beauté; elle est habituellement ovale-arrondie, et parfois presque ronde, lorsque l’arbre, cultivé en haut vent, est trop chargé de fruits. Sur espalier, on trouve souvent des fruits de à à 6 centimètres de hauteur sur 4 à 5 de diamétre. — La peau est tendre, d’un jaune orangé du côté du soleil, jaune verdâtre à l'ombre, et souvent marquée de points cramoisi clair. La chair est fondante, assez ferme, jaune, sucrée ; l’eau assez abondante et parfois un peu acidulée ; sans avoir le parfum de la Reine-Claude et de quelques autres Prunes d'élite , la Washington est un très-bon fruit. » A. Royer, Ann. Pomol. belg., p. 23 [1858].

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