‹ Le jardin passionnéChapitre 36 sur 95 · AVEC DE GRANDS LIONS · texte numérisé non relu

AVEC DE GRANDS LIONS

Je vous ai vu venir de loin entre les chênes E: ie :::r suis tenue au banc de mes deux main Je vous ai dit en moi des choses inhumaines : Ah grands lions barraient tous ses ch

E: je me suis tenue aux branches les plus grosses Du noyer qui descend contre le banc de J'ai dit : < Ah . s'il tombait soudain dans une fosse : de grands lions pour lutter sur sa chair. »

Avec de grands lions... 91

J'ai dit ; car vous étiez tout au fond de l'allée Et les senteurs du soir me faisaient mal au sang : « Ah ! si vous habitiez la tombe où l'herbe ailée Se verse en longs parfums sur l'âme du passant !

Si vous pouviez mourir sur l'heure, à l'instant même ! Si je pouvais savoir que tout de vous est mort ï Et surtout ce regard rude et toujours extrême, Et surtout cette lèvre où j'ai bu tout mon sort! »

Mais quand vous fûtes là tout près contre ma robe, Et que le banc de fer brûla mes doigts flottants, J'ai pleuré de penser que le temps se dérobe Et qu'un jour vous serez aussi pareil au temps.

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