‹ Le jardin passionnéChapitre 37 sur 95 · JE N'AI VU L'INFINI · texte numérisé non relu

JE N'AI VU L'INFINI

Je n'ai vu l'infini, je ne comprends les âmes Qu'à travers la douleur, la force et la beauté ; Il faut venir du gouffre, il faut franchir des flammes Pour toucher mon désir de joie et d'âpreté.

Je n'ai vécu la vie et couru sur les cimes Qu'avec la lèvre ouverte aux souffles comme aux cris, Et pourtant, deuils légers, pleurs brefs, douleurs infimes, C'est par vous que je chante, en vous que je péris.

Je n ai vu V infini... 93

Ce que je vois le mieux dans le passé qui sombre, C'est vous, forme d'un pas et geste d'une main, Et toi, la plus ténue, ô chère, ô petite ombre, D'un doigt léger qui flotte au sable du jardin.

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